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date de publication08.11.2017
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Les grandes dates dans l’histoire de l’école



On parle de Charlemagne, Jules Ferry mais l’école existait avant.

Charlemagne a surtout propulsé l’image d’un roi qui, entouré, de savants, favorisa les études. Deux buts : garantir à l’administration royale et impériale une certaine efficacité et renforcer la qualité du service divin (forte imprégnation de la religion).

Le projet est surtout intéressant de par son ampleur (pas forcément sa mise en œuvre).

Le virage carolingien instaure une nouvelle ère : c’est en 789 que l’Admonitio Generalis instaure le devoir de créer des écoles.

Sous contrôle de l’Eglise, on apprend à lire, compter et chanter : les prêtres officient sans rétribution si ce n’est des cadeaux des parents.

La priorité était donné à la famille royale, il est possible d’associer ce principe que les grands rois sont associés à une grande diffusion de la culture et de l’enseignement.

Le réseau d’écoles municipales de l’Empire romain s’étiole à la fin du Vième siècle. L’Eglise comblera ce vide mais difficilement, ce seront surtout dans les monastères (VIIème siècle) que l’activité scolaire renaîtra, surtout dans le Nord de la Gaule.

Le programme était axé sur la lecture de la Bible et les arts libéraux (3 en lettres : rhétoriques, grammaire, logique et 4 en sciences : musique, géométrie, arithmétique, astronomie) mais seule la grammaire et la lecture de quelques classiques étaient réellement pratiquées au début du Moyen Age.

La renaissance carolingienne n’a cependant touché qu’une minorité de la population (religieuse et masculine). Laïc et illettré étaient synonymes.

Au X et Xième, l’Allemagne et l’Italie développent plus d’écoles que la France. Au XI et XII, la reprise économique et le rôle de l’Eglise changent la donne. L’école urbaine se développe mais l’Eglise réglemente le droit d’ouvrir les écoles.

Les classes sont hétérogènes, les programmes flous mais c’est la mobilité qui est réellement caractéristiques de la période.

Cette généralisation entraîna un engouement intellectuel non sans heurts pour les capacités d’adaptation des maîtres et les capacités matérielles des lieux.

La réorganisation profita surtout au supérieur avec la création des universités (Paris, Montpellier, Toulouse…) qui sont une voie d’ascension sociale. Le réseau de petites écoles est hétérogène.

On compte 80 % d’analphabètes au XVI et XVII contre 60 % au XVIII

Le collège est aussi crée au Moyen Age (création du collège de Paris en 1257).

Cette sorte de « dédain » pour la petite école à cette période est assez caractéristique de la conception de l’éducation même si des efforts ont eu lieu dans le domaine de la pédagogie.

En 1674, Louis XIV fonde les Invalides, institution recueillant les soldats ruinés physiquement et financièrement. En 1684, il établit, dans le grand parc de Versailles, une maison d’éducation, la « maison royale de Saint-Louis » pour y éduquer les jeunes filles, cette école sera reprise en 1686 par Madame de Maintenon (Saint-Cyr). C’est la noblesse moyenne, provinciale qui en est prioritairement bénéficiaire.

La destinée des jeunes filles est pourtant tracée : vierges au cloître ou mères de famille.

Il s’agit d’une pension tout confort où mes élèves sont classées en cycle.

Histoire et géographie dominent sur les sciences, le français restant crucial.

Le Moyen Age a vu le savoir se transmettre pour les clercs et futurs clercs (écoles et universités), l’éducation laïque étant beaucoup plus rare.

C’est au XVIème que la Réforme protestante, puis catholique fait de la lecture de la Bible une exigence fondamentale. Luther, Calvin postulent pour la nécessité d’un minimum d’instruction dès l’enfance.

L’école est le seul moyen possible pour transmettre cette instruction qui reste empreinte de religion. L’école permet d’extirper l’hérésie.

L’Etat ne s’intéresse pas trop aux petites écoles si ce n’est pour lutter contre le protestantisme (en 1698 : ordonnance prescrivant une école par paroisse reprises en 1724 mais sans réel impact).

L’intérêt de généraliser l’éducation n’est pas partagé par tous (notamment les philosophes). Certains autres veulent la populariser comme les physiocrates.

Les écoles de paroisse n’ont qu’un monopole théorique puisque se développent des institutions parallèles menées par les précepteurs, sortes de maîtres privés.

La France du Nord-Est est la plus instruite (enquête sur les signatures de Maggiolo).

Les lois Ferry (1881) marquent un tournant qui généralise une éducation laïque, gratuite et obligatoire.

Au siècle des Lumières, les premières idées sur la diffusion de la connaissance apparaissent (sécularisation de l’école, obligation de gratuité, conception nouvelle des contenus). La question de la politisation de l’enseignement n’est pas encore tranchée.

C’est en 1792 que Condorcet présente un rapport sur l’instruction publique prônant laïcité, gratuité mais non obligation.

L’édification de l’Ancien Régime est détruit à la Révolution mais pas remplacé. Napoléon voit dans l’enseignement une affaire d’Etat.

Les institutions se créent : conseil supérieur, inspection générale, inspections académiques…les facultés évoluent et le bac est mis en place en 1808.

Le combat de l’Eglise contre le Monopole se poursuit.

 1883 : loi Guizot instituant la liberté d’enseignement primaire en obligeant au moins une école primaire/commune et une école normale primaire/département.

 1850 : loi Falloux instituant la liberté d’enseignement secondaire (en autorisant les écoles primaires privées)

 1875 : loi organisant la liberté d’enseignement supérieur

L’Eglise pousse toujours à maintenir sa suprématie idéologique.

Le contact permanent n’est pas forcément néfaste et fait avancer les choses (les écoles se généralisent massivement et la scolarité s’allonge)

La loi de 1837 officialise la création des salles d’asile (2-6 ans).

La loi Duruy (1867) généralise l’enseignement primaire féminin.

Devenu ministre de l’éducation publique, Ferry propose diverses lois :

 1881 : gratuité du primaire

 1882 : obligation jusqu’à 13 ans + laïcité

 1879 : généralisation des écoles normales de filles et garçons

 1880 : laïcisation du conseil supérieur de l’instruction publique, création de l’ENS, création des collèges et lycées de filles (Camille See).

Pauline Kergomard fait évoluer les salles d’asile en écoles maternelles (1886) qui prennent leurs formes actuelles en 1921.

Dans ce régime instable, les gains de l’école doivent être appliqués aux citoyens adultes : c’est ainsi que Ferry fait voter diverses lois complémentaires (liberté de réunion, de presse, syndicale, de divorce…).

La sélection reste présente (brevet élémentaire, brevet supérieur).

Pour y remédier, Langevin-Wallon (commission) propose en 1947 l’école unique et l’enseignement commun jusqu’à 15 ans dans le but de massifier l’éducation.

Les enfants apprennent tout de même des rudiments de ce qui deviendra le programme des maternelles (calculer, se détendre, se fortifier…). Les jardins d’enfants (Fröbel) sont crées.

En 1881, les réformateurs républicains créent la maternelle qui remplace les salles d’asile et héritent d’un réseau de 5.000 salles d’asiles (650.000 enfants).

Si l’école de Ferry était fondée sur l’égalité de dignité, la qualité du citoyen et le respect mutuel, il n’y avait pas de correspondance entre niveau élevé d’instruction et place dans la société.

L’égalité des chances apparaît plutôt début XXème. Le terme de démocratisation apparaît en 1919 (dans le sens « démocratisation de la sélection ») = quelque soit l’origine sociale, on peut accéder aux études.

Entre 1945 et 1959, 3 filières : lycées6ème/terminale – cours complémentaire6ème/3ème, centres d’apprentissage3ans après la fin du primaire) = système très conservateur.

En 1959, se met en place la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans (Berthouin) et en 1963, on crée le CES (collège enseignement secondaire).

En 1970, apparaissent des théories sur le « handicap socioculturel », la politique de ZEP apparaît aussi (officialisation en 1981).

La démocratisation réussie est quantitative (de plus en plus d’élèves aux collèges et lycées) : lien entre démocratisation et massification.

En 1975, Haby instaure le collège unique (fusion CEG et CES) et le passage écolecollège devient automatique.

1985 : objectif de 80 % d’une classe d’age au bac

1989 : loi d’orientation et conservation des droits de l’enfant.

Source : numéro Hors Série du magazine L’histoire : « les collections de l’histoire » n°6 : 1000 ans d’école.





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