Avant-propos





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Le vaccin du papillomavirus


Le livre de référence sur la manière dont l’industrie a "inventé" le risque des HPV pour commercialiser un vaccin est "La piqûre de trop", de Catherine Riva et Jean-Pierre Espinosa (Ed. Xenia). La lecture en est très vivement recommandée.

Si, comme le précise le site promotionnel du vaccin, près de 70 % des femmes sont contaminées par les papillomavirus humains au cours de leur vie, très peu d'entre elles développent ce cancer et le vaccin ne protège pas contre les lésions
existantes.

Un spot, diffusé en France l’été 2007, commence avec ces affirmations dites par une multitude de jeunes femmes : « A l’origine du cancer de l’utérus, il y a un virus, le papillomavirus, qui peut toucher la plupart d’entre nous, et dès l’adolescence. »

L a signature de fin est « Un message des associations professionnelles de gynécologie » , avec écrit en bas de l’écran en plus petit :« avec le soutien de Sanofi Pasteur MSD» : l’inverse est plus vrai.

http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=Zjlbcj_YcRc

L’autre spot : http://www.youtube.com/watch?v=yjCpoCaGKUY&feature=related

Cancer du col de l’utérus : dois-je me faire vacciner ou faire vacciner ma fille contre le papillomavirus (HPV) ?
par Martin Winckler
Article du 15 octobre 2008

http://www.martinwinckler.com/article.php3?id_article=908

« - Le cancer du col de l’utérus est provoqué par des virus, les papillomavirus, extrêmement répandus et le plus souvent bénins.
- Très peu d’infections à papillomavirus entraîneront un cancer.
- Dès le début de son activité sexuelle, toute personne rencontre des papillomavirus, qui se transmettent par voie sexuelle mais aussi par simple contact de la peau
- Des lésions précancéreuses du col de l’utérus mettent entre 5 et 12 ans à apparaître après contact avec le virus
- Le développement d’un cancer du col de l’utérus peut être prévenu par un frottis systématique de dépistage tous les deux ou trois ans entre 25 et 65 ans
- Les vaccins actuellement disponibles ne protègent que contre un petit nombre de virus (4 sur 100) !
- La vaccination ne protège pas contre l’apparition d’un cancer mais seulement contre certains des virus responsables.
- Les effets secondaires du vaccin à long terme sont inconnus.
- Même vaccinées, les femmes doivent, pour éviter un cancer du col, recourir au frottis de dépistage tous les 2 à 3 ans entre 25 et 65 ans. »

« Voici les chiffres : sur les 471 000 cas nouveaux par an dans le monde, 80% touchent des femmes dans les pays en développement
En France, on a diagnostiqué en 2000 :
- 3400 nouveaux cas de cancers du col de l’utérus
- 17000 nouveaux cas de cancer du côlon chez la femme (5 fois plus)
- 41 900 nouveaux cas de cancer du sein en France chaque année (12 fois plus...)
Ce n’est donc pas le cancer le plus fréquent, il arrive au 21ème rang des cancers et représente 2,9 % de l’ensemble des nouveaux cas de cancers chez les femmes (8ème rang des cancers féminins). Ce commentaire n’est pas destiné à en minimiser la gravité : pour la personne qui en est atteinte, tout cancer est une catastrophe, et le cancer du col n’échappe pas à cette règle. Mais sa fréquence est similaire à celle du cancer de l’ovaire, qui est depuis toujours considéré comme un cancer peu fréquent, dont la fréquence a d’ailleurs baissé depuis la généralisation de l’utilisation de la pilule contraceptive. (Voir cet article
La fréquence et la gravité du cancer du col a beaucoup baissé dans les pays développés en raison d’une seule chose : le frottis de dépistage. »

« une information qu’on ne vous donne jamais mais qui est pourtant cruciale. Entre le moment où une femme est contaminée par un HPV cancérigène et l’apparition de cellules anormales au frottis de dépistage (voir plus haut), il s’écoule... près de 10 ans ! . Ce qui donne largement le temps de rechercher des dysplasies (ou lésions pré-cancéreuses) par le frottis de dépistage régulier, tous les 3 ans. »
Conclusion :
La vaccination contre certains papillomavirus est aujourd’hui possible pour les femmes qui le désirent ; elle n’est pas indispensable, car la prévention du cancer du col est déjà effectuée par les frottis de dépistage ; comme la vaccination n’est ni nécessaire ni suffisante pour prévenir le cancer du col et comme ses effets néfastes à long terme sont inconnus, on est en droit de se demander si cette vaccination est utile, voire même souhaitable... En tout cas, il n’y a rien de criminel ou de dangereux à ne pas se faire vacciner et à ne pas faire vacciner ses filles... »

« Comment est-on contaminé par un HPV ?

Par contact sexuel mais aussi par simple contact cutané, de peau à peau, car le virus n’est pas spécifique des organes sexuels : il se transmet par les doigts aussi. Ce qui explique que les préservatifs, même si leur usage est vivement recommandé n’assurent pas une protection totale contre les HPV. Les HPV sont si courants dans la population (les hommes les transmettent autant que les femmes mais n’ont pas de symptômes) que tous les adultes (hommes et femmes) ayant une activité sexuelle sont contaminés par un HPV entre 16 et 25 ans. »

Martin WincklerVaccin anti-HPV : débat entre Véronique T., gynécologue et Martin W. 4 novembre 2007 Winckler’s Webzine Le site personnel de Martin Winckler

« le vaccin protège contre deux HPV (16, 18) responsables de 70% des cancers. Les 30% de cancers restants sont dus à des HPV contre lesquels le vaccin ne protège pas. Ce n’est pas une question de population à vacciner (de « couverture » vaccinal), mais d’impact vaccinal sur les micro-organismes concernés. Même si on vaccine 100% des filles "naïves", on ne les protègera pas contre 100% des cancers... mais contre 70% seulement, et c’est pourquoi le frottis restera nécessaire... Je trouve intéressant que vous fassiez cette confusion...

Les conséquences à long terme de la vaccination de masse sont inconnues

Et puisque vous me parlez d’épidémiologie, poussons la réflexion un peu plus loin : si toutes les femmes étaient vaccinées contre les HPV 16 et 18, ces HPV (théoriquement) disparaîtraient, ce n’empêcherait pas les autres HPV cancérigènes de se répandre... et au contraire leur permettrait, en modifiant l’écosystème antérieur, de devenir responsables, de ce fait, de 100% des cancers du col.

Autrement dit : est-ce que modifier l’équilibre écologique des HPV - et donc, favoriser la diffusion de certains virus en en faisant disparaître d’autres - n’a aucune conséquence ? Si, bien sûr. Mais ces conséquences à long terme ne sont pas connues. Une fois toutes les femmes vaccinées contre les 16 et 18, les cancers du col dus à d’autres virus seraient-ils moins nombreux ? On n’en sait rien !!!

La situation serait très différente si le vaccin protégeait contre tous les HPV qui provoquent un cancer. Une protection partielle peut très bien se révéler une catastrophe, ou ne faire que repousser le problème vers une autre population. On l’a vu en particuleir avec la rougeole : quand on a vacciné dans l’enfance sans savoir quelle était la durée d’action du vaccin, on a vu apparaître des épidémies chez des populations qui habituellement n’étaient pas touchées : les jeunes adultes.

A l’heure actuelle, l’immense majorité des infections à HPV ont lieu avant l’âge de 25 ans... et n’ont aucune conséquence, puisque le HPV disparaît et ne produit pas de lésions ultérieures. Si l’on vaccine les femmes avant l’âge de la puberté, il est raisonnable de penser que le vaccin risque de ne plus être efficace 10 ans plus tard. Donc, que les femmes seront infectées (si elles ne sont pas revaccinées, ce qui est très possible) dix ans après. Or, il n’est pas impossible que le HPV soit plus résistant quand il atteint une femme de 30 ans que lorsqu’il atteint une femme de 20 ans... Bref, la vaccination généralisée contre ces deux HPV aurait certainement des conséquences, mais on ignore lesquelles. Dans le doute - et comme le vaccin n’est pas la seule méthode de prévention - il me semble (et ce n’est pas seulement mon avis) que les premières intéressées sont en droit de ne pas se faire vacciner. »

http://martinwinckler.com/article.php3?id_article=911

« Le second vaccin existant (le Cervarix, de Glaxo) ne protège que contre les HPV 16 et 18. Est-il plus ou moins légitime de l’utiliser que le Gardasil ? Ni l’un, ni l’autre. Le problème qu’il pose est le même. Mais au moins il n’entretient pas la confusion en vaccinant aussi contre les condylomes... »

« S’il s’avérait, de plus, qu’il faut vacciner toutes les femmes tous les 5 ans, le coût d’une vaccination généralisée (et aux effets négatifs encore inconnus) pourrait en fin de compte se révéler exorbitant par rapport au bénéfice obtenu... S’il est moins coûteux de se limiter à la poursuite et au perfectionnement de la pratique des frottis, l’argent investi dans une vaccination généralisée pourrait être utilisé beaucoup mieux à d’autres mesures de prévention. »

« C’est parce que les vaccinations sont réévaluées individuellement et périodiquement que l’on ne vaccine plus contre la variole (il y avait plus d’accidents mortels du vaccin que de cas de varioles), que l’on n’utilise plus le vaccin antipoliomyélitique oral (il était devenu plus dangereux que la polio elle-même tandis que le vaccin injectable ne l’est pas), que l’on va enfin cesser de vacciner systématiquement par le BCG (la protection est minime dans un pays comme la France et les complications du vaccin très nombreuses).

Autrement dit : l’intérêt d’un vaccin est TOUJOURS sujet à réévaluation même quand il concerne des maladies infiniment plus fréquentes (variole, tuberculose, polio) que le cancer du col...

Et c’est pour cette raison (et je ne fais que reprendre des opinions infiniment mieux informées que la mienne) que l’intérêt d’un vaccin comme le Gardasil ne me paraît pas suffisant pour inciter toutes les jeunes femmes à se faire vacciner ou les autres à vacciner leurs filles. »

Le vaccin « réduit peut être le risque de faire un cancer lié aux virus 16 et 18, mais réduit-il le risque de cancers apparaissant plus tard, et dû à d’autres virus ? On n’en sait rien. »

« je trouve contraire à l’éthique de culpabiliser les mères qui ne font pas vacciner leurs filles contre une maladie certes grave, mais peu fréquente en Europe et qui peut être prévenue autrement. Et je pense que si une adolescente est capable de décider d’utiliser une contraception, elle est aussi capable, si on lui donne l’information adéquate, de décider ou non, sans tenir compte de l’avis de sa mère, si elle doit se faire vacciner contre le HPV.

Le problème éthique, voyez vous, réside dans le fait d’utiliser l’angoisse des mères (qui, pour la plupart, seront trop vieilles pour se faire vacciner) comme levier pour inciter les filles à se faire vacciner... »
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