Selon la fao, l’agriculture biologique peut nourrir la planète





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date de publication20.10.2016
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L’agriculture biologique


Définition de l’agriculture biologique.

L’agriculture biologique est une méthode de culture qui n’utilise pas de pesticides ou d’engrais chimiques, et qui les remplace par d’autres méthodes incluant des produits issus des plantes ou des animaux : purin, compost, savon noir…
Selon la FAO, l’agriculture biologique peut nourrir la planète.

•   L'agriculture biologique peut contribuer à la sécurité alimentaire, mais sa capacité à affirmer son rôle dépend en grande partie de l'existence d'une véritable volonté politique.
•   L'agriculture biologique peut atténuer les effets des nouveaux problèmes, comme les changements climatiques, grâce à des mesures comme la fixation améliorée du carbone du sol. Elle propose également des solutions pratiques en matière d'adaptation aux effets des changements climatiques.
•   L'agriculture biologique renforce la suffisance nutritionnelle, grâce à une diversification accrue des aliments biologiques, qui sont plus riches en micronutriments.
•    L'agriculture biologique stimule le développement rural, en créant des revenus et desemplois dans des zones où  les populations n'ont d'autre choix que de recourir à la maind'oeuvre, aux ressources et aux connaissances locales.
•    La sécurité alimentaire est étroitement liée aux politiques agricoles qui déterminent les choix en matière d'exportation et d'importation. L'agriculture biologique établit un lien entre les objectifs économiques et les objectifs environnementaux et sociaux, mais sa mise en valeur ne peut se poursuivre si les mêmes règles ne sont pas appliquées à tous, grâce à des interventions appropriées de politique générale.
•     La sécurité alimentaire n'est pas uniquement un sujet de préoccupation pour les pays en développement, car la crise des combustibles fossiles, les changements climatiques et d'autres faiblesses de la chaîne alimentaire sont également susceptibles de mettre en danger les zones ne souffrant pas d'insécurité.

Source : Conclusion du rapport de la conférence internationale sur l’agriculture biologique et la sécurité alimentaire (Rome, 3-5 mai 2007)
L’agriculture biologique, alternative généralisable ? L’avis du géographie J-P Charvet

Rappelons que les agriculteurs "bio" s’interdisent tout recours à des intrants d’origine industrielle (i.e. à des produits chimiques de synthèse), mais qu’ils n’ont aucune obligation de résultat : il est le plus souvent impossible de faire le départ en se fondant sur des analyses chimiques entre produits "bio" et produits provenant d’une agriculture conventionnelle correctement menée. La différence provient essentiellement du respect de cahiers des charges très stricts (et très étroitement contrôlés) portant sur la gestion de l’environnement, le bien-être animal ... (cf. J-P Charvet : "Agriculture et développement durable", chapitre 5, pp.117-135, in Le développement durable (Y. Veyret, dir.), Sedes, 2007).

Cette agriculture qu’il convient d’encourager (le récent "Grenelle de l’Environnement" vient de fixer pour la France des objectifs de 6% de la SAU en 2010 et de 20% en 2020) présente cependant un certain nombre de limites (l’agriculture biologique couvre actuellement en France 2% de la SAU et concerne moins de 2% des exploitations agricoles françaises). Une première limite est qu’elle réclame bien davantage de main d’œuvre (les interventions humaines, par exemple pour le désherbage, sont nettement plus nombreuses), ce qui en fait plutôt une agriculture de pays pauvre que de pays riche. Une seconde limite est que ses rendements sont plus faibles et plus irréguliers (l’été 2007, très humide, a été redoutable pour bien des viticulteurs "bio"), ce qui explique qu’en France l’exploitation moyenne "bio" soit de taille supérieure à celle de l’exploitation agricole moyenne nationale. Dans ces conditions, l’agriculture biologique ne peut se maintenir et progresser que si une fraction de consommateurs relativement fortunés et motivés accepte de payer nettement plus cher ses produits. De façon significative on trouve parmi les leaders mondiaux de l’agriculture"bio" des paradis fiscaux comme la Suisse (plus de 11% de la SAU) ou le Lichenstein (26% de la SAU). A l’échelle planétaire l’agriculture biologique certifiée comme telle couvrait en 2006 31 millions d’hectares, soit moins de 1% de la SAU mondiale, et trois fois moins que les cultures de plantes OGM (102 millions d’hectares) (cf. J-P Charvet : L’agriculture mondialisée, Doc. Photo. n° 8059). Faute de pouvoir être produits en quantités suffisantes dans les pays riches, les produits agricoles "bio" sont de plus en plus importés (par exemple de Chine), ce qui implique des distances parfois importantes à parcourir. Les consommations notables de carburants d’origine fossile et les émissions de CO2 qui en résultent posent la question, chère aux écologistes anglo-saxons et très géographique, des "food miles". Plus globalement, il ne faut pas perdre de vue qu’au cours des deux dernières décennies l’indispensable accroissement de la production agricole mondiale n’a pu être satisfaite que grâce à une progression continue des rendements par hectare, les superficies cultivées n’ayant que très peu progressé à l’échelle mondiale depuis les années 1980 (cf. J-L Chaléard et J-P Charvet : Géographie agricole et rurale, Belin,2004). Dans ces conditions s’il est possible de programmer localement une réduction des rendements par hectare et donc une extensification de la production, cette alternative n’existe pas au niveau global.

Source : http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=1202

Les limites de l’agriculture biologique

Si l’on veut nourrir le monde avec des produits bio, il faudra soit accélérer la déforestation, soit renoncer à la consommation de viande.

L’agriculture biologique a le vent en poupe. Consommateurs et politi­ques adorent les produits bio, cultivés sans pesticides dans des fermes attentives au bien-être des animaux. Le problème, c’est que ce mode de culture favorise une hausse des émissions de gaz à effet de serre. En effet, lorsque les paysans se convertissent au bio, le rendement céréalier chute de 30 % à 40 %. Il faut alors augmenter les surfaces cultivées. L’extension de l’agriculture biologique obligerait donc à accroître la production ailleurs, dans d’autres régions du monde, ou au détriment des forêts humides.
Le gouvernement danois s’est fixé pour objectif de faire passer les actuels 160 000 hectares de cultures biologiques à quelque 400 000 hectares d’ici à 2020. Selon les calculs du Pr Jørgen E. Olesen, principal expert danois de l’interaction entre agriculture et climat, un tel essor du bio fera chuter le rendement au point de rendre la production insuffisante. “Il nous manquera quelque 100 000 hectares. Or nous avons besoin de ces superficies pour la production de denrées alimentaires, mais aussi pour la production de biomasse, qui remplacera à l’avenir le charbon, le pétrole et le gaz”, souligne Jørgen E. Olesen, membre de la commission du gouvernement sur le climat et du groupe d’experts de l’ONU sur l’évolution du climat. Pour Claus Felby, professeur en technologie du bois et de la biomasse à l’université de Copenhague, les effets climatiques de l’agriculture bio sont “une question très épineuse, qu’il est politiquement incorrect d’évoquer haut et fort. Mais c’est un fait : la production chutera si le Danemark et le reste de l’Europe accroissent la superficie des cultures biologiques. Si nous n’étions que 4 milliards d’habitants sur la Terre, cela ne poserait pas de problème. Mais nous sommes 6,5 milliards, et bientôt 9 milliards si l’on en croit les pronostics de l’ONU. Il est donc impératif d’envisager, sans idées préconçues, la meilleure façon d’exploiter les terres agricoles de la planète”, conclut-il.
Aux États-Unis, la solution passe par les ogm
Ce débat est attendu depuis longtemps par Steen Riisgaard, directeur général de Novozymes, le premier fournisseur mondial d’enzymes utilisés dans la production de bioéthanol. “J’ai du mal à comprendre pourquoi tout le monde a peur de dire publiquement la vérité. Nous savons que l’agriculture biologique diminue les rendements. Sa généralisation obligerait donc à multiplier les surfaces exploitées. Mais où trouver les terres pour produire les denrées alimentaires ? Aux Etats-Unis, ils ont choisi une autre méthode : les cultures génétiquement modifiées. Les rendements se sont tellement améliorés que les paysans sont capables, avec la même surface, de fournir du maïs pour l’alimentation animale et humaine mais aussi pour la production de bioéthanol”, explique Steen Riisgaard.
L’agriculture biologique, elle, a l’effet inverse : elle exige davantage d’hectares pour produire la même quantité. “Nous sommes nous-mêmes insatisfaits des rendements de la production biologique. Notre stratégie est d’ailleurs axée sur une hausse des rendements. Mais nous ne pourrons jamais atteindre le même niveau que l’agriculture traditionnelle”, admet Michael Tersbøl, directeur du développement de la Fédération nationale des agriculteurs biologiques. Mais il nie qu’une extension des cultures biologiques puisse entraîner une déforestation dans d’autres parties du monde. Il y a pour lui d’autres pistes à explorer avant cela, en jouant notamment sur la réduction des besoins. “L’essentiel de la production céréalière mondiale est aujourd’hui utilisé pour l’alimentation du bétail. Si l’on réduit la consommation de viande, on diminue le besoin de fourrages. La production céréalière pourra ainsi être freinée sans provoquer de déforestation”, explique Michael Tersbøl. Cela signifie-t-il qu’une extension de l’agriculture biologique n’est viable sur le plan climatique que si elle est s’accompagne d’une réduction de la consommation de viande ? Pour Michael Tersbøl, la réponse est oui.
Encore faut-il que l’argument bio touche les acheteurs. Un sondage réalisé en août 2009 par le Conseil des consommateurs quant aux priorités ob­servées dans l’achat de produits alimentaires révèle que l’impact climatique des aliments compte plus pour les acheteurs que le fait qu’ils soient bio.

Source : http://www.courrierinternational.com/article/2010/01/21/les-limites-de-l-agriculture-biologique




Les avantages de l’agriculture biologique par Guillaume Moricourt, l’auteur d’« Agriculture et Santé »

L’agriculture bio est discrète : à peine 2% de la surface agricole utile en France (10% en Italie, et 3.3% dans l’UE). Mais elle a fait ses preuves. Le nombre d’installations augmente, poussé par l’essor de la consommation (+9.9% depuis 1999 en moyenne contre +2.6% pour le non-bio).

Aujourd'hui, ce sont 10000 producteurs qui nous proposent les fruits de leur labeur, ayant rompu avec l’image, justifiée ou injustifiée, de soixante-huitards attardés. L’agriculture bio est une agriculture résolument moderne, qui a su conserver, par delà les vrais et faux progrès techniques, les bienfaits de l’agriculture traditionnelle, celle de nos grand-parents.

Pour être bref, contrairement à l’agriculture intensive qui nous empoisonne au goutte à goutte avec ses nitrates, pesticides, antibiotiques dans les élevages, l’agriculture bio nous livre les produits les plus sains qui soient, avec un niveau de qualité inégalé. 

Les études menées montrent que les teneurs en vitamines et oligo-éléments sont plus importantes dans les produits biologiques. Les produits bio gardent leur bon goût, ne sont pas gavés d’eau, ils prennent le temps de croître, et les animaux sont bien traités.

L’UE a reconnu en juin 2004 que l’agriculture bio répondait à ses nouveaux objectifs de développement durable. Bien sûr, comment afficher le but de transformer l’agriculture européenne en une agriculture propre sans soutenir le bio ?

Car les paysans bio transmettent leurs terres en bon état à leurs successeurs, comme l’ont fait depuis des millénaires les paysans du monde entier. Comme ne peut plus le réaliser l’agriculture intensive.

Selon l’INRA, avec ses pulvérisations d’engrais chimiques utilisées pour remplacer le repos de la terre et les amendements organiques, l’agriculture intensive a réduit de moitié le taux d’humus du sol en une vingtaine d’années. L’humus est la partie nourricière de la Terre : encore une vingtaine d’année, et nous aurons une terre stérile ! Selon l’IFEN, 50000 hectares des meilleures terres sont stérilisées chaque année.

Le bio ne s’autorise pas une telle gabegie ; appliqués sous forme de fumiers, d’engrais verts ou de composts, les amendements et le repos de la Terre font pleinement partie des pratiques de l’agriculteur bio.

C’est en s’interdisant les facilités chimiques : engrais minéraux, pesticides.. que l’agriculteur bio s’oblige à traiter la terre comme un capital précieux à sauvegarder contre une exploitation sauvage. C’est en respectant les bêtes que l’éleveur bio s’interdit les concentrations infernales de poulets ou de cochons dans des camps de concentration puant l’ammoniac.

Car l’agriculture bio veut respecter la biodiversité, les paysages, la faune utile. Elle s’impose des contrôles spécifiques, du producteur au détaillant, pour éliminer les brebis galeuses de son sein. C’est l’agriculture la plus contrôlée.

Elle puise dans la Nature ses ressources, les reconstitue, et s’aide encore de la Nature contre les agressions.  

Un peu de technique agronomique : comment se débarrasse-t-on des pyrales, chenilles ravageuses qui envahissent les champs de maïs, jusqu’à causer 10% à 20% de dégâts ?

Pour les agriculteurs « modernes » de l’intensif, on dégaine une pulvérisation de pesticide, en un ou deux passages. C'est radical, mais c'est nocif. Et le pesticide agit comme une drogue. Il est en quelque sorte une arme de destruction massive à l’échelle des insectes, qui tue par suffocation sans discernement. Méthode du XX ème siècle, le pesticide est une méthode totalitaire, et les insectes utiles contre la chenille sont également tués. Ensuite, quand les défenses naturelles sont effondrées, il n’y a plus qu’une solution : continuer les épandages jusqu’à empoisonnement répété des produits agricoles, de l’air, de l’eau, des animaux, des humains.

Selon l’IFEN, 97% des cours d’eau et 13% des nappes phréatiques (l’eau que l’on boit) sont contaminés par les pesticides, avec des degrés de dangerosité variables selon les cas. Et 47% des cours d’eau, comme 50% des eaux côtières, ont une pollution jugée excessive.

Deuxième possibilité : planter un OGM de maïs Bt. Ce plant empoisonne directement la pyrale qui vient croquer ses feuilles. Ceci du fait d’une manipulation génétique, consistant à incorporer le gène d’une bactérie (Bacillus thuringiensis) dans le génome du plant de maïs.

Il n’existe pas dans la nature de cas de reproduction entre une plante (comme le maïs) et un animal (comme une bactérie) ; c'est ce que les scientifiques nomment la barrière des espèces. Pourquoi s’autoriser le franchissement de cette barrière ? les scientifiques sont divisés sur la question, et le public a compris que l’on jouait aux apprentis sorciers.

Troisième possibilité, celle de l’agriculture bio : la lutte biologique. Celle-ci consiste en un lâchage d’insectes utiles, dans ce cas d’espèce, de trichogrammes, genre de guêpes minuscules inoffensives, sauf pour les chenilles telles que les pyrales. Cette méthode est facile d’emploi, efficace, rentable, écologique, un peu plus chère qu’un épandage de pesticide. Elle est propre, redonne de la vigueur aux défenses naturelles de la Nature, sauvegarde ou restaure une agriculture durable. La FAO recommande la lutte biologique. 

L'agriculture biologique est effectivement une pratique moderne, propre, durable.

Source : http://guillaume.moricourt.ifrance.com/AgricultureEtSante/AvantagesBio.htm

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