Bibliographie : Georges Duby





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parti socialiste français et la CGT. C’est surtout le premier mai 1919 qui va être l’occasion de grèves massives dans tous les grands centres du pays.

Elles entrainent d’immenses cortège, en particulier à Paris. Pendant les six semaines qui vont suivre ce premier mai 1919, un énorme mouvement de grèves démarre. La plus spectaculaire est celle des métallurgistes parisiens durant de nombreuses semaines.

Officiellement, les grèves souhaitent l’amélioration des ravitaillements. Il y’a aussi la question des salaires, les conditions de travail.. L’année 1919 ne voit pas le retour de tous les soldats à la maison car la France intervenait dans les combats en Russie. De même, des éléments plus politisés que la troupe considérant que le régime bolchéviques ne sont pas si bien que ça.

C’est une période marquée par une énorme vague de syndicalisation. C’est ainsi que la CGT va quadrupler ses effectifs en quelques mois. Surtout, d’autres syndicats vont se créer, en particulier de syndicats chrétiens qui vont se regrouper, la CFTC.

Ce premier mouvement se heurter à l’intransigeance du gouvernement. Clémenceau se nommant le premier policier de France.

Par ailleurs, la déception très forte des résultats des élections générales de l’automne 19 avec la victoire des partis gouvernementaux qui vont de la droite dure aux radicaux de gouvernement. Le PS ne subit pas une défaite, au contraire, il progresse. Mais, les socialistes espéraient recueillir beaucoup plus suite au grand mouvement social.

La chambre bleu horizon est satisfaite, l’année 1920 commence dans l’euphorie pour les conservateurs.

Mais dès février-mars, un mouvement social plus radical reprend. En avril mai, le nombre de grèves repart à la hausse et il y’a une profession qui entre dans une grève extrêmement dure, c’est celle des chemineaux. L’idée d’une grève générale pour soutenir les chemineaux est lancée. Elle se termine par une cuisante défaite et surtout déçu par la direction syndicale, de nombreuses personnes vont partir.

  • Ainsi, après le printemps 1920, les choses se calment mais surtout l’amertume est grande.

En Grande-Bretagne, les mouvements sociaux sont même plus importants qu’en France.

Entre 1917 et 1920, les effectifs passent de 4 à 8 millions de syndiqués. En 1917, la classe ouvrière anglais a connue un très vif de sympathie pour la révolution Russe et pour les deux révolutions Russes. Lorsqu’en 1919, la grande Bretagne s’est engagée dans une croisade anti bolchévique, de nombreuses personnes ont refusées de prendre parti. Surtout, ce sont crées des syndicats très radicaux appelés les Shop Stewards. Très actif dans les principaux syndicats, vont créer des mouvements quelquefois prérévolutionnaires, une chose populaire est la nationalisation des mines et des chemins de fer.

Le premier ministre Britannique Lloyd Georges est très gêné par ce mouvement, il se rend compte qu’il ne s’agit pas d’une petite manipulation. Il va faire mine de céder pendant l’année 1919. Durant l’année 1920, le mouvement semble reprendre davantage dirigé par les éléments les plus radicaux des TUC, des Shop Stewards. C’est aussi pendant l’été 1920, qu’est créé un parti communiste de Grande-Bretagne et les leadeurs ne sont pas intellectuels mais des syndicalistes de base, des ouvriers. A ce moment là, Lloyd Georges est en pleine difficulté politique avec du mal à obtenir une majorité. Ainsi, il est obligé de lâcher du lest et il choisit une politique de répression accompagnée d’une campagne de propagande sur les communistes.

Ce mouvement social est un des plus virulents que la Grande Bretagne est connue.

Mais c’est sans doute en Italie que le mouvement social va être le plus spectaculaire.

Contrairement à la France et à l’Agl, en Italie, ce sont surtout les campagnes. En effet, à partir de 1919, de nombreux paysans rentrent chez eux et veulent être payés de leurs sacrifices et avoir une exploitation agricole digne de ce nom. Ainsi, on va trouver d’importants mouvements paysans, d’occupation des terres.

Ces occupations sont encouragées par les sections locales du PSI et par un parti démocrate chrétien s’appelant le PPI. Ce PPI est dirigé par Don Sturzo. Il va lui aussi préconiser l’occupation des terres.

Le gouvernement italien dirigé par des libéraux de centre droit va défendre la propriété privée. En tout cas, ce gouvernement va souvent légaliser certaines de ces occupations à condition que les terres ne soient pas cultivées. Les paysans italiens sont particulièrement motivés car la situation leur semble mauvaise. Des milices privées vont être recrutés et on va retrouver parmi eux, des fascistes. L’Etat Italien va apparaître comme impuissant alors que les fascistes vont apparaître comme des personnes très dynamiques. Cette intrusion va servir le plan politique mais en ville la situation est tout à fait explosive en particulier dans les grands centres industriels du nord Italien. Ce sont des mouvements originaux contre la vie chère. Durant l’année 1919, se trouve aussi de vastes mouvements prérévolutionnaires où les ouvriers s’emparent d’un certain nombre de lieux de production pour y établir des sortes de conseils qui vont avoir comme vocation de remettre en train la production. On est dans la contestation radicale d’un modèle de société et ainsi, dans une phase beaucoup plus radicale.

Le mouvement en 1919 est très for et reprend de plus belle début 1920 et certaines professions sont en pointes dans le mouvement en particulier les métallurgistes italiens. En juillet et aout, ils vont se retrouver en grève avec occupation d’usines. A Turin, on voit apparaître des gardes rouges qui ont décidé de suivre l’exemple de l’Europe de l’est. En septembre 1920, éclate une grève générale mais la direction réformiste des syndicats italien va signer le plus vite possible un accord au rabais sur la base d’un chantage. Mais surtout, les fascistes vont devenir pour le patronnât italien et pour le gouvernement italien des supplétifs utile dans la lutte contre les rouges. Les fascistes vont peu à peu s’implanter dans le paysage politique.

On pourrait ajouter des mouvements du même type en Espagne même si l’économie à moins souffert de la guerre. Ce mouvement est plus à chercher de profiter d’une bonne conjoncture.

En Europe du nord, on va retrouver en Suède une situation tout à fait comparable puisqu’elle est secouée par de très importants mouvements sociaux contre la vie chère pour un ravitaillement de plus en plus insuffisant. Surtout, il existe une radicalisation très nette d’une partie de sociaux-démocrates. On observe la création d’un parti socialiste de gauche dirigé par des personnalités importantes du parti SAP. On est à la fin de l’année 1917, on est au bord de la création de soviets et de gardes rouges. Ces chefs syndicalistes essayent de saper la mouvement social en y réussissant tant bien que mal.

La Norvège est entre 1917 et 1921, la théâtre d’une radicalisation intense du mouvement ouvrier s’observant sur le plan politique. Le parti Norvégien s’appelant le DNA se radicalisant de plus en plus. Il va éliminer des chefs réformistes. Dans toutes ces années, se développent des grèves et des manifestations surtout en 1921 quand le patronat crée lui même ses propres milices.

  • Mais le pays qui va aller jusqu’à la révolution est la Finlande.

Entre 1809 et 1917, elle faisait partie de l’Empire Russe. En 1917, le désir d’indépendance est très fort en particulier à gauche.

Le parti social démocrate radicalise sa position par rapport au gouvernement provisoire Russe demandant officiellement l’indépendance pour toutes les questions intérieures. Cela crée un conflit très important avec le gouvernement provisoire Russe dirigé par l’essentiel par Karinsky refusant tout élargissement de l’autonomie Finlandaise.

Intervient un phénomène curieux qu’est la droite nationaliste finlandaise s’allie avec le gouvernement provisoire Russe contre les socialistes. Se crée contre une garde rouge et on se dirige vers l’affrontement. Ce qui va sonner le déclic est la prise de pouvoir des bolchéviques en Russie. Ils soutenaient l’idée d’une indépendance Finlandaise. Par ailleurs, ils se disaient que la droite Finlandaise serait canalisée.

C’est à ce moment là que les nationalistes de droite vont vouloir réclamer l’indépendance dans les 3 jours. Ce retournement antibolchévique vient de la crainte de voir se dessiner une Finlande rouge dirigée par les rouges. Cette grève débouche sur des violences et elle n’est pas poursuivie au bout de 10 jours. Début décembre, les partis politiques se mettent d’accord pour demander l’indépendance reconnue par la France, l’Agl et l’All. Le problème est que les blancs ne veulent pas en rester là. En octobre, l’organisation d’élections est issue d’une volonté de mettre en cause la majorité socialiste aboutissant à une courte victoire de la droite. Du côté des rouges, on estime que ces élections sont en faites une atteinte à la volonté démocratique. On considère que ces élections n’ont pas de valeur. Surtout, ce qui va aussi déclencher le drame est que désormais les blancs sont décider de créer une armée nationale formée des milices constituées du côté blanc.

En décembre et janvier, se crée un mouvement qui éclate dans deux provinces finlandaises. Les affrontements directs se font et les blancs attaquent les rouges, les garnisons russes qui sont en train de se retirer progressivement du pays. Ces garnisons défendent plus ou moins mollement et ils vont limiter les contacts avec les rouges et les blancs Finlandais. A la fin du mois de janvier, face à une situation de plus en plus incontrôlable, les rouges décident de prendre le pouvoir à Helsinki. Les blancs vont fuir au nord et là bas, ils vont installés une sorte de contre pouvoir. Une guerre civile éclate jusqu’à la mi mai 1918 marqué par des combats très vifs où vont tomber près de dix mils combattants. Au début avril, les blancs font appel à l’armée Allemande débarquant en Finlande, créant un déséquilibre et faisant gagner les blancs.

Aussitôt, ils déclenchent une sauvagerie d’une très grande cruauté avec près de 25 000 victimes supplémentaires. Cette erreur blanche se double d’un emprisonnement massif dans des camps de concentration avec 80 000 personnes. Avec la défaite Allemande en 1919, le gouvernement Finlandais se trouve dans une situation dramatique et par conséquent, on va rappeler le maréchal Mannerheim.

On retrouve des mouvements dans le sud de l’Europe, dans les Balkans, en Yougoslavie. Cette poussée des votes d’extrême gauche montre un potentiel d’agitation. On le retrouve en Hongrie, en Tchécoslovaquie, en Autriche.

2. La floraison des conseils

  • Quand on pense à l’après guerre, on pense au mot au Conseil.

Le terme de conseil regroupe des réalités très diverses. Une erreur fondamentale serait de les assimiler à des organismes bolchéviques ultra radicaux. E

En réalité, ce sont des organismes élus pour des périodes très courtes censés représenter à l’échelle locale, un certain nombre d’organisations qui peuvent être syndicales, politiques ou représenter des régiments de soldats.

Les délégués sont élus le plus souvent sur la base de réunions faites soit dans les entreprises, soit dans les régiments et ces élus ne représentent souvent l’opinion des entreprises à un moment donné. C’est une sorte de démocratie participative liée à des luttes sociales particulière. Souvent, les conseils sont dominés par des éléments modérés, réformistes y compris en Russie.

Les conseils ont surtout pour fonction de faire connaître des revendications immédiates, des gens qui les élisent. Des revendications de soldats, d’ouvriers. On s’aperçoit qu’elles sont plutôt structurées, convergentes et démontrant un grand désir de démocratie et surtout une grande méfiance vis à vis des pouvoirs traditionnels. On essaie d’inventer de nouvelles formes.

Ce sont les lieux de conflits perpétuels entre ceux qui veulent des réformes et ceux qui veulent réellement changer le fonctionnement de la société. Et puis, ces luttes ont pour but de contrôler le conseil. On a souvent vu la main des bolchéviques ou des communistes à l’extérieur en oubliant une force totalement négligée, les anarchistes.

Ils sont très puissants partout et les bolchéviques se sont appuyés sur eux pour prendre le pouvoir. Surtout, on trouve de nombreuses personnes qui ne sont pas politisés comme des officiers. Ces organes de démocratie directs sont plutôt fluctuants dans leurs décisions, se contredisant d’un jour à l’autre. Ces organismes de luttent disparaissaient de même quand ils sentaient qu’ils n’avaient plus d’utilité. Ces conseils peuvent être manipulés, trahis.

Peu d’entre eux parmi la France, évitait de recourir à cette forme d’action. On va considérer deux exemples de l’activités des conseils : l’Allemagne et la Hongrie.

  1. L’Allemagne : Ces conseils ont donné lieux à pas mal de travaux.

Pour Flechtheim, les conseils n’étaient pas une création partisane. On ne peut pas parler des conseils en Allemagne comme dépendant de partis politiques particuliers. Pour lui, c’était représentatif des masses décidées à passer à l’action directe contre les autorités traditionnelles.

Elles voulaient du combat. On retrouve trois étapes : la révolte des marins de 1917, les premiers conseils ouvriers de Berlin et la phase postrévolutionnaire. Dans cette troisième phase, l’apparition des conseils se fait simultanément à Kiel, Berlin et à Munich. On a souvent mis en avant la personnalité de Kurt Eisner faisant parti de ceux qui considèrent que la guerre a un prix trop élevé par rapport à ses avantages. En 1917, ce réformiste va adhérer à l’USPD. Quand il apprend qu’Kiel, des conseils vont être créés, il organise avec l’USPD une gigantesque manifestation. Se met en place des conseils d’ouvriers et de soldats demandant une paix immédiate et surtout le départ de la dynastie locale. A Berlin, le mouvement intervient 5 jours après se manifestant par de grandes manifestations antimonarchiques mais aussi une amélioration des conditions de vie. La structure des conseils n’imite pas les soviets Russes.

Très vite, ces conseils vont avoir une réalité très différente. Dans certains cas, ce ne sont que le reflet des rapports de force. Dans les ¾ des cas, le gouvernement reconnaît une certaine légitimité à ces conseils. Le but du parti social démocrate n’est pas de pérenniser les conseils mais comptaient de les utiliser pendant un temps très court pour asseoir leur pouvoir en Allemagne, fidéliser une clientèle et s’en débarrasser rapidement.

En fait, le PSD, souhaitait dès le départ désarmais ces conseils et organiser rapidement des élections politiques en négociant ceci avec l’armée. Le 8 décembre, on a déjà des prémisses des futures luttes (lettre de Hindenburg à Ebert). Ebert négocie avec l’armée pour rendre impossible l’action des évolutionnaires et organiser des élections législatives. Les commissaires du peuple sociaux-démocrates souhaitent liquider rapidement les conseils. Le grand jeu toutefois, est à l’intérieur des conseils, faire le maximum pour éviter tout débordement.

Par ailleurs, ils visent à désarmais les marins et les troupes de Berlin dans le but des les remplacer par des troupes fidèle du général Grener. Il est clair que cette tactique ne peut aboutir qu’avec violence. Il ne reste plus qu’à porter l’estocade par une série de provocations que le gouvernement d’Ebert va mettre en œuvre comme renvoyer le préfet de police de Berlin. Suite à la démission forcée d’Eichhorn, se met en place des séries d’actions et des éléments du conseil pensent qu’il faut réagir violemment et décide de s’armer. Erbert va envoyer sur place son ami Noske qui va monter une armée propre. Noske fait la répression et dans la foulée. Dans les élections de février, les sociaux démocrates obtiennent 38% des voix. Le résultat est que cette victoire aboutit avec forces politiques centristes. Au mois de mars, Ebert envoie nettoyer Brème et Hambourg et puis il y’a l’exemple Bavarois. En Bavière, les sociaux démocrates participent au mouvement Kurt Eisner mais des élections vont avoir lieu. Ces élections sont une défaite pour Kurt Eisner, très largement doublé par les sociaux-démocrates. Puis, en Bavière, la situation se tend. Le mouvement des conseils apparaît comme minoritaire et le parti social démocrate commence à prendre ses distances. Ils réclament la tête du nouveau parlement bavarois pour mettre fin à la dictature des conseils. Se crée un conflit entre les conseils et les sociaux-démocrates. Hoffmann se saisit de ces éléments pour se retirer hors de Munich, à Wamberg et il va créer là bas, une sorte de gouvernement concurrent de celui de Munich. Sur le modèle de Noske et assez habilement Hoffmann va monter des corps francs.

Vont participer toute une série de personnes plutôt conservatrices considérant que les conseils doivent se retirer. Hoffmann va se lancer dans une répression anti rouge. Les troupes des conseils vont peu à peu être battus par les corps francs. La République des conseils de Bavière prend fin et c’est plutôt le PSD qui a joué un rôle actif dans ce cadre là. C’est ce qui a amené le journaliste et historien de S Haffner à écrire un livre très intéressant.

  1. La Hongrie : Les premiers conseils naissent en 1917 et vont à Budapest préparer la grande grève de janvier 1918 débouchant sur la revendication de la paix immédiate.

Cela rappelle la grande manifestation de 1905 pour réclamer la démocratie politique. Au printemps 1918, ces conseils vont se multiplier par le retour des soldats prisonniers en Russie au contact de la révolution Russe avec l’idée de faire quelque chose semblable à cette révolution.

Ce qui alimente le mécontentement, c’est la situation alimentaire et matérielle des Hongrois, encore plus dramatique que l’All. En début octobre, c’est la démission de Charles 1er, le 31 octobre 1918 se met en place, un nouveau gouvernement, nationaliste de coalition dans lequel on retrouve des élus de centre droit mais où participe quelques élus syndicalistes proches des sociaux-démocrates dirigés par Károlyi.

Il prend le pouvoir sur une base nationaliste et sur une base d’agrandissement territorial. Sur le plan politique, il est d’accord avec l’idée d’un système parlementaire. Il est éventuellement d’accord sur des quelques progrès sociaux. Mais ce gouvernement est soumis aux nationalismes voisins tels que les Roumains. Donc, c’est un gouvernement dans un pays ruiné à la guerre, soumis à la fin et en conflit avec les voisins. Surtout face à lui, une opposition radicale, bolchévisée autour de Bela Kun. Il se trouve qu’il est en alliance avec le parti gauche du PS Hongrois. Cette opposition s’appuie sur les conseils et naturellement jette le discrédit sur le gouvernement Károlyi. Ce qui porte le coup de grâce n’est pas un soulèvement révolutionnaire.

Ce qui va tuer Károlyi est le traité de Paris. Il sent l’hostilité à son égard, il réagit en emprisonnant Bela Kun et en mars 1919, il démissionne.

Ainsi, la Hongrie se retrouve sans gouvernement. C’est alors que les chefs sociaux-démocrates vont offrir une alliance politique au communiste pour une raison purement nationaliste. Ils espèrent obtenir l’appui de la Russie rouge contre les Roumains et les Tchécoslovaques. Ce gouvernement s’appelle conseil de la république. I

l va s’appuyer sur les conseils d’ouvriers et de soldats toujours existant pour gouvernement et d’imposer des réformes en particulier une vaste réforma agraire. Le grand drame est le fait d’avoir voulu mener la guerre jusqu’au bout. De nombreux nationalistes Hongrois vont se rallier car la République des conseils a crée une armée luttant contre les Tchèques et les Roumains remportant certains succès. De même, les puissances étrangères telles que la France et l’Alg sont prêtes à faire un compromis. Et fin avril 1919, la Fr et l’Alg proposent par la bouche d’un négociateur un redécoupage des frontières Hongroises plutôt favorable. La sagesse eu été d’accepter ce compromis ce qui aurait laisser de côté l’invasion étrangère.

Mais, les troupes refusèrent cette offre par rapport aux rapports de forces. Très rapidement, les succès vont s’enchaîner en défaite et d’énormes distensions apparaissent. En effet, des forces un coût de la Révolution brutale et anticléricale. On trouve une troupe les gars de Lénine se spécialisant dans des raids contre des paysans à la campagne leur confisquant le peu de nourriture. Le gouvernement n’approuve pas mais n’a pas tellement moyen de réprimer. Cette république des conseils va en fait, sombrer d’elle même et Budapest va être occupé en particulier par des troupes Roumaines qui vont occuper dans la ville. Sur la fin, ils vont être rejoints par une armée blanche Hongroie. L’amiral Hortky se nomme chef de l’armée blanche.

Cette expérience se marque aussi par les brutalités de l’armée blanche et 100 000 personnes vont quitter la Hongrie. Le régent Hortky va réapparaître courant Novembre pour se mettre à la tête de l’Etat et tenir sans fameux discours qui revient à Budapest.

3. La division du mouvement ouvrier

Avant 1914, le mouvement tendait à regrouper les forces de contestations sociales et les partis intitulés ouvriers, socialistes..

Ce mouvement vers l’unité s’est construit à l’échelle nationale et internationale. Il n’existait qu’une internationale ouvrière sous le nom de IIème internationale car Lénine avait trouvé bon de donner des numéros.

  • Elle s’est unifiée vers 1900 et avait fait de son existence, un véritable combat.

Ce combat avait mobilisé des foules considérables et certains étaient allés jusqu’au martyr (PS Serbe). Un certain nombre de chefs socialistes influencés par des idées nationalistes ont cédés. Cette union sacrée a forcément donné des résultats désastreux puisque nombreux de ces partis ont connus des doutes. Dès 1917, on a commencé à assister à toute une série de scission à l’image de l’USPD en Allemagne. Cette scission fut motivée par des expulsions des personnes n’acceptant pas l’union sacrée. Surtout, un débat est né dans l’immense majorité des pays européens sur la nécessité ou non de pouvoir se réunir après la guerre.

Ces scissions n’ont fait que s’accélérer à partir de 1918 sous l’effet en partie des évènements Russes. En effet, a eu lieu une première révolution qui a abouti à la mise en place d’un carnet de ministère dominé par un parti centriste les KD. Mais ce gouvernement souhaitait poursuivre la guerre et était en décalage avec l’opinion publique.

A ce moment là, un fort mécontentement est né et le parti bolchevik sous Lénine a lutté pour un changement radical dans la société. Surtout Lénine, depuis le début de la guerre, luttait pour la création d’une nouvelle unité nationale avec une forte insistance sur la dictature du prolétariat. Au départ, ils étaient confrontés à une guerre civile dans leur propre pays. Néanmoins, dans une dizaine de pays (All, Hongrie, Finl, Aut), commence à apparaître dans l’été 1918, des partis prenant le nom de communiste. C’est la création des partis communistes. Le mouvement se poursuit pendant plusieurs années et l’essentiel des pays européens vont en disposer. Les plus importants vont surtout être crées fin 1920. En France, c’est le congrès de Tour en décembre 1920, en Allemagne en octobre (le KPD).

  • En face, les personnes ayant soutenu la ligne de l’Union sacrée vont continuer à s’intituler socialistes ou sociaux-démocrates restant majoritaires.

Toutefois, on trouve la naissance de la IIIème internationale. Au départ, les scissionaires bolcheviks voulaient créer une internationale mais n’avaient pas les moyens d’organiser un congrès. Toutefois, en mars 1919, Lénine décide de forcer le destin et on va réunir à Moscou une sorte de mini congrès. Au départ, les délègues allemands avaient comme mission de ne pas accepter la création d’une IIIème internationale mais de la différer. Lénine souhaitait contrer l’offensive anti-bolchevik qui s’était réuni à Bern en février 1919.

Un certain nombre de leadeurs présentent un programme d’action plutôt libéral et ce discours est extrêmement dur contre les communistes. Cela va entraîner l’IOS, l’internationale ouvrière socialiste mais de nombreuses personnes vont décider de boycotter cette internationale. Ils vont fonder une internationale intermédiaire que Lénine appellera II et demi. Elle aura son congrès fondateur à Vienne.

Donc trois internationales :

  1. L’internationale de Vienne pour les socialistes

  2. L’internationale communiste le Kominterm

  3. L’international de Bern ou adhère essentiellement les partis d’Europe du nord plutôt libéral.

Entre les trois internationales, on trouvera des reclassements et la tarification s’effectuera en 1923.

Celle de Vienne va décider de se saboter et de rejoindre celle de Bern

. Ainsi, au milieu des années, plus que deux internationales en relation avec un déclin des grands mouvements sociaux. Les partis socialistes qui étaient avant 1914 des partis de contestation radicale vont peu à peu rentrer dans le jeu politique participant même à des gouvernements bourgeois. Quant aux communistes, ils vont se retrouver face à de nombreux conflits internes qui vont les paralysés.

Cette division du mouvement ouvrier est tout à fait importante pour comprendre la recomposition politique de l’entre deux guerres.

C) Le surgissement de nouvelles droites

On a vu que la guerre a dopé les revendications sociales mais aussi pour les nationalités. De nombreux pays s’étaient engagés dans la guerre pour recueillir des fruits territoriaux ou économique supplémentaires. De plus, de nouveaux pays vont surgir et aimeraient bien se développer.

Dans cette cacophonie de la conquête et de la haine mutuelle, des formations politiques vont pouvoir en profiter et ainsi, des extrémistes vont surgir.

  1. Le surgissement de nationalismes exacerbés

Tout commence avec la conférence de Paris avec les vainqueurs et chacun veut sa part du gâteau. Chaque pays vaincu a droit à son traité particulier. Evidemment, ces traités n’enchantent pas les vaincus et le fameux Traité de Versailles est considéré comme un diktat.

En effet, aucune discussion n’est posée et elle se trouve amputée de territoires. Ce Traité va donner lieu à l’extrême droite et dans la droite monarchiste à une surenchère politique sur le thème de la trahison. Le gouvernement de la République de Weimar est mis en accusation par un coup de poignard dans le dos.

  • Les socialistes et leurs alliés auraient été les causes essentielles de la défaite. Le comble réside dans le fait que les plaignants sont les militaires allemands défaits.

De nombreuses personnes cherchent des armes idéologiques et de nombreux anciens combattants déçus vont être recrutés et vont radicaliser leurs attitudes politiques. Autour de cette idéologie, on va retrouver des partis classiques mais aussi des formations politiques davantage radicales et en
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