Avant-propos





télécharger 434.46 Kb.
titreAvant-propos
page4/23
date de publication07.10.2017
taille434.46 Kb.
typeDocumentos
h.20-bal.com > loi > Documentos
1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   23

La soumission à l’autorité scientifique


«Tout pouvoir vit de ceux qui s'y résignent.» (La Boétie).

«Si aujourd'hui j'étais un jeune homme... je n'essaierais pas de devenir scientifique, étudiant, ou professeur. Je choisirais plutôt d'être plombier ou colporteur, dans l'espoir de disposer du modeste degré d'indépendance encore disponible dans les circonstances présentes.» (Albert Einstein, The Reporter, novembre 1954)

La soumission au groupe de pairs (Asch)


L’expérience de psychologie sociale de Salomon E. Asch3 a montré qu’une personne, mise dans un groupe de complices qui affirme qu’une barre en réalité plus grande est plus petite qu’une autre, dit comme elles.

Dans l’expérience, l’expérimentateur montre à un groupe de huit à dix étudiants d’une vingtaine d’années d’une école prestigieuse, deux fois neuf paires constituées d’un carton avec une barre dessinée et d’un autre carton avec trois barres, dont une de la même longueur, et il demande aux étudiants de dire laquelle est de la même longueur. Les étudiants sont des compères de l’expérimentateur sauf le cobaye, placé au second rang et amené à répondre en avant-dernier, après avoir entendu les réponses de presque tous les autres étudiants. Pour les deux premières paires de cartons, les compères répondent correctement. Ensuite, ils répondent unanimement en choisissant dans un tiers des cas une barre plus courte, dans un tiers des cas une plus longue, et dans un tiers des cas la barre égale. Dans la situation de contrôle où 37 cobayes ont répondu seuls, 2 se sont trompés (dont un deux fois), soit 94,6% d’étudiants répondant correctement. Dans la situation collective, sur 123 cobayes, il n’y en a que 29 qui ont toujours répondu correctement, soit 23,6 %. Le nombre d’erreurs atteint alors 36,8 %. Les rares cobayes qui ont pas soupçonné une supercherie ont été exclus de l’échantillon d’analyse.

Asch a ensuite fait des variantes où il n’y a plus unanimité des autres dans l’erreur, prouvant ainsi que le cobaye fait moins d’erreurs.

Asch a aussi changé le nombre de compères, montrant que si le cobaye ne fait que 0,33 erreurs avec un compère (qu’il peut considérer comme déficient visuel ou anticonformiste), ses erreurs montent à 1,53 avec deux compères pour se stabiliser à 4 avec trois compères et plus.

Les expériences d’Asch ont démontré la tendance de l’individu à se conformer et à adhérer aux jugements de la collectivité, même s’il peut individuellement les juger faux, et que le cette volonté de consensus amène à un conservatisme opposé aux changements qu’indiqueraient des données contradictoires.

L’expérience de Milgram


Un résultat important est que lorsque les expérimentateurs manifestent un désaccod devant le cobaye, le taux d’obéissance diminue. Ainsi, afin de maintenir leur pouvoir, leur autorité, la communauté scientifique et ceux qu’elle sert a intérêt à faire croire à une unanimité, un consensus.

Sondage : la confiance de l’opinion publique envers les scientifiques


Sofres :« Pensez-vous que les chercheurs sont des gens dévoués qui travaillent pour le bien de l’humanité ? » 33% des Français le pensent. Ils étaient 53% il y a trente ans. « Les chercheurs ont-ils un pouvoir qui peut les rendre dangereux ? » 41% disent oui, contre 29% avant. La cote du savant est en chute libre. Que s’est-il passé ? Vous direz qu’il s’est passé Tchernobyl, l’explosion de la navette spatiale, le sang contaminé, le bioterrorisme, le risque alimentaire, l’alerte au réchauffement de la planète… Mais nous avions déjà eu Hiroshima, Seveso, le Hindenbourg et le Titanic. http://www.elisabrune.com/chercheur


Les mensonges pasteurisés


Selon un sondage réalisé en 2005, Louis Pasteur est le deuxième Français préféré des Français après Charles De Gaulle.


Jules Renard, Journal 1887-1910 (Babel, Actes Sud, 1995, p. 160):

« (24 juillet 1900) Guitry raconte :

— Pasteur se présente chez madame veuve Boucicaut, la propriétaire du Bon Marché. On hésite à le recevoir. «C'est un vieux monsieur», dit la bonne. «Est-ce le Pasteur pour la rage des chiens ?» La bonne va demander. «Oui», dit Pasteur. Il entre. Il explique qu'il va fonder un Institut. Peu à peu, il s'anime, devient clair, éloquent. «Voilà pourquoi je me suis imposé le devoir d'ennuyer les personnes charitables comme vous. La moindre obole... – Mais comment donc !» dit Mme Boucicaut avec la même gêne que Pasteur. «Merci, madame ! dit-il, trop aimable.» Il jette un coup d'œil sur le chèque et se met à sangloter. Elle sanglote avec lui. Le chèque était d'un million. »

Le grand talent social de Louis Pasteur...

Semmelweiss : l’asepsie

Galtier : la rage
1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   23

similaire:

Avant-propos iconAvant Propos

Avant-propos iconAvant-propos

Avant-propos iconAvant-propos

Avant-propos iconAvant-propos : présentation du livre

Avant-propos iconAvant-propos
...

Avant-propos iconAvant propos aux Neuvièmes Rencontres de La Durance
«autres» dans l’histoire enseignée ? Par Dominique Santelli et Daniel Gilbert, professeurs

Avant-propos iconAvant-propos Où l’auteur de ce singulier ouvrage raconte au lecteur...

Avant-propos iconAvant-propos
«Dictionnaire français-anglais de l’architecture vernaculaire», dont on chercherait en vain les équivalents ou concurrents dans les...

Avant-propos iconThèse de doctorat d’Etat, Université Toulouse1-sciences sociales,...
«Une enquête sur la langue au xixe siècle en Tarn-et-Garonne. Dis-moi comment tu parles, je te dirai qui tu es.», Avant-propos, pp....

Avant-propos iconAvant-propos. Boisguilbert : un précurseur oublié 1
«Dans le cadre des relations d’échange, les rapaces que sont les hommes sont obligés de se conduire de façon raisonnable». Alors...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com