Le dieu Trifrons des catholiques, des protestants réformés, et des évangéliques





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CHAPITRE 1

DÉVELOPPEMENT DE LA DOCTRINE DE LA TRINITÉ

Notre foi est portée par la conviction que la croix et la résurrection de Jésus Christ sont l'événement central de l'histoire du salut, et non la doctrine d'une Trinité spéculative qui se développa quelques centaines d'années par après. Ce point central est non seulement décisif pour notre vie et notre mort mais aussi pour la compréhension de la révélation sur le Dieu unique. Les premiers chrétiens ont hérité du judaïsme leurs idées sur Dieu, cela est évident car au départ ils étaient tous des Juifs, c'est à dire des Judéens. L'importance capitale de la foi juive relative à Dieu était l'unicité de Celui-ci. Le premier commandement a mis en relief la place unique de Dieu: «JE SUIS le Seigneur ton Dieu; tu n'auras aucun autre dieu devant moi» (Ex 20, 2-3). Les chrétiens croient que la vie, la mort et la résurrection de Jésus de Nazareth révèlent quelque chose de définitif sur Dieu, et il ne peut en être autrement puisque le Seigneur Jésus est Dieu lui-même manifesté dans la chair. Jésus a souvent parlé de son «Père», il a aussi proclamé la venue de l'Esprit de Dieu. Après sa mort et sa résurrection, les disciples de Jésus savaient pleinement qu'il était Dieu, car l'Esprit leur enseignait toutes choses et témoigna surtout de la divinité de Christ. Ils n'avaient aucun besoin d'un concile théologique et philosophique pour reconnaître que le Seigneur Jésus est le Dieu Tout-Puissant, le même qui avait apparu à Moïse et qui avait marché avec eux, guérissant des malades, ressuscitant des morts, et redressant des mauvais esprits. D'une part, cela fit un problème pour les Juifs chrétiens monothéistes: Jésus est-il Dieu?  Comment est-il Dieu?  Qu'est-ce que cela signifie pour Dieu le Père? Et qu'en est-il du Saint-Esprit ?  Comment sauvegarder le monothéisme, si Jésus est Dieu? D'autre part, cela donnait aux disciples de Jésus l'occasion de réfléchir sur Dieu d'une manière nouvelle. Leur expérience de Dieu en Jésus et par Jésus et leur expérience de l'Esprit de Dieu au milieu d'eux et en eux les menèrent à une perception plus profonde de Dieu et des deux natures en Christ. Cette perception nouvelle sur Dieu, celle du Nouvel Homme, s'est exprimée dans leur prière. La prière était adressée à Dieu par Jésus dans l'Esprit et les gens étaient baptisés au NOM unique de Jésus (Ac. 8:16; 19:5), c'est-à-dire «au NOM du Père et du Fils et de l'Esprit Saint» (Mt 28, 19), en d'autres mots, au NOM qui est au-dessus de tout nom (Phil. 2:9-11) et dont la révélation sous la grâce de la Nouvelle Alliance est qu'il y a un seul NOM pour le Père, le Fils, et le Saint-Esprit, à savoir: JÉSUS, le Dieu Sauveur, le Messie si longtemps attendu depuis la promesse en Éden (Gen. 3:15).

 

A - FORMULATION DU DOGME DE LA TRINITÉ

Il faudra trois siècles pour que la formulation du dogme trinitaire se voie précisée et définie par un Concile de réprouvés dont plusieurs avaient trahis Christ à cause des persécutions, et d'autres avaient prostitués leur foi aux principes philosophiques du temps. Cela nécessitera l'utilisation d'un nouveau vocabulaire emprunté à la philosophie triadique platonicienne comme à celle des religions à mystères, qui ne pourra laisser la place à des divergences d'interprétation de la part de ceux qui demeuraient fidèles aux Écritures, et afin d'obscurcir les consciences pour dominer sur la foi. Pour être unie, et pour transmettre fidèlement l'enseignement de l'empereur Constantin, l'Église impériale, dite Catholique, ne pouvait pas se permettre la moindre ambiguïté dans la formulation de ce qui est au cœur de son enseignement: la subversion du christianisme authentique par une contrefaçon tellement subtile et raffinée qu'elle pourrait séduire les élus même, si cela serait possible.

 

Tertullien, au IIIe siècle, fut le premier à utiliser le mot latin Trinitas pour décrire le Dieu des philosophes comme Père, Fils et Esprit Saint, sous prétentions qu'il s'agissait du Dieu de la Bible. Spécifions que Tertullien se joignit à un groupe extatique du nom de Montaniste, précurseur du Pentecôtisme et du charismatisme, dans lequel toutes sortes d'exagérations doctrinales se trouvaient. Il fonda ensuite la secte des Tertullianistes. L'idée de Trinité a connu de nombreux avatars, non seulement en tant qu'elle apparaît dans des contextes différents (la Trimurti en Inde par exemple) mais aussi, dans la mouvance chrétienne paganisée: aux environs de l'an 160, un groupe gnostique baptise "au nom du Père inconnu de l'Univers, de la Vérité, mère de tous les êtres, et de Celui qui est descendu en Jésus" (St Irénée). Pour Tertullien, ces personnes sont distinctes, mais non divisées, une aberration infernale grossière comme si trois corps différents formeraient un seul corps, et trois têtes différentes formeraient une seule tête. Il faut vraiment être mentalement détraqué de la réalité pour s'imaginer de telles absurdités; peut-être fumaient-t-il de l'herbe du diable en mangeant des champions magiques, comme ce fut la coutume dans plusieurs religions à mystères où on adorait les hallucinations d'un dieu mystique. La précision sur ce que cela signifiait, quand on disait que le Dieu unique était «Père, Fils et Esprit Saint», s'est développée sous l'astuce que des professeurs et prédicateurs se mirent à essayer d'expliquer cette notion de Dieu face à des questions spécifiques. Une de ces questions fut soulevée par Arius. Celui-ci, prêtre d'Antioche, était intéressé à préserver l'unicité de Dieu héritée du judaïsme. Son raisonnement était que, comme il n'existe qu'un seul Dieu, Jésus doit être quelque chose de moins que Dieu. Il dit aussi que Jésus a été créé -- qu'il n'a pas existé de toute éternité. De plus, les Écritures ont attesté le fait que Jésus a souffert: on pensait communément que Dieu ne pouvait souffrir, et donc, Jésus n'était évidemment pas identique à Dieu. En opposition à Arius, l'hérésiarque Athanase, évêque d'Alexandrie, posa le raisonnement suivant: Si Jésus nous a réellement rachetés de notre péché, alors il n'est rien de moins que Dieu, mais le Dieu de la philosophie Platonicienne. Le débat fut à ce point violent sur cette question que l'empereur Constantin convoqua un concile œcuménique (le concile de Nicée, en 325), afin que les prétendus Pères de l'Église en viennent à un consensus sur la question. À la fin, la position considérée comme orthodoxe, c'est-à-dire, la croyance correcte et droite, fut celle d'Athanase. Autrement dit, selon ces réprouvés, Jésus est vraiment Dieu, mais un Dieu de seconde place dans une triade spéculative qui n'a aucun support biblique sauf en apparence. Cette croyance subversive fut inscrite au credo de Nicée qui est utilisé encore de nos jours dans le sacrilège de la messe catholique et dans les réunions d'églises protestantes, surtout dans l'Église Réformée maintenant Église Déformée, et dans la secte des Baptistes Réformés, où il est récité en groupe. Ceux qui disent que les participants du Concile de Nicée/Constantinople défendirent la divinité de Christ et furent donc par ce fait des chrétiens authentiques, et qui maintiennent de l'estime pour les pseudo-Pères de l'Église comme Eusèbe de Césarée et Athanase, se fourvoient et se séduisent eux-mêmes. Il vaudrait mieux pour eux de placer leur estime sur le Jésus de la Bible et sur les Écritures seules, comme ils le prétendent, et non sur le faux Jésus et le faux Esprit des spéculations philosophiques nicéennes (2 Cor. 11:3,4,13-15).

 

B - SABELLIANISME VERSUS MODALISME

Une autre question fut soulevée par Sabellius. Lui aussi était intéressé à sauvegarder un strict monothéisme. Il raisonna comme suit: Dieu est vraiment un et complètement inconnaissable. L'expérience de Jésus dont les premiers chrétiens furent témoins était pour cet imposteur une simple manifestation du Dieu unique. Dieu pouvait aussi se révéler dans l'activité de l'Esprit, autre mode dont Dieu pouvait être perçu. Enfin, quand Jésus parlait de son Père, il exprimait une troisième manière dont Dieu pouvait être perçu. À la vérité, il n'existe qu'un Dieu, mais le Dieu unique pouvait s'exprimer de diverses manières: Père, Fils et Esprit, comme nous voyons dans les Saintes-Écritures. Cependant, ces manifestations de Dieu ne nous disent vraiment rien de Dieu, qui est complètement ineffable si nous n'en recevons la révélation par la grâce. En d'autres termes, selon le Sabellianisme, nous ne connaissons rien de Dieu. La position de Sabellius se nomme le Sabellianisme, une forme regrettable du Modalisme Patripacien de Praxéas et de Noetus, évêque de Smyrne au 4ème siècle, qu'il avait perverti et dans laquelle les trois manifestations de Dieu étaient temporaires et successives. Sabellius tenait pour acquis que Jésus était le Père dans l’Ancien Testament, le Fils dans les Évangiles et l’Esprit après la Pentecôte. Bibliquement cela est juste, mais pour Sabellius cela signifiait que le Père cessa d'être Père lorsqu'il devint le Fils, et le Fils cessa d'être le Fils lorsqu'il devint le Saint-Esprit. Ce genre de manifestations progressives et intérimaires est ce que les trinitaires modernes nomment faussement du Modalisme, indiquant leur ignorance du sujet, mais ils ne trouvent pas mieux pour accuser ceux qui ne marchent pas dans leur voie de perdition. C'est en appliquant Rom. 9:5 à Christ que Noetus, évêque de Smyrne au 4ème siècle, en est venu à la conclusion que puisque Christ est au-dessus de tous, il n'y a personne au-dessus de lui, pas même Dieu le Père, par conséquent, il doit donc être Dieu le Père lui-même, et en cela il avait pleinement raison! Au 3ème siècle, Tertullien, maître en philosophie, refusait de discuter avec ceux qu'il considérait hérétiques en se basant sur l'Écriture, et se borna plutôt à les condamner en s'appuyant sur la tradition, lorsque lui-même était un hérétique et un réprouvé. Vieux jeu de passe-passe que l'on retrouve souvent chez les Évangéliques modernes. Ce fut ainsi qu'il s'était élevé contre Praxéas en l'accusant d'avoir «crucifier le Père» parce que c'était selon ce dernier «le Père lui-même qui descendit dans la Vierge... et fut Jésus-Christ», ce qui est exactement ce que l'Écriture enseigne (Ésaïe 9:5,6; Jean 1:14; 14:7-9): «Et la Parole a été faite chair, et a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du seul Père engendré comme Fils.» (Jean 1:14; d'après le Grec original et la Bible de Machaira).

 

Plusieurs d'entre les trinitaires, surtout parmi les Évangéliques, se moquent du modalisme et en tordent le sens pour le discréditer, allant jusqu'à fausser l'histoire sur le sujet. Mais rien n'est nouveau sous le soleil, c'est en effet une manière courante d'agir parmi ces réprouvés. Au temps du Concile de Nicée/Constantinople, souvent ils tuaient ceux qui s'opposèrent à eux, ce fut le cas des Donatistes qu'ils massacrèrent par milliers; mais de nos jours ils cherchent plutôt à tuer le caractère d'une personne par la diffamation. C'est ainsi que selon eux, Praxéas et Sabellius auraient conspiré ensemble pour développer le concept modaliste de la divinité qui consiste en trois manifestations du même être divin dans l'Ancien Testament (Dieu Yahvé), pendant l'incarnation (Jésus), et dans le Nouveau Testament (le Saint-Esprit). Cette notion est complètement fausse, comme il a été dit plus haut, Sabellius développa sa propre forme de Modalisme en y ajoutant le Saint-Esprit, ce que Noetus et Praxéas n'avaient pas fait. Cette forme corrompue du Modalisme fut nommé le Sabellianisme, mais en réalité on ne peut la nommé du Modalisme mais du Momentanisme car les trois manifestations du Sabellianisme sont momentanés et alternantes. Le Modalisme pur, nommé aussi le Monarchisme, vient de Noetus, et ne ressemble en aucune façon au Sabellianisme sauf pour dire que Jésus est le Père incarné dans la chair comme Fils unique. Vers le même temps, Praxéas supporta les idées de Noetus mais il fut complètement indépendant de Sabellius. Tombée en désuétude pendant des siècles, la doctrine du Sabellianisme a pris un second souffle au 20e siècle dans une branche du Pentecôtisme. Quoiqu'il en soit, le Sabellianisme fut condamné comme une hérésie au Concile de Nicée, car il n'était pas assez astucieux à leur goût et on le remplaça par une autre hérésie plus subtile, celle de la Trinité Ontologique avec son Dieu à trois têtes. Vraiment, le symbole approprié pour cette doctrine trinitaire est le cerbère, le chien à trois têtes gardiens des portes de l'enfer dont l'empereur et les papes sont maîtres. Le cerbérianisme, que l'on peu nommé aussi le trifrontalisme, est la doctrine de l'Antichrist et il doit être condamné et rejeté comme une perversion infernale, un blasphème hautain «contre Dieu, contre son nom, contre son tabernacle, et contre ceux qui habitent au ciel» (Apoc. 13:5,6).

C - LA TRINITÉ ET LA BIBLE

L’Église, supposément chrétienne, commença à formuler sa doctrine de la Trinité au IVe siècle. Le Concile de Nicée (325) déclarait le Fils consubstantiel au Père, tandis que le Concile de Constantinople (381) affirmait la divinité du Saint-Esprit, bien que de manière moins précise. En ce qui concerne l’interrelation entre les trois personnes conjecturales de la Trinité spéculative, la doctrine officielle affirme que le Fils est engendré par le Père, et que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils. La doctrine de la Trinité a été énoncée le plus précisément à l’Est par Jean Damascène, bien qu’il retienne encore un élément de subordination, et à l’Ouest par saint Augustin dans son De Trinitate. D’un côté, certains des premiers pseudo-Pères de la prétendue Église et certains théologiens tardifs, Catholiques et Protestants, sans considérer le caractère progressif de la révélation de Dieu, ont présumé que la doctrine de la Trinité était déjà complètement révélée dans l’Ancien Testament. D’un autre côté, du temps de la Réforme, les sociniens et les arminiens pensaient qu’elle ne s’y trouvait pas du tout, et sans supporter leur théologie en aucune façon nous devons dire que ceux-ci avaient pleinement raison. L’Ancien Testament ne contient aucune révélation de l’existence trinitaire de Dieu, mais contient en revanche plusieurs indications véritables de son unicité et de son incarnation qui fut prophétisée. C’est d’ailleurs exactement ce que l’on peut attendre de la Bible. Elle ne traite jamais de la doctrine de la Trinité comme d’une vérité car elle ne s'y trouve simplement pas, mais présente une révélation d'un seul Dieu en une seule Personne dans ses diverses relations comme une réalité vivante, en rapport, en général, avec les œuvres de création et de providence et, en particulier, avec l’œuvre de rédemption et de sanctification. Sa révélation la plus fondamentale est donnée par les faits et par les mots. Et cette révélation s’éclaire au fur et à mesure que l’œuvre rédemptrice de Dieu est plus clairement révélée, comme l’incarnation du Père dans la chair comme Fils unique, du fait aussi que la Bible mentionne que le sang de Dieu a été versé sur la croix par lequel il a acquise son Église (Ac. 20:28), et l’effusion du Saint-Esprit qui est la présence de Christ dans son ministère d'exaltation. Plus la réalité glorieuse de cette révélation ressort dans les faits historiques, plus les affirmations de la doctrine deviennent limpides. La révélation complète de cette doctrine dans le Nouveau Testament est due au fait que la Parole s’est faite chair et que le Saint-Esprit ou Sainte Présence de Christ a fait sa demeure du cœur de ses élus qui forment l'Église.

 

On a parfois voulu trouver la preuve de la doctrine d'une Trinité dans la distinction entre YHWH (l'Autosuffisant) et la forme plurielle du mot Elohim qui selon Fabre d'Olivet signifie «l'Être des êtres». Or le premier argument est injustifié et le second irréaliste. Il est évident que les passages dans lesquels Dieu parle de lui-même au pluriel (Gn 1:26, 11:7) contiennent une indication de distinctions de puissances en Dieu. Cependant, même celles-ci n’indiquent aucunement une Trinité, mais simplement une pluralité d'êtres vivants ou consciences d'existences qui formerait le Conseil Divin. On trouve des indications de distinctions dans les passages qui se réfèrent à l’Ange de l’Éternel (à la fois identifié à l’Éternel lui-même et différencié de lui) – Genèse 16:7-13, 18:1-21, 19:1-28; Malachie 3:1 – et dans les passages dans lesquels la Parole ou la Sagesse de Dieu sont personnifiées (Ps 33:4, 6; Pr 8:12-31). Dans certains cas, plusieurs personnes sont mentionnées (Ps 33:6, 45:6,7, Hé 1:8,9). Dans d’autres, Dieu est l’interlocuteur et parle à la fois du Messie et de l’Esprit, ou alors le Messie est l’interlocuteur et parle à la fois de Dieu et de l’Esprit (Es 48:16, 61:1, 63:9, 10). Le Psaume 82 contient quelques passages particuliers qui nous aident à comprendre davantage la signification du terme Elohim: «Dieu (Elohim) se tient dans l'assemblée de Dieu (El); il juge au milieu des dieux (Elohim). Jusqu'à quand jugerez-vous avec iniquité, et aurez-vous égard à la personne des méchants?... J'avais dit: Vous êtes des dieux (Elohim), vous êtes tous des fils du Très-Haut. Cependant vous mourrez comme des hommes, vous tomberez comme un prince quelconque» (Psm. 82:1,2,6,7).

 

Attendez une minute: combien y a-t-il de dieux selon la Bible ? Seulement Un. Mais le texte aussi indique clairement que le terme Elohim, l'Être des êtres, qui est le nom du Dieu Tout-Puissant, s'applique aussi à d'autres. Dans certains cas, comme celui du Psaume 82, le contexte dit clairement qu'il s'agit des hommes (v.6,7). Cela ne signifie pas pour autant que ces derniers sont des dieux dans le sens que nous comprenons le mot Dieu et qu'ils usurpent le nom glorieux du Tout-Puissant, mais qu'ils sont des personnes ou des êtres qui ont reçus la Parole de Dieu pour accomplir un ministère quelconque, tout comme les juges d'Israël sous l'alliance de la loi ou comme les chrétiens réels sous l'alliance de la grâce qui reçoivent l'Esprit de la vérité. Cela est confirmé par le Seigneur Jésus lui-même dans Jean 10:33-36 où il reprend ces mêmes passages des Psaumes: «N'est-il pas écrit dans votre loi: J'ai dit: Vous êtes des dieux (Elohim)? Si elle a donc appelé dieux (Elohim) ceux à qui la parole de Dieu est adressée (et cependant l'Écriture ne peut être anéantie), dites-vous que je blasphème...» Dans ce contexte, le terme Elohim s'applique à tout le corps de Christ, chaque membre étant un Elohim du fait qu'il a reçu la Parole de Dieu pour son salut. Néanmoins il y a un seul Elohim, Christ lui-même qui est la Tête du Corps qui correspond par analogie à «l'Être des êtres» du Conseil Divin qui créa les cieux et la terre. C'est en fait un honneur de porter un tel nom qui nous est adressé de la bouche du Seigneur même, ceux qui se le refusent indiquent par ce fait qu'ils n'ont jamais reçu la Parole du salut et qu'ils ne font pas parti du Corps de Christ. Or le Corps de Christ ou l'ensemble de tous les élus, sous la direction de la Tête, est l'image parfaite du Dieu invisible et nous y trouvons aucune Trinité mais plutôt une multiplicité dans l'unité, car spirituellement les élus sont tous membres d'un même Corps. Dans l'éternité, aucun des élus ne se trouve en-dehors du Corps de Christ, nous sommes tous en lui et par lui, et lui pleinement en chacun de nous, tout comme nous voyons dans l'expression «Elohim». Nous avons ici une première lueur du Nouvel Home, d'une race céleste et éternelle. Ainsi, on trouve dans l’Ancien Testament une anticipation claire de l'unité de Dieu en Jésus-Christ telle qu’elle nous est révélée dans le Nouveau Testament.

 

Le terme « trinité » sert à désigner la doctrine pseudo-chrétienne selon laquelle Dieu existe en tant qu’unité de trois personnes distinctes: Père, Fils et Saint-Esprit. Dans cette extravagance sophistiquée, chacune de ces personnes est distincte des autres, et pourtant chacune a la même essence que les autres. En d’autres termes, chacune est pleinement divine par nature, mais aucune n’est la Trinité à elle seule. Chacune fait preuve de volonté, d’amour et parle en disant « Je » et « Tu ». Le Père est une personne différente du Fils, qui est lui-même une personne différente du Saint-Esprit, qui est lui-même une personne différente du Père. Chaque personne est divine, pourtant il n’y a pas trois dieux dans cette loufoque étrange mais un seul Dieu. Il existerait trois subsistances ou personnes individuelles, et cela sans aucun doute se nomme du trithéisme, une forme idolâtre de plusieurs dieux. Dans le protestantisme, aujourd'hui, comme dans les sectes dites Évangéliques, on reconnaît que la Trinité est une des expressions possibles de la croyance en Dieu, et on voudrais nous faire croire qu'ils ne la tiennent pas comme obligatoire à la foi. Mais qu'une personne s'y oppose et on ne tarde pas à voir le contraire, et toute une avalanche d'intimidations et de diffamations prendront place aux bonnes intentions. En effet, la Trinité est un développement théologique qui date du IIIe ou IVe siècle, elle ne se trouve pas dans la Bible en aucun endroit. Bien sûr il est question dans la Bible de Dieu comme notre Père, il est question du Christ comme Fils de Dieu, et il est question de l'Esprit Saint qui habite les élus. Mais que Dieu soit à la fois Père, Fils, et Saint-Esprit, trois personnes distinctes en un seul Dieu ne s'y trouve absolument pas. Après des siècles de résistances et de discussions de la part des chrétiens authentiques, la lumière de la vérité se lève de plus en plus dans les cœurs de ceux que Dieu a choisi.

 

L’important ici, vous l’aurez compris, n’est pas tant de rechercher les fondements logiques et rationnels de la doctrine de la Trinité, mais bien plutôt, de s’en tenir à ce que l’Écriture Sainte nous enseigne à ce sujet, la Bible étant pour les chrétiens l’autorité souveraine en matière de foi et de vie, le critère normatif de la théologie. La suffisance des Écritures doit toujours l'emporter sur les spéculations des Conciles ou des Synodes qui la tordent à leur gré pour maintenir leur pouvoir sur la foi et les consciences individuelles. Les Symboles ou Confessions de Foi n'ont aucune autorité sur la Bible ni sur le fidèle qui marche dans ses voies.

 

Dans tout ce qui vient d'être présenter, la vraie question était de savoir si oui ou non la doctrine de la Trinité se trouve dans la Bible, ou dit autrement, si oui ou non le Dieu de la Bible est un Dieu trinitaire. Comme le disait le philosophe français Blaise Pascal: « Dieu seul parle bien de Dieu » ! Il nous faut donc partir de la révélation de Dieu dans la Bible, telle qu’elle se présente à nous, pour voir si nous sommes invinciblement conduits à confesser le Dieu Trinitaire en trois personnes, Père, Fils et Saint-Esprit; ou le seul Dieu indivisible Jésus-Christ comme étant la seule et unique Personne en Dieu, le Père Éternel manifesté dans la chair comme Fils unique, l'enveloppe visible du Dieu invisible, en qui nous sommes, par qui nous sommes, et pour qui nous sommes. Déjà nous avons obtenu notre réponse, mais nous devons poussez encore plus loin notre étude car plusieurs cerbériens contradicteurs sèment l'agitation et nombre de malfaisants, surtout au niveau des sectes dites Évangéliques, s'attaquent à la vérité.
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