1. Saint Vincent de Paul, t. XII p. 437. 2





titre1. Saint Vincent de Paul, t. XII p. 437. 2
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1. ABELLY, op. cit., l. II, chap. XIII, sect. II, p. 444.

2. Ibid., sect. VIII, p. 464.

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à la maison du roi et de la reine ou à l’armée, mais de ceux-là seulement qui, doués des qualités requises, n’étaient pas suffisamment pourvus. Ces ecclésiastiques avaient, pensait-il, un certain droit de passer avant les autres (1).

La liste était dressée avec soin, non pas seulement sur les certificats présentés, mais sur les résultats d’une enquête sérieuse (2).

Dans les choix auxquels il s’arrêtait, saint Vincent s’inspirait uniquement des qualités du candidat et des besoins du monastère ; il avait d’autant plus de mérite à cela que les religieux les moins fervents étaient en général les plus intrigants et qu’ils allaient chercher des protecteurs à la cour parmi les princes eux-mêmes. Les considérations d’amour-propre et d’intérêt lui étaient inconnues. “ Il n’avait aucun égard à la puissance de ceux qu’il refusait, écrit Abelly (3) ; il ne s’étonnait point de leurs menaces ; il ne se mettait en aucune peine des dommages ou des persécutions qui lui en pouvaient arriver ; mais il regardait uniquement Dieu, auquel seul il désirait plaire et auquel seul il craignait de déplaire (4). ”

Il savait présenter ses excuses avec tant de grâce, tant de respect, tant d’humilité que souvent, chez ceux qui le recevaient, au regret de n’avoir pas réussi ne se mêlait aucun sentiment de rancune.

Il y avait des exceptions pourtant.

Un grand seigneur, déçu dans son attente, le couvrit, d’injures au Louvre devant un groupe nombreux de courtisans. On le dit à la reine. Le coupable reçut ordre de s’éloigner de la cour. Il n’y aurait pas reparu de longtemps si saint Vincent lui-même, n’avait imploré sa grâce.

Un autre jour, c’est un haut personnage, “ magistrat
1. ABELLY, op. cit., l. II, chap. XIII, sect. II, p. 446.

2. Ibid., sect. VIII, p. 465.

3. Ibid., chap. XIII, sect. XI, p. 475.

4. Voir encore ABELLY, op. cit., l. III, chap. XVI, sect. I, p. 253.

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des plus considérables d’une cour souveraine ”, qui l’accoste en pleine rue, lui demande une faveur, essuie un refus, se fâche, s’emporte et reçoit pour toute réponse : “ Monsieur, vous tâchez, comme je crois, de remplir dignement votre charge, permettez que je vous imite en la mienne (1). ”

Une dame de haut rang insistait pour obtenir ce qui ne pouvait lui être décemment accordé. “ Madame, répondit-il, nos règles et ma conscience ne me permettent pas de vous obéir en cela ; je vous supplie très humblement de m’excuser. ” Au lieu de l’excuser, la dame se répandit en invectives grossières, que l’humilité du saint reçut avec joie (2).

Une autre dame, outrée de ce qu’il ne cédait pas à ses instances, le quitta sur ces mots : “ On voit bien que vous ignorez la manière de traiter avec les personnes de condition ; je vous ai fait trop d’honneur en m’adressant à vous. Je connais M. le prince ; j’obtiendrai par lui ce que je ne puis obtenir par vous (3). ”

Un seigneur allait d’ordinaire, plusieurs fois l’an, villégiaturer avec sa famille auprès de sa soeur abbesse et de sa fille religieuse. Il s’installait dans la maison comme chez lui, faisait bonne chère aux dépens de l’abbaye et repartait quand bon lui semblait. L’abbesse morte, il demanda la place vacante pour sa fille ; ce qui lui aurait permis de ne rien changer à ses habitudes. Saint Vincent reçut sa visite, l’écouta patiemment, puis tâcha de lui montrer combien il était difficile de lui donner satisfaction. Ce fut alors un déchaînement de reproches, d’injures et de menaces, qui n’enlevèrent rien à sa tranquille sérénité.

Il laissa passer le torrent, puis répéta ce qu’il avait déjà dit : “ Votre fille est trop jeune ; je suis obligé en conscience de lui préférer une religieuse expérimentée, capable de conduire les autres (4). ”
1. ABELLY, op. cit., l. III, chap. XXII, p. 317.

2. Ibid., chap. XI, sect. VII, p. 170.

3. Ibid., I, III, chap. XXII, p. 317.

4. Ibid., l. II, chap. XIII, sect. VIII, p. 454.

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Certains pères de famille étaient plus raisonnables. A la mort, de son second fils, la comtesse de Chavigny demanda pour le troisième, alors âgé de cinq ans, les deux abbayes laissées vacantes par ce décès. Monsieur Vincent refusa. Le père, pour lors secrétaire d’Etat, lui témoigna, peu de temps après, que non seulement il ne lui gardait pas rancune de son refus, mais qu’il approuvait pleinement sa conduite. “ Si vous aviez agi autrement, lui dit-il, vous perdiez mon estime et je n’aurais pas accepté votre cadeau (1). ”

Une lettre de saint Vincent au marquis des Portes nous montre avec quel art merveilleux, il savait exposer aux solliciteurs les difficultés que présentait la réalisation de leurs désirs. Le marquis demandait pour lui une pension que seuls pouvaient obtenir des ecclésiastiques portant l’habit de leur état. Il n’était donc pas possible de la lui donner, au moins tant qu’il ne remplirait pas les conditions requises. Saint Vincent se garde bien de le mécontenter par un refus catégorique ; il préfère le préparer doucement à la désillusion qui l’attend. “ La lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire, lui dit-il (2), est digne d’une âme vraiment chrétienne comme la vôtre. Je ne puis vous exprimer, Monsieur, combien je reste édifié de vos sentiments pour la prélature et de vos dispositions touchant la pension, pour laquelle je vous rendrai tous les services qui me seront possibles. Le bon usage que vous en voulez faire m’y oblige doublement. A quoi néanmoins je prévois deux difficultés. La première est que l’on ne donne point de pension ecclésiastique qu’à ceux qui le sont, qui en portent l’habit et qui, en effet, vivent conformément à cela. Je sais, Monsieur, que vous avez l’esprit ecclésiastique et que cette difficulté n’a point de lieu à votre égard. Mais en voici une seconde qui est fort à craindre : c’est que la reine et Mgr le cardinal se trouvent si fort accablés de demandeurs de toute sorte
1. Saint Vincent de Paul, t. Il, p. 534.

2. Ibid., t. III, p. 400.

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qu’ils n’ont aucune liberté de considérer ceux qui le méritent le plus. On leur arrache les pensions comme les bénéfices et on les empêche de disposer à leur gré des uns et des autres. Je ne laisserai pas, Monsieur, de leur parler de vous aux occasions et en la manière que Dieu sait. Il est vrai que votre nom est trop illustre et votre mérite trop connu pour avoir besoin d’être préconisés ; et peut-être que l’estime que Sa Majesté et Son Eminence en font les obligera de vous donner contentement plus tôt que je n’ose espérer. ”

En lisant cette réponse, le marquis des Portes pensa-t-il que Monsieur Vincent appuierait sa demande ? C’est probable. La lettre pourtant ne promet rien ; elle cache même un refus poli sous des éloges qui sans doute flattèrent le marquis.

L’influence salutaire de saint Vincent ne se limita pas au choix des bénéficiers qui étaient à la nomination du roi. Les abbés élus par les religieux avaient besoin, pour entrer en charge, de la confirmation royale, et cette confirmation ne se donnait pas les yeux fermés ; si l’élection était jugée irrégulière ou l’élu notoirement insuffisant, les religieux recevaient l’ordre de procéder à un nouveau vote.

Un religieux non réformé mis à la tête d’une grande abbaye qui comptait plusieurs filiales avait usé de fraude pour se faire nommer ; deux religieux électeurs, prévenus trop tard, étaient arrivés le lendemain de l’élection. Saint Vincent ne pouvait se résigner à voir un tel abbé jouir du fruit d’une manoeuvre malhonnête. Il pria l’évêque du diocèse de venir renseigner la reine et obtint des deux religieux un acte qui portait leur réclamation devant le Parlement. Le prélat, malade, n’était pas en état de voyager ; il énuméra par lettre les irrégularités qui entachaient l’élection de nullité. L’élu, de son côté, puissamment soutenu par de hauts personnages, intriguait pour conserver sa charge. Il réussit auprès du Parlement, qui rejeta la demande des opposants. Tout semblait perdu.

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Saint Vincent conjura de nouveau l’évêque de ne pas reculer devant un voyage pour éviter un si grand mal.

Nous ignorons l’issue de cette affaire ; mais ce que nous en savons nous montre avec quel zèle il poursuivait la réforme des monastères et repoussait les obstacles qui se dressaient sous ses pas (1).

Autant saint Vincent était insensible aux sentiments d’amour-propre quand le devoir était en jeu, autant il dédaignait les profits qu’auraient pu lui procurer ses hautes fonctions. Son désintéressement était complet.

Jamais il ne demanda aucun bénéfice pour lui ; jamais il ne favorisa ses parents, les membres de sa Compagnie, ou même, à part une exception (2), les laïques attachés, par leurs fonctions, à la maison de Saint-Lazare, comme avocats ou procureurs ; jamais il ne rendit service aux autres sous condition d’un avantage personnel ; jamais il ne sollicita un dédommagement quelconque pour le pillage de Saint-Lazare et de quelques fermes dépendantes, pillage organisé par des bandes de frondeurs qui entendaient le punir de son attachement à la cour (3).

Il reçut plus d’une fois des propositions que d’autres auraient acceptées avec empressement. Un des principaux magistrats du royaume (4), qui ambitionnait une riche abbaye pour un de ses fils, offrit, en échange, d’obtenir, pour la maison de Saint-Lazare, la restitution des droits et revenus ecclésiastiques qu’elle avait récemment perdus.

“ D’autres communautés, disait-il au missionnaire chargé de communiquer son projet, profitent de la faveur du roi, quand elles le peuvent ; pourquoi M. Vincent ne les imiterait-il pas ? ”
1. ABELLY, op. cit., l. II, chap. XIII, sect. VII, p. 457.

2. Cette exception fut en faveur de M. Sevin, avocat de Saint-Lazare, dont le frère devint évêque de Sarlat. Le choix fut heureux et dicté par les qualités personnelles de l’élu et la recommandation d’Alain de Solminihac.

3. ABELLY, op. cit., l. II, chap. XIII, sect. IV, p. 448 ; sect. XI, p. 47z475 ; l. III, chap. XVIII, p. 277-278 ; ROBINEAU, op. cit., p. 59.

4. Mathieu Malé peut-être. Son fils François devint abbé de Sainte-Croix de Bordeaux en 1646 et de Saint-Paul de Verdun en 1652, après la mort d’Edouard Malé, évêque de Bayeux.

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Le candidat présenté ne remplissait pas les conditions exigées pour le poste convoité ; saint Vincent le savait ; il répondit : “ Je connais mon devoir ; lors même qu’on m’offrirait tous les biens de la terre, j’y resterais fidèle. La Compagnie n’a rien à craindre de la pauvreté ; je craindrais plutôt pour elle l’abondance des biens de ce monde (1). ”

En échange d’un service demandé, le gouverneur d’une ville importante, qui possédait un établissement de missionnaires, attaqué devant le Parlement, promettait de leur donner son appui. “ Je vous servirai, si je le puis, lui écrivit saint Vincent (2) ; mais, pour ce qui regarda l’affaire des prêtres de la Mission, je vous prie de la laisser entre les mains de Dieu et de la justice. J’aime mieux qu’ils ne soient pas en votre ville que de les y voir par la faveur et l’autorité des hommes. ”

Invité à soutenir devant le Conseil certaines propositions, raisonnables en elles-mêmes, mais onéreuses pour le clergé, il répondit, repoussant les 100.000 livres qu’on lui offrait. pour payer ce service : “ Dieu me garde de prendre cet argent ; plutôt la mort (3) ! ”

Ceux qui le connaissaient accueillirent par un haussement d’épaules le bruit répandu dans Paris par un vil calomniateur, qu’il avait promis un bénéfice en échange d’une bibliothèque et d’une somme de 600 livres. A la première nouvelle de cette rumeur, saint Vincent fut ému ; il prit la plume pour protester ; puis, se ravisant, il la déposa. “ O misérable ! que fais-tu ? se dit-il à lui-même ; tu voudrais te justifier et voilà qu’à Tunis un esclave (4), accusé d’un crime dont il était innocent, est mort crucifié sans avoir prononcé un mot de plainte ! Oh ! non, je ne me défendrai pas (5) ! ” .

S’il proposa maintes fois d’unir aux séminaires diocésains dirigés par ses prêtres et insuffisamment dotés des
1. ABELLY, op. cit., l. III, chap. XVIII, p. 278.

2. COLLET, op. cit., t. II, p. 235 ; ABELLY, op. cit., l. II, chap. XVII, p, 262.

3. ABELLY, op. cit., l. II, chap. XIII, sect. XI, p. 474.

4. Antonin de la Paix.

5. ABELLY, op. cit., l. III, chap. XIII, sect. I, p. 211 ; ROBINEAU, op. cit., p. 9.

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bénéfices offerts par les bénéficiers eux-mêmes ou leurs collateurs légitimes (1), on ne saurait voir en cela un défaut de désintéressement, car, ce faisant, il entrait dans les vues du concile de Trente, qui avait recommandé lui-même ce moyen de couvrir les frais nécessités par l’éducation des clercs.

Le concile de Trente fut son guide sur les questions de la foi comme sur les matières disciplinaires ; c’est aussi pour lui rester fidèle qu’il défendit l’Église contre les erreurs jansénistes.
1. ABELLY, op. cit., l. II, chap. XIII, sect. XI, p. 474.

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(page blanche)
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CHAPITRE XLIX

L’ABBE DE SAINT-CYRAN

Saint-Cyran avant son séjour définitif à Paris ; intimité avec saint Vincent ; refroidissement de leur amitié ; propos hétérodoxes ; la doctrine catholique rappelée par saint Vincent ; réponse de Saint-Cyran ; son arrestation et son procès ; saint Vincent interrogé ; sa déposition écrite ; authenticité du document ; interrogatoire de Saint-Cyran ; sa libération et sa mort ; charité de saint Vincent ; obsèques.
Saint Vincent de Paul disait un jour à ses missionnaires : “ J’ai, toute ma vie, appréhendé de me trouver à la naissance de quelque hérésie. Je voyais le grand ravage qu’avait fait celle de Luther et de Calvin, et combien de personnes de toutes sortes de conditions en avaient sucé le pernicieux venin en voulant goûter les fausses douceurs de leur prétendue réforme. J’ai toujours eu cette crainte de me trouver enveloppé dans les erreurs de quelque nouvelle doctrine avant que de m’en apercevoir ; oui, toute ma vie j’ai appréhendé cela (1). ”

Le saint prêtre fut exposé au danger que sa foi redoutait. Les circonstances le rapprochèrent, en effet, d’un novateur instruit, insinuant, qui, cachant ses opinions sous les dehors d’une grande piété et d’un zèle ardent pour la pureté de la doctrine évangélique, réussit à capter sa confiance et à gagner son amitié ; et cette amitié était maintenue par des liens si puissants que, pour ne pas glisser sur la pente où de grands esprits se laissaient malheureusement entraîner, il dut plus d’une fois implorer de la protection divine la grâce de résister.
1. Saint Vincent de Paul, t. XI, p. 37.

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L’ami qui exerçait un tel empire sur son coeur était connu sous le nom de M, de Saint-Cyran. Jean du Vergier de Hauranne, premier apôtre du jansénisme en France, naquit à Bayonne en 1581. Après une solide formation classique au collège de cette ville, il se rendit à Louvain, sur les conseils de son évêque, Bernard d’Eschaux, pour étudier la théologie. Bien qu’il fût du nombre des élèves qui fréquentaient le collège des jésuites, il subit l’influence du docteur Jacques Janson, disciple de Baïus et président du collège Adrien VI.

Paris l’attira. Il y vint en 1604 et continua de s’instruire au cours des savants maîtres de la Sorbonne.

Il rencontra dans cette ville un jeune homme, de quatre ans moins âgé que lui, qui unissait à une intelligence vive et pénétrante un grand amour du travail ; c’était Cornélius Jansénius. La similitude de leurs goûts les rapprocha ; ils s’unirent tous deux d’une amitié que la mort seule devait briser. De Paris ils se retirèrent ensemble à Bayonne, où ils mirent en commun leurs lumières pour mieux pénétrer les mystères de la grâce et de la prédestination.

Bernard d’Eschaux désirait se les attacher ; il pourvut l’un d’un canonicat et plaça l’autre à la tête d’un collège. Sa nomination à l’archevêché de Tours renversa les plans des deux amis. Jansénius revint à Louvain, tandis que du Vergier de Hauranne, après un court séjour à Paris, allait s’établir à Poitiers. C’est là que ce dernier fut pourvu, en 1620, de l’abbaye de Saint-Cyran, dont il prendra le nom.

Il quitta Poitiers l’année Suivante et se fixa définitivement dans la capitale. Ses fréquentes visites chez M, de Bérulle devaient le mettre tôt ou tard en rapports avec son compatriote M. Vincent. Les malheurs d’un de ses neveux, retenu prisonnier en Espagne, hâtèrent l’heure de la rencontre. Le fondateur de l’Oratoire, consulté sur les moyens d’obtenir la liberté du jeune homme, se souvint que M. du Fargis, ambassadeur de France à
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Madrid, était le beau-frère de Madame de Gondi et que, par l’intermédiaire de l’aumônier du général des galères, il serait facile d’intéresser cette dame au prisonnier (1). M. de Bérulle invita donc M. Vincent et l’abbé de Saint-Cyran à venir ensemble dans sa maison (2). Telle fut l’origine des rapports qui s’établirent entre ces deux hommes et qui devinrent bien vite des rapports d’amitié.

Leur intimité était telle qu’ils mettaient leur bourse en commun (3). Le premier s’assit bien des fois à la table du second (4) ; à s’intéressa même à son ancien valet, devenu sous-diacre, le recommanda chaudement à François Fouquet, évêque de Bayonne, qui, après l’avoir fait instruire et former chez Bourdoise, l’éleva au sacerdoce et lui donna une des meilleures cures du diocèse (5).

Cette affection était fondée sur l’estime. Saint Vincent racontera plus tard que les discours de Saint-Cyran le ravissaient, l’élevaient et l’enflammaient (6). Aussi lui témoignait-il une grande confiance et avait-il recours à lui dans ses doutes (7).

Saint-Cyran répondit en ami aux services que lui rendit saint Vincent. Il tira d’embarras sa famille dans une circonstance fâcheuse (8) ; l’aida dans les difficultés que rencontrèrent l’acquisition du collège des Bons-Enfants (9) et l’obtention des bulles qui autorisaient la Congrégation
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