Bibliographie : Georges Duby





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particulier en 1919 va naître en Bavière le parti nazi.

  • En Autriche, c’est le Traité de Trianon qui va décider de son sort.

Une revendication nationaliste surgit par la création d’Etats indépendants sur le dos de l’Autriche-Hongrie. Les germanophones set magyars se sentent lésés et les premiers sont pour l’essentiel favorable à un rattachement à l’Allemagne.

Avec cette unité, les minorités germanophones pouvaient retrouver un ensemble économique justifiant Vienne. En Hongrie, on est mécontent puisqu’on laisse en dehors des frontières nationales plusieurs millions de Hongrois. En effet, de nombreux se retrouvent de nationalités Roumaines, Yougoslaves.. Ce terrain est extrêmement favorable à l’agitation nationaliste. Ces partis sont historiquement chrétiens, conservateurs et antidémocrates.

Là aussi, on voit surgir très vite toute une série de mouvement ultra nationaliste dont certains rappellent les fascistes Italiens ou les nazi allemands. Surtout, la droite dure et l’extrême droite vont se rejoindre autour de milices armées particulièrement motivé.

  • Cette vague nationaliste touche les pays vaincus. Mais il existe chez les vainqueurs, un climat favorable à l’expression d’idées pouvant éventuellement favoriser le nationalisme.

En 1919, tant en France qu’en Angleterre, les responsables gouvernementaux n’arrêtent pas de chanter la gloire des armées, la grandeur coloniale et un discours patriotique permettant en France le surgissement de la chambre bleu horizon (vague nationaliste).

En résumé, on agit en même temps la peur du rouge (l’ouvrier), en attisant la grandeur nationale.

Concernant l’Italie, ce sont de faux vainqueurs recueillant moins que promis. L’ultra droite va mettre en cause la droite libérale sur le thème de la trahison. Sur cette argumentation, les fascistes italiens vont commencer à se développer à partir de 1919.

Ainsi, dès la fin de la guerre, Gabriele D’Ammunzio va se muer en chef ultra nationaliste et aller avec plusieurs volontaires s’emparer de la ville de Fiume. Le gouvernement Italien proteste mais de nombreuses personnes estiment que face à la marée rouge inquiétante, l’alternative est intéressante.

D’autre part, dans les nouveaux petits pays, les nationalistes considèrent qu’ils sont installés au pouvoir et ce n’est pas paisible (Tchécoslovaquie, Roumanie guerre)

  1. Corps francs et armées blanches

C’est une réalité nouvelle de l’Europe de l’entre deux guerre, c’est la création d’une sorte de milices qui ne soient pas privées dans le but est de maintenir la grandeur nationale et l’ordre public. En réalité, ces bandes armées sont une réalité politique de toute l’entre deux guerres.

Définition du corps francs : C’est une unité de volontaire levée avec l’autorisation des autorités pour combattre un danger intérieur. Ce danger est souvent désigné comme rouge et marxiste.

Le premier pays connaissant ceci est l’Allemagne pour écraser les rouges à Berlin et dans les zones bientôt soumises à plébiscites. Le premier est créé par le général Mäcke. C’est ce corps franc que utilise Noske. Ce sont des militants politiques qui y participent, des soldats démobilisés encadrés par des officiers refusant la défaite.

De plus, ils se disent que s’ils combattent les rouges, ils montreront que l’armée Allemande est puissante et les alliés ne leurs en voudront pas. (Ennemi commun).

On va retrouver les corps francs dans les pays Baltes. Frei Kops. Les ein wohnerwehren.En Finlande, on trouve les gardes civiques.

Ces corps francs vont participer pendant toute l’année 1919 au nettoyage des zones rouges et dès très nombreuses rebellions dans toute l’Allemagne. De même, dans les coups d’Etats de Kapp.

On les retrouve également en Lettonie actuelle, combattant dans l’ancienne province de Livonie souhaitant créer un Etat vassal de l’Allemagne. De même, en haute Silésie, des tentatives en Prusse orientale mais chassée rapidement. En fait, on peut comparer ces corps francs à ce que va naître en Italie les faci. Ce mouvement avait une connotation militaire.

Définition des armées blanches : Ce sont des armées levées dans le cadre d’une guerre civile pour faire face à une armée rouge de divers horizons.

Elles ont une légitimité plus forte car les gouvernements se jugent eux mêmes légitimes. Les officiers sont des hommes droites durs. L’encadrement se situe à la droite de l’échiquier politique. Ces armées blanches sont structurées sur un mode classique, en régiment avec des officiers qui les encadrent avec une discipline militaire. Dans le cœur de l’armée blanche, on trouve des militants politiques mais on retrouve beaucoup de personnes levées de force.

Exemple : l’armée blanche Estonienne lance un immense appel. On trouve 400 volontaires alors à ce moment là, le chef a décidé de rendre la participation obligatoire. Donc usage de la force.

Toutefois, la différence entre les armées blanche et les armées officielles se situe au niveau de l’effort de propagande. Dans les armées blanches, à côté de l’officier technique on a des commissaires politiques devant motiver la troupe. Cet encadrement idéologique contribue à créer une mentalité d’anciens combattants qui adoptent les thèmes nationalistes.

Elles sont généralement dissoutes après les guerres civiles. Mais, il ne faut pas oublier que le corps des officiers est récupéré au service d’armées officielles et la plupart des officiers sont récupérés à la tête des armées officielles et vont constituer l’essentiel de l’encadrement militaires dans les pays où les blancs ont gagnés.

Par ailleurs, pour ne pas laisser retomber le soufflet des commissaires politiques, on va tenter de les organiser en milices permanentes. C’est un moyen de conforter l’esprit national dans les pays nouvellement indépendants.

Par exemple dans un pays comme en Autriche, va être mis en place, les Heimwehren.

Il ne s’agit pas d’un phénomène passager mais de durable caractérisant la vie politique européenne pendant tout l’entre deux guerres.


Il existait avant 1914 des idéologies ou des mouvements de près fascistes ou de typiquement fasciste. Cela existait en Autriche-Hongrie avec un mouvement pangermaniste particulier, celui de Von Schonerer. Il existait des courants minoritaires. Les fascismes n’arrivent pas comme une idéologie coupée du passée.

Souvent, on a émit l’idée que les fascismes sont d’abord nés dans les pays vaincus. En observant les choses de plus près, ils touchent tout à fait les fameuses démocraties libérales occidentales. Les idéologies ultra nationalistes n’ont pas de frontières. Ce qui est intéressant dans le fascisme est qu’une partie de ses théoriciens viennent de l’extrême gauche.

Exemple : Mussolini en Italie, de Georges Valoy et Sorel en France.

Ce sont des personnes venant du syndicalisme révolutionnaire. Dans des recherches récentes faites par Thomas Weber, il signale des chances qu’Hitler était proche de l’extrême gauche en 1919 en Bavière.

En fait, l’essentiel des premières troupes du fascisme viennent de personnes se sentant proche de l’extrême droite. En Allemagne, les premiers nazis sont des catholiques bavarois conservateurs autour du mouvement Völkisch. C’est un mélange d’idéologie emprunté à l’anti libéralisme d’extrême gauche et d’extrême droite.

En fait, ce qui va souder les premiers groupes fascistes :

  1. C’est à la fois la haine de la révolution et les mouvements sociaux

  2. Mais également le sentiment que l’idée nationale est galvaudée par les autorités et qu’un nettoyage est nécessaire.

Dans l’après guerre, on a eu une très forte demande populaire pour d’importantes réforme sociales. Pour contrer l’ennemi, il faut puiser dans l’électorat et ainsi faire des propositions sociales. Le congrès fasciste de 1921 est centré sur le thème sur la banalité d’un parti politique.

Au départ, ces formations sont groupusculaires, les fascistes ce sont quelques milliers d’homme dispersés dans toute l’Italie et ayant peu de contacts entre eux. Ils sont commandés par des ras. Il faudra attendre l’année 1921.

On peut retenir de ces groupes qu’ils sont avant tout antidémocrates, antiparlementaires, méprisent le syndicalisme et le socialisme et ont comme fondement le pouvoir fort, le chef charismatique.



  • Attention Mussolini n’a pas développé de thème antisémite en Italie.

  • Par contre Hitler est armée d’une théorie raciste.

Anton Drexler avait fondé le parti nazi en Bavière. Hitler ne s’est emparé de la direction du parti qu’à partir de la fin de l’année 1920 et il a joué un important rôle pour prendre contact avec les groupes extérieurs à la Bavière et à la base de la création de la milice de parti.

Ces SA vont devenir le fer de lance et il représente un moyen d’échapper à la misère. Elle impressionne par la façon dont elle défile mais le parti reste essentiellement Bavarois et on trouvera un putsch raté en novembre 1923.

  • Ce qui distingue les partis fascistes d’autres partis d’extrêmes droites n’est pas l’idéologie mais l’organisation. En effet, on a un chef et un seul.

Avec les fascistes, les milices jouent un rôle particulier puisqu’elles sont utilisée systématiquement dans deux buts :

  1. Tenir la rue terrorisant l’adversaire -> Recherche de la violence pour attirer l’attention.

  2. La parade. Ils adoptent une tenue règlementaire (chemise noire des Italiens). Le but est de mettre en lumière et de fasciner les masses, le défilé comme un symbole d’un bon pays.

Ces partis se veulent interclassisques, puisant dans toutes les couches de la population. Etant donné que le public est différent, le discours s’adapte devenant démagogique. Peu importe, l’essentiel est de mettre en avant les idées fortes du mouvement. Les manifestations publiques font l’objet d’une intense préparation.

Surtout, la formation des militants, c’est à dire former des orateurs qui doivent tenir des discours cohérents par rapport à la doctrine du mouvement. Aussi une thématique autour de l’héroïsme du parti et des SA.

  • Ces nouvelles droites jouent un rôle clé dans la vie politique de l’entre deux guerres puisque les nazis vont devenir des forces importantes. D’autre part, les gardes civiques, les anciens combattants vont vouloir jouer un rôle politique.

D) Les Etats vainqueurs dans la mêlée

Les grands Etats vainqueurs auraient du être en mesure de réorganiser l’Europe sur des bases favorables et empêchant le chaos. En réalité, ils vont contribuer à entretenir le chaos.

A l’origine, les fameux traités de paix vont devenir des éléments de déstabilisation.

  1. Les traités de paix, éléments de déstabilisation

Le président Wilson en janvier 1918, a établi 14 points créant une paix de plusieurs décennies sans guerre. On retrouve des points généraux mais plus concret comme la création de la SDN. D’autres idées pouvaient être des éléments de déstabilisation comme la recréation de la Pologne, qu’au détriment de l’Allemagne ou de la Russie. Par ailleurs, il préconisait de droits supplémentaires pour l’Autriche-Hongrie. Surtout, il prenait le contrepied en ce qui concerne le développement de l’Italie.

En été 1918, Wilson change d’option et il annonce la dislocation de l’Autriche-Hongrie. Quand s’ouvre les négociations pour le Traité de Paris, les Anglo-Saxons ont des divergences

  • les Français sont favorable à châtier l’Allemagne

  • Les Britanniques ne sont pas favorable. Ils veulent utiliser l’Allemagne comme base économique.

Finalement, on va trouver un mauvais compromis acceptant plutôt vaguement la position Française.

Surtout la conférence de Paris voit les slaves arriver à toute vitesse pour faire monter les enchères territoriales et des revendications tchèques, roumaines ou hongroises. Les grandes puissances ne peuvent se mêler à toutes ces guerres. D’où une déstabilisation intense du centre de l’Europe.

En résumé, mal traité l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et l’Italie.

  1. Les effets à double tranchant de la lutte anti soviétique

En fait cette lutte et d’après Arnaud Mayer est l’obsession à la fois de la diplomatie Américaine (Wilson) est des franco-britanniques dans le fait qu’ils vont mourir d’eux mêmes.

  1. Les Russes n’aiment pas que les étrangers se mêlent de leurs affaires.

  2. Les Bolcheviks s’organisent beaucoup plus vite que prévu dur le plan militaire.

Dans les pays Baltes et en Finlande, les grandes puissances veulent soutenir les Russes blancs contre les Bolcheviks. Mais ces Russes ne veulent pas entendre parler d’indépendance, ce sont des territoires appartenant à la Russie historique. Cette politique contradictoire va créer un chaos dans la zone. Surtout, les puissances occidentales vont se lancer en 1918-1918 dans des interventions militaire sur place utilisant même des troupes Allemandes dans les pays Baltes.

Ces interventions en Sibérie ou en Ukraine se heurtent à un fait de base : le refus des soldats de participer à ces aventures. Ainsi, au printemps 1919, les grandes puissances laissent filer.

Conclusion 

Le chaos des 18 mois qui suivirent l’armistice avait de causes multiples :

  • La principale est l’écroulement des empires centraux créant une situation d‘instabilité au cœur du continent.

Les forces favorables aux changements inspirés par la révolution Russe croient que l’heure est arrivée. Mais les grandes puissances veillent et ils existent en face de nouvelles droites disposées à combattre les mouvements révolutionnaires.

D’autre part, la montée de rancœurs diverses. Surtout, les vainqueurs se révèlent absolument incapable de trouver des solutions et au contraire, ils multiplient des traités et en intervenant un peu partout sans jouer au plus fin.

Paradoxe des grandes puissances : Ecraser l’Allemagne mais prisonnier d’intérêts locaux et nationaux.

Mais de ces turbulences, va s’enchaîner des reconstructions de la vie politique et sociale. Dans les années d’après guerre, toute une série de réformes qui vont transformer la vie des gens et qui sont à mettre au crédit d’une époque intéressante.



Deuxième chapitre : Les progrès fragiles de la démocratie dans les années d’après guerre

Après la guerre, on a une volonté de paix et chez de nombreux citoyens, un désir de participer à la vie civique et politique et d’organiser la société sur des bases plus justes. Prise de conscience que la guerre a aussi été causée par une organisation hiérarchique et des systèmes politiques bloquées.

  • L’idée démocratique semble émerger, élire des représentants à l’image de la diversité de la population.

Comme les monarchies autoritaires ont été vaincues, on considère qu’elles ont fait preuve de leur inadaptation au monde moderne.
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