Archives départementales : cote : 9 j 14





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Je le lui ai promis. A gauche on voit les gardes Dupret, Courtalieux, Louis Verchaux le piquer et l’Albert. C’est lui qui a fini le sanglier avec sa trique. C’était nous autres, équipe de rabatteurs qui l’a tué, les chasseurs par la faute de Pierre Schmitt n’ont pas pu tirer. Mr Engel était fâché ou tout au moins avait l’air de l’être. Au fond il était bien content que tous ces chasseurs cosmopolites ne lui tuent pas son précieux gibier.

Passant vers le moulin des Bandou j’ai été tout surpris de voir Jacques en personne, je le croyais mort.

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Au court d’une battue

Nous avons parlé un moment, il m’a demandé après mes fils. Je lui ai dit : « Jacques est avec nous », il m’a dit « et le Bandou où est-il ? » je lui ai répondu qu’il était prisonnier.

Il y a 32 ans de cela nous venions d’avoir nos jumeaux. Je les avais sur mes bras devant la forge de Chagey et Jacques Bandou est passé, il est venu vers moi « tu peux les distinguer l’un de l’autre ? – oh oui- comment qu’ils s’appellent ? - celui-ci c’est le Jacques et puis celui-là c’est le Bandou » Ils a bien ri et il a dit : «  eh ! bien ils s’appellent comme moi ».

Et aujourd’hui il m’a ressorti ça, quelle mémoire à son âge (78 ans).

J’ai trouvé la pièce et je suis allé voir le poulain de Jiselbuk, il pleurait : ah ! Mon pauvre Chiules, ma femme est morte ce matin », je me suis bien excusé mais lui n’a pas voulu d’excuses « entrez Chiules et allons voir le poulain quand même, on n’irait pas ça ne rendrait pas la vie à la Marie ». Et il m’a bien raconté de sa maladie, et aussi de sa fille mariée à Héricourt qui a été aussi très malade.

C’est le docteur Gaulier qui la soignait et c’est étant en visite chez elle qu’il a sentit la première atteinte de son propre mal, il a eu comme une faiblesse, il a dû s’assoir et il a dit à Eugène Jisebuk qui était là « je suis tout comme un homme qui a bu ». Ce fut sa dernière visite. Ah : c’était un bon médecin mais il n’aimait pas les communistes. Voici une photo que j’ai fait en 1931 ou 32 un jour qu’il sortait de vers la grand-mère Comte.

c:\users\alain guillaume\pictures\capture\033..jpg

Pendant mon absence nos gens sont allés au foin au champ du Creux. La Friquette à noué la voiture tout d’un coup une roue de devant a cassée. Je le regrette car c’était encore une des premières roues que mon père a faite pour sa voiture, le premier hiver qu’il s’est marié, il y a 58 ans. Ah ! Mes amis, ça c’était du travail !

La voiture n’était pas renversée, on est allé chercher le moyeu de la roue cassée et j’ai mis la boite à une autre roue. Quand je serrais cette boite de roue je me disais avec attendrissement que c’étaient les mains de mon père qui avaient tenu cette boite la dernière fois, c’était lui qui l’avait enfoncé si solidement dans ce moyeu, avant que je sois né, cette roue a toujours roulé et je suis bientôt un vieillard ! Comme tout file vite !

Il y a déjà 17 ans qu’il repose, que je voudrais l’avoir encore.

Mercredi le 7 juillet 1943

Nous fanons au Courbe-au-Prêtre, le gosse avait disparu depuis un bon moment. Tout à coup on le voit revenir depuis le haut avec le petit chien et une grosse brassée de serpolet. Son père a dit : « revoici le roitelet qui revient avec son torchon de mousse ». Il en avait aussi gros que lui. Il a eu une belle frousse cet après-midi. Nous étions sur le toit à réparer la gouttière de la noue quand il est arrivé vers nous et en même temps il est tombé une toute petite averse. Nous l’avons grondé et renvoyé, mais quand il a eu traversé le faîte pour descendre le pan du côté de la route, les quatre gouttes de pluie l’avaient rendu glissant et il a eu peur. Je suis allé à son secours mais moi aussi je glissais. Heureusement que j’ai pu l’enfiler par la fenêtre qui donne sur le toit, cette fenêtre que Rubi nous a faite.

Ça ne l’empêche pas de sauter pour le moment sur la planche du fond de la voiture et de chanter tant fort qu’il peut tout ce qu’il sait. Sa grand-mère lui a dit de chanter moins fort, il a répondu « je chante pour le seigneur Jésus, il faut qu’il entende ».

Les Allemands ont entrepris une grande offensive contre les Russes.

Jeudi le 8 juillet 1943

Il pleut depuis hier soir. C’est un bien bon temps. Ce sont des haricots, des légumes, du blé, de l’avoine qui tombent…

Hier j’allais à la Bouloie avec le Vermorel pour asperger les doryphores dans un petit carré de poirottes et j’ai regardé dans le puits pour voir si je ne pourrais pas y puiser de l’eau. Quelle n’a pas été ma surprise d’y voir mon manteau. Je l’ai retiré avec une rame à laquelle j’ai cloué une pointe. Ah les salauds.

Demain notre Maman aura 54 ans, nous sommes des vieux.

Samedi le 10 juillet 1943

Il vient de passer un avion énorme au ras des toits, au dire de ceux qui étaient dehors il était plus bas que le coq du clocher. Moi je n’ai pas eu le temps de le voir, pourtant je suis sorti aussitôt que je l’ai entendu. Il avait 6 moteurs, il n’avait pas de croix allemandes et il est peint en vert. Qu’est-ce ?

L’offensive allemande se heurte à une contre offensive russe. René Payot a dit hier soir que s’était la plus formidable bataille de tous les temps. Il y a des milliers et des milliers de chars.

Laval a refait un nouveau discours. Il est si ridicule que je voudrais bien le conserver. Payot hier soir l’a bien ridiculisé aussi.

Nous venons de poser 12 bandages de roues, dont 5 neufs pour nous. Les alliés ont attaqué la Sicile ce matin, ils ont débarqué.

Dimanche le 11 juillet 1943

Le débarquement en Sicile continue. Il y a eu aucun navire avec aucun avion de perdu. Les Boches n’ont pour ainsi dire pas réagit.

Les Russes tiennent bon, sauf dans le secteur de Bielgorod où ils ont cédé un peu de terrain. Dans un endroit l’aviation allemande a bombardé ses propres troupes et auraient détruit 60 chars. Ça peut arriver.

Il y a beaucoup plu cette nuit, il y en aurait assez. On est vite las de cette flotte si utile quand il fait chaud.

Mardi le 13 juillet 1943

Depuis quelques temps il passe d’énormes avions à 6 moteurs pas très hauts et qui vont toujours d’Est en Ouest. On croit que ce sont des transports qui portent des troupes sur les côtes de France. Ils craindraient donc un débarquement. Les choses pourraient bien se gâter pour Sochaux et Belfort, car la radio de Londres vient de dire : « la vallée du Doubs est belle en été. La Savoureuse passe à Belfort » cela veut dire quelque chose pour ici. Attendons.

Les Russes ont fait comme nous en 1918 sur la Marne, où l’offensive allemande du 14 juillet a été le commencement d’une défaite. Les Russes ont tenu bon et à présent ils enfoncent sérieusement les Allemands.

Mercredi le 14 juillet 1943

C’est férié aujourd’hui, mais avec défense de faire aucune manifestation. Nous, pour ne pas varier avec les autres années nous avons fané.

Hier étant allé avec Jacques faucher des lèches aux Echaux pour faire des liens, j’ai vu une place de framboise à nulle autre pareille, vers la baraque de Tisserand, au coin de son étang ; et pendant que ça séchait aux Tchézaux j’ai enseigné mes framboises à mes femmes, mais quand elles y sont allées elles étaient cueillies, le légitime propriétaire y était. Marcel Tisserand et son fils étaient venus fêter le 14 juillet à Etobon. Avant de repartir pour Sochaux ils sont venus pour expliquer certains travaux à Jacques au sujet de l’étang. C’est Jacques son homme d’affaire, ils s’entendent bien ensemble. Nous avons bien parlé des événements. Il est heureux d’avoir de nouveau son fils qui vient de rentrer d’une grande école de Dijon avec tous les diplômes possibles.

Vendredi le 16 juillet 1943

5 heures du matin - Avant de partir faucher, je veux noter qu’il y a eu du grabuge cette nuit. De 11 H à 2 H les avions ont passé au Ban ont tournoyé et les personnes dont les fenêtres regardaient le sud ont vu beaucoup de lumières sur la frontière Suisse mais on n’a pas entendu de détonations.

9 heures voilà René qui rentre du travail sans avoir travaillé. L’explication : c’est Sochaux qui a pris. Je dis bien Sochaux, non pas l’usine seulement mais le pays et ce qui est pire c’est que les gens habitués aux alertes ne se sont pas enfuis aux premiers avertissements. Il y a des centaines de morts.

Soir – Mr Pernol rentre de Sochaux. Voici ce qu’il nous dit : « un avion est venu un peu avant la vague. Il a averti par une sirène et il a lancé tout autour de l’usine des fusées qui se soutenaient par des parachutes. Mais le vent qui soufflait a poussé de côté ces fusées jusque sur le village. Alors quand la vague est arrivée, elle a pointé en plein sur les maisons où presque tous les habitants dormaient. Il y a eu un massacre épouvantable. Notre cousin Marcel Tisserand, son fils et sa femme ont été retirés sous les ruines de leur belle maison où Jacques est allé si souvent.

Marcel avait les deux jambes déchiquetées et il a dit : « ils m’ont bien arrangé » et il est mort. Son fils est mort en arrivant à l’hôpital, sa femme n’est pas en danger elle n’a qu’un bras déchiré, elle ne sait pas que son mari et son fils sont morts, elle les appelle. Et dire qu’ils étaient ici avant-hier, pleins de vie, plein d’espoir. Ils n’ont pas voulu entrer pour boire un verre, mais il a promis pour la prochaine fois. Ah ! L’homme propose et Dieu dispose. Hélas combien d’autres comme ça dans le vaste monde et ce n’est pas encore fini.

Qui sait ce qu’on verra encore. Et tout cela à cause des marchands de canons. Car si on remonte assez haut on verra que ce sont eux qui ont fait naître Hitler, celui qui n’a pas craint d’allumer la mèche.

Il paraît que les allemands savaient qu’il y aurait un bombardement et ils auraient eux-mêmes illuminés aussi le village pour que les anglais le détruisent.

c:\users\alain guillaume\pictures\capture\037.jpgun coin de l’usine

Ils avaient mis aussi de la DCA dans toutes les rues, ce qui a attiré des bombes. Ce n’est que quand la DCA s’est tu et que les fusées ont été éteintes que les dernières vagues ont tapé sur l’usine qui aurait reçu quand même une cinquantaine de bombes. On peut se rendre compte par cette photo qu’il y a des dégâts à l’usine.

Il n’y a pas un avion anglais abattu et la radio allemande en annonce quand même 27. Voyez quelle confiance ont peu avoir à eux.

Dimanche le 18 juillet 1943

Jacques et Suzette sont allés à l’enterrement des victimes de Sochaux. Comme c’était triste, il y avait 147 cercueils contenant 183 corps. Ils ont été déposés dans une fosse de 130 mètres de long.

On a retiré encore aujourd’hui de nombreux enterrés dans les décombres. Beaucoup sont morts mais il y a encore des vivants.

Il y a pas mal de gens qui ont fui quand ils ont entendu l’avion sirène. Ces gens ont pu aller jusqu’aux abords de Nommay avant que les premières bombes tombent. C’est dire que tout le monde avait le temps de se sauver.

Les Russes enfoncent de plus en plus les Allemands, les Japonais sont battus et ça marche on ne peut mieux en Sicile.

Mardi le 20 juillet 1943

Un message de Londres de ce soir « Jean Pierre n’a pas eu satisfaction », Ca veut sans doute dire que le bombardement des usines Jean Pierre Peugeot n’a pas bien réussi et qu’ils vont remettre ça un de ces jours. René est allé au travail aujourd’hui pour déblayer. Il dit qu’on a retiré 10 autres corps hier et 2 aujourd’hui et l’odeur dit qu’il y en a encore des autres.

Les Anglais ont bombardé Besançon la même nuit que Sochaux. Là un avion est tombé et aussi un allemand, et chose curieuse l’avion allemand avait des bombes. Pourquoi ? C’est peut-être pour les jeter sur la population pour accuser les Anglais.

Les Russes viennent d’avancer de 5 à 10 Km sur un front de 130 et de reprendre 170 villages, ils vont entrer dans Orel.

En Sicile les Italiens se rendent facilement. Nous auront bientôt des surprises de ce côté-là.

Lettre de Jean du 5 juillet (oubliée)

« … Je vois que la Maman a eu un bon rhume ! Oui, il y en a beaucoup qui on bu un bon coup et ça pourrait bien recommencer car il y en a encore un (un grand bassin) et le parrain a déjà tiré des plans

Mais pas de souci car nous sommes toujours bien élevés. Oui les lettres ne viennent pas vite. Oui j’ai compris les bûcherons, je voudrais bien être du nombre (heureusement qu’il n’en était pas). Il faudra abattre les plus gros arbres car ce sont ceux qui gênent le plus (oui ! mais à cause du général tué vers Belverne, Etobon a payé cher) Oui papa les 3 endroits que tu mentionne ont ??? lourd sur l’ami Jean. Jamais je n’aurais cru qu’un homme était si résistant. Beau pour les jeunes ; oui, il y a assez de travail pour eux à Etobon quant à l’Auvergnat (Laval), il ferait mieux de surveiller ses marrons que de tant parler. Vous avez des essaims. Ah ! Braves petites moutchotes. L’ami Jean a eu recours à une, elle lui a fait gagner dormir comme le nègre de mon papa »

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Dr Oscar Foerster

Photographie du docteur Allemand Oscar Foerster vers lequel Jean passait la visite lorsqu’il était malade ou simplement fatigué.

Le docteur aimait bien Jean, il lui a toujours témoigné de l’amitié. C’est parce qu’il avait été prisonnier lui-même en 1914-1918 et qu’il avait gardé un bon souvenir de sa captivité au Havre.

Il était ivrogne. Il a envoyé cette photo à Jean plusieurs années après la guerre.

Jean était si fatigué de beaucoup de travail qu’il a eu une foulure au poignet, enflure, planchette, bandage, une semaine à dormir, extra bon (il s’est posé une abeille sur le poignet pour avoir une piqure, il a eu 8 jours de repos) « je vous félicite pour la chambre au Margot, une si fameuse cachette. Amitié à la ronde et à vous tout l’amour que contient mon cœur ».



Vendredi le 23 juillet 1943

La pluie ayant cessé je suis parti avec Jacques, Philippe et Margot trainer les stères à la coupe avec la jette de Charles Suzette. On en a trainé 7 avoisinant la Ramure. Oh ! Cette Ramure que de souvenirs elle me dit. C’était le pré de chez le père de mon père. Je me souviens y être venu aux champs quand j’étais comme le Philippe. Mon papa m’avait fait un moulinet sur le ruisseau puis nous avons joué à la « cabu ».

Quand en 1913 mon grand-père Jacques Perret était venu nous voir à Chagey, je l’ai conduit vers la vieille Suzette Demougin, mère de Jacques Jean et grand-mère de la femme d’Eugène Jiselbrek morte il y a 15 jours.

La vieille Suzette Demougin était d’Etobon, son père était ce si fameux joueur de violon, Coula Demougin. Elle était de l’âge de mon grand-père (ils avaient chacun 89 ans). Je vois encore la scène, elle était assise au soleil au jardin « ah ! C’est toi mon Bi Djâtieu, oh ! Qui seu âge de te voure encore inne fois avant de mourri (c’est toi mon bon Jacques, oh que je suis contente de te voir encore une fois avant de mourir) tu te souviens quand nous allions aux champs les vaches à la Ramure. Tu me faisais des « pte mlinots chu lou ru (des petits moulinets sur le ruisseau).

Elle avait voulu que mon grand-père l’embrasse quand je l’ai conduit vers elle mais en revenant il me disait : « y me ne veut pu y alla voure ste veille, alle veuillée qui l’ombrasse » (je ne veux plus aller voir cette vieille, qui veut que je l’embrasse).

Pauvre vieux grand-père, lui se croyait encore jeune, il avait fait le voyage à pied allé et retour, il a encore vécu 6 ans après.

Comme je me laisse entrainer loin de mon sujet, mais non, je ne suis pas sans un autre sujet puisque je suis dans mes souvenirs.

Un coup Philippe était perdu, nous avions déjà dit plusieurs fois « où est le gosse, où est-il parti ? ». Son père a dit « oh ! Il est sans doute après du serpolet », ah ! Le petit malin il nous entendait bien, mais il ne disait rien. Tout d’un coup il s’est mis à chanter à tue tête tout en haut d’une charmille tout près de nous. Elle était branchue depuis le pied et il avait monté avec ses sabots. Et je leur ai raconté que quand mon papa était jeune, il aimait beaucoup ce pré, il venait très souvent y tourner l’eau qui descend depuis cette côte du Chérimont et il chantait.

Ma tante Delphine, sa sœur, me racontait une fois qu’elle y fanait avec lui, elle n’avait jamais rien entendu de si beau que quand il chantait :

J’aime entendre la rame

Le soir battant les flots

L’oiseau des mers qui brame

Le chant des matelots

Elle me disait : «  ça résonnait dans des vallons, ça faisait de l’écho, comme c’était beau ».

Et j’ai voulu le chanter à Philippe, mais je n’ai pas pu aller jusqu’au bout, je l’aimais tellement mon père !

Il m’a souvent raconté que là ils avaient fait des fagots faits depuis plusieurs mois étaient sur le sol et des fourmis rouges avaient fait une fourmilière dans l’un d’eux. Sans la voir mon papa avait chargé ce fagot sur son épaule comme les autres. Pauvre, comme il avait été piqué.

Au retour Jacques nous a quitté à la Cude pour traverser le Château, pour cueillir des chanterelles ; il n’a pas voulu prendre son manteau qui était sur la voiture. Quelques minutes après un formidable orage a éclaté tout d’un coup et une averse diluvienne, une trombe d’eau a dégringolé, je n’ai pu que tirer le cheval sous des buissons, nous y accroupir et attendre. J’avais Philippe entre mes genoux il était bien. J’avais mon manteau et celui de Jacques. Mais ça a duré tellement longtemps que j’ai dételé la Margot. J’ai mis le gosse dessus avec un manteau et on s’est sauvé. Nous n’avons pas été trop mouillés, mais Jacques l’a été tant plus.

A Sochaux on a encore retrouvé plusieurs personnes vivantes dans les caves de la brasserie, elles avaient de la bière.
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