À partir de 1945 (jusqu’en 2013): passage progressif d’un enseignement technique à vocation professionnelle à un enseignement général de sciences de l’ingénieur





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Évolution de l’enseignement de la technologie industrielle


Phases, dates


Repères économique, historique, sociétaux

Système de formation

Lois, organisation, personnels

Des origines à 1815 : formation professionnelle dans l’ « échoppe ».


  • XVIIIe et Révolution française,

  • XIXe et Guerres Napoléoniennes,


De 1815 à 1879 : les initiatives locales, l’apprentissage traditionnel.



  • 1830,



  • 1833,



  • 1841,



  • 1863-1865,



  • 1870,




  • 1873,



De 1880 à 1918 : la création d’un réseau d’écoles techniques, la «  scolarisation » pour la formation des élites ouvrières et au service de la concurrence avec l’Angleterre et surtout l’Allemagne depuis la défaite de 1871.


  • 1880,



  • 1881-1886,




  • 1888,



  • 1892,




  • 1895,



  • 1902,



  • 1911,



  • 1912,



  • 1914-1918,

De 1919 à 1958 : un enseignement technique « indépendant ». L’enseignement technique est « l’étude théorique et pratique des sciences et des arts ou métiers en vue de l’industrie et du commerce, sans préjudice d’un complément d’enseignement général ».


  • 1919-1931,



  • 1920,




  • 1925,



  • 1926,


  • 1928,



  • 1934,



  • 1937,




  • 1938,




  • 1939-1944,


  • 1941,



  • 1942-1943,



  • 1944,



  • 4e République, l’âge d’or de l’enseignement technique ?

Pendant cette période la part des jeunes français scolarisé dans l’enseignement technique passe de 6% à 24%.


  • 1945-1958, à partir de 1945 (jusqu’en 2013): passage progressif d’un enseignement technique à vocation professionnelle à un enseignement général de sciences de l’ingénieur.



  • 1946,




  • 1947,



  • 1948,



  • 1949,



  • 1952,



  • 1956,


  • 1957,


De 1959 à 1979 : l’intégration dans le système éducatif.


  • 1959,



  • 1960,




  • 1961,


  • 1962,


  • 1963,


  • 1965-1967,




  • 1968,




  • 1969,



  • 1970,


  • 1971,




  • 1972,


  • 1973,


  • 1974,



  • 1975,


  • 1976,



  • 1977-1978,

À partir de 1979 : un enseignement en crise (conjoncture économique et mutations sociales) ?

  • 1982,




  • 1983,


  • 1984,



  • 1985,



  • 1986,



  • 1987,



  • 1989,




  • 1990,




  • 1991,


  • 1992,


  • 1993,



  • 1995,



  • 1996,



  • 2000,


  • 2001,


  • 2002,



  • 2004,



  • 2005,



  • 2009,


  • 2010,



  • 2011,




  • 2012,




  • 2013,



Artisanat et commerce.

Premières manufactures, besoins en infrastructures et en services techniques d’État, besoins militaires (mécanisation des armées !)

La première révolution industrielle, la machine à vapeur puis d’autres sources d’énergie en fin du XIXe siècle :

  • mécanisation du travail,

  • le travail à domicile tend à disparaître, passage de la manufacture à la fabrique en attendant l’usine,

  • concentration de l’activité dans certaines villes,

  • déqualification des tâches résultant de la division du travail : passage du compagnon à l’ouvrier,

  • crise de l’apprentissage : pendant les ¾ de ce siècle beaucoup d’enfants ne sont pas scolarisés et la scolarisation ne concerne pas significativement la préparation aux métiers de l’agriculture, du commerce et de l’industrie,

  • une des conséquences de cette crise est le travail des femmes et des enfants sans formation,

  • de nouvelles qualifications apparaissent et requièrent non seulement une compétence technique mais aussi un certain niveau scientifique voire culturel : de nombreux étrangers (des Anglais en particulier) assurent la mise en place et la maintenance des nouvelles machines… La nécessité d’une formation professionnelle efficace s’impose.



Loi pour réglementer le travail des enfants : pas de travail en dessous de 8 ans, pas plus de 8h par jour jusqu’à 12 ans, pas de travail de nuit avant 13 ans, …

Défaite de 1871 et instauration définitive de la République.

1e guerre mondiale et conséquences morales et économiques de la guerre comme catalyseur d’une nouvelle réglementation. Organisation du travail inspirée du Taylorisme.
Les entreprises de production d’automobiles vont quadrupler leurs effectifs.

Crise économique.

2e guerre mondiale, participation à l’effort de guerre.


La reconstruction du pays, le rééquipement. Les élites sensibilisées aux théories de Keynes. L’intervention de l’Etat dans l’économie fait consensus.

Le système de formation technique répond bien à la demande économique. Les responsables des branches professionnels tels que l’UIMM manifestent ouvertement leur soutien.

La proportion d’ouvriers professionnels (niveau CAP) dans les industries mécaniques est évaluée à 40,6% pour 41,8% d’ouvriers spécialisés.

91% des élèves issus des CA de la région parisienne trouve immédiatement un emploi en rapport avec le métier appris.

Le développement des bureaux d’étude et des tâches d’encadrement nécessite un nombre croissant de techniciens.

Traité de ROME qui donne naissance à la communauté économique européenne.

Seconde révolution industrielle, l’ère du nucléaire, de l’informatique de l’électronique et de l’automatisation, le développement des technologies spatiales et des biotechnologies à partir des années 1960.

Chocs pétroliers, début d’une longue crise économique.

L’élévation générale du niveau des qualifications. Le niveau IV devient le niveau de référence pour l’embauche pour beaucoup de branches professionnelles.

Mondialisation de l’économie.

L’Europe de la connaissance et les tentatives de comblement du déficit de scientifiques.

Prise en compte du développement durable, la responsabilité sociétale des entreprises.

La ré-industrialisation de la France.
Projet de loi sur la transition énergétique.
Vers une troisième révolution industrielle, « le capitalisme distribué ». Un réseau « communicant », non descendant pour la production, le stockage et la distribution de l’énergie (Jeremy Rifkin) ?

Formation professionnelle en apprentissage dans l’échoppe, reproduction de gestes et tours de mains :  « imitatin », faible formation technique.
Premières écoles techniques ou professionnelles :

  • par les communes,

  • par les ordres religieux,

  • par l’état : écoles d’artillerie et de génie, d’hydrographie, École des Ponts et Chaussées (1747), des Mines (1783), École Centrale des TP (1794) transformée en Ecole polytechnique en 1795,

  • Conservatoire des Arts et métiers (1794) : conservation de tout ce qui a trait aux arts et métiers, promotions des arts mécaniques,

  • création de l’école des arts et métiers à Compiègne en 1803, chargée (transformation d’une école technique militaire) chargée initialement de former de bons ouvriers et contremaitres, transfert à Chalon sur Marne en 1806 (il faudra attendre 1907 pour que cette école forme officiellement des ingénieurs).

L’enseignement technique est régi par les initiatives locales publiques ou privées liées à la concentration géographique de l’activité.

Quelques exemples :

  • École des mineurs de Saint-Etienne (1816),

  • École Centrale des arts et manufactures (1828),

  • École pratique des mines d’Alès (1843),

  • École d’apprentissage du Havre en 1864,




Loi Guizot créant les Écoles Primaires Supérieures dans les chefs-lieux de département et les villes de plus de 6000 habitants pour les enfants se destinant au commerce ou à l’industrie.

Instauration de l’enseignement secondaire spécial par Victor Duruy qui tente de fonder un enseignement destiné aux jeunes souhaitant entrer dans l’industrie ou le commerce. Mis en place dans la plupart des lycées à partir de 1865, il connut un certain succès puis sa dimension « générale » le transformera progressivement en sections modernes des lycées.


Ouverture de l’école d’apprentis du boulevard de la Villette à Paris (futur lycée Diderot). Cette école modèle associe formation théorique et travail à l’atelier. C’est la première école professionnelle de la ville de Paris.
La construction d’un premier réseau d’écoles d’enseignement technique intervient dans le contexte global de la scolarisation (lois Ferry de 1881-1882).

Instauration d’un nouvel enseignement technique supérieur par le biais des instituts techniques annexés aux facultés de sciences et de droit (futures ENSI).
Création des écoles manuelles d’apprentissage et des écoles primaires supérieures qui intègreront l’essentiel des structures historiques existantes et donneront naissance à de nouvelles structures. Fondées par des communes ou des départements elles peuvent être subventionnées par les deux ministères. A partir de 1888 elles seront placées sous la double tutelle des deux ministères.
Création des Ecoles nationales professionnelles (ENP). Elles virent leur niveau s’élever progressivement, une part des élèves les fréquentait pour préparer le concours d’entrée aux écoles d’arts et métiers. Onze ouvriront à Paris sur le modèle de Diderot : Dorian, Boulle, Estienne, d’Alembert, B. Palissy, G. Pilon… Et six en province avant 1914. A leur transformation en lycées techniques d’Etat en 1960, il en existait 30.

Création des Écoles pratiques de commerce et d’industrie (EPCI) par transformation des 12 écoles primaires supérieures dotées de sections professionnelles. Elles sont chargées de former des employés de commerce et des ouvriers «aptes à être immédiatement utilisables ». Ces écoles se développent rapidement et seront 69 en 1914 (13000 élèves) et 122 en 1941. 

Toutefois l’apprentissage reste la voie majeure de formation professionnelle. Sa législation n’a pas évolué depuis 1851. Il continue à fonctionner dans un cadre ultra-libéral avec des effets perçus comme de plus en plus insupportables.

Développement des écoles (ENP, EPCI, …) pour répondre au besoin de main d’œuvre qualifiée. Le niveau de formation des ENP augmente.


Mise en place des premiers cours professionnels (futurs CFA) obligatoires surtout portés par les pouvoirs publics, après une certaine dynamique le processus se grippe. Hors de la métallurgie, la référence au modèle allemand reste un vœu pieux.

Participation à la lutte contre le chômage à partir de 1931.

Création des ateliers-écoles : organes de formation ouverts dans les entreprises pour la formation des ouvriers tout en travaillant –rééducation des chômeurs) mais aussi des institutions de préapprentissage et d’initiation professionnelle pour les enfants d’au moins 13 ans.

Création de Centres de Formation Professionnelle accélérée (futurs Centres d’Apprentissage) en 1939 (formation en six mois en particulier pour les entreprises d’armement), puis développement de ces centres jusqu’en 1944.

Création du CCCABTP en 1942.
Les EPCI deviennent des Collèges techniques.

Les Centres de Formation Professionnelle deviennent des Centres d’Apprentissage.

Création des Écoles nationales supérieures d’ingénieurs (ENSI).
Création des cours de perfectionnement organisés par l’Education nationale pour les ouvriers et artisans souhaitant obtenir un CAP ou devenir techniciens.

Création, par Jacques Vienot, rue Dupetit-Thouars/Duperré, d’un cours supérieur d’esthétique industrielle.

À l’issue de l’enseignement primaire et après le cycle d’observation, cinq orientations sont possibles :

- un enseignement technique long sanctionné par un brevet de technicien,

- un enseignement technique court (professionnel) sanctionné par un CAP en trois ans préparé dans un Collège d’enseignement technique (ex centre d’apprentissage),

- un enseignement terminal, avec le concours des professions, pour les enfants qui désirent entrer en apprentissage,

- un enseignement général court dans les collèges d’enseignement général,

- un enseignement classique ou moderne long.

L’instruction devient obligatoire jusqu’à 16 ans.

Les Centres d’apprentissage deviennent les Collèges d’Enseignement Technique (CET).

Les ENP et les Collèges techniques deviennent les lycées techniques.


Les cours professionnels obligatoires deviennent les Centres de Formations des apprentis (CFA).
Création du Brevet de technicien Supérieur (BTS) par transformation de 33 brevets de technicien.

Création des Collèges d’Enseignement Secondaire qui comprennent trois voies : classique, moderne, terminale (6e et 5e de transition, 4e et 3e pratique). Palier d’orientation repoussé en fin de 3e. La préparation du CAP est réduite à deux ans.

Création des baccalauréats de technicien et du baccalauréat E après une seconde T. Ils sont appelés à remplacer les Brevets de techniciens :

  • baccalauréats F1 à F12 (Arts appliqués en 1980),

  • baccalauréat H : informatique et programmation.

Les baccalauréats de technicien affichent une double finalité : insertion professionnelle et poursuite d’études essentiellement en STS. Début de déprofessionnalisation.
Création des IUT.
Création des BEP. Les CAP, trop spécialisés ne semblent plus répondre aux besoins de l’économie dans certaines filières.
Introduction d’un enseignement de technologie dans les classes de 4e et 3e modernes et classiques.

Création des Classes Préprofessionnelles de Niveau (CPPN) et des Classes Préparatoires à l’Apprentissage.

L’Education Manuelle et Technique (EMT) est introduite.

Les CET sont transformés en Lycées d’Enseignement Professionnel (LEP).
Ouverture des CPGE technologiques dites TA aux grandes écoles après harmonisation des classes préparatoires à l’ENSET section B et à l’ENSAM.

Création des 4e et 3e préparatoires devant les difficultés d’insertion des titulaires d’un CAP.


Introduction de la technologie en 6e.

Création des classes expérimentales de 4e et 3e qui deviendront les 4e et 3e technologiques en 1987-1988.
Les lycées d’enseignement professionnel deviennent des lycées professionnels. Création du baccalauréat professionnel dans l’optique d’amener 80% d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat.

Création de la Technologie au collège.

Mise en place des options Technologie des Systèmes Automatisés (approches systémique et pluri-technologique) et Productique en seconde.


Programmes de 4e et 3e technologiques.


Création des baccalauréats Sciences et Techniques Industrielles, Sciences Médico-sociales, Sciences et Techniques de Laboratoires, Arts appliqués (apparition du terme « design »). Création du baccalauréat S(TI).

Suite de la déprofessionnalisation.

Création des sciences industrielles de l’ingénieur (SII) en CPGE.
Création des SEGPA.

Rénovation des programmes de technologie au collège (« le nouveau contrat pour l’Ecole »).
Création des licences professionnelles.

Création des PPCP en BEP, baccalauréat professionnel et CAP (2002).

Création des options Initiation aux Sciences de l’Ingénieur et Informatique et Système de Production (ISP) en seconde.
Création du baccalauréat S Sciences de l’ingénieur (SSI).

Mise en place du lycée des métiers.
Création de la Validation des Acquis de l’Expérience et du Répertoire National des Certifications Professionnel (RNCP).
Création du BTS Design d’espace.
Création de la Découverte Professionnelle 3h (DP3) et 6h (DP6).

Rénovation de la voie professionnelle.

Nouveaux programmes de technologie au collège.
Création des enseignements d’exploration de seconde Sciences de l’Ingénieur (SI) et Création Innovation Technologique (CIT).
Rénovation des baccalauréats technologiques et SSI. Création du baccalauréat STI2D avec 4 approfondissements, du baccalauréat STD2A, du baccalauréat STL, du baccalauréat ST2S.

Déspécialisation et déprofessionnalisation complète en particulier de ces baccalauréats.
Un enseignement intégré de technologie industrielle de la 6e à la Terminale.


Le duc de la Rochefoucault-Liancourt (créateur en 1788 de l’ancêtre de l’école des arts et métiers de Compiègne) est nommé inspecteur général chargé de l’enseignement industriel par le consul Bonaparte en 1802.

L’état se contente de fixer le cadre réglementaire et législatif, de distribuer des subventions et de gérer ses grands établissements.
En 1830, la crise de l’apprentissage conduit à légiférer : création du contrat d’apprentissage écrit ou oral et à entamer une réflexion sur la scolarisation des formations professionnelles.


Suite au retard constaté de la France au cours de l’exposition universelle de Londres, mise en place d’une commission sur l’enseignement professionnel par le ministre de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics. Elle élabore la première définition de l’enseignement technique mais se prononce contre son organisation générale par l’Etat.

Création de l’Union centrale des beaux-arts appliqués à l’industrie à la place de la Société du progrès pour l’art industriel.
Création du Conseil Supérieur de l’enseignement technique qui a pour rôle de répartir les subventions de l’Etat et d’assurer l’inspection des écoles techniques.

« Affrontement » du ministère de l’Instruction publique et de celui du Commerce et de l’Industrie :

  • dimension sociale et républicaine pour le ministère de l’Instruction publique, les écoles professionnelles devaient continuer l’effort d’éducation (O. Gréard, F. Buisson),

  • formation essentiellement centrée sur le métier pour le ministère du Commerce et de l’Industrie.



Création de l’Inspection de l’enseignement technique en 1888 chargée d’inspecter dans les écoles manuelles d’apprentissage (ministère de l’Instruction publique), création d’un comité d’inspection de l’enseignement technique au ministère du Commerce et de l’Industrie. Après intégration de toutes les écoles d’enseignement technique à ce ministère, l’inspection fut réformée en 1899 avec création d’une structure complète d’inspection avec un Inspecteur Général, des inspecteurs spéciaux pour les EPCI, des inspecteurs régionaux et départementaux.
C’est le ministère du Commerce et de l’Industrie qui obtient la tutelle de toutes les écoles d’enseignement technique à partir de 1892 (EPCI) et 1900 (ENP).
Création de la Direction de l’enseignement technique (DET) au ministère du Commerce et de l’Industrie.

Création de l’Association Française pour le Développement de l’Enseignement Technique (AFDET).

Création du Certificat de capacité Professionnelle qui deviendra en 1919 le Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP) qui sanctionnait un apprentissage de trois années de pratique dans le commerce et l’industrie. Ces examens étaient organisés à l’échelon départemental sous la responsabilité du Préfet. Pour leur organisation, la loi crée des comités départementaux de l’enseignement technique qui rassemblaient des représentants bénévoles des employeurs, des salariés et de l’administration : les inspecteurs de l’enseignement technique, ils deviendront les futurs Conseillers de l’Enseignement Technique (CET).
Création de l’École nationale de l’enseignement technique, 1925- 1936 : création des sections « lettres/langues », « dessin industriel », « dessin et art appliqué », transformation en ENSET en 1932, …, puis ENS Cachan en 1985, création en 2013 de l’ENS Rennes.
Rattachement au ministère de l’Instruction publique (puis Éducation nationale) malgré une certaine hostilité, l’enseignement technique est géré par un sous-secrétariat d’Etat mis en place en 1920 dans le cadre de la loi Astier de 1919.

Loi Astier portant sur l’organisation de l’enseignement technique industriel et commercial. Premier texte organique réglementant l’ensemble de l’enseignement technique. Instauration des cours professionnels obligatoires.
Création de l’Inspection générale de l’enseignement technique en 1921.

Création de la Taxe d’apprentissage afin de trouver le financement des cours professionnels.

Création des Chambres de métiers (copie du système allemand après le retour de l’Alsace-Lorraine à la France).
Création du Brevet professionnel qui vise les ouvriers cherchant à s’élever dans la hiérarchie professionnelle.
Loi sur l’apprentissage qui fait obligation à l’apprenti de se présenter à un CAP.
Loi définissant le titre d’ingénieur et en réglementant la délivrance.
Projet de loi Jean Zay tentant un enseignement secondaire unifié comprenant trois filières dont une technique mais non sanctionnée par un baccalauréat.

Loi Walter Paulin sur la formation artisanale (non prévue par la loi Astier), la loi confie l’organisation de l’apprentissage artisanal aux Chambres de métiers sous la tutelle de la DET.
Décret-loi sur la formation et l’orientation professionnelle complétant la loi Astier. Tout employé de 14 à 17 ans a droit à une « éducation professionnelle pratique ». Il lie formation et orientation, tout apprenti devant passer devant un service d’orientation professionnelle. Il oblige également les entreprises de plus de cinq employés ne relevant pas des chambres des métiers à embaucher des apprentis selon une proportion fixée par la branche de métiers.

Instauration de la promotion ouvrière par le ministère du Commerce et de l’Industrie. Le développement du chômage conduit à mieux former les ouvriers déjà immergés dans le monde du travail.

Réforme Carcopino.

Le monopole de la délivrance des diplômes professionnels est accordé à l’Etat.

Poursuite du processus de scolarisation.

Création des Ecoles Normales Nationales d’Apprentissage (ENNA) chargées de la formation des enseignants des Centre d’apprentissage en 1945. La constitution d’une école spécifique pour ces enseignants contribue à identifier une filière professionnelle et une filière technique.

Création d’un statut des Inspecteurs de l’Enseignement Technique (20 inspecteurs principaux et 100 IET). Les anciens inspecteurs deviennent des Conseillers de l’Enseignement Technique (CET).
Création du baccalauréat « Mathématique et technique » pour les élèves des ENP et des Collèges techniques.
Organisation de la formation professionnelle des adultes.

Création des Commissions Nationales Professionnelles Consultatives (25) pour élaborer les programmes d’apprentissage, les règlements d’examen et fixer les contenu des diplômes.
Statut des Centres d’apprentissage formant les ouvriers qualifiés. La durée des études se généralise à 3 ans et conduit à un CAP.
Création du Brevet d’Etudes Industrielles et du Brevet de technicien (futur BTS).
Création du code de l’enseignement technique.

Fondation du CERPET.
Décret sur la formation des techniciens qui prévoit l’ouverture de sections (deux années d’étude) de formation, sanctionnées par un Brevet de technicien, dans les ENP et les Collèges techniques.

Réforme Bethoin et intégration « complète » de l’enseignement technique dans le système éducatif.

Les anciens ordres parallèles d’enseignement sont intégrés à trois degrés successifs.


Création du CAPET. Avant, les personnels de chaque type d’établissement étaient régis par des statuts spécifiques.
Réforme de l’administration du MEN. La Direction de l’enseignement technique disparaît et ses attributions sont confiées à la Direction de l’organisation et des programmes scolaires.


Création des Centres de Formation des Professeurs Techniques Adjoints (CFPTA) chargés des enseignements d’atelier dans les lycées techniques (ils seront intégrés au corps des certifiés dans les années 1980).
Réforme Fouchet-Capelle.
Création d’une nomenclature à six niveaux pour la formation professionnelle. Cette nomenclature sera généralisée à partir de 1969.

Loi d’orientation sur la formation professionnelle.

Création de l’agrégation de mécanique.

Loi d’orientation sur l’enseignement technologique : l’enseignement technique devient technologique.

La loi restaure les CAP en trois ans après la 5e que les mesures précédentes n’ont pas réussi à supprimer.

Loi relative à l’apprentissage (premier statut réel de l’apprentissage) : définition et statut juridique du contrat d’apprentissage qui doit être passé par écrit, rémunération des apprentis et horaire réservé aux enseignements (minimum de 360 heures par an).

Loi sur la formation professionnelle continue.
Décret créant un service de l’inspection d’apprentissage (SAIA).

Loi Royer sur le préapprentissage.

Création des GRETA.


Loi Haby créant le collège unique, unifiant le premier cycle du secondaire. Disparition des classes de transition, des CCPN et des CPA (très progressif).

Création des agrégations de Génie Mécanique, Génie Electrique, Génie Civil.

Statut d’apprenti. Carte d’apprenti. Encouragements de l’Etat au développement de l’apprentissage.
Ordonnance sur l’insertion sociale des jeunes de 16 à 18 ans.

Première loi de décentralisation transférant des compétences dans le domaine de la formation professionnelle et de l’apprentissage aux régions.


Loi Carraz sur l’enseignement technologique et professionnel. Les BT seront transformés en baccalauréats technologiques ou professionnels. La mobilité des personnels entre les entreprises et les établissements scolaires est encouragée.

Mise en place du statut des PLP.
Création du Haut Comité Education Economie.
Loi Seguin sur l’apprentissage l’ouvrant à l’ensemble des niveaux de formation.
Loi d’orientation Jospin.

Création des IUFM (« universitarisation » de la formation des maîtres).
Réforme des lycées d’enseignement général et technologique.

Création de la Validation des Acquis Professionnels.

Loi quinquennale relative au travail permettant l’ouverture de sections d’apprentissage dans un établissement d’enseignement public.

Création d’un ministère délégué à l’enseignement professionnel.


Acte II de la décentralisation.

Loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école qui fixe un objectif supplémentaire de 50% d’une classe d’âge diplômés du supérieur.
Réforme du lycée d’enseignement général et technologique.
Création du CAPET unique SII.
Création de l’agrégation de SII
Loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’Ecole de la République.

Trois agrégations SII avec une épreuve d’admissibilité commune.
Mise en place des Écoles Supérieures du Professorat et de l’Education (ESPE).













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