Histoire de la fsu, tome 2/1997-2000





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Projet de chronologie1/ Histoire de la FSU, tome 2/1997-2000.

Histoire politique et sociale


Enseignement / Education nationale


1997

-21 avril : En quête d’une nouvelle légitimité pour son gouvernement, jacques Chirac annonce la dissolution de l’Assemblée nationale, anticipant d’un an les élections législatives.

-25 mai : 18 mois après le mouvement social de novembre-décembre 1995, les résultats du 1er tour créent la surprise en donnant l’avantage à la Gauche (44,5%) pourtant peu préparée : PS (25,5%), PCF (9,91 %), Verts (3,59%) ; alors que la Droite rassemble 36,16% des suffrages: RPR (16,81%), et UDF (14,7%) ; le FN obtient 14,94 % et se maintient dans 133 circonscriptions.

-1er juin : au second tour des Législatives, la Gauche obtient la majorité : 320 sièges dont 249 PS, 37 PCF, 8 verts, contre 256 pour la Droite ; le FN, laminé par le type de scrutin, a un seul député ; une timide féminisation se manifeste avec 63 députées, soit 11% du total.

-4 juin : Gouvernement de Lionel Jospin qui comprend quatre ministres ou secrétaires d’Etat communistes et un vert ; un tiers des postes sont confiées à des femmes.

-5/18 juin : premières interventions de L Jospin sur la scène internationale, d’abord au congrès des partis socialistes européens en Suède (5-7 juin), où il aborde la question du passage à la monnaie unique ; les 16-18 juin au sommet européen d’Amsterdam, où les quinze adoptent un traité faisant suite à celui de Maastricht.

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-19 juin : Déclaration de politique générale du premier ministre devant l’Assemblée. L Jospin propose un nouveau pacte européen et un pacte de développement et de solidarité. Son programme de gouvernement comporte 45 mesures essentielles, notamment : la création de 700 000 emplois pour les jeunes, la mise en place avant cinq ans de la semaine de 35 heures b sans perte de salaire, une augmentation de 4% du SMIC au 1er juillet, le versement des allocations familiales sous conditions de ressources, de nouvelles lois sur l’immigration avec le retour au « Droit du sol », une indépendance accrue de la justice et la transparence de la police. Le premier ministre affirme qu’il n’y aura « ni pause, ni recul, ni remaniement ». Son programme est approuvé par 297 voix contre 252.

La défaite surprise de la Droite aux Législatives provoque une crise au RPR : les partisans de Philippe Séguin souhaitent l’éviction d’Alain Juppé de la direction du mouvement. Chez les Libéraux, montée d’Alain Madelin qui transforme le parti républicain en Démocratie libérale.

-20 juillet : L Jospin se déclare « plutôt chiraquien » dans son appréciation des responsabilités de l’Etat lors de la déportation des juifs parisiens (Commémoration de la rafle du Vel’ d’Hiv’ en 1942).

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Août : Faut-il abroger les Lois Pasqua (1993) et Debré (1996) sur le séjour des étrangers ? ou bien suffit-il, d’en gommer les dispositions contradictoires et surtout d’en imposer une application égalitaire dans toutes les préfectures de France ? Sur la base d’un rapport du sociologue Patrick Weil, L Jospin opte pour la seconde solution, au grand dam des associations de solidarité.

-20 août : après les travaux d’utilité collective puis les contrats emploi solidarité, lancement des contrats emplois jeunes pour lutter contre le chômage : 350 000 créations sont prévues, notamment dans les emplois de proximité.

-8 septembre : Privatisation partielle de France Telecom : l’Etat vend 37,7% du capital.

-Octobre : Immigration : 140 000 dossiers de demandes de régularisations sont déposées au 31 octobre mais seule la moitié pourrait être satisfaite. Les projets législatifs de J Piierre Chevènement sur l’immigration et la nationalité provoquent des réactions diverses ; le Haut conseil à l’intégration présidé par Simone Weil et le Conseil d’Etat les approuvent, le milieu associatif se dit déçu par le conservatisme global des textes.

-3 octobre : Lionel Jospin annonce les 35 heures en 2000 pour les grandes entreprises et en 2002, pour les PME. Les syndicats applaudissent, le patronat proteste ; Jean Gandois démissionne du CNPF qu’il présidait depuis 1994. Ernest –Antoine Seillière lui succèdera en décembre.

-8 octobre : ouverture du procès Papon après des années de procédures dilatoires. Les premiers échanges retracent la carrière de M Papon et mettent en cause son rôle de Préfet de police dans le massacre d’octobre 1961 à Paris des manifestants algériens pro-FLN. Cette question souligne certaines continuités dans l’administration de la France de Vichy et des régimes qui lui ont succédé.

-Novembre : Le livre noir du communisme publié sous la direction de Stéphane Courtois (750 000 exemplaires vendus, 33 traductions) soulève des polémiques dans l’opinion publique et la communauté historienne : 80 ans après la Révolution d’Octobre, cet ouvrage fait le bilan humain de toutes les expériences qui s’en sont réclamées. Peut-on additionner des bilans correspondant à des époques et à des situations différentes, au risque d’une comptabilité macabre et d’une relativisation du nazisme ?

-10 novembre : Manifestation de solidarité envers le peuple algérien plongé dans la guerre civile. L’inquiétude pour les familles menacées par des massacres atroces et aléatoires prévaut largement. La férocité de cette guerre fratricide dans un pays resté proche de la France envers et contre tout est une douloureuse interrogation pour tous ceux qui depuis la Toussaint 1954 ont « l’Algérie au cœur ».

21-23 novembre : Congrès « unanimiste » du PS à Brest : François Hollande, compagnon de la ministre Ségolène royal, succède à L Jospin au poste de premier secrétaire.

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-2 décembre : Un intermédiaire (en fuite) de la société Elf aurait versé en 1992 une commission de 45 millions de francs à Christine Deviers-Joncour, alors compagne du ministre Roland Dumas (alors président du Conseil constitutionnel).pour avoir facilité la vente de frégates françaises à Taïwan.

15 décembre : Des comités de chômeurs occupent des antennes ASSEDIC, des ANPE ou divers lieux stratégiques en province et à Paris : ils réclament une prime de 3000 f pour Noël. La nouveauté de la démarche montre que le chômage est devenu un état permanent, générant des revendications de type salarial chez les intéressés qui ne débouchera pas sur la formation d’un syndicalisme spécifique. La ministre Martine Aubry invite les préfets à prendre les mesures sociales d’urgence qui s’imposent sur le terrain mais sans proposer de solution d’ensemble. Un milliard de francs seront débloqués en janvier pour financer la lutte contre l’extrême détresse.





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1998

  • 12 janvier : Alors que le procès papon a repris à Bordeaux, le rapport Mattéoli sur la spoliation des biens juifs est remis au Premier ministre.



  • 28 janvier : Inauguration du Stade de France par J Chirac. Le grand disque plat posé sur la Plaine Saint-Denis se veut aussi le symbole d’un autre avenir pour la Seine Saint-Denis, « département banlieue mal aimé ».



  • 2 février : Vingt ans après, les antinucléaires remportent une victoire : le surgénérateur de Creys-Malville, cible de manifestations considérables en 1976-1977 va fermer, n’ayant pu fonctionner plus de six mois consécutifs sans accroc.

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- 6 février : Claude Erignac, préfet de la région Corse, est abattu dans une rue d’Ajaccio : c’est la première fois que les nationalistes insulaires s’en prennent physiquement au principal représentant de l’Etat dans l’île.

  • 10 février : L’Assemblée nationale adopte le projet de loi sur les 35 heures de martine Aubry : c’est la plus importante avancée de ce type, depuis les 40 h du Front populaire.



  • 15 mars: Aux élections régionales, le taux d’abstention s’élève à 42,03%. La gauche avec 36,58 (- 5,77 par rapport aux législatives de 1997) obtient la majorité des sièges dans 10 régions. La Droite avec 35,98(716 sièges) a la majorité dans 7 régions, tandis que le FN obtient 15,16% (277 sièges). Ce moment électoral marque une première apogée du FN dans le jeu politique et va renforcer les partisans d’une alliance FN-droite classique, porteuse de germes de scission entre mégrétistes et lepénistes.



  • 22 mars : Résultats du second tour des élections cantonales (55,03 % de participation) : la Droite obtient 44,77% et la gauche avec 47,32% réalise son meilleur score sous la Ve République en doublant le nombre de ses élus et en faisant basculer 10 départements.



  • Avril : divers collectifs de sans-papiers exclus des régularisations de 1997 occupent des édifices religieux catholiques ou protestants. Un mouvement de parrainage de clandestins par des personnalités du monde du cinéma et du spectacle se dessine, tandis que la « gauche raisonnable » estime irresponsable de s’opposer aux expulsions des étrangers en situation irrégulière.



  • 27 avril : commémoration de l’abolition de l’esclavage par la IIe république de 1848.



  • Mai : Les projets visant à donner un cadre juridique pour les unions libres hétéro- ou homosexuelles commencent à mobiliser les milieux hostiles : 12 000 maires sollicités par une association chrétienne conservatrice signent une pétition contre le PACS, appuyée par les inquiétudes exprimées par l’Episcopat.



  • 29 mai : L’Assemblée nationale vote la reconnaissance du génocide arménien de 198154 ; la Turquie proteste et le sénat ne ratifiera pas cette loi.



  • 22-23 juillet : Le gouvernement organise la privatisation-fusion du groupe Matra avec Aerospatiale dans le but de constituer le cinquième groupe mondial. La tendance à toujours plus de concentration rend caduque pour beaucoup d’observateurs l’idée de nationalisation, puisque le cadre national est désormais insuffisant pour les stratégies des grandes entreprises.



  • 1er août : Le problème des étrangers sans-papiers reste préoccupant et les occupations d’édifices religieux maintiennent la pression sur le Gouvernement, amené à assouplir les modalités de régularisation des étrangers déboutés.



  • 5 novembre : A Craonne (Aisne), haut lieu des « boucheries » de la Grande guerre, Lionel Jospin réhabilite la mémoire des soldats mutinés en 1917 et fusillés pour l’exemple.



  • 6 décembre : Crise ouverte au Front national entre J M le Pen et B Mégret : la querelle de succession se double d’une divergence sur les rapports entre le mouvement et les partis de Droite traditionnels : les mégrétistes souhaitent une politique d’alliance avec ces derniers, ce que refuse Le Pen.

1999

1er janvier : Entrée en vigueur de l’Euro, monnaie unique de 11 états de l’Union Européenne.

31 janvier: importante manifestation (100 000 personnes) contre le projet de PACS : cette opposition conjugue des interrogations sur l’évolution de la conjugalité et de la famille-quelles limites légales ?-et un refis viscéral de toute reconnaissance officielle du fait homosexuel.

Février : des violences « suburbaines » affectent les (derniers ?) services publics présents dans les banlieues les plus déshéritées.

1er- 5 février : congrès de la CGT : Bernard Thibaud, le cheminot leader des luttes de fin 1995, est élu secrétaire national el remplacement de Louis Viannet.

9 février : ouverture du procès du sang contaminé devant la Cour de justice de la République ; comparaissent devant 15 juges les 3 anciens ministres Georgina Dufoix, Laurent Fabius et Edmond Hervé.

10 mars : un projet de révision constitutionnelle garantissant la parité des sexes en politique est définitivement adopté par le parlement.

6-29 avril : L’Assemblée nationale puis le Sénat adoptent le principe d’une révision constitutionnelle permettant la reconnaissance par la France de la Cour pénale internationale instaurée pour juger tout crime de guerre et crime contre l’humanité commis sur le territoire des pays signataires.

5 mai : Le projet de loi sur la CMU –(couverture médicale universelle) est adopté par l’Assemblée.

10 juin : A l’unanimité les députés reconnaissent que les opérations militaires d’Algérie entre 1954 et 1962 étaient bien des faits de guerre et pas seulement des opérations de maintien de l’ordre.

-13 juin : Victoire des abstentionnistes (53,24%) et de la Gauche (38,45%) aux élections européennes : le PS recueille 21,95%, les verts 9,72 devancent le PCF qui obtient 6,78% ; relative percée de l’extrême-gauche avec 5,18%. A droite les souverainistes avec 13,05 dépassent la liste RPR-DL (12,82%) et l’UDF (9,28%) tandis que le FN « Lepéniste » paie le prix de sa scission avec 5,69%.

-19 octobre : Martine Aubry présente après de nombreux amendements son deuxième projet de loi sur les 35 heures, qui est voté en première lecture par l’Assemblée nationale.

-15 novembre : Loi sur la PACS. Si le PACS a donné lieu à de violentes contestations et manifestations, c’est qu’il été perçu comme une atteinte aux fondements mêmes de ce qui constitue encore « l’image de la cellule familiale », en dépit du nombre de familles éclatées (174 000 divorces prononcés par les tribunaux en 1995).

-30 novembre : L’ouverture du sommet de l’OMC (organisation mondiale du commerce) à Seattle et l’occasion de manisfestations auxquelles participent notamment José Bové et la Confédération paysanne. La mondialisation est contestée par les réseaux citoyens prônant plus la régularisation du capitalisme que son abolition : allègement de la dette du Sud, commerce équitable, et éthique, taxation des transactions financières internationales.

-4 décembre : Michèle Alliot-Marie est élue présidente du RPR ; elle prend rapidement position contre le projet de loi instituant la parité des sexes. En politique.

-12 décembre : Naufrage d’un pétrolier (au large du Fibnitère et déclenchement d’une marée noire inédite. Les dégâts écologiques sur 400 km de côtes sont considérables et vont exiger des mois de travaux. L’Erika affrété par Total-Fina, l’entreprise choque l’opinion en se déclarant non responsable de la catastrophe. Les suites judiciaires de l’affaire s’annoncent particulièrement complexes.

-13 décembre : 28 élus corses (dont des nationalistes) sont reçus à Matignon par Lionel Jospin, pour tenter d’ouvrir un processus d’apaisement et de développement de l’île.

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1997

4 juin : Claude Allègre est nommé ministre de l’Education nationale jusqu’au 27 mars 2000 ; Ségolène Royal ministre déléguée à l’enseignement scolaire (fonction supprimée le 27 mars 2000).

-

- 19 juin : A l’assemblée nationale, le premier ministre Lionel Jospin affirme la priorité de l’école, pilier du « pacte républicain », « berceau de la République » devant assurer »l’apprentissage du civisme », c’est-à-dire de la « laïcité et de la chose publique ».Claude Allègre devra faire en sorte que soient enseignées l’instruction et la morale civique. Sont annoncées la relance des ZEP, in plan spécial contre la violence et un plan social étudiant.

-24 juin : Claude Allègre présente sa vision des « problèmes « de l’Education nationale : ses propos sur la bureaucratisation de l’institution et sur le nécessaire « dégraissage du mammouth » ( « Je veux dégraisser le mammouth Education nationale, trop souvent traité d’armée rouge […]) , complétés par des attaques sur l’absentéisme des enseignants vont déclencher une brouille avec ces derniers et instaurer un climat détestable qui ne se démentira pas.

-Août : Claude Allègre annonce sa volonté de connecter toutes les écoles, tous les collèges et les lycées à Internet : « Chaque classe aura son adresse électronique, et dans les grandes classes, chaque élève… ».

-

Annonce de la création d’ici la fin de l’année de 75 000 emplois-jeunes d’aides-éducateurs principalement affectés aux écoles et collèges.

-Novembre : pour répondre à la recrudescence de la violence en milieu scolaire, mise en place d’un nouveau plan prévoyant l’aggravation des peines pour les actes commis à l’encontre des enseignants et l’augmentation du nombre des Centres éducatifs renforcés (17 alors, une centaine en 2001).

-Lancement d’une consultation nationale pour réformer les lycées, organisée avec la participation de Philippe Meirieu et d’Edgar Morin.


  • Avril : Après dépouillement du questionnaire envoyé aux lycéens, le rapport Meirieu sur les lycées formule 49 propositions de réforme ; dont des allègements d’horaires, la réduction des programmes et l’apprentissage de la citoyenneté. Les mathématiques ne doivent plus jouer un rôle prépondérant dans le processus de sélection et d’orientation. L’enseignant, en plus de délivrer un enseignement, devra être un guide pour l’élève, cette activité d’accompagnement devant être prise en compte dans son service.



  • Octobre : Manifestations de lycéens pour l’amélioration des conditions de travail, l’augmentation du nombre des enseignants, l’allègement de rythmes scolaires trop lourds, et contre la violence. Claude Allègre décide un plan d’action pour l’avenir des lycées, ouvre des crédits et promet des allègements de programmes.


1999

  • 500 000 admis au baccalauréat, soit 63% d’une classe d’âge.



  • Publication d’une série d’ouvrages « anti-pédagogiques » ravivant le débat entre « républicains » et « pédagogues » : Que vive l’école républicaine ! de Charles Coutel ; La destruction de l’école élémentaire, de Liliane Lurçat ; La barbarie douce, de Jean Pierre Le Goff ; L’enseignement de l’ignorance, de Jean Claude Michéa ; L’horreur pédagogique, de Guy Morel et Danioel Tual-Loiseau ; Le scandale de l’Education nationale, de Thierry Desjardins ; L’école désoeuvrée, de Laurent Jaffro et Jean Baptiste Rauzy ; La chute de la maison Ferry, de Martin Rey… Sont dénoncés pêle-mêle la « police de la pensée » pédagogiste des IUFM, la « Sainte alliance des libéraux et des libéraux-libertaires », le pédagogisme pour lequel l’essentiel est dans l’art d’enseigner et dans « l’apprendre à apprendre » au détriment du savoir.



  • 14 janvier : Le conseil national des programmes définit de nouvelles orientations mettant en avant l’idée des « allègements » des programmes des lycées.



  • Janvier-février : Mobilisation des enseignants contre les réformes prévues par Claude Allègre, allègements des programmes compris (le « lycée light »).



















  • 30 septembre : 150000 manifestants lycéens témoignent de leur « mal-être », avec comme revendication de meilleures conditions de travail.















  • Octobre : Lors de la rentrée universitaire, on dénombre 1 493 000 étudiants, soit 13 000 de moins que l’année précédente (608 000 inscrits en 1er cycle, 682 000 en second et 3eme cycle, 121 000 dans les IUT, 82 000 dans les IUFM, 71 000 en classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), 250 000 en sections de techniciens supérieurs (préparant un BTS), 286 000 environ dans les autres établissements publics ou privés (grandes écoles de commerce, gestion et comptabilité, architecture, paramédical, social etc.).


2000

  • Dans les colonnes du Monde, vif débat entre Alain Finkielkraut et Philippe Meirieu, suite de la « guerre scolaire » entre « républicains » et « pédagogues ».



  • Philippe Meirieu démissionne de la direction de l’INRP.



  • Edgar Morin : les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur. Tous les êtres humains sont désormais confrontés aux mêmes problèmes de vie et de mort, dans une même communauté de destin. Education et enseignement doivent conduire à une « anthropo –éthique » de chaque homme vis-à-vis de la société et de l’espèce humaine.

Janvier :

  • Mouvements de protestations contre la carte scolaire prévoyant des fermetures de classes.

  • Plusieurs faits divers dans les établissements scolaires témoignent d’une montée de la violence dans la vie scolaire : agressions, racket…Le plan antiviolence du ministre Claude Allègre prévit l’embauche de 20 000 aides-éducateurs (contrat emploi-jeune à durée limitée).



  • Le CNAM présente à Paris la première conférence d’une série qui s’étendra quotidiennement sur toute la durée de l’année. Cette « Université de tous les savoirs », ouverte à tous les publics, délivrera un panorama des sciences, des techniques et des arts.Son succès sera constant.

Mars :

  • le monde enseignant se mobilise contre divers points de la réforme des lycées et collèges, avec une journée d’action bien suivie le 16. Une « cible commune », le ministre.

  • Le 27, Lionel Jospin remanie son gouvernement pour remplacer quelques ministres « usés » et contestés, c’est le cas notamment de Claude Allègre, remplacé par Jack Lang au ministère de l’Education nationale.

22-23 juin : Rencontres mondiales sur l’autoformation au CNAM, où sont rassemblés des chercheurs japonais, coréens, américains et européens, témoignent de la vitalité de l’auto-formation. Joffre Dumazedier y prononce une conférence où il réaffirme la nécessité de l’auto-développement de chacun au sein d’une éducation scolaire et extra-scolaire qui deviendrait permanente.

14 décembre : Jack Lang annonce un plan de cinq ans pour le développement des arts et de la culture à l’école. Il est prévu que dans un délai de trois ans « tous les élèves bénéficieront d’une classe à projet artistique et culturel à deux reprises pendant leur scolarité à l’école primaire ». est affichée une volonté de rupture « afin de ne plus considérer l’art comme le supplément d’âme du système éducatif ».








































1 Sources : Christian Verrier, Chronologie de l’enseignement et de l’Education en France, des origines à nos jours, collection Education, ed Anthropos 2001.

Journal de la France et des Français, chronologie politique, culturelle et religieuse de Clovis à 2000, Quarto-Gallimard, 2001.

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