Langage de l’art dans l’espace numérique





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Langage de l’art dans l’espace numérique

Sites utiles : http://www.culture.fr/

http://www.artnet.com/

http://www.videomuseum.fr/

http://www.wikipedia.fr/
Plan du cours :

  1. Introduction.

  2. Approche / définition de la modernité.

  3. Flash-back sur la grande rencontre entre technique et art : la perspective.

  4. Naissance de la modernité, étude de l’impressionnisme.

  5. Temps des avant-gardes qui ouvrent le 20ème siècle : 1890 à 1910 : 20 ans hyperactifs, beaucoup d’inventions (relativité, psychanalyse, etc). Approche du cubisme et du surréalisme.


Biblio utile : « vie et mort de l’image » - Régis Debray

Partiel : avoir un regard très philosophique sur les contradictions du monde nouveau.
Introduction
Notre société est une société de « programme ». L’informatique nous permet d’une certaine façon de programmer et de se projeter dans le futur. Par exemple un simple ticket de caisse, après de nombreuses et rapides communications informatiques, va permettre d’établir des statistiques de ventes et de réorienter les ventes pour les améliorer à l’avenir. Malgré cela, nous n’avons jamais autant vécu dans l’incertitude du lendemain (précarité de l’emploi, problème de croissance, etc.).

Il y a donc une contradiction entre nos capacités de prévision et notre incertitude face à notre devenir. L’enjeu est de faire réaliser aux politiques la nécessité d’avoir une vision à plus long terme.
Aujourd’hui la politique française se cantonne à des valeurs telles que l’agriculture, plutôt que d’investir dans la technologie numérique et la communication. Comme prévu, cette orientation générale nous amène à des situations improbables : on voit les américains de « google » vouloir numériser les bibliothèques européennes à la place des européens eux-mêmes.
Il reste beaucoup de questionnement quant au contenu de ces technologies, et c’est ça qui dessine notre incertitude, mais rien n’est joué d’avance, tout peut encore être inventé.
L’usage qu’on fait de la technologie est le résultat de ce que le peuple en fait. Par exemple, personne chez France Telecom ne s’attendait à faire naître un nouveau langage quand le SMS a été rendu possible…

La réalité des techniques n’est en fait que le détournement de l’adaptation faite par les usagers.
Etude des technologies numériques dans leur relation à l’art et à la culture.

Tout changement technique se traduit par une évolution des formes artistiques, symboliques, etc… ce qui veut dire que technique & culture & art & société sont liés.

Mais la compréhension occidentale de la technique est maladroite. En effet un nouveau média n’annule en rien un précédent média, même si l’est vrai qu’on ne peint plus de la même manière avant et après la photo, comme on ne photographie plus pareil qu’avant et après l’ordinateur.

Chaque nouveau média change notre façon de voir la réalité et s’hybride avec les autres médias.
Une autre erreur est de penser que la technique est un simple outil, une machine bien éloignée des réelles préoccupations telles que les objectifs de vie, la pensée ou la raison. Ainsi en France on considère les « classes basses » comme incapables de s’élever au dessus de la technique > « allé zou ! les mauvais en classe techno ! ». Cette vision est étonnée, la technique n’est pas à reléguer au second plan car aujourd’hui la technique pense, elle devient alors une Technologie.
Dans le mythe grec, Episthémée avait pour mission d’équiper les hommes et les animaux pour survivre > il leur donna cornes, griffes, venin, crocs, mais oublia l’homme qui naquit nu et sans défense. L’homme du inventé des « outils » pour survivre.

L’invention de la technique fait partie de l’homme de façon radicale : sans technique, pas d’humanité ; sans outils, pas d’homme. L’homme a d’ailleurs besoin d’outils pour devenir « homme » dans son milieu.
On remarque que les outils apparus tardivement (treuil, pompe, etc.) sont des outils qui évoquent le corps humain, de la même manière qu’un microprocesseur évoque un cerveau humain. La technique est donc un phénomène d’extériorisation du corps, projeté dans des outils pour compenser ses propres lacunes, et c’est en cela que technique et humanité sont indissociables. Aujourd’hui on observe même une nouvelle facette de cette relation avec le retour des machines dans le corps.
> Le propre de l’être humain est l’acquisition d’outils lui donnant une plus grande puissance dans l’espace et le temps.
Technique, espace & temps.

Ces instruments techniques se sont développés grâce à la capacité à être transmis de génération en génération. Il n’y a pas de technique sans mémoire. L’humanité s’est vue obligée de mettre en mémoire ces mémoires sur support, la première étape étant l’invention de l’écriture.

Cette projection dans le temps à long terme est allée de paire avec la nécessité d’étendre ces mêmes supports. La mémoire humaine s’établie constamment dans le temps et l’espace. Ces supports gagnent constamment en transportabilité ; on est passé de la pierre au livre de poche.

Cette expansion temporelle s’accompagne d’une extension spatiale, ce qui crée l’effort humain pour innover en techniques des transports, d’extension de la technique au-delà de nos frontières, que ce soit pour transporter les hommes ou la pensée.

La technique se délocalise, elle se détache de son milieu d’origine pour s’attacher ailleurs. Cela pose des problèmes tels que la mondialisation ou la standardisation : pour que les objets voyagent et soient utilisables partout, il leur faut des caractéristiques proches. Or la richesse de l’humanité réside dans sa pluralité.

Il y a un risque réel de perte de richesse avec l’uniformisation de la technique > la culture devient une industrie, ce qui induit la standardisation.

A la différence du système hiérarchique pyramidal « Top > Down » (« de la tête vers les membres »), les nouvelles technologies, et surtout Internet, impose un système de « Bottom-Up » où l’invention va de la périphérie jusqu’au centre, ce sont les usagers qui font des inventions et les imposent aux ingénieurs (virus, opensources, etc). Danger de ce système : l’absence de « Top » pour contrôler. Cet avènement du bottom-up transforme de façon générale les rapports centre-périphérie.
La Modernité
Le terme de modernité est lié à l’idée de contradiction : le modernité et tout le 20ème siècle sont une période de l’histoire de l’humanité marquée par l’idée d’opposition, de conflit, de dualisme entre positif et négatif.

La modernité c’est le règne de la libération des individus vis-à-vis de la tradition, mais aussi la période des foules anonymes, des opinions… C’est une période de contradiction entre individu et société, qui s’exprime de façon violente (ex : conflit ville/montagne, anciens médias / nouvelles techniques). C’est aussi le conflit artisanat / industrie.
La modernité est donc un conflit désharmonieux.

Baudelaire dit « le monde roule sur des malentendus », le monde est alors un laboratoire rempli de questions dans lequel l’incertitude domine à l’âge moderne.

Nietzsche dit « Dieu est mort », ce qui est mort c’est surtout l’idée que dieu gouverne. Le monde n’est pas un concept, et ne peut être défini que par l’opposition à la tradition antérieure.
1ère idée : le monde de la tradition est gouverné par une diversité des cultures. La modernité a un pouvoir d’homogénéisation et s’impose sur le mode de l’unité, de la mondialisation. En 50 ans, on est passé d’un monde où l’étranger était dépaysant à un monde uniformisé.

C’est un grand danger de laminage de la diversité culturelle, qui risque de s’éteindre, comme certaines espèces animales.

Rq : dans « L’âge de l’accès », Jeremy Rifkin traire de l’essor des musiques du monde.

1er avis : vive le mixage / le brassage culturel (vision optimiste) qui permet de rencontrer d’autres cultures et le maintien des différences.

2ème avis : (celui de Rifkin) ces musiques ne sont pas que de la musique mais l’expression d’une âme collective, mais l’appétit des maisons de disques ne vont-ils pas appauvrir les ressources culturelles ?

C’est ainsi que Gypsis King, polyphonies corses, etc… ont de moins en moins en tête l’âme de leur musique que leur place au « top50 », ils sont devenus des gestionnaires.
►Si on perd la diversité du monde, et avec elle l’opposition orient/occident, le monde risque d’être désorienté, nous avons besoin d’un ailleurs pour être ici. C’est un travers du monde moderne : vouloir être partout à la fois, qui est une puissance dangereuse pour la diversité. C’est le propre de l’homme de vouloir tout découvrir, jusqu’à l’épuisement des ressources, et d’aller voir ailleurs. L’un des grands dangers de la modernité, dès le début, est l’uniformisation.

►La modernité existe dans tous les domaines.

La modernité s’accomplit dans les organisations sociales, politiques, économiques et, surtout, dans les mœurs et la quotidienneté.

Il y a une certaine croyance dans la volonté d’être moderne, une morale de la modernité commune à toutes les sociétés : nous sommes tous habités par le goût des racines ET le goût de l’avenir. La modernité est une morale du changement perpétuel, la tradition du nouveau, une fuite perpétuelle vers l’avant.
La crise est indissociable de modernité.

La modernité est cette période au cours de laquelle le monde est donné en excès. Ce « trop-plein » pose problème (trop d’argent/pauvreté, trop de richesse/recyclage…).
La post-modernité est une période où l’on ne croit plus aux promesses de la modernité, le désenchantement (Cf devise punk « no future ») vis-à-vis des promesses du progrès, au regard des crises écologiques, de l’horreur de la guerre > la modernité est une contradiction permanente. La post-modernité est une époque qui croit moins dans les promesses du futur qu’elle s’interroge et tente de réinventer et de recycler.

D’une certaine manière la modernité est une période d’affirmation de l’individu, mais pas d’individualisme : c’est l’ère des foules rassemblées de façon mondiale, mais en dans le même temps que la planète se rétrécit. Cette réduction de l’espace, le fait de tout avoir à portée de main et très vite c’est la mondialisation.
Modernité : Repères chronologiques.
Le mot modernité est plus récent que l’adjectif moderne. Les « temps modernes » sont à distinguer d la modernité.

Les Temps Modernes commencent en 1500, alors que la modernité prend sons sens fin 19ème.
Renaissance.

La renaissance succède au Moyen Age, c’est une période étrange et contradictoire. Habituellement on la dépeint comme un moment fondateur et miraculeux où l’on s’extirpe de l’obscurantisme moyenâgeux.

Cependant, il y a dans renaissance une idée de renouveau : ce n’est pas une « naissance », une première fois, mais plutôt un déclin car on cherche des solution aux problèmes dans les méthodes anciennes : celles des Grecs. On « fait du neuf avec du vieux ». Encore plus loin, on peut déjà voir dans la renaissance les problèmes du monde moderne puisqu’on va chercher des solutions chez les anciens, sans innover.

La renaissance est le premier moment des modes « retro », c’est déjà un flash back.
La modernité est ce moment de l’humanité où tout peut être copié en série, où l’on arrose le monde avec des reproductions industrielles. C’est le grand problème de la modernité : l’authenticité, la profondeur.

La renaissance est déjà elle-même la reproduction de la période antique.
Remarque : L’Amérique en elle-même est déjà une reproduction, qui a trouvé son sens dans la reprise industrielle des modèles européens les plus profonds. Elle répète en transformant les autres cultures et n’a pas cette culture historique profonde qu’on les autres continents (Afrique, Asie, Europe…), ce qui explique que la culture américaine est un grand mixage d’autres cultures.
1500 : L’invention de l’imprimerie.

L’invention de l’imprimerie par Gutenberg est un autre grand moment de la modernité car elle va changer le système de rapports entre seigneurs et peuple. C’est l’invention qui ouvre la voie à la démocratie, laissant derrière elle le régime théocrate.
A partir de 1500 de plus en plus de livres circulent ainsi que de nombreux traités qui contestent le pouvoir divin. Le plus grand de ces traités est « La Reforme » de Luther. Il remet en question les méthodes de l’Eglise catholique et en propose de nouvelles. Luther sera pour cela pourchassé et son œuvre donnant naissance au protestantisme qui vient critiquer le catholicisme (non pas le christianisme), qui gouverne par et pour la richesse. Ce mouvement a donné naissance à plusieurs genres.

C’est cette remise en question qui donne naissance aux temps modernes et c’est à cette même époque que vont être diffusés de nombreux essais scientifiques (Galilée, Giordano Bruno) qui heurtent de plein fouet l’Eglise au pouvoir.
C’est à la Renaissance que naît la contestation de l’Eglise Romaine qui s’illustre notamment dans les arts, y compris dans les églises avec le gothique. Le pouvoir des artistes est grandement dans cette opposition au pouvoir religieux. Ils acquièrent une liberté, une autonomie et peuvent, par exemple, enfin signer leurs œuvres : c’est une libération, une autonomisation des arts face à la religion. L’artiste n’est plus obligé d’être le médiateur de l’Eglise, il acquiert une liberté esthétique qui va faire naître une grande diversité des styles. De la même manière, il y aussi une libération de la science qui échappe au contrôle à la religion.
Avant la Renaissance les 3 plans Artiste+Homme de Foi+Scientifique ; Beau+Vrai+Bien étaient liés. Dès la renaissance chacun de ces 3 mondes s’individualisent et se détachement est aussi une dissociation dans l’unité de l’homme.

Les Temps Modernes sont ce moment où l’homme se divise intérieurement, ce qui va produire le progrès technique et le coté accidenté de la modernité, et la perte de relation entre morale et beauté. On a aujourd’hui complètement perdu ce lien entre les ordres du vrai, du beau et du bien.
Contre-réforme : mouvement fondé par un jésuite, le prêtre Loyola, qui a voulu moderniser l’église catholique. A travers cet ordre, comme celui des Dominicains, l’église catholique va s’adapter à la modernité.

Le protestantisme va beaucoup se développer dans les pays Anglo-Saxons et va faire naître une nouvelle façon de gérer le monde > on voit apparaître le groupuscule officieux de HSP : Haute Société Protestante.
17ème/18ème

C’est une période charnière dans l’ouverture cers la modernité. En particulier pour les fondements philosophiques qui naissent alors avec René Descartes. Descartes est l’inventeur du rationalisme moderne, qui va de paire avec l’individualisme moderne, mais aussi de cette philosophie qui contrôle encore aujourd’hui le monde « on peut contrôler, rationaliser et matérialiser les objets ».

Galilée : « la nature est écrite en langage mathématique ».
Cette philosophie rationaliste qui dit que toute vie, tout être humain, tout objet peut se contrôler par le calcul est la philosophie de la modernité. Le monde de Descartes se sépare en deux :
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