Programmes de 4ème. Postulat de départ





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GEOGRAPHIE
Comme pour l’histoire, commençons par quelques remarques et réflexions générales sur le programme, sa conception et sa mise en œuvre qui ont été communiquées lors de la journée nationale sur les programmes organisée par l’Inspection Générale en Janvier 2011. Nous vous renvoyons également à ce que nous avons écrit dans la partie générale de la présentation des programmes de 4ème.
- Postulat de départ : il n’y a pas de vérité établie et univoque et donc une réelle latitude pédagogique à partir du moment où elle est justifiée.
- La mondialisation comme fil conducteur :

- Cela répond à des finalités intellectuelles, civiques et de connaissances.

- Il s’agit de mettre en place des éléments fondamentaux de ce qui apparaît comme un des phénomènes majeurs du monde actuel.

  • Il y a une cohérence avec les autres programmes (6ème-5ème : global et local ; la mondialisation articule les deux en 4ème et se place également à l’échelle d’Etats ; en 3ème on prend surtout appui sur l’échelle de la France.

  • L’ensemble du programme n’a pas de sens si on n’utilise pas en permanence en toile de fond et comme axe directeur la mondialisation.

  • La première partie est axée sur des lieux clés, des mécanismes et des acteurs.

  • La seconde est une sorte de bilan de cette mondialisation : qui « en tire parti » et qui « reste en dehors » ? L’inégale place par rapport à la mondialisation est une des clés de lecture, de compréhension du monde et de son évolution.

  • La troisième partie est moins précise. Elle veut montrer qu’il existe des limites à la mondialisation, qu’il existe d’autres logiques, que tout n’est pas économie. Il y a de forts risques que cette dernière partie ne soit pas traitée ou le soit rapidement faute de temps. On gagnera donc à réfléchir à son intégration dans les autres parties durant l’année.


- Quelles approches pour la réflexion des enseignants ? Il y a un parti pris assumé (et à assumer) de sélectionner des dynamiques, des espaces, des acteurs…


  • Trois principes essentiels.

    • On étudie la mondialisation comme une grille de lecture possible du monde. Une des plus opérationnelles (comme celle du développement durable abordé en 5ème).

    • Cela rend compte de phénomènes de natures différentes (politiques, culturels…) avec des interactions logiques.

    • Ce n’est pas une réalité unique, pas une fatalité mais une dynamique qui permet de rendre compte d’une partie de la recomposition du monde actuel.

  • Un point important.

    • Les débats « pour/contre », « plus ou moins grande ancienneté », « nature politique »… ne sont pas dans le programme. En revanche on demande d’être explicatif, de donner du sens, de montrer qu’il y a des éléments d’explication à la diversité du monde actuel, dont la mondialisation.

  • Quelques remarques complémentaires.

    • On étudie la mondialisation en géographes : lire des réalités spatiales à différentes échelles.

    • Ce qui nous intéresse, ce sont les espaces et les territoires. En quoi sont-ils touchés, transformés par la mondialisation ? En quoi s’y inscrivent-ils ? En quoi en sont-ils des composantes ?...

    • L’imbrication des échelles est permanente. Des faits locaux s’expliquent par des stratégies mondiales de firmes ce qui suppose une analyse systémique, spatiale et sociale, avec des clés comme interaction ou imbrication.

    • Gardons en tête la notion de réseau car c’est ce qui fait et rend possible (mais aussi est développé par) la mondialisation : échanges  réseaux  flux  interface  nœuds  interconnections  mobilités…

    • Il y a une recomposition des espaces et des territoires à toutes les échelles qui peut s’analyser comme la superposition d’une logique de réseaux par-dessus le découpage ancien avec sa logique d’Etats.


- Vers de bonnes pratiques :

  • On ne peut être exhaustif et il faut impérativement sélectionner. Ex. Rôle des ports, de firmes… et comment la mondialisation les transforme.

  • L’étude de cas donne de la chair, du corps, de la couleur mais surtout doit montrer la complexité.

    • Dire au moins qu’il y a des acteurs différents avec des stratégies différentes qui entraînent des concurrences et des contradictions.

    • Montrer l’emboîtement des échelles (Ex. via l’organisation portuaire : lieux + échanges + hinterland…)

    • Caractériser les pays : riches, émergents, PMA.

    • Montrer en action des systèmes.

  • Le croquis d’organisation territoriale doit montrer qu’on peut lire une organisation :

    • Essayer de relier la mondialisation et les mots-clés qui seront en légende.

    • Montrer des avantages comparatifs de tel ou tel territoire en liaison avec la mondialisation (donc des éléments de puissance).

    • Trois difficultés apparaissent : réaliser un croquis qui soit lisible (cela suppose de limiter le nombre d’informations représentées et de codes utilisés) ; une légende précise ; savoir quoi faire des espaces non centraux.

- Une des grandes finalités du programme est bien la capacité à mener un raisonnement multiscalaire. Donc :

    • Les études de cas s’appliquent aux acteurs, aux espaces et aux territoires.

    • Etudes de cas et mises en perspective systématiques.

    • L’étude de cas doit être mise en perspective. Cela suppose une démarche de localisation (l’étude de cas s’inscrit dans des espaces plus vastes) mais en même temps de comparaison (où peut-on trouver ailleurs des exemples semblables ou des espaces inverses ?).

    • Mise en perspective à des échelles différentes.

    • Il y a une continuité sur cette base et donc des éléments de progression à envisager.

    • Pour les croquis, là aussi, on retrouve la grande échelle et l’échelle mondiale.

- Attention à ne pas déshumaniser le programme. Il y a un risque de dérive « techniciste » qui gommerait l’importance des acteurs : derrière les flux… il y a des hommes.
- Ainsi essayons d’amener nos élèves à :

  • Avoir conscience de la multiplication, de la généralisation des échanges.

  • Percevoir que cette mise en relation est une mise en contact qui peut créer des solidarités mais aussi des concurrences ce qui entraine des hiérarchisations mondiales.

  • Acquérir une capacité à nuancer : la mondialisation produit des contraires (unité et diversité, global et régional). Il n’y a pas une tout américanisation ou une tout occidentalisation. De même, les débats ne sont pas tranchés : ce n’est pas « oui » ou « non » mais « oui et non ».

  • Prendre conscience que les mêmes canaux techniques (le Web) sont les vecteurs de phénomènes opposés.

  • Percevoir que la mondialisation n’efface pas les héritages du passé mais elle souligne, accentue (parfois violemment) des transformations, des recompositions.

  • Comprendre que la mondialisation ne déroule pas un fil unique, elle laisse la place à des aléas, des retournements, des libertés d’agir.


- Au total :

- La mise en relation est concurrence et hiérarchisation. Elle participe d’effets contradictoires et rebat les cartes du monde dans le sens d’une plus grande diversité au-delà d’une certaine unité.

- La mondialisation est d’une extrême complexité. On ne peut tout démontrer ou construire avec les élèves mais on peut, au moins, dire certaines choses.

Partie I. Des échanges à la dimension du monde.
Remarques sur l’ensemble de cette partie.

- Le programme est clair, et les remarques ci-dessus le confirment, c’est la démarche inductive qui s’impose et nous rentrons dans les thèmes par l’étude de cas qui est centrale. Vous pouvez utilement vous reporter à la fiche Eduscol consacrée à l’étude de cas.

- Sur l’horaire d’un thème, il faut prévoir à peu près les deux tiers du temps pour les études de cas qui sont essentielles. Nous avons cependant vu, dans la partie générale, que la mise en perspective et l’étude de cas abordées dans une réflexion conjointe peuvent aboutir à un découpage moins tranché.

- Pour l’évaluation, en 4ème comme en 5ème, il n’y a pas de contre-indication à ce que l’étude de cas étudiée soit aussi celle objet de l’évaluation.

- La mise en perspective se fait prioritairement en référence à des cartes. Il y a quelques planisphères complexes qui reviennent régulièrement. Il y a donc nécessité d’apprendre à lire des cartes, ce qui ne commence d’ailleurs pas en 4ème.

- Il y a un des croquis obligatoires du programme qui sont à réaliser mais aussi la possibilité d’autres activités cartographiques qui ne sont pas imposées.

- Il faut donc envisager dès le début la progression dans le domaine cartographique (lecture de cartes, analyse de cartes, croquis… Nous vous renvoyons à la partie générale).

- Pour ce qui est l’ordre de traitement des thèmes de cette partie I, il y a plusieurs possibilités.

- Précisons tout d’abord que les différents thèmes sont étroitement imbriqués. Lors des stages avons vu des itinéraires qui avaient commencé par chacun des thèmes. Qui dit échanges de marchandises dit lieux de production, lieux de décision, entreprises transnationales et réciproquement. De la même manière nous avons là des flux, notion que les mobilités humaines permettent d’aborder également. Bref tout itinéraire est valide s’il est justifié pédagogiquement.

- On voit bien ici l’intérêt d’une réflexion globale sur les attributs du concept de mondialisation (voir partie générale) afin d’éviter les redondances pour, au contraire, construire, quel que soit l’itinéraire choisi, le concept.

- Gageons qu’au fur et à mesure des années, plus à l’aise dans la mise en œuvre du programme, nous opérerons des regroupements et des croisements judicieux qui permettront à la fois de gagner en cohérence et en temps.

- La question de la gestion horaire se pose précisément. Environ 40% de l’horaire consacré à la géographie dit le programme, les fiches Eduscol répartissant équitablement à raison de 10% par thème. Ce peut être un peu plus si l’on bascule (ou plutôt si l’on distille à différents moments) une partie de la dernière partie comme nous l’évoquions précédemment.

- Cela fait une douzaine d’heures (hors contrôle) pour quatre thèmes où la mise en activité des élèves est très présente. Cela suppose des choix qui ne sont pas évidents et une vision globale nous est (ou nous sera avec un peu plus de recul) à nouveau bien utile.

- Ces 40% sont aussi à mettre en regard avec les 50% de la partie II. La mise en œuvre des thèmes consacrés aux territoires dans la mondialisation montre que l’on réutilise nombre de connaissances, d’aspects méthodologiques et de capacités déjà travaillés et en cours de construction après la partie I.

Nous n’irons pas jusqu’à dire que les pourcentages peuvent être inversés sans grand problème mais ce qui a été bien mis en place, grâce à la première partie, est facilitateur pour mener à bien la deuxième dans le temps imparti. Attention ceci n’est pas une incitation à lambiner inconsidérément dans le début de programme. 
Thème 1. Les espace majeurs de productions et d’échanges.
Durée indicative selon le programme : 40% pour la 1ère partie (voir-ci-dessus).

Eléments de réflexion.
Quelques éléments importants de ce chapitre.

Les ports et les littoraux sont des lieux-clés de la mondialisation. Ils ne sont pas à étudier pour eux-mêmes mais à mettre en perspective dans le cadre de la mondialisation.

Il y a, à l’échelle mondiale, une littoralisation accentuée mais avec des différences, en particulier débouchant ou non sur une façade maritime.

Des mots-notions-clés apparaissent, à acquérir par les élèves ou bien dont il faut commencer la construction : interconnexions, interface, réseaux, ZIP, façade maritime, littoralisation…

On retrouvera la littoralisation également lors de la partie sur les territoires ce qui nous ramène à la nécessaire progression et à la réutilisation ultérieure d’éléments vus dans la première partie.

Quelques pistes évoquées :

Quelle que soit l’étude de cas retenue elle doit déboucher sur une mise en perspective et un changement d’échelle. Rotterdam, Shanghai ou Singapour s’y prêtent tous. Ce n’est pas une liste exhaustive et le programme ouvre la porte à l’utilisation d’autres ZIP, d’ailleurs cela peut-être lié à la visite d’installations portuaires (une grille présente un exemple pour Le Havre).

Une étude attentive des capacités nous aide à déterminer les activités à proposer aux élèves :

- Décrire, localiser, situer figurent dans chaque thème de la partie I. On peut donc envisager une réelle progression les concernant.

- Expliquer n’apparaît nommément que dans ce thème 1. Cela dit, pour réaliser la légende d’un croquis ou pour situer (c’est à dire par rapport à un autre lieu ou une autre situation) la dimension explicative n’est jamais totalement absente.

- Quant à nommer, il figure uniquement dans le thème 1 et c’est même la seule fois dans le programme. Est-ce une redondance évitée ensuite dans la mesure où lorsqu’on localise cela s’accompagne souvent de nommer ?

Selon que l’on commence par ce thème où qu’il est traité ensuite les objectifs varient : de la découverte au réinvestissement, d’acquisitions de base à l’approfondissement, des premières ébauches cartographiques à des activités et des productions plus élaborées. Cela vaut bien sûr pour chacun des thèmes de la partie I.

Enfin pour ce qui est de la mise en perspective nous vous renvoyons à la partie générale pour laquelle un exemple lié aux espaces majeurs de production et d’échanges a d’ailleurs été présenté.
Risques de dérives :

- Conduire l’étude à une seule échelle.

- Proposer une approche quantitative ou technique.

- Vouloir tout faire avec un seul thème au détriment d’une progression.

- Y consacrer trop de temps au détriment d’un équilibre entre les différents thèmes.

- Avoir une approche statique. L’évolution de l’espace industrialo-portuaire reflète des dynamiques locales et mondiales.
Exemples de mise en œuvre :
Voir les grilles de présentation de séquences mises en ligne sur le site de l’académie de Caen.
Thème 2. Les échanges de marchandises.
Durée indicative selon le programme : 40% pour la 1ère partie (voir-ci-dessus).

Eléments de réflexion.

Quelques éléments importants de ce chapitre.

Les échanges massifs, privilégiant les transports maritimes, sont à la fois les outils et les marqueurs de la mondialisation,

Leur étude fait apparaître un système inégal et polarisé. Des questions guident l’étude : d’où à où ? Quelles routes ? Quels acteurs ?

On retrouve à nouveau des mots-notions-clés : réseaux, points stratégiques, porte conteneurs, conteneurisation, façades maritimes, littoralisation…

Il y a dans ce thème le premier croquis obligatoire à réaliser. Il est à l’échelle mondiale ce qui n’est pas forcément le plus simple. Nous avons largement abordé la dimension cartographique dans la partie générale.

Quelques pistes évoquées :

Nous avons le choix entre deux études de cas qui sont bien différentes dans l’énoncé mais amènent dans les deux cas à s’intéresser à un ou des trajets (capacité « décrire le trajet…). Elles permettent toutes deux d’aborder les éléments clés du chapitre : identification des points de passage stratégiques, rationalisation du transport, relations entre des espaces de production et d’échanges…

De même les deux études de cas peuvent amener à un premier contact avec une firme transnationale.

L’exemple d’un produit de consommation fait particulièrement bien apparaître la dissociation des lieux de conception, de production et de consommation. Là encore, les liens avec les autres thèmes sont patents. Ajoutons qu’il est assez aisé de prendre un produit qui parle aux élèves et aiguise leur intérêt.

Nous évoquions précédemment la possibilité d’aborder des éléments de la partie III dans les parties I et II. En étudiant, par exemple, le cas de l’Ipod assemblé notamment dans l’usine de l’entreprise chinoise Foxconn, il est tout à fait possible de s’arrêter sur le cas de cette entreprise, sur les conditions de travail et sur les critiques qui les accompagnent (l’actualité s’en est d’ailleurs fait l’écho récemment).

Si c’est le cas d’une compagnie de transport maritime qui est retenu, il est conseillé de veiller à la dimension mondiale de cette entreprise afin qu’elle soit représentative de la mondialisation dans ses activités, ses trajets et ses stratégies.
Risques de dérives :

- Conduire l’étude à une seule échelle.

- Proposer une approche quantitative ou technique et négliger les acteurs.

- Vouloir tout faire avec un seul thème au détriment d’une progression.

- Négliger les liens avec le chapitre précédent.

- Ne mettre en avant que les transports maritimes.
Exemples de mise en œuvre :
Voir les grilles de présentation de séquences mises en ligne sur le site de l’académie de Caen.
Thème 3. Les mobilités humaines.
Durée indicative selon le programme : 40% pour la 1ère partie (voir-ci-dessus).

Eléments de réflexion.

Quelques éléments importants de ce chapitre.

Ces mobilités sont à la fois les produits et les vecteurs de la mondialisation.

Elles ont des conséquences différenciées sur les territoires de départ et d’arrivée et il ne faudra pas d’arrêter aux seuls trajets.

Ce sont des mobilités différenciées et évolutives dans le temps et dans l’espace.

Des mots-clés : ici et ailleurs, réseaux, altérité, flux migratoires...

Précisons qu’il y a bien une étude de cas au choix même s’il est ensuite écrit « ces études de cas sont replacées ». Il s’agit d’une coquille et il faut lire « cette étude de cas est replacée ».

Fort logiquement les deux études de cas proposées permettent de mettre en évidence les grands aspects des mobilités humaines en particulier le lien avec des discontinuités de l’espace, le rôle des moyens de transports, l’extension du champ des déplacements, des évolutions récentes.

Néanmoins il y a là deux entrées différentes :

- D’un côté un flux migratoire du Maghreb vers l’Europe aux causes essentiellement liées à la quête d’un travail et d’une vie meilleure, avec des conditions de migrations parfois extrêmement difficiles et qui finalement peuvent déboucher sur une migration définitive vers le pays d’accueil.

Attention néanmoins à ne pas caricaturer c'est-à-dire ne s’intéresser qu’à la situation des clandestins et négliger les échanges post migratoires (envoi d’argent, retour pour des vacances au pays d’origine…)

- De l’autre un tourisme qui est souvent le fait de personnes aisées, aux pays de départ et d’arrivée souvent différents (et parfois inverses) du cas précédent, avec une quête de loisirs principalement et, sauf exception, un retour vers le pays de départ. Là aussi, prenons garde à ne pas caricaturer en oubliant de faire apparaître la diversification spatiale et sociale du tourisme.

Quelques pistes évoquées :

Conséquence de ce qui vient d’être écrit les motivations du choix de l’étude de cas par les collègues semblent autant liées à des considérations « humaines » qu’à des considérations purement géographiques.

On peut suivre le parcours d’un migrant ou d’un touriste pour entrer dans le thème.

Enfin il nous faut dire un mot d’une ambigüité dans le programme. La partie démarche précise que « l’étude de cas (si on applique la correction évoquée) est replacée sur un planisphère dans le contexte des migrations et du tourisme dans le monde ». Cela semble vouloir dire qu’il faut aborder les deux aspects dans la mise en perspective et donc qu’il y là un élargissement vers un domaine qui n’a pas été abordé lors de l’étude de cas. A moins que le « et » ne soit la conséquence du pluriel qu’il faut corriger.

D’ailleurs, la fiche Eduscol précise, elle, que « la mise en perspective est réalisée au moyen de planisphères des flux migratoires ou des flux touristiques, selon l’étude de cas choisie. On peut produire de manière complémentaire un autre planisphère portant sur la seconde thématique des mobilités humaines, de manière à montrer qu’il existe des flux humains d’une autre nature (touristiques et migratoires) ».
Risques de dérives :

- Aborder les mobilités sans aborder les espaces qu’elles affectent (au départ comme à l’arrivée).

- Attention à ne pas s’éloigner de nos objectifs géographiques.

- Pour intéressant qu’il soit, passer trop de temps sur ce thème.
Exemples de mise en œuvre :
Voir les grilles de présentation de séquences mises en ligne sur le site de l’académie de Caen.
Thème 4. Choix entre : les lieux de commandement ou les entreprises transnationales.
Durée indicative selon le programme : 40% pour la 1ère partie (voir-ci-dessus). Pour la première fois il y là le choix entre deux possibilités : lieux de commandement ou entreprises transnationales.

Les lieux de commandement (au choix).
Eléments de réflexion.

Quelques éléments importants de ce chapitre.

Les liens entre les grandes métropoles et le processus de mondialisation en ont fait des lieux de commandement, interconnectés, de la mondialisation.

Les espaces et paysages urbains apparaissent comme révélateurs de l’insertion des métropoles dans la mondialisation. Il s’agit, à travers eux, de montrer la concentration de pouvoirs multiples qui appartient à ces centres décisionnels mondiaux et les connexions marquant cette insertion dans la mondialisation.

Quelques mots-clés : réseaux, interconnexions, hubs, contrastes…

Notons que la partie capacités demande de décrire et expliquer ce qui vient d’être mis en évidence mais aussi de localiser (et seulement localiser) des grandes métropoles et le pays où elles se situent. Un bref coup d’œil à la fin du programme de 3ème, où figurent les repères du futur DNB, permettra de retrouver ces métropoles et les pays. Nous sommes donc dans l’acquisition de repères (comme c’est d’ailleurs le cas pour d’autres parties du programme) et dans une première approche visuelle de l’archipel mégapolitain mondial.

Quelques pistes évoquées :

L’étude de cas est imposée : Tokyo dans la mégalopole japonaise.

L’approche doit être multiscalaire et on peut envisager par exemple un quartier représentatif puis la métropole de Tokyo puis Tokyo et la mégalopole ou Tokyo et le Japon et enfin Tokyo et le monde.

Certains ont utilisé de courts extraits du film de S. Coppola Lost in translation, d’autres ont cherché du côté des mangas de Tanigushi.
Risques de dérives :

Etudier le phénomène d’urbanisation c'est-à-dire la ville pour elle-même.
Exemples de mise en œuvre :
Voir les grilles de présentation de séquences mises en ligne sur le site de l’académie de Caen.
Les entreprises transnationales (au choix).
Eléments de réflexion.

Quelques éléments importants de ce chapitre.

La circulation massive et accélérée des flux fournit des opportunités à des entreprises à vocation mondiale.

Ce sont là des acteurs majeurs et symboliques de la mondialisation. Ce peut être l’occasion de travailler la partie III : contestations, uniformité/diversité…

Leurs stratégies en font des acteurs sur les territoires (sièges sociaux, filiales…) à toutes les échelles. C’est bien cette stratégie qui fait l’objet de la capacité « décrire ».

La mise en perspective se fait, à nouveau, avec des planisphères dont celui des IDE (notion qui n’est pas évidente pour les élèves). Ainsi se dégage une géographie inégale et polarisée autour des Etats développés mais avec émergence des Suds ; en ce sens le lien est ouvert vers la partie II.

Quelques mots-clés : FTN, stratégies, sièges sociaux, délocalisations…

Tous les grands éléments constitutifs des échanges à la dimension du monde s’entrecroisent dans ce thème, mondialisation, différenciation hiérarchisation et polarisation spatiale, flux de produits, de personnes, stratégies, acteurs, dissociation de lieux de commandement de production et de consommation… Il peut donc être aussi bien une entrée en matière que l’occasion de récapituler et s’avère un excellent exemple de ce que nous avons précisé au début de cette partie I sur la latitude d’organisation dont nous disposons.

Quelques pistes évoquées :

Il n’y a pas de choix imposé dans l’étude de cas, il s’agit de s’appuyer sur une FTN et son implantation mondiale.

Si la majorité des exemples retenus par les collègues appartient à des pays développés et en particulier aux Etats-Unis rien n’interdit de prendre une FTN de pays émergent.

Actualité d’implantation bas-normande aidant, Ikea a souvent été prise pour exemple en s’appuyant tout à la fois sur des coupures de presse, les publicités (bel exemple d’uniformité et en même temps d’adaptation à une situation locale avec le slogan «prêt pour un  trip suédois à la mode de Caen » et, en fond, une vache normande aux couleurs Ikea coiffée d’un casque viking ou un cheval ceint d’un bandeau à la Bjorn Borg), le site de la FTN et aussi des sites apportant un regard plus critique.

Pour la mise en perspective un exemple a été présenté dans la partie générale.
Risques de dérives :

- Une approche trop théorique strictement économique au détriment de la dimension spatiale.
Exemples de mise en œuvre :
Voir les grilles de présentation de séquences mises en ligne sur le site de l’académie de Caen.

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