1. Saint Vincent de Paul, t. XII p. 437. 2





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LE GRAND SAINT DU GRAND SIECLE

Monsieur Vincent
par
Pierre Coste

Prêtre de la Mission

Volume III


Desclée de Brouwer et Cie, Editeurs

Paris


Nihil Obstat

die 15 augusti 1931

P. Payen

censor deputatus
Imprimi Potest

Parisiis, die 15 augusti 1931

F. Verdier

Sup. Gen.
Imprimatur

Lutetiae Parisiorum, die 16 augusti 1931

V. Dupin,

Vic. Gen.
Tous droits de reproduction et de traduction réservés


CHAPITRE XLIV
LES RETRAITES SPIRITUELLES.

Grand nombre de retraitants à Saint-Lazare ; retraites de Pavillon, Bourdoise, Guy Lasnier, abbé de Vaux, Kériolet, Olier ; saint Vincent à la disposition des retraitants ; exercices ; directeur général ; livre de Méditations ; gratuité et dépenses ; intérêt que saint Vincent portait à ses retraitants ; instructions données aux clercs mis à leur disposition ; désintéressement ; prières de la communauté ; fruits des retraites.

Les retraites spirituelles sont un des moyens les plus efficaces pour s’affermir dans le bien, ou pour rentrer dans la voie du devoir quand on en est sorti. De tout temps, les saints l’ont compris, particulièrement saint Ignace de Loyola ; mais peu ont réussi, dans la mesure où l’a fait saint Vincent, à répandre l’usage de cette salutaire pratique.

Son premier retraitant fût Jean Coqueret, docteur de Navarre, principal du collège des Grassins. Coqueret envoya ensuite ses élèves (1). Peu à peu d’autres se présentèrent. On se dit de divers côtés le bienveillant accueil fait, d’abord aux Bons-Enfants, puis à Saint-Lazare, aux personnes qui s’y rendaient pour passer quelques jours dans le recueillement de la méditation et de la prière, et bientôt ce fut l’affluence.

On comptait dix-huit retraitants le 20 février 1640 (2). Saint Vincent déclarait en 1658 qu’ils étaient “ pour l’ordinaire au nombre de huit ou dix ecclésiastiques et autant de laïques ” (3). Le total annuel des retraitants,
1. Saint Vincent de Paul, t. XII. p. 437.

2. Ibid., t. Il, p. 22.

3. Ibid., t, VII, p. 298.

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pour la seule maison de Saint-Lazare, montait à sept ou huit cents. On accourait des provinces éloignées. Tout le monde était admis sans distinction de classes : évêques, présidents, docteurs de Sorbonne, magistrats, prêtres séculiers, religieux, soldats, ouvriers, domestiques. Les femmes seules étaient exclues. Une oeuvre semblable fonctionnait pour elles à la maison-mère des Filles de la Charité.

Parmi ceux qui prenaient part aux retraites, beaucoup venaient simplement se retremper dans la ferveur pour avoir la force de persévérer dans le bien. Certains étaient amenés par des motifs spéciaux. On y voyait des pécheurs résolus à rentrer dans la voie du devoir, des jeunes gens préoccupés par le choix d’une carrière, des prélats à la veille de recevoir la consécration épiscopale, des religieux peu exemplaires envoyés par leurs supérieurs pour être amenés, par l’effet de la grâce, à réformer leur conduite.

“ Je vous supplie, disait un jour saint Vincent aux siens (1), de remercier Dieu de l’attrait qu’il donne de faire ici retraite, à tant de personnes que c’est merveille ; tant d’ecclésiastiques de la ville et des champs, qui quittent tout pour cela ; tant de personnes qui pressent chaque jour pour y être reçues et qui demandent avec instance longtemps auparavant. Grand sujet de louer Dieu! Les uns me viennent dire : Monsieur, il y a longtemps que je demande cette grâce, je suis venu tant de fois ici sans pouvoir l’obtenir ; les autres : Monsieur, il faut que je m’en aille, je suis en charge ; mon bénéfice me demande ; accordez-moi cette faveur ; d’autres : j’ai achevé mes études et je suis obligé à me retirer et à songer à ce que je dois devenir ; d’autres encore : Monsieur, j’en ai grand besoin ; oh ! si vous le saviez, vous m’accorderiez bientôt cette grâce. ”

Aux visites s’ajoutaient les lettres. En ouvrant, son courrier, saint Vincent trouvait tous les jours de nou-
1. Saint Vincent de Paul, t. XI, p. 229.

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velles demandes. On le suppliait, pour soi ou pour d’autres, d’un ton qui montrait quel bien on attendait de ces retraites.

Un ecclésiastique d’Orléans lui écrivait : “  Je vous prie de m’octroyer, pour l’amour de Dieu et de la Sainte Vierge, encore une autre retraite en votre maison. Je ne fais que soupirer après ce dessein... Lorsque je pense aux bons sentiments que l’on conçoit chez vous, j’en suis comme ravi hors de moi-même, et je ne puis que je ne souhaite qu’il plût à Dieu que tous les prêtres eussent passé par ces saints exercices. Si cela était, nous ne verrions pas tous les mauvais exemples que plusieurs donnent, au grand scandale de l’église. ”

Les fruits que remportent ceux qui ont fait chez vous les exercices de la retraite spirituelle, écrivait de son côté un curé de campagne, répandent une telle odeur en tous les lieux où ils passent, qu’ils font naître en l’esprit de plusieurs le désir d’en aller cueillir eux-mêmes sur l’arbre. Voyant donc un de mes proches parents dans cette volonté, j’ai cru ne pouvoir mieux faire pour lui que, de vous supplier très humblement qu’il vous plaise le recevoir à faire en votre maison les exercices de la retraite spirituelle. ”

Après avoir épuisé tous les moyens à sa disposition pour retirer un curé du désordre, le baron de. Renty pensa aux conversions merveilleuses qui s’opéraient à Saint-Lazare, et il supplia saint Vincent d’accepter cet ecclésiastique parmi les retraitants.

Le supérieur d’une communauté religieuse de Paris lui adressa, pour le même motif, un religieux de son Ordre, curé de paroisse. “ Ce bon religieux, disait-il dans sa lettre, a grand besoin d’amender sa vie, ci-devant assez déréglée, au préjudice des âmes qu’il a sous sa conduite. On lui a recommandé de se retirer chez vous, comme en un lieu de sûreté pour les âmes et d’adresse pour les remettre au chemin de leur devoir. Je vous prie très instamment... de le recevoir. ”

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Aux pécheurs se mêlaient des hérétiques, désireux de s’instruire avant d’abjurer leurs erreurs. “ Voici, écrivait à saint Vincent un religieux de Paris, voici un sujet digne de votre charité que je vous envoie ; c’est un page du prince de Talmont, qui, jusqu’à présent, a été élevé en la fausse religion calviniste et s’est adressé à moi pour se convertir ; mais, ne me trouvant pas assez puissant pour une si bonne oeuvre, je prends la hardiesse de vous l’adresser, comme à celui à qui Dieu fait des grâces très particulières et très grandes pour sa gloire et pour le salut des pécheurs et des dévoyés (1). ”

Saint Vincent n’attendait pas qu’on lui demandât la faveur d’être reçu parmi les retraitants de Saint-Lazare ; il conseillait de lui-même ce moyen de sanctification à ceux qui lui semblaient en avoir besoin. Au temps des misères de la Fronde, tandis qu’il passait à cheval dans Paris, un individu lui reprocha publiquement d’être la cause des impôts dont le peuple était accablé. Il descendit de sa monture, s’agenouilla dans la rue et supplia son accusateur de lui pardonner ses torts. Celui-ci, désarmé par cette attitude humiliée, alla trouver le lendemain à Saint-Lazare celui qu’il venait d’insulter, pour se confondre en excuses. Vincent de Paul l’accueillit en ami et réussit à le garder une semaine avec lui pour le préparer, par les exercices d’une retraite, à une bonne confession générale. Il se vengeait comme les saints savent le faire (2).

Plusieurs retraitants ont laissé un nom dans l’histoire. En mai ou juin 1632, le groupe des exercitants comprenait, entr’autres, “ un évêque nommé, un premier président, deux docteurs, un professeur de théologie et M. Pavillon ” (3). Ce dernier, nommé plus tard à l’évêché d’Alet, fit, dans la même maison, la retraite préparatoire à son sacre (4).
1. ABELLY, op. cit., l. Il, chap. IV, sect. IV, p. 284-286.

2. ABELLY, op. cit., t. III, chap. XI, sect. VII, p. 170.

3. Saint Vincent de Paul, t. I, p. 1s7.

4. Ibid., p. 237, note 5.


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Saint-Lazare eut encore le bonheur d’avoir Adrien Bourdoise. Persuadé dans son humilité que son absence serait utile à sa communauté de Saint-Nicolas, ce saint prêtre aurait voulu prolonger sa retraite plusieurs mois. Après quelques jours, Monsieur Vincent, sur les instances des Nicolaïtes, lui fit comprendre qu’il valait mieux retourner chez lui (1).

Guy Lasnier, abbé de Vaux, un des plus saints ecclésiastiques du diocèse d’Angers, fut au nombre des retraitants de l’année 1635 (2).

Pierre de Kériolet, le fameux pénitent breton, suivit son exemple. On montrait encore, à l’extrémité du séminaire, au XVIIIe siècle, la petite chambre qu’il avait occupée (3).

Avant d’aller évangéliser, en Auvergne, les paroisses qui dépendaient de son abbaye de Pébrac, Jean-Jacques Olier tint à s’y préparer par dix jours de recueillement à Saint-Lazare (4).

Saint Vincent n’avait pas le temps matériel de recevoir lui-même chaque exercitant pour le diriger. Il se rendait néanmoins, dans la mesure où ses occupations le lui permettaient, au désir de ceux qui étaient d’un certain rang ou avaient un besoin tout spécial de ses conseils.

Avant de donner une pratique, il se renseignait sur la passion dominante. A cette question, un docteur, qui avait l’habitude de venir chaque année à Saint-Lazare pour sa retraite, lui répondit : “ Monsieur, vous me donnez bien à penser ; néanmoins je vous répondrai que nous autres qui sommes de la partie septentrionale, nous sommes fort peu sujets aux passions. Ce n’est pas qu’il n’y en ait quelques-unes, mais non pas communément
1. Vie de M. Olier, par Faillon, 4° éd., Paris, 1873, 3 vol. in-8°, t. 1, p. 93.

2. Saint Vincent de Paul, t. XI, p. 211.

3. La Vie de Saint Vincent de Paul, par COLLET, t. l, p. 282.

4. FAILLON, op. cit., t. l, p. 93.

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parlant. ” Saint Vincent fut frappé de la justesse de cette observation et plus tard il la rappela aux siens dans une répétition d’oraison.

S’il avait posé sa question, c’est que la passion dominante est la source des fautes les plus habituelles et que la retraite tend avant tout à combattre le péché.

“ Par ce mot de Retraite spirituelle ou d’Exercices spirituels, a-t-il écrit, il faut entendre un dégagement de toutes affaires et occupations temporelles pour s’appliquer sérieusement à bien connaître son intérieur, à bien examiner l’état de sa conscience, à méditer, contempler, prier et préparer ainsi son âme pour se purifier de tous ses péchés et de toutes ses mauvaises affections et habitudes, pour se remplir du désir des vertus, pour chercher et connaître la volonté de Dieu et, l’ayant connue, s’y soumettre, s’y conformer, s’y unir, et ainsi tendre, avancer et enfin arriver à sa propre perfection (1). ”

Ces mots nous laissent deviner quels étaient les exercices prescrits aux retraitants. La journée durait de quatre heures du matin à neuf heures du soir. Il y avait place dans le règlement quotidien pour des examens de conscience, des méditations et des lectures spirituelles dans l’Imitation de Jésus-Christ, Louis de Grenade ou d’autres livres recommandés par le directeur. Ces lectures remplaçaient les prédications, que, vu la continuité des retraites, la variété et le petit nombre simultané des retraitants, on n’avait pas cru devoir établir. La confession générale de sa vie, ou du moins de la partie de sa vie écoulée depuis la précédente confession générale était l’acte principal du retraitant. Dans les oraisons, chacun portait son attention sur sa condition spéciale et les devoirs de son état. Quand la retraite était provoquée par un motif particulier, comme, par exemple, pour s’éclairer sur le choix d’une carrière, ou pour arriver, à
1. ABELLY, op. cit., t. Il, chap. IV, sect. I, p. 270.

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se corriger d’un défaut, c’est vers ce but que tout convergeait.

René Alméras fut chargé de la direction générale des retraites entre 1641 et 1646. Son biographe dit qu’il en dressa “ la plupart des règlements ” et veilla jalousement sur leur application. Il était même sévère envers les officiers subalternes qui se relâchaient de leurs devoirs (1).

Saint Vincent comprit bien vite qu’il serait bon de mettre un cours de méditations entre les mains des retraitants pour les aider à faite oraison. Son choix se porta sur un livre qu’il appréciait beaucoup, les méditations du P. Busée, jésuite, sur les évangiles et fêtes de l’année (2). Pour le but qu’il se proposait, ce livre, composé en latin, avait besoin d’être traduit, retouché, complété par une série de méditations propres au temps des retraites et par divers suppléments, tels qu’une méthode d’oraison selon l’esprit de saint François de Sales, des prières, des règlements et des instructions pour les exercitants et les personnes charges de les diriger. M. Alméras, à qui ce travail fut confié, se mit à l’oeuvre (3). L’ouvrage parut
1. Notices sur les prêtres, clercs et Frères défunts de la Congrégation de la Mission, première série, t. III, p. 244.

2. Enchiridion piarum meditationum in omnes dominicas, sanctorum festa, Christi passionem et caetera. Une traduction française de cet ouvrage avait paru à Douai en 1612.

3. Le traducteur a voulu garder l’anonymat. Le titre qu’il prend et les initiales sous lesquelles il se cache dans les différentes éditions nous permettent de le deviner. Son nom est remplacé tantôt par les mots “ un ecclésiastique de Paris ” (Editions de 1655, 1660, 1667, 1668 ; formule des docteurs qui approuvent l’édition de 1655), tantôt par les initiales L. P. A. D. L. M. (éditions de 1650, 1651, 1652, 1659 ; formule des docteurs qui approuvent l’édition de 1644, reproduite dans les éditions de 1651 et 1659). Dans l’unique édition latine du même ouvrage (1654), il est dit que Busée a été traduit et accru “ studio P. A. C. M. ” Comment compléter ces initiales ? On a cru qu’elles signifiaient pour le premier cas : “ Portail Antoine, de la Mission” ; pour le second : “ Portail Antonii, Congregationis Missionis. ” La lecture des mots “ de la Mission ” et “ Congregationis Missionis ” ne souffre aucune difficulté ; mais le reste ne concorde pas avec le premier groupe d’initiales, car il y a L. P. A, et non P. A. Du fait que la lettre L ne se trouve pas dans la formule latine, il est permis de conclure qu’elle est l’initiale, non d’un nom propre, mais de l’article. D’où il suit que le nom suivant est un nom commun. Ainsi nous arrivons à lire : “ Le Père (ou prêtre) A., de la Mission ”, et “ Patris (ou presbyteri) A., Congregationis Missionis. ” Reste à compléter l’initiale A. Parmi les premiers compagnons de saint Vincent dont le nom commençait par l’initiale A, nous n’en voyons qu’un auquel on puisse attribuer la traduction de Busée ; c’est M. Alméras ; les autres ou étaient trop jeunes, ou n’habitaient pas Paris. Comme M. Alméras était justement en

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en 1644. Il eut tant de succès que l’édition de 1660 était déjà la neuvième et que les traductions postérieures de Busée conservèrent les additions de M. Alméras.

Pour faciliter à tous la pratique des exercices spirituels, saint Vincent recevait gratuitement ceux qui se présentaient. Si les aumônes volontaires étaient acceptées, elles étaient si peu provoquées que beaucoup auraient cru faire acte d’indélicatesse en offrant quelque chose. La charge était d’autant plus lourde que les dames de la Charité, si généreuses pour les autres oeuvres, semblaient se désintéresser complètement de celle-là, Heureusement, en 1658, un bienfaiteur se présenta : c’était Louis de Chandenier, abbé de Tournus et prieur de Saint-Pourçain. Il offrit son prieuré à Saint-Lazare, pour l’aider à supporter les frais occasionnés par les retraites, celles des ordinands et les autres. Les revenus étaient assez considérables, mais l’évêque de Clermont, dont l’approbation était nécessaire, y mit comme condition que des missions seraient données, tous les cinq ans, à Saint-Pourçain et dans les villages environnants, en sorte que l’oeuvre des retraites fut privée d’une partie de ses fruits (1).

On s’étonnait que la maison pût supporter tant de dépenses. En vérité, les dettes s’accumulaient et l’économe était souvent dans l’embarras (2). Plusieurs membres de la communauté trouvaient que saint Vincent poussait un peu loin la confiance en la divine Providence. “ Puis-je refuser d’aider, répondait-il, des personnes qui désirent se sauver ? ” Il disait encore : “ Si nous avions de quoi subsister pendant trente ans et que notre charité. envers les retraitants dût nous réduire à la misère au bout de quinze, il ne faudrait pas cesser, de les recevoir. La dé-
1644 directeur des retraites de Saint-Lazare, qu’il en a dressé la plupart des règlements et qu’on trouve ces règlements dans l’ouvrage, il n’y a, semble-t-il, guère de place pour le doute.

1. Saint Vincent de Paul, t. VII, p. 299.

2. ABELLY, op. cit., l. III, chap. III, p. 13.

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pense est grande ; c’est vrai ; mais quoi ! peut-on faire un meilleur usage de son argent ? ”

Aucune objection ne trouvait grâce à ses yeux ; il avait réponse à tout. Alléguait-on le manque de place, il offrait sa propre chambre. Lui faisait-on remarquer que, parmi tant de monde, certains ne tiraient aucun profit des exercices spirituels, il en convenait, mais ajoutait : “ Il n’y a point d’oeuvre de piété qu’on ne profane, rien de si saint dont on n’abuse, ce n’est pas un motif de s’en désister. ” Plusieurs, sous prétexte de retraite, venaient à Saint-Lazare pour y trouver, pendant dix jours, le gîte et le couvert. Comment éviter pareil abus ? “ C’est toujours une aumône agréable à Dieu, remarquait saint Vincent. Si vous prenez trop de précautions pour discerner et écarter les hypocrites, vous éloignerez aussi ceux qui viennent dans le dessein de travailler à leur perfection. ”

Un jour pourtant, pressé plus vivement par l’assistant ou l’économe, en un temps où la maison n’avait pas de quoi se suffire, il répondit : “ Conduisez-moi tous ceux qui se présenteront ; je me réserve de faire un choix parmi eux. ” Le coeur du bon saint l’emporta sur ses velléités de sévérité, et l’on eut plus de retraitants que jamais (1). Il fallut chercher un autre remède.

Saint Vincent ne se contentait pas des dépenses occasionnées par le séjour des exercitants à Saint-Lazare ; il y ajoutait volontiers toutes celles que la Providence, à l’occasion des retraites, semblait lui indiquer. Si, comme il arrivait parfois, un retraitant tombait malade d’une maladie qui ne lui permettait pas de retourner chez lui, il trouvait à l’infirmerie de la maison les soins exigés par son état et y restait tout le temps nécessaire. S’il était pauvre, une aumône lui était remise au moment du départ. Abelly parle d’un prêtre sans ressources qui reçut une soutane, un bréviaire et dix écus (2).
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