Preface





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BIBLIOTHEQUE DE PHILOSOPHIE SPIRITUALISTE MODERNE ET DES SCIENCES PSYCHIQUES
________

CLAIRE BAUMARD

________

LEON DENIS

INTIME

Préface de
Sir Arthur CONAN DOYLE




La mort doit cesser d'être un objet d'épouvante, car derrière elle nous voyons l'ascension vers la lumière.

Léon DENIS.

(Le Génie Celtique et le Monde Invisible).

_______

NOUVELLE EDITION

CONFORME A L'EDITION DE 1929

UNION SPIRITE FRANÇAISE ET FRANCOPHONE

Je dédie ces pages
A LA MEMOIRE DE
LEON DENIS
LE MAITRE VENERE
AUQUEL JE DOIS UNE JUSTE COMPREHENSION
DE LA VIE ET DE LA MORT.

PREFACE


Je considère comme un honneur de répondre à la demande qui m'est faite de préfacer par quelques lignes ces souvenirs intimes sur le regretté Léon Denis.

Je serai bref car j'ai peu connu Léon Denis et ne l'ai rencontré que rarement, pourtant je dois dire en toute sincérité que peu d'hommes ont produit, en un si court laps de temps, une plus vive impression sur mon esprit. Je revois encore très nettement sa solide et forte carrure, son air majestueux et sa tête léonine qui rappelaient ces vieux prêtres celtiques ou ces guerriers primitifs, figures marquantes d'un temps révolu qu'il aimait à évoquer. Fier mais bienveillant, impétueux mais sage, émotif mais réfléchi, telles étaient les qualités si différentes que je discernais sur ce remarquable visage.

Comme écrivain, il m'émeut profondément. Je parle imparfaitement le français mais je le lis fréquemment car j'estime que la littérature française est la première du monde. Je ne prétends pas m'ériger en critique d'une telle littérature, mais à mon avis la prose de Léon Denis, si vigoureuse et expressive, si élégante dans sa forme, quoique si lourde de pensées, est d'un style absolument parfait. Elle allie à la richesse des connaissances une philosophie très précise et définie.

Sa Jeanne d'Arc médium m'a captivé au point que j'ai passé deux mois à m'efforcer de transposer son inspiration en notre langue, mais la magique clarté de Léon Denis n'est pas aisément traduisible. C'est ainsi que j'ai pris la liberté d'en changer le titre, pourtant d'une si courageuse franchise, en Le Mystère de Jeanne d'Arc. Il m'a paru opportun de ne pas risquer en heurtant le parti pris des profanes, de les rebuter et de les priver ainsi de la lecture d'un chef-d'oeuvre. Ni Anatole France, ni Bernard Shaw n'ont émis comme Léon Denis une si concluante, si réelle appréciation de cette merveilleuse héroïne. Il donne en ce livre la seule explication plausible du fait le plus prodigieux de l'histoire.

Quant à l'étude des origines celtiques et de leur importance ethnique, mes connaissances ethnologiques ne sont pas suffisantes pour en apprécier la valeur, mais je suis sûr que jamais le sujet n'a été traité avec plus de charme.

Maintenant, je m'efface pour laisser le lecteur s'initier plus intimement à l'histoire terrestre de cet homme supérieur, histoire écrite par celle qui a eu des occasions si exceptionnelles de le connaître et de le comprendre.
Arthur CONAN DOYLE.
12 Juillet 1929.

Bignell Wood, Minstead, LyndHurst.

INTRODUCTION


Les ouvrages de Léon Denis me révélèrent la doctrine spirite. Jamais aucune philosophie ne m'avait procuré une impression de joie aussi intense, ce fut un éblouissement. L'étude en est particulièrement captivante lorsque le mystère de la mort s'impose à l'esprit accablé par la tristesse de deuils successifs, mystère sur lequel aucune religion occidentale n'a jeté de clartés. On y trouve un véritable trésor spirituel, la certitude des espérances religieuses, celle d'une survie consciente étayée de preuves certaines.

D'emblée, j'avais fait mienne la théorie réincarnationiste, elle ne me paraissait pas nouvelle et semblait réveiller en moi des connaissances déjà acquises. J'avais l'intuition d'avoir jadis parcouru les sentiers où nous conduit le Maître.

Quelque temps après avoir lu l'oeuvre de Léon Denis, j'appris que l'apôtre du spiritisme habitait Tours. Cependant, je laissai s'écouler quelques années avant d'oser aller vers lui. Un jour le hasard - est-ce bien le hasard ? - mit sous mes yeux un journal de la localité où était annoncé le décès d'un M. Léon Denis. Cette nouvelle fut pour moi une source de regrets et de remords. Je me renseignai, c'était un homonyme !

Sans plus différer, j'allai frapper à la porte du Maître1, l'accueil qu'il me fit, empreint d'une bienveillante cordialité, me toucha profondément. Il eut la bonté de me rendre ma visite, c'est-à-dire qu'il noua lui-même le noeud qui par la suite devait se resserrer.

A la fin de la guerre, Mlle Camille Chaise, réfugiée rémoise, secrétaire du Maître, devant quitter Tours, il la pria de me demander de la remplacer. J'acceptai avec empressement. Ma collaboration au travail de l'écrivain spirite ne devait finir qu'à sa mort. C'est donc l'époque de sa pleine maturité que je décrirai particulièrement ici.

Le temps amenant la confiance, notre intimité grandit et Léon Denis prit l'habitude de penser tout haut en ma présence : il me faisait part de ses sentiments et de ses jugements sur les choses et les gens.

Maintenant que le Maître vénéré de tous a été «rappelé à l'espace»2, un devoir s'impose à nous, celui de retracer cette belle et noble figure d'apôtre et de rendre durable son souvenir. La publicité donnée à ces pages n'a qu'un but : faire mieux connaître le grand écrivain français qui voua entièrement sa vie à la cause du spiritisme, cause qu'il a défendue vaillamment et propagée durant cinquante ans avec une ardeur jamais démentie.

O Dieu, nous te demandons que Léon Denis devienne «vivant» aux yeux de ses nombreux amis, connus et inconnus, particulièrement auprès des innombrables correspondants qu'il a consolés. Moins privilégiés que nous, ils n'ont pas eu la joie de l'approcher, d'entendre sa voix et de bénéficier de son enseignement oral, que du moins sa mémoire soit pieusement conservée dans leur coeur comme elle l'est dans le nôtre !
Saint-Cyr-sur-Loire,
le 12 Octobre 1927.
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