Situation géographique et origine historique (Source : «Encyclopédie de l’Alsace» Editions Publitotal Strasbourg, 1984)





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MOOSLARGUE

EXTRAITS DU RAPPORT DE PRESENTATION DU POS
Situation géographique et origine historique (Source : « Encyclopédie de l’Alsace » - Editions Publitotal - Strasbourg, 1984)
La commune de Mooslargue se situe dans le canton de Ferrette (aujourd’hui canton de Masevaux) et l’arrondissement d’Altkirch.

Elle s’étend sur 563 hectares, aux confins du Haut-Sundgau, en limite du Jura alsacien, et à égale distance (30 km environ à vol d’oiseau) des agglomérations de Bâle, Mulhouse et Belfort.

Elle fait partie de l’unité paysagère de la vallée de la Largue.

Mooslargue fait partie du « pays des tornades », connu localement pour les vents qui y sont très violents et souvent accompagnés de tourbillons. L’origine de ces tourbillons doit être en relation avec la situation de Mooslargue par rapport au Jura et aux étangs du Sundgau, au point de rencontre de dépressions d’origines différents. Des orages très violents s’y produisent fréquemment.
La commune de Mooslargue est née en 1975 de la fusion administrative des deux villages de Moos et Niederlarg, situés dans le vallon du Grumbach à une altitude de 425 mètres, à 7 kilomètres environ à l’Ouest de Ferrette. Ce vallon à fond plat a été modèle par le Grumbach dans un matériel meuble (limons et cailloutis rhénans), qui lui confère sa forme de berceau ample. Le Haut-Sundgau est recouvert d’un épais manteau de loess lehmifié (limon décalcifié) qui rend le sol imperméable, et explique l’humidité du vallon. La toponymie témoigne d’ailleurs de cette caractéristique, puisque Moos est un terme d’origine alamane signifiant « marécage, endroit bourbeux ». 
Le site fut occupé à l’origine par une civilisation danubienne, dont on découvrit des vestiges en 1898 (2 haches en grauwacke et un lissoir perforé).

Les deux communes faisaient partie à l’époque féodale de la seigneurie autrichienne de Ferrette.

Niederlarg est devenue propriété du couvent de Feldbach, tandis qu’au cours du XIIIème siècle, l’abbaye de Lucelle a accru ses biens dans la localité de Moos. Niederlarg, d’après l’urbaire de Ferrette, fut totalement ruinée pendant la guerre de Trente ans, ne comptant plus que 4 maisons en 1592. A cette même date, la localité de Moos comptait déjà 23 fermes (Hofstätten).

D’après une enquête datant de 1854, Niederlarg, avec ses 27 maisons, était alors l’un des villages les plus petits et les plus pauvres de l’arrondissement d’Altkirch. Les activités industrielles et commerciales se résumaient à un cabaretier, un exploitant de pressoir à huile, un chaudronnier et un potier.

Cette même enquête comptait 69 maisons à Moos. Son sol était peu fertile, mais le village possédait quelques industries et commerces : un moulin à blé actionné par la petite Largue (aujourd’hui appelé « Grumbach », un charron, un maréchal ferrant, un charpentier, un scieur en long et un cabaretier.

UN PEU D’HISTOIRE…

Durant la première guerre mondiale, la Largue sépare des postes allemands des postes français. Les deux villages sont détruits à 90 % par les bombardements, et leur population évacuée de décembre 1915 jusqu’en novembre 1918 en Bade-Wurtemberg.

Plus tard, pendant l’occupation allemande (de 1940 à 1945), Moos et Niederlarg sont regroupées pour ne former qu’une seule et même commune. (déjà !)
Le territoire de Mooslargue illustre parfaitement les composantes traditionnelles du paysage du Haut-Sundgau où prés, étangs, forêts et labours alternent autour des deux villages enchâssés dans leur vallon. L’agriculture domine encore jusqu'à présent dans le paysage communal et reste, avec la forêt, la principale source de revenu des deux communes réunies. En 1974, la forêt communale assurait à la commune 57 % de ses recettes.

Mooslargue détient un cheptel de 569 bovins en 1980. Par contre, les activités artisanales (restaurant, scierie, moulin) implantées dans les deux localités constituant la commune ont cessé leurs activités au cours des 30 dernières années. Ainsi le moulin de Niederlarg a cessé de tourner en 1963.
L’exode rural lié au manque de débouchés sur place et à l’abandon des petites exploitations agricoles a causé une baisse de la population jusqu’en 1975. Depuis, celle-ci a augmenté à nouveau en parallèle avec l’évolution des migrations de travail, la généralisation de l’automobile permettant à des personnes de choisir Mooslargue comme cadre de vie tout en travaillant dans un autre bassin d’emploi.

L’implantation récente d’un golf de catégorie internationale a entraîné des transformations significatives pour la commune, tant sur le plan économique que sur le plan paysager.
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L’EVOLUTION DEMOGRAPHIQUE GLOBALE
Au cours du siècle dernier, la population de Moos atteignait son maximum en 1846, avec 365 habitants, tandis que pour Niederlarg, ce maximum fut atteint vingt ans plus tôt, la commune comptant alors 235 habitants.

A partir du début de ce siècle, leurs effectifs respectifs ne firent que régresser, et on mesure avec quelle ampleur ces localités ont eu à subir les pertes des deux guerres mondiales. La commune de Moos passe de 282 à 195 habitants entre 1910 et 1946, tandis que celle de Niederlarg, qui atteignait 136 habitants en 1880, n’en compte plus que 78 en 1946.

Ensuite, l’évolution démographique de ces communes est assez irrégulière, et le cumul des populations traduit des variations « en dents de scie ».

La perte de population de la localité de Moos pour la période de 1962 à 1975 est compensée par la légère croissance de la population de Niederlarg. De 1975 à 1990, Mooslargue connaît une faible reprise de croissance de ses habitants.

En 1996 la population atteint 293 personnes soit 25 habitants supplémentaires, confirmant la reprise démographique de la période précédente. Le mouvement démographique observé à Mooslargue ne suit pas la tendance générale du canton de Ferrette. Jusqu’en 1975, celui-ci connaît une faible progression, tandis que la commune subit une relative régression. De 1975 à 1982 et de

1982 à 1990, commune et canton suivent à un degré variable une faible progression démographique. Il est intéressant de noter que le S.D.A.U. prévoyait pour Ferrette une population de 2100 habitants en 1985, et qu’elle est de 863 en 1990. Par contre, la population cantonale prévue pour 1985 (11000 personnes) est dépassée en 1990 (12146 personnes).
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Les chapitres qui vont suivre évoquent les quiproquos, parfois rocambolesques entre MOOS et NIEDERLARG… et retracent en grande partie la construction de notre église.
C’était il y a 150 ans, à peine quelques générations en arrière. Mais quel courage de ce villageois qui vivaient en majorité dans la misère, mais qui ont réussi à monter pierre par pierre cet édifice religieux.

Mais malgré la terrible guerre de 14-18 et avec la venue du courant électrique au début du siècle, le progrès aidant, les changements se sont vite ressentis.

Niederlarg a installé l’eau courante dans les habitations dès 1933, à Moos cela s’est fait un peu plus tard en 1955, et le tout à l’égout était maîtrisé dans les années 60.

C’est une idée du gouvernement de l’époque et des problèmes de potabilité de l’eau qui nous a poussé à la négociation d’une fusion des 2 villages. La source de Niederlarg étant située trop près du “ Grumbach ”, chaque crue provoquait des infiltrations dans celle-ci et nous distribuait de l’eau trouble pendant quelques jours, mais personne n’en est mort pour autant…

Moos qui pompait son eau d’un puits au-dessus du village, à 32 m de profondeur, était de bonne qualité, mais comme son débit ne suffisait plus, pour alimenter les 2 villages. Un puits en commun a été foré entre Moos et Niederlarg au lieu-dit Strangfeld.
La fusion a été concrétisée en 1975 et le nom de MOOSLARGUE a été choisi. Chaque village a de ce fait gardé une partie de son nom d’origine. M. Schouller Fernand est resté maire de Mooslargue et l’ancien maire de Niederlarg, M. Ruetsch Marcel est devenu son adjoint. Depuis ce temps, les maires et adjoints ont été successivement soit de Moos, soit de Niederlarg. Ce qui n’altère en rien la bonne entente au sein du conseil municipal, ni la bonne gestion de la commune.

Ainsi ces vieilles jalousies se sont estompées, à peine quelques regards “ en chien de faïence ” peut-être, mais aujourd’hui nous sommes un seul et unique village.

Niederlarg n’a pas à rougir de s’être fait absorbé par Moos, puisque c’est sur son ban que se situe le Club House du Golf (et sur une partie de Pfetterhouse bien sûr) et le nouveau Haras qui va se construire également.

Puisse ces récits, enrichir nos générations futures de l’historique de ce que furent nos 2 villages : MOOS et NIEDERLARG.
Chronique tirée des conseils municipaux des deux communes de Moos et de Niederlarg.
Mooslargue est né de la fusion de deux communes Moos et Niederlarg le 1er juillet 1975. En réalité les deux communes avaient un passé uni car Niederlarg constituait une annexe de Moos en ce qui concerne l'église paroissiale et l'école. Grâce à l'étude simultanée des conseils municipaux, nous pouvons reconstituer la vie des deux communes avant ce mariage de raison. Ce travail, très instructif à bien des égards, commencera en 1835, date des plus anciens documents existant à la mairie.
“Je jure fidélité au roi des Français, obéissance à la Charte Constitutionnelle et aux lois du royaume ”. C'est par ce serment officiel que les nouveaux conseillers municipaux furent installés dans leur fonction en l'an de grâce de 1835. M. Schneider cède la place au nouveau maire M. Wolfer Morand. Un grave sujet divise la population de Moos. La commission épiscopale formée de M. Roemen, curé cantonal et M. Degrandchamp, notaire ont décidé la fermeture de la vieille chapelle menaçant ruine et vraiment trop délabrée ce, tant “ pour le risque que pour l'indécence qu'il y aurait de continuer à y célébrer des offices ”. En vue de trouver des fonds pour la construction d'une nouvelle église, l'ancien conseil avait décidé de mettre en vente les biens communaux. Ces terres provenaient des biens nationaux mis à la disposition des communes le 10 juin 1793 et étaient laissés en usufruit à plusieurs personnes qui, à présent, se déclaraient prêt à les acquérir. Cette décision de vente, considérée comme sacrilège, causait de graves désordres dans la commune. Le conseil juge donc cette vente illégale et décide de les mettre en location. Le montant de cette location et une coupe de 251 chênes dans le Rimiliswald et le Lohn permettront d'envisager la construction de l'église qui doit remplacer la chapelle en ruine, trop petite pour contenir les habitants de Moos et de Niederlarg. Les arbres rabougris qui encombrent les terrains communaux laissés en friche depuis la Révolution serviront à la réparation du presbytère lui aussi en très mauvais état. Un autre problème tourmente les élus l'ouverture obligatoire d'une école primaire dans chaque commune. La commune n'a pas de bâtiment pour créer cet enseignement et toutes les ressources sont englouties pour la construction de l'église. On créera donc une imposition supplémentaire sur les contributions foncières et nobiliaires (portes, fenêtres, patentes) pour assurer le loyer d'un bâtiment que la commune se propose de louer, pour la tenue de l'école et les travaux à y exécuter.
C'est en 1836 que le premier instituteur, M. Herzog Meinrad de Friesen, s'installe.

Le Conseil signe avec lui un contrat dont voici les clauses L'instituteur doit :

I) sonner l'angélus matin midi et soir

2) assurer la sonnerie des cloches pour les cérémonies

3) assurer la fonction de sacristain

4) enseigner aux enfants la lecture, l'écriture (allemande et française), le calcul et la religion, et autant que possible l'orthographe.
En retour il percevra 200 F par an de la Commune (Niederlarg remboursera le tiers de cette somme) et 40 centimes par mois de chaque enfant. Il aura en outre 50 cts par enterrement ou mariage sans orgue, 75 cts avec orgue. Il aura aussi le bois nécessaire pour lui et l'école.
En 1838 la construction de l'église est en bonne voie. Le premier devis (27 727 F) serait acceptable mais la commune de Niederlarg ne peut trouver les ressources pour le paiement de sa part. Pour accélérer le début des travaux Moos va lui avancer les fonds. En septembre un deuxième devis se monte à 39 075 F. Il est demandé à chaque habitant une aide active consistant en travaux de démolition et de terrassement, chacun transportera des pierres des carrières de Moernach et de Durlinsdorf sur l'emplacement de la construction.
En ce qui concerne l'école, les conseillers ont proposé une petite cabane près de l'église mais il s'avère qu'elle est dans un tel état qu'elle ne conviendrait même pas pour l'abri d'un berger et devra être démolie. Le Maire donne sa démission et sera remplacé par M. Kandel. Le stère de bois coûte entre 1,50 F et 3 F.
En 1839 le nouveau devis de l'église se monte à 24 478 F.
Les fusils de la Garde Nationale, déposés en mairie après avoir été retirés des mains des jeunes gens sont tombés en dégradation et sont hors d'état de servir en cas de besoin. Ils seront réparés par l'arquebusier Lestéran de Liebsdorf.
En 1840 le tilleul qui se dresse sur la place ou sera construite l'église sera abattu et vendu par adjudication. La mise à prix est de 18,65 F.
En 1841 la construction est enfin commencé. Les soubassements doivent être relevés de 35 cm. Niederlarg se décide à faire une coupe extraordinaire de bois pour payer sa part soit 13 436 F et mettra en vente une partie de ses biens communaux pour financer le surplus du devis. Les 44,75 a du Hirtenrain seront divisés en 5 lots pour encourager les acheteurs.
L'enseignement primaire coûte cher. Les deux communes sont très pauvres et demandent des subventions. De plus le conseil est en face d'un état inadmissible l'instituteur a 50 élèves en hiver (20 semaines) et 8 élèves en été (26 semaines). Il n'est pas normal et contraire aux règlements de l'Université Royale de n'envoyer les enfants qu'en hiver. Dorénavant les parents enverront leurs écoliers toute l'année et chaque enfant payera 2 F par an en deux termes. L'instituteur fournira un état nominatif au début de chaque année. Il recevra un tableau de lecture allemand et français. Son salaire sera de 300 F dont Niederlarg acquittera le tiers. Il façonnera et transportera lui-même son bois de chauffage.
En 1842 M. Bradstetter, architecte, demande à être payé (20 000 F). Niederlarg propose de verser 1 000 F c'est tout ce que la commune peut faire. Moos n'a plus aucune disponibilité et a de plus des difficultés de trésorerie. Le devis de l'église a subi de sérieuses hausses. On a dû rehausser les fondations de 40 cm dans la nef, de 50 cm dans le chœur et de 1 m dans le clocher. Il faut 36 bancs au lieu de 24, 2 confessionnaux au lieu d'un seul et agrandir les stalles dans le chœur. Le clocher aura une flèche et non une lanterne.
L'inspecteur d'académie exige qu'une école soit construite. Moos décide de vendre 4,66 ha de terres communales et demande à Niederlarg de participer à la dépense, car cette dernière est trop petite et trop pauvre pour pouvoir se payer une école et un instituteur.
Le stère de chêne 6,5 F, de mélange 3,60 F
En 1843 Moos réclame 260 F à Niederlarg pour l’achèvement des autels de l'église. Niederlarg n'a rien de disponible et reporte cette échéance à plus tard.
Quant à l'école, Moos veut se séparer de Niederlarg “pour éviter toute discussion avec cette dernière ”.
Dorénavant il est interdit de couvrir les maisons avec des toits de chaume.
On abornera le Eichholtz.
La commune fait fabriquer des bancs et des tables pour l'école, Niederlarg devra y participer pour 1/3.
1844, la situation financière est lamentable, Moos ne peut même pas verser les intérêts des sommes empruntées. Niederlarg est trop pauvre : les 260 F seront inscrit au budget de 1845. Monsieur Laurent, coadjudicataire de la construction de l'église, réclame les intérêts de 14 929,91 F, non payés depuis 1842. Moos propose de lui payer une année d'intérêts en attendant qu'il ait fini le travail :

- marches de pierre à l'entrée

- pierre évier de la sacristie

- réfection du crépissage mal fait

- réparation d'une fente du mur de la nef

- fourniture de crochet en fer aux persiennes du clocher

- remplacement de poteaux en chêne dans la cage des cloches

- rectification du plancher crépissage et toiture de la sacristie

- portail

- plancher et comble de la nef et du chœur.
Le conseil demande à l'ex-maire de s'expliquer sur les 790 F qu'il a reçus pour l'église et sur la location du terrain communal Wasen qu'il exploite. M Kandel répond qu'il a eu des dépenses personnelles pour l'église. En vue de payer les intérêts le conseil envisage de faire une coupe de 65 chênes dans le Rimiliswald et Lohn.
En 1845 Niederlarg est toujours sur la sellette. Incapable de payer les 260 F elle les liquidera en 1846. En vue de trouver les 13 000 F nécessaires pour payer sa quote-part pour l'église, chaque habitant s'engagera volontairement à faire le sacrifice d'un don à la commune. Pour le restant on fera appel à l'Etat.
A Moos l'instituteur Roesslin démissionne. Il est remplacé par M. Emlinger qui reçoit un fixe de 300 F par an, 100 F d'écolage et le logement pour lui et les siens. Il sera, en plus de sa fonction, sacristain et secrétaire de mairie.
En 1846 le nouveau crépissage de l'église se détache un expert sera désigné pour examiner les dégâts. L'architecte veut traîner les deux communes en justice. Moos considère que ce n'est pas son affaire si Niederlarg n'a pas payé sa quote-part. Elle versera la sienne dès que l'architecte aura satisfait à ses engagements. Niederlarg se décide d'acquitter les 260 F pour les autels à M. Kannengieser. Elle a offert de verser 1 000 F à Monsieur Laurent, architecte. Elle ne pourra faire mieux avant que le cantonnement de la forêt soit terminé ce qui lui permettrait de faire la coupe extraordinaire. Il n'y a donc pas lieu de s'inquiéter et de faire subir aux habitants des frais de justice.
La misère est grande dans les deux communes. Niederlarg n'est peuplée que d'infirmes et d'indigents. Une “ Commission Charitable ” créera pour 200 F de travaux pour l'hiver. Au printemps 1847 la commune libère une somme de 600 F pour la distribuer aux pauvres et pour acheter des plants de pommes de terre. A Moos les plus démunis iront mendier chez les gens plus aisés. En 1847 la commune propose de faire travailler les indigents sur les routes.

La maison louée pour l'école est trop petite pour contenir les enfants. Le conseil charge le maire de prendre contact avec M. Marx Meyer de Durmenach pour pouvoir utiliser sa maison comme maison d'école et de demander au plus vite l'autorisation d'achat “ afin de ne pas compromettre plus longtemps le succès de l'instruction ”. La dite maison est acquise par la commune pour, une somme de 6 000 F payable en 4 ans.

En 1847 le rapport de M. Lejeune, architecte départemental, concernant les malfaçons à l'église rend MM. Laurent, architecte et Brandstetter, directeur des travaux, responsables. Les réparations seront à leur charge. M. Laurent va en justice pour le solde de paiement des deux communes. Moos est cité et prend M. Paris de Mulhouse, avocat, pour consultation. La situation se présente ainsi : Sur les 42 765 F, coût total de l'église, la part de Moos est de 28 910 F sur laquelle elle a payé un acompte de 27 123 F. La principale débitrice est Niederlarg qui elle n'est pas citée ce qui étonne Moos qui déclare que la dette de Niederlarg ne la regardait pas. Malheureusement cette dernière est dans l'incapacité de se libérer de sa dette. Elle n'a d'autre ressource que son bois et on lui interdit de faire des coupes tant que le cantonnement n'est pas fait. Quant aux habitants leur pauvreté est plus que notoire.
L'école subit aussi la pauvreté. Les pères de famille étant dans une telle gêne qu'ils ne peuvent fournir à leurs enfants les livres et papier nécessaires à l'instruction, la commune se charge de cet achat.
Niederlarg est déçu de ce gouvernement qui remplace les anciens seigneurs de Feldbach pour administrer ses biens. Après tout, c'est la commune qui est propriétaire des terrains et forêts communales, c'est elle, et non les Domaines, qui paye les contributions foncières !
Le 4 juin 1848 les deux communes célébreront la fête nationale avec éclat pour “  témoigner les sentiments d'affection et de gratitude envers le gouvernement provisoire de la République Française ”. Des crédits sont votés à cet effet.
Mais les habitants de Moos sont dans un tel état de dénuement qu'ils ne pourront, en raison de la grande distance, se rendre au lieu destiné pour la réunion des élections de l'Assemblée Nationale. La commune ne peut venir en aide aux nécessiteux.
Monsieur Lejeune, expert, est prié de s'adresser à MM. Laurent et Brandstetter pour le règlement de ses honoraires car eux seuls sont cause des malfaçons de l'église.
Le conseil est renouvelé ; le citoyen Ueberschlag Nicolas sera Maire de Moos. Il invite l'ex-maire de lui rendre toutes les lois circulaires, documents et mobilier qui appartiennent à la commune. Le citoyen Anheim Séraphin est élu maire de Niederlarg.
1849 - Les communes sont dans l'impossibilité de créer des ateliers nationaux pour réparer les chemins qui en auraient bien besoin, car elles doivent réserver tous leurs fonds disponibles pour l'école et l 'église.
A Niederlarg M. Schaeffer et son compère se sont permis d'élever une maison sur un terrain communal dont la location est expirée. Cela est une usurpation de terrain et les coupables sont condamnés à démolir la construction et de verser une indemnité de 11 F à la commune. En cas de refus la maison sera démolie et vendue.
Moos refuse de payer M. Degrandchamp, notaire à Ferrette, les frais de vente des terrains communaux en 1837. “ Cette réclamation est étrangère au conseil actuellement en fonction, lequel ne peut en conséquence statuer sur la validité d'icelle et il est dans le fond ridicule de la part du dit notaire d'avoir attendu 13 ans sans astreindre la commune ”.
1850 - M. Naef n'étant pas bourgeois de Niederlarg n'a pas droit au bois d'affouage. L'incendie de Burnhaupt-le-Bas le 31 août 1849 a causé beaucoup de dégâts. A Moos la liste de souscription en faveur des victimes n'a donné aucun résultat la commune versera une somme de 20 F, Niederlarg fournira un chêne de 4 m3 aux sinistrés. La toiture de l'église a besoin de réparations ainsi que la clôture du jardin curial. Il faudra également restaurer les autels. L'instituteur Emlinger est révoqué. Les Communes proposent M. Blind Joseph de Sondersdorf comme nouvel enseignant. Il est pourvu du brevet de capacité et du certificat de moralité exigé par la loi.

1851- La consécration de l'église aura lieu le 21 mai par Monseigneur l'Evêque. Il faut donc achever les travaux et surtout reconstruire le mur du cimetière. M. Kannengieser, stucateur de Bartenheim, a restauré les autels. Il lui sera versé une somme de 425,25 F. Les habitants qui ont souscrit pour une somme donnée et qui n'ont pas versé cette somme seront poursuivi par voie de justice. Lors de la consécration, Monseigneur l'Evêque sera introduit par un attelage de quatre chevaux et la garde nationale tirera des coups de fusil. Les malfaçons dans la construction de l'église ayant été réparées la commune versera à M. Laurent les intérêts de l'année. Il convient aussi de rehausser le mur du cimetière et de le couvrir de dalles. Dans la commune il est impossible de trouver des locaux convenables pour l'école. Le délégué demande à la commune de trouver une solution. Celle-ci a demandé à M. Bloch architecte de concevoir un projet de construction d'une école et demande l'aide de l'Etat. Le devis se monte à 19 138 F. En attendant on louera la maison de M. Schweitzer Joseph, meunier, qui n'est pas entièrement conforme à la loi, mais qui présente quand même plus d'avantages que la précédente. Beaucoup de parents évitent d'envoyer les enfants à l'école en été pour payer moins d'écolage. Dorénavant les parents payeront pour toute l'année même si l'écolier ne vient à l'école que l'hiver.

1852 Niederlarg doit payer 57,70 F à M. Levy Jérôme d'Altkirch pour la fourniture de chevaux aux alliés en 1814 (!) M. Callinet, facteur d'orgue à Rouffach, propose la livraison d'un orgue pour la somme de 4 500 F. Serments : 27 juillet Je jure obéissance à la constitution et fidélité au Président. 21 décembre : Je jure obéissance à 'la constitution et fidélité à l'Empereur.
1853 - Les maisons des communes ne sont que des “ chétives chaumières ”. Sans l'aide de l'Etat on ne pourra construire une nouvelle école. Il faudra fournir un fourneau à l'instituteur et faire des réparations aux locaux scolaires. La récolte a été très médiocre ; les habitants sont autorisés à ramasser des feuilles mortes et des bruyères pour les litières. Vive M. Meister, nouveau Maire de Niederlarg. Depuis qu'il est en fonction le sort s'améliore “ merveilleusement ”. “ Depuis que cet homme est à la tête de nos affaires, l'ordre renaît, les vols de bois ont cessé et les chemins sont réparés ”.

1854 -Même la meilleure maison de la commune n'offre la convenance et les conditions exigées pour une maison d'école. Toutes sont très mal distribuées, très peu éclairées et pour ainsi dire inhabitables, attendu que ce sont des chaumières sans cheminées dans lesquels la moindre intempérie rabat la fumée dans la chambrette. Le local loué et servant de maison d'école et d'habitation pour l'instituteur renferme deux ménages. Lui-même occupe une mauvaise chambrette au premier étage. L'école est une chambre peu éclairée, moitié sans plancher, peu vaste (21 m2) au rez de chaussée. Là, s'entassent 90 à 100 enfants. C'est dans l'intérêt de la commune et surtout de la jeunesse de construire une maison d'école. L'Etat versera une subvention de 4 000 F, on fera une coupe extraordinaire et on vendra des parcelles de terrain communaux.

1855 - L'instituteur sera organiste et sacristain. La taxe sur les chiens : luxe 5 F –

Garde 1 F
1856 - Les parents n'envoient pas leurs enfants à l'école pour ne pas payer l'écolage. La commune décide de prendre cette somme à sa charge. Le devis de la nouvelle école s'élève à 12 000 F. Les indigents creuseront les fondations. Les abreuvoirs de bois seront remplacés par des abreuvoirs en pierre. Niederlarg attend toujours le cantonnement de la forêt pour payer ses dettes.

1857 - Niederlarg et sa forêt. Le Grosslargwald, forêt royale avant la révolution doit être la propriété de la Commune. Considérant que depuis que le Gouvernement a remplacé les anciens seigneurs de Feldbach dans la jouissance de leurs biens, la Commune n'a cessé d'acquitter les contributions foncières de la forêt existant dans son finage. Cette charge ne caractérise pas un simple droit d'usage mais constitue bien un droit de propriété. Jugement du 27.12.1855 : L'Etat a aliéné la forêt au profit des Sieurs Boehler Fortuné propriétaire à Wettolsheim et Meyer Aron propriétaire à Colmar. Depuis le jugement du 25.5.26 la Commune avait le droit :

1) d'obtenir annuellement, en égard à la possibilité de cette forêt, le bois de chauffage nécessaire aux habitants

2) d'obtenir le bois de construction pour les nouvelles bâtisses et la réparation des anciennes

3) le droit de glandage et de pâturage

4) le droit à la délivrance de 2 troncs d'arbre de chêne dépérissant.
En retour elle livrait :
2 poules pour le bois nécessaire à chaque construction nouvelle et d'une poule pour la réparation des anciennes bâtisses
le paiement de 18 livres bâloises (9 livres seulement pour les années dans lesquelles la glandée manquera).
Depuis de nombreuses années la commune a exercé le droit d'usage par la délivrance qu'elle a obtenu annuellement de l'Administration forestière d'une quantité de bois de 350 stères, sans qu'elle ait été astreinte aux prestations ci-dessus mentionnées.
Par jugement contradictoire du 29.12.55 les nouveaux acquéreurs abandonneraient :
1) la totalité du sol de la forêt

  1. à titre de baliveaux, 50 stères de bois de chauffage dans les parties de, la forêt non

garnie de jeunes pousses ou de semis

3) une superficie de 2 000 stères de bois de chauffage

4) tous les tamis en dessous de 6 cm de circonférence, mesurée à la souche.
En retour la Commune leur donne le droit d'exploiter tout le surplus de la superficie de la forêt dans un délai de 5 ans et renonce à exercer envers eux tous droits quelconques.
Les transactions traînent et pourtant la commune est endettée. Moos s'agite et réclame. Des 2 500 stères prévus, on a pu en tirer à peine 1 000. M. Sehemel, arpenteur forestier de Hirsingue, désigné pour préparer l'aménagement de la forêt a fait des erreurs ; la parcelle de M. Collin de Seppois-le-Bas appartient aussi à la commune (1865). Ce n'est qu'en 1867 que Niederlarg sera en mesure de solder sa dette.

1858 - Chronique. A compter de cette année l'instruction primaire sera gratuite. Moos loue 2 maisons pour l'école. Jusqu'à présent le local de l'Ecole et le logement de l'instituteur étaient à peine fermées et couvertes. Il faut donc louer la maison de M. Martin, curé de Feldbach et deux salles au 1er étage de M. Dietmann qui s'engage à abattre une cloison pour réaliser une salle convenable pour les 70 élèves.. L'instituteur s'appelle Stadler et vient de Lapoutroie. Niederlarg, après l'acquisition de la forêt “ Grosslargwald”, devrait façonner 5 500 stères de bois pour régler sa dette mais comme l’aménagement n'est pas réalisé cela lui est impossible. Il faut donc absolument une coupe extraordinaire “ sinon nos enfants croupiront dans l'ignorance ”.
1859 – 1860 Niederlarg est toujours sans ressource. La commune loue un fourneau pour l'instituteur. Les habitants demandent à être autorisés à continuer de couvrir leur maison avec de la chaume. Les frais de déménagement du curé seront remboursé. On compte 25 indigents dans la seule commune de Moos.
1861 -Vu la proportion des habitants de Moos et Niederlarg, cette dernière ne veut plus payer le tiers mais le quart des dépenses. Moos n'est pas d'accord. La proportion 1/3 2/3 a toujours été approuvé par les deux parties et Moos a souvent fait des dépenses sans demander la quote-part à Niederlarg. Dans le plan de la nouvelle école il faudra ajouter un double plancher, une buanderie et un four à pain. Il faudra aussi le modifier de manière que la salle de classe soit disposée pour être éclairée par le soleil levant et couchant. La commune achète un fourneau à Winkel pour l'instituteur. Les indigents auront la possibilité de chercher des feuilles et des mousses pour la litière des ânes.
1862 - Niederlarg insiste pour ne payer que le quart car Moos a 250 h et Niederlarg 114. Moos refuse et déclare qu'en cas de non-paiement du tiers Niederlarg sera exclu de la paroisse et devra construire sa propre école. Quelques mois après Moos accepte que Niederlarg paie 1/4 dans la dépense de construction de l'école mais exige le paiement du tiers des autres dépenses.
1863 - Comme Niederlarg ne peut payer 1/3 de la construction de l'école, elle payera un loyer annuel de 100 F. Mais celle-ci ne l'entend pas de cette oreille et proteste : la maison d'école contient aussi la salle de mairie de Moos et de plus les dimensions de la nouvelle école permettent seulement l'accueil des enfants de Moos. Elle demande l'inscription de ses enfants à Bisel ; cette commune ne demande que la moitié de ce que demande Moos. L'administration intervient et Niederlarg doit se soumettre. Moos commande un orgue au facteur d'orgue de Ammerschwihr, Ringenbach pour la somme de 4 950 F. Les habitants ont versé 2 337 F en dons. Moos a 2 cloches de 170 et de 45 kg. Il faut une grande cloche de 350 kg pour que les gens de Niederlarg l'entendent. Elle est commandée chez Bender frères à Thann.
1864 – 1865 – 1866 Moos doit construire un nouveau presbytère, l’ancien est inhabitable.
1867 - Niederlarg solde sa dette. Cela ne suffit pas et l’entrepreneur trame la commune de Moos devant les tribunaux. Moos se plaint de ce que Niederlarg n'ait pas participé à la construction de la nouvelle école et que depuis 1864 le loyer de 100 F n'est pas payé. L'école sera gratuite pour les habitants de Moos. Les enfants de Niederlarg seront exclus au 1.1.1868.
1868 - Moos décide d'installer une horloge et de commander une pompe à feu. L'administration accorde à Niederlarg une aide de 650 F qui seront employé à financer les frais de fonctionnement.
1869 - Nouvel instituteur. Réparations au bâtiment de l'école.
1870 - Août - Des voitures sont réquisitionnées pour Belfort.

La commune accorde une aide de 40 F à chaque voiturier.

Septembre - Nouvelles élections avec serment de fidélité à l'Assemblée Constituante.

Octobre - Mobilisation de 16 hommes de20 à 40 ans, la commune leur alloue une aide de 25 F.

Novembre – Nombreuses réquisitions.
1871 - M. Holler Célestin reçoit 90 F pour la réquisition d'une voiture attelée de deux chevaux. Il ne reste plus rien, dans les caisses des communes, tout a été réquisitionné par l’armée prussienne. Les douaniers qui devaient encore le prix du bois à la commune sont partis à l'armée. Niederlarg n'a pas payé les loyers depuis 1868. Elle n'a aucun fond dans sa caisse. En langue allemande Moos demande une nouvelle fois à Niederlarg de régler ses dettes. Le loyer des trois dernières années n'est toujours pas payé. Niederlarg proteste : Nous avons 100 habitants et vous 400. Nous n'envoyons que 12 à 15 écoliers et vous 40 à 45. Cela fait une proportion de 1/4 et non 1/3 que vous nous réclamez. En outre Moos se déclare propriétaire de l'école et utilise la salle commune pour la mairie. Le prix de la construction doit donc être supporté uniquement par Moos. Par ailleurs, elle n'a jamais demandé l'avis de Niederlarg ni pour la construction de l'école ni pour celle du presbytère ni pour la vente de l'ancien presbytère.
Quant aux cloches, elle les a acquis grâce à des dons. Pour le cimetière Niederlarg ne doit rien à Moos car elle a payé sa dette pour la construction de l'église, l'entretien et le traitement du curé. Moos proteste et menace d'exclure de l'école les enfants de Niederlarg et de ne plus faire sonner les cloches en cas de décès d'un habitant de Niederlarg.

1872 - Le Kreisdirektor confirme le montant du loyer fixé par Moos à 200 F l'an. Niederlarg peut payer sa dette grâce à des subventions de l'état. Cette commune paye 1/3 du salaire de l'instituteur ; cela est une contribution suffisante. Elle se déclare prête à verser 1/3 de l'entretien si le Maire était tenu au courant des réparations. Niederlarg a tout fait pour éteindre la dette de la construction de l'église. Elle demande une seule preuve par laquelle elle se serait engagée à payer une part de la construction du presbytère, quant au cimetière, il a de tout temps été gratuit. “ Moos veut faire des histoires ”. La quote-part de la cloche ou “ plutôt de la clochette que Moos a acheté sans demander l'avis à Niederlarg démontre bien que Moos veut se défaire d'une dette sans demander si Niederlarg est dans la possibilité de payer.
Après ces années difficiles, marquées surtout par l'extrême pauvreté des habitants des deux communes, l'atmosphère a l'air de se détendre quelque peu. Une chose est nette les escarmouches s'espacent peu à peu.
En 1877, les deux communes achètent trois cloches pour le prix de 4 000 Marks. Le curé par contre se voit réduit son salaire car il a négligé de faire les processions prescrites.
En 1879 des bénévoles des deux communes construisent le mur du cimetière. Moos rappelle à Niederlarg que ses dettes ne sont toujours pas payées. La querelle rebondit quand on s'aperçoit que la classe est trop chargée ; 85 élèves pour un seul maître c'est beaucoup. (Que diraient nos braves enseignants aujourd’hui ?). Niederlarg ne veut pas entendre parler d'une deuxième classe. Moos rétorque que les 55 élèves de sa commune n'exigent pas cette mesure, que Niederlarg se débrouille comme elle peut.

Ce n'est pas tout. Pour payer les intérêts de la dette Moos devrait faire un emprunt de 700 Marks. Elle demande à Niederlarg de verser les 8 792 Marks qu'elle lui doit encore pour l'église, le clocher, l'école et le presbytère. Ou bien elle donnera une partie de sa forêt à Moos ou bien elle sera entièrement exclue de l'école.
Le Kreisdirektor suggère de réunir les deux collectivités en une POLITISCHE GEMEINDE. La réponse, pour une fois est semblable : NON.
Ce n'est qu'en 1888, alors que la classe unique comprend 90 élèves qu'on trouve la solution idéale. Puisqu'il est impossible d'ouvrir une deuxième classe on gardera la classe unique et on donnera 200 Marks de plus à l'instituteur. (le pauvre !)
L'année 1892 est marquée par une très grande sécheresse et des difficultés financières particulièrement graves.
Les Geschwister Rahm font des donations de terres à la fabrique de l'église.
Un autre don testamentaire de la veuve Muller née Dangel est contesté par les héritiers.
1894 - Moos n'a plus de dettes mais beaucoup de réparations sont à faire au clocher. Le moulin brûle en 1895, la batteuse communale est détruite.
1897 - Moos doit faire réparer l'orgue ; la bataille rebondit. Moos demande la fusion ou l'autorisation de faire une coupe de bois dans la forêt de Niederlarg pour le remboursement de la dette. La réponse de Niederlarg ne se fait pas attendre. Pas question de fusion car :
1) pour nos 76 habitants nous avons 83 ha de bois

2) ce bois nous permet de rester indépendants

3) Moos déciderait de tout

4) pourquoi cette commune ne voulait elle pas de nous quand nous avions des dettes ?

5) on ne nous laisse même pas le temps de réfléchir.

1899 :Une cloche fêlée est à Colmar. Faut-il en acheter une autre? Malgré l'opposition de Niederlarg, Moos réalise l’achat pour 219 Marks.

Les vacances scolaires il y a cent ans :

  • fenaison du 18 au 25 juin

  • après-midi du 25 juin au 8 août

  • moisson du 6 août au 13 août

  • après-midi du 13 août au 18 septembre

  • récoltes du 18 septembre au 10 octobre

  • après-midi du 10 octobre au 21 octobre (pâturages)



En 1902 le clocher est complété par une horloge qui revient à 1 800 Marks. Notons encore au passage une forte tempête en 1904 qui endommage sérieusement la toiture de l'église, la dispute de Niederlarg avec le curé de Moos qui refuse de faire la levée de corps des défunts de Niederlarg à la maison même mais veut accueillir le cortège funèbre seulement à l'entrée de Moos, la possibilité de création d'une classe à Niederlarg projet qui avorte faute de subventions.
Bien d'autres péripéties émaillent encore l'histoire du début du siècle de ces deux communes avant qu'elles n'entrent dans la grande tourmente de 14-18 qui va dévaster pendant des années ce bel ensemble si difficilement réalisé.
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