Epistemologie, epistemologie des aps et constitution des savoirs en E. P. s





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Pourquoi l’interdisciplinarité ?


En Tunisie, plusieurs rassemblements scientifiques, passés et présents, ont tenté de réunir les acteurs de la recherche de notre domaine dans l’intention d’établir le lien entre les membres de cette communauté ; ce colloque en est l’expression et nous avions nous-mêmes, lors d’un précédent événement en 1997, tenté de faire dialoguer les disciplines qui portent leur intérêt sur le sport.

Mais, à notre avis, l'insuccès, a toujours été le lot de ces tentatives qui ont révélé en fait des groupes de chercheurs et d’universitaires qui cohabitent sans parvenir à communiquer véritablement, ni à interagir pour donner du sens à notre objet commun : « séminaires, colloques et congrès abondent où sont simplement juxtaposées les approches d’un même thème [où] souvent, l’intelligibilité tourne dans le vide en raison d’une juxtaposition quasi totale des niveaux d’analyse

L’incompréhension du langage de l’autre, l’engagement dans l’incertain lorsqu’on fréquente un terrain autre que le sien, figurent parmi les motifs de ce que l’on peut appeler la “nouvelle clôture disciplinaire’’ que masquent ces bonnes intentions d’instituer une “véritable communication’’ entre les savoirs du sport. A la défense de territoire qui a marqué les deux premières décennies de la recherche en Tunisie dans ce domaine, succède l’ère d’une pseudo ouverture, certes non souhaitée, mais qui stigmatise la dimension problématique de tout investissement dans l’interdisciplinarité.
Pourtant, les différents représentants de la communauté scientifique du sport sont convaincus de la nécessité de surmonter de telles difficultés. En effet il existe des raisons de s’engager dans des travaux de recherche interdisciplinaires : « la première raison tient aux nécessités imposées par l’objet. Certains objets sont, par nature interdisciplinaires […] L’autre raison majeure de construire des programmes de travail interdisciplinaire tient aux nécessités de la dynamique scientifique ». En effet, pour vaincre l’inertie consécutive à l’isolement disciplinaire, il convient de pratiquer le nomadisme intellectuel dans le but de favoriser le croisement et l’hybridation des disciplines. Ce vagabondage intellectuel, est « souvent à l’origine de la naissance d’un nouveau savoir. »
Notre référence à des auteurs québécois (J. Duchastel, D. Laberge, 1999), nous a permis de retenir une approche fondée sur quatre dimensions constituant l’espace de médiation interdisciplinaire.

Il s’agit pour nous d’« illustrer comment se déploie pratiquement l’espace de médiation interdisciplinaire dans la démarche de recherche » sur le sport à partir d’un cas concret. La définition de l’objet constitue la première dimension de l’espace de médiation interdisciplinaire.


  1. La reconstruction de l’objet

La (re)construction d’un objet dans le cadre d’un projet menant à l’éligibilité au statut d’unité de recherche au profit de l’ISSEP de Sfax, nous a confrontés à la question du choix et de l’identification de l’objet à soumettre.

L’effet de la culture sur le psychologique (C. Camilleri, 1996), avait gagné petit à petit la sphère qui prévoit le rapport entre le biologique et le culturel, coupant court aux tendances hégémonique de la sphère biologique. Les échanges ont conduit les membres à réviser leur appréhension du réel et à se ranger à l’impératif de construire des objets en restituant leur dimension interdisciplinaire. Voici donc ce qu’il en est résulté au niveau de la formulation de l’objet : Les déterminants culturels des sollicitations physiques et psychologiques liées à la performance sportive.


  1. La médiation interdisciplinaire se situe sur le plan épistémologique

L’interdisciplinarité elle impose au chercheur de se situer, au-delà de sa disciplinaire, par rapport aux grandes questions qu’implique toute production de connaissance.
La dyade nature/culture a été considérée dans le cadre de l’objet construit, comme thème pouvant rendre possible l’interdisciplinarité car il illustre des formes d’idées partageables par les chercheurs des sciences représentées : la performance sportive relève-t-elle de la nature ou de la culture ? Les travaux sur l’ethnoscience rappellent selon une remarque de C. Lévi-Strauss qu’en matière de connaissance des faits de culture et de société “une étroite collaboration entre les sciences humaines et les sciences naturelles permettra seule de récuser un dualisme métaphysique dépassé”. Ce qui nous condamne par conséquent à la collaboration.
1ère question épistémologique : le corps = objet ou sujet?

A quel corps s’adresse le système de performance sportive ?

Donner une réponse négociée à cette question, conditionnera l’orientation de la recherche dans le sens d’une intégration des savoirs mobilisés.

La lecture anatomique et physiologique du corps est insuffisante pour comprendre certains symptômes présentés par certains sujets : "Les organes objectifs, tel qu'ils apparaissent aux yeux de l'observateur extérieur... sont surchargés de valeurs symboliques qui leur donne une configuration irréelle, disproportionnée et étrangère à leur structure et fonction définie par l'homme de science".
Deuxième question épistémologique : Expliquer et comprendre (Dilthey).

En la posant, on se rend compte de la diversité des modèles selon les sciences.

Cela devait amener à admettre l’articulation des opérations objectives de description et d’analyse aux opérations d’interprétation.

C’est ainsi qu’il devient possible de traverser les frontières disciplinaires, en réglant la question épistémologique en rapport aux questions:

- objectivité et subjectivité

- expliquer et comprendre,

- nature et culture (ou biologique et social).
Le biologique et le social : une approche complémentariste, permet d’assurer l’articulation de ces niveaux, qu’E. Morin résume de la façon suivante : « il faut enraciner la sphère sociale dans la sphère biologique [ensuite], il faut opérer le mouvement en sens inverse, enraciner le biologique dans une culture, une société. »
Il dit dans son ouvrage "Science avec conscience" (1990) :

« les sciences humaines n’ont pas conscience des caractères physiques et biologiques des phénomènes humains. Les sciences naturelles n’ont pas conscience de leur inscription dans une culture, une société, une histoire. »
"Nous avons donc ici deux principes théoriques majeurs, celui de la complexité, et celui de l'autonomie des parties dans l'interdépendance dans un tout plus grand." (Morin).

    • Le social se fonde sur le biologique, donc le biologique est constitutif du social, mais il ne le détermine pas.

    • Autrement dit, il y a des contraintes biologiques venant de la constitution des humains, mais ces contraintes sont toujours réinterprétées culturellement (féminisme).


Conclusion

L’efficacité pratique de cet appel à une alliance des chercheurs, reste tributaire de sa construction dans la réalité par des acteurs socialement situés. Car l’interdisciplinarité ne saurait se réduire à une simple cohabitation des disciplines. Elle s’effectue dans l’altérité et suppose donc la médiation par le dialogue pour la compréhension du langage de l’autre.

C’est par le biais des ruptures des frontières disciplinaires, qu’il sera peut-être possible de former, pour le sport, une discipline HYBRIDE qui finira par s’autonomiser
ELEMENTS D’EPISTEMOLOGIE GENERALE
La place croissante des sciences dans les divers domaines de la vie sociale exige de porter un regard, non pas sur leur raison d’être ou leur utilité, qui ne sont plus à démontrer, mais sur leur statut épistémologique du point de vue du rapport qu’elles entretiennent avec la "vérité".

C’est donc à un discours sur le discours dont il est question dans ce document ; un discours qui prend la science comme objet pour fonder la nécessité d’une attention sur son mode de constitution, sur son évolution dans l’intention de sa critique éventuelle.

Dans le domaine de l’EP.S aussi, le discours scientifique construit, ainsi que toutes les sciences qui tendent à la délimiter et à la représenter, sciences de l’éducation physique, des activités physiques, de l’action motrice et plus récemment, l’utilisation de l’appellation STAPS, seront successivement envisagées dans le cadre d’une analyse épistémologique. Au préalable, cependant sera abordée la question générale d’épistémologie des sciences ; il s’agit d’une introduction à la compréhension et à la maîtrise d’un instrument nécessaire à l’adoption d’une vigilance critique à l’égard des savoirs produits qui circulent dans le champ des pratiques corporelles. Il sera question aussi de l’analyse de la construction des savoirs sur l’éducation physique et le sport dans le contexte universitaire particulier tunisien et des conditions de possibilité du passage de l’analyse à l’action.
Pourquoi l’épistémologie ?

Rappeler que la référence scientifique pénètre aujourd’hui tous les rouages de la vie sociale relève d’une trivialité. La tendance à avoir une confiance absolue et aveugle dans la science est omniprésente dans l’esprit de nos contemporains, alors qu’en fait, la vérité scientifique est toute relative.

I- Principaux repères historiques du cadre scientifique

Voir : Delmas (Y). Introduction à l’épistémologie, 2004 & Marage (P). Histoire des sciences (2006-2007) : http://homepages.ulb.ac.be/~pmarage
L’histoire des sciences commence avec l’écriture (Sumer, v. - 3200).
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