Archives départementales : cote : 9 j 14





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Mardi le 28 mars 1944

J’étais avec Suzette à la charrue dans le carré de Courbot quand à 3 H nous avons entendu bien loin des coups sourds dans la direction de l’ouest. Suzette disait : « C’est sur Sochaux », «  Mais non Sochaux n’est pas là ». Ce soir nous apprenons que c’était sur Dijon et pourtant il soufflait une forte bise, donc un vent bien contraire. On n’y comprend rien, il y a des courants supérieurs.

Ce soir j’étais sur le tilleul en train de couper des branches quand un grand autocar est arrivé rempli d’enfants de Paris. Ça me rappel les premiers mois de la guerre.

Pauvres gosses ! Nous avons pris une petite. Chez Jacques ont pris sa sœur. Emilienne Garraud et Solange Breton, chez l’Albert ont Max Lenézet un bon qui marche déjà sur les mains.

Cela nous est un semblant de sécurité de voir qu’on envoie les enfants des grandes villes dans nos villages.

(hélas je le croyais. Je vous assure que le jour où un camion est venu les prendre pour les conduire en Suisse, les obus tombaient dur autour de notre village).

Je crois avoir signalé en son temps que le fameux boxeur a été arrêté chez Jules Tambour à Héricourt pour avoir volé chez Alfred Goux. Aujourd’hui on nous dit que René, le fils de Jules, est arrêté aussi. Il aurait tout avoué. Beaulay avait bien dit vrai quand il affirmait avoir vu cette nuit là de la lumière chez Jules Tambour au Champ du Chêne. Ils étaient en train de manger le lard, le café, sucre et goutte.

Les Russes approchent d’Odessa.

Les parcs d’aviation de Châteaudun, Chartres, Dijon, Reims ont été beaucoup bombardés. Les Anglais n’ont pas trouvé de résistance mais ils ont perdu 2 forteresses volantes qui se sont heurtées.

J’ai été bien surpris de trouver un révolver dans l’armoire à la forge. D’où venait-il là, Jacques l’ignore aussi.

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Quel cynisme

Il est vrai que c’est un vieux machin rouillé mais avec ces Boches il faut se méfier de tout. Je l’ai mis dans une raie de charrue en labourant le champ tabac.

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Depuis tous ces jours je ferre beaucoup. Hier j’ai ferré 11 bœufs et 1 cheval et placé 54 fers. Je ne pouvais plus me tenir sur mes jambes. J’ai les genoux fichus et aujourd’hui il a fallu recommencer. C’est trop.

Il parait que la tombe des aviateurs Anglais au cimetière d’Héricourt est toujours couverte de gerbes de fleurs et de couronnes superbes. Les boches en sont furieux.

Vendredi le 31 mars 1944

On dit aujourd’hui que Jules Tambour et Lucie Goux sa femme sont fortement compromis comme recéleurs au sujet du vol de chez Alfred Goux.

Voila Maurice Schumann qui vient d’attaquer Philippe Henriot. C’était tordant, il a dit : « Henriot, pas Michel qui est au bagne depuis 10 ans pour avoir tué sa femme, c’est de Philippe que je parle. Il n’est pas encore au bagne lui, quoique il essaye de tuer la France ». La coupure ci-dessus n’est pas de cet avis.

Ce matin le maire était convoqué avec tous les maires pour une réunion à Héricourt. C’était pour leur dire ce qui est sur la coupure de l’autre page, mais ils ont été beaucoup plus persuasifs. Ils fusilleront partout où il y aura de la Résistance, ils incendieront tous les villages, même les villages voisins. Même le fait d’avoir hébergé, donné à manger à un franc-tireur, à un prisonnier évadé, entrainera la peine de mort pour toute la famille. Et combien d’autres menaces encore.

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Les soldats Français de l’intérieur sont des bandits, des hors la loi qu’ils extermineront tous jusqu’au dernier.

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Jean Jacques Christen


Hier 3 officiers Allemands et 2 civils sont venus chez Christen pour les questionner, ils ont dû être accusés d’avoir caché un homme de la Résistance.

En somme ils n’ont pas été très méchant, mais ils auraient voulu voir Jacqui. Ils ont fait promettre à Mme Christen de le leur envoyer le lendemain à Montbéliard. On lui a bien conseillé de ne pas le faire, mais pleine de confiance en cet officier qui avait si gentiment coupé un bouquet de violettes dans leur cour, elle l’a envoyé ce matin. Il est partit en culotte, tête nue avec juste un petit blouson. Ce grand jeune homme de 17 ans et de 1 mètre 88. Il est partit plein de confiance et ce soir il n’est pas rentré. (et il n’est jamais rentré, les boches l’ont mourir de faim et de coups en janvier 1945 dans un de leur camp d’extermination).

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sa sœur

Et on apprend qu’ils ont arrêté ces jours passés le beau-frère de Jacqui ? Le mari de Simone, c'est-à-dire Eugène Wurtz.

En revenant de Sochaux le René est passé près de la tombe des aviateurs Anglais parmi les couronnes il y en a une énorme avec ces mots « un groupe de sinistrés de Sochaux à nos amis ». Ça en dit long.

Les Allemands dégarnissent la France, 250 trains sont passés à Belfort hier et aujourd’hui, ils se voient bientôt en mauvaise posture.

Dimanche le 2 avril 1944

Les cloches appellent les fidèles des 4 villages pour la confirmation des jeunes. Par exception Jeanne y va et moi je suis de soupe. C'est-à-dire que je fais le feu. Le maire qui sort d’ici me disait qu’il n’a jamais vu les Boches si arrogants, ils lui font peur.

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Oh ! Quand ils parlaient des francs-tireurs, ces bandits, ces êtres immondes

Hitler a déjà lancé un appel en Allemagne pour que tout homme valide prenne le fusil. Comment les appelleront-ils eux ces civils qui prendront les armes. Ils seront des héros et les nôtres sont des bandits !

Non il faudrait avoir un peu plus de logique que ça puisque partout les Boches ont attaqué les civils, soit avec les mitrailleuses d’avions sur les routes en 1940, soit par leurs bombes, soit par leurs fusillades d’otages. Les civils sont en état de légitime défense.

Ils l’ont assez prêché leur guerre totale. Ah ! Mais voilà, ils la voudraient rien d’un côté. Ils gueulent comme des porcs quand la machine se retourne contre eux.

Soir - J’ai fait un grand tour en vélo avec Philippe. Je suis d’abord allé aux Terriers (commune de Courmont) chez Armand Terrier chercher des greffes de poire à cidre du Magny. Il parait qu’il n’y a pas d’arbres si vigoureux et si productifs et de si bons fruits. Il en a au moins 20 de ces poiriers là. Puis j’ai demandé des greffes de pommes douces à mon ami Durand de Belverne (la Bourritiat). Ensuite je suis allé à Frédéric-Fontaine en passant par la Pissotte, à l’entrée du village j’ai vu une vieille forge et un vieux maréchal, c’est mon collègue le Mouessie, il a 81 ans, il est le neveu de la vieille Suzon Mérique d’Etobon.

Je suis allé dans le verger de feu Mr Forget. C’est la sœur du Mouessie qui me pilotait, j’ai cueilli beaucoup d’entes. J’en ai demandé au P’tit Charles, puis à mon ami Charles Bouellâ, et à force de rencontrer des amis j’ai mis beaucoup de temps. Heureusement que je ne suis pas buveur, car avec tous mes amis ma langue seule me met assez en retard. Enfin nous sommes bien rentrés. En passant en haut de la Côte j’ai fait voir à Philippe le captage de la source du Chézal Bardot que la commune de Chenebier a fait il y a 5 ans. Quand je coupais à Frédéric-Fontaine ces greffes de pommes si tardives devant la maison de la Darel, je m’y revoyais avec Jean il y a quelques années. Où est-il ce pauvre enfant, ses dernières nouvelles étaient du 27 février, il y a 34 jours, c’est long.

On prépare pour tuer le cochon et pour faire la goutte de topinambour. Oh ! Que de goutte ça donne ces topinambours, c’est meilleur en alcool que la prune, mais la goutte ne vaut pas.

Les francs-tireurs ont fait dérailler un train de troupes vers Colombier-Fontaine. Pour ne pas tuer chauffeur et mécanicien ils ont amorcés leurs engins pour que ça ne saute qu’après le passage de la locomotive.

Mercredi le 5 avril 1944

On a provoqué un nouveau déraillement vers Clerval. C’est un train de marchandise qui a passé. Il y avait 2 wagons de cochons qui ont fui dans toutes les directions.

Les Allemands n’exercent plus aucune sanction. Serait-ce qu’ils ont peur. Ils ont l’air de croire que ce dont des parachutistes alliés qui font ces coups là. Tant mieux, s’ils croient cela, mais s’ils croient ça ils devraient les rechercher après les coups faits. Depuis quelques jours notre radio reste muette.

Jacqui (Christen) et Eugène Wurtz sont toujours prisonniers en ne sait pourquoi. Simone par la Croix-Rouge leur fait passer à manger.

Pourvu qu’ils ne les torturent pas comme ils ont fait à un jeune homme des environs, ils lui ont écrasé les parties. A d’autres à Besançon ils ont arraché les ongles. Honte à jamais à ce peuple maudit.

Dimanche le 9 avril 1944

C’est Pâques et je suis au lit. Jamais un rhume ne m’a pris si vite. J’ai eu mal à la gorge tout d’un coup hier soir. J’ai eu de la fièvre cette nuit. Je tousse et je suis courbaturé, je crois que c’est un peu grippal.

Les Russes sont en Tchécoslovaquie. Partout on hisse le drapeau tchécoslovaque. Ils ont eu une très grande victoire hier.

Jacques et Aline soupent chez Marcel Nardin. Il a attrapé une chèvre sauvage. C’est incroyable ce qu’il a déjà eu comme gibier. Une de nos hirondelles est arrivée, elle attend sa camarade avec patience sur les perchoirs que je leur ai placé. Comme c’est beau, revenir depuis si loin et retrouver son toit, son nid et dans quelques jours son ou sa camarade. Combien de choses des humains auraient à se dire après 6 mois de séparation.

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la source du Bardot

Mais je trouve ma Fifine encore plus intéressante.

Hier je portais le courrier du pasteur, elle m’a suivi, elle montait les escaliers en sautillant derrière moi, mais j’allais plus vite qu’elle, elle ne m’a pas vu entrer dans les appartements alors croyant que je montais toujours elle a continué.

J’ai dit à Mr Marlier : « Venez voir la Fifine croit que je suis allé au grenier. Elle y a monté, on va voir ce qu’elle y fait ». Ne m’ayant pas trouvé elle redescendait marche après marche. Que c’était drôle.

Mardi le 11 avril 1944

Après une maladie on a droit à une convalescence. J’en ai eu une de une heure hier matin. Oui je me suis levé une heure plus tard et j’ai du me mettre à ferrer aussitôt. Et ça n’a pas cessé jusqu’à la nuit et aujourd’hui cela a été kif-kif. Oh ! Que j’ai mal aux jambes, aux genoux, il ne faudrait pas que je ferre autant.

On ne reçoit toujours rien de Jean. Les autres prisonniers n’écrivent pas non plus.

Les nouvelles sont toujours de meilleures en meilleures. Qu’elle purge les Boches prennent. Odessa est tombé, une nouvelle armée russe s’empare de la Crimée. Chez les Tchèques ça va à la perfection aussi.

Le René raconte que hier à Bethoncourt, des soldats Allemands se promenaient et comme toujours le fusil au dos (ils ne doivent jamais le quitter). Ils se sont saoulés, ont chanté, fait la noce, tiré des coups de fusil en l’air et plusieurs ont dit en bon français : « N’ayez pas peur, nous fêtons la prise d’Odessa, nous sommes Tchèques et Polonais ».

Un adjudant Allemand qui rentre de permission a dit que sur ses 15 jours il en a passé 10 dans les abris, comme cela doit être amusant pour eux de savoir leurs familles dans cet enfer.

Vendredi le 14 avril 1944

Le René nous dit qu’on est allé prévenir un de ses camarades de Dasles que son fils venait d’être fusillé. C’est parait-il le 4è de ce village.

Ces temps-ci 15 nouvelles divisions allemandes étaient encerclées. Les Allemands se sont vantés de les avoir délivrées le soir, les Anglais reconnaissent le fait mais en partie seulement 10 000 hommes de ces divisions ont été délivrés. Les 100 et quelques milles autres ont été kaput. Je ne sais si les autres, c'est-à-dire les Anglo-américains, voient avec autant de plaisir que nous ces grands succès Russes. On dirait qu’il y a un peu de tirage.

Le général Giraud a donné sa démission. Pendant ce temps, ici on travaille. Oh ! Qu’on en a de ce travail !

Il fait si beau qu’on en profite et on s’esquinte et dire que je pensais détendre. Ah ! Je comptais sans la Jeanne.

J’ai mis avant-hier les bêtes au parc, il y a déjà beaucoup d’herbe. Si vous voyez revenir ce troupeau le soir, avec ce vieux de bientôt 60 ans à cheval sans aucune bride sur ce poulain, cet étalon d’un an ! Qui suit les vaches pas à pas.

J’ai raconté en juin 1940 que les Polonais avaient jeté pas mal de fusils dans le puits de l’Albert. La nuit passée on a vidé le puits et pris les armes. C’est parait-il Roger Bouley et Gilbert Nardin qui ont fait ce coup-là. Pourvu qu’ils ne fassent pas de bêtises avec en attendant qu’on en ai besoin.

Il parait qu’après 4 ans de séjour dans l’eau ces fusils sont intacts.


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Dimanche le 16 avril 1944

Les explorateurs du puits sont revenus la nuit dernière, ils n’avaient pas vidé jusqu’au fond, cette fois ils ont tout. Ça ne devait pas déjà se savoir. Ce sont les francs-tireurs qui auraient dû faire ça et non ces jeunes galopins.

Les cousins Bataille sont venus, ils ont dit que la maison voisine de chez Léopold à Valentigney a été attaquée ces jours. Les Allemands ont cerné, ils ont tué un jeune homme qui se sauvait et emmené toute la famille Barbier.

On a téléphoné à Pernon et à l’Albert d’aller immédiatement à Héricourt rechercher leurs fils qui parait-il ayant un peu trop bu, fond les fous. Pierre Pernon dit a qui veut l’entendre qu’il est franc-tireur et le Fernand approuve. Ah ! Que ces jeunes gens sont stupides.

(Aujourd’hui 9 juillet 1945, on attend la fin de Pierre Pernon à l’hôpital d’Héricourt. Il est rentré mourant d’Allemagne il y a un mois et le Fernand y est mort).

Tous ces jeunes qui font dans la culotte quand on leur parle de départ en Allemagne, se sont mis à faire les conscrits aujourd’hui, c’est pourquoi ils sont en bombe à Héricourt. Les Allemands les ont laissé passer avec tambour, clairon et drapeau. Ils croient que ce sont des conscrits pour eux, d’après les ordres de Laval.

Dans le Nord, un train de SS a déraillé, est-ce la Résistance ou un accident ? Ces démons à face humaine n’ont pas cherché la cause. Ils se sont précipité dans le village tout proche et ont tué 84 personnes (massacre d’Ascq, Nord).

Il parait que c’est un avion de chasse Allemand qui aurait abattu l’avion d’Héricourt, qui en tombant aurait heurté celui qui est tombé à Malbouhans. Par reconnaissance les Anglais sont venus ces jours bombarder le camp de Luxeuil et ont fait du fricot.

Enfin nous avons eu une carte de Jean, elle est du 4 mars. C’est bien vieux mais ça fait plaisir quand même, il dit qu’il vient de souper et qu’il est bien rempli. Il a mangé un bon dessert de crème au chocolat, qu’il a presque honte de peser 170 livres, quelles différences avec moi qui atteint à peine 125.

Nos deux parisiennes se plaisent beaucoup à Etobon, elles ne pensent pas à leurs parents, elles ne pensent qu’à jouer.
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