La littérature béninoise de langue française des origines à nos jours





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Mahougnon KAKPO
BIBLIOGRAPHIE

I - ŒUVRES DE FLORENT COUAO-ZOTTI
1 – Romans


  • Un enfant dans la guerre, Illustrations de Taofik M. Atoro, Lomé, ACCT/Haho, 1997, 74 p.

  • Notre pain de chaque nuit, Paris, Le Serpent à Plumes, 1998, 223 p.

  • Notre pain de chaque nuit, Paris, « J’ai lu », 2000, 248 p., (Coll. Nouvelle Génération).

  • Charly en guerre, (Version revue et augmentée de Un enfant dans la guerre), Illustrations d’Alexis Lemoine, Paris, Dapper, 2001, 156 p. (Coll. Au bout du monde).

  • Le cantique des cannibales, Paris, Le Serpent à Plumes/Editions du Rocher, 2004, 264 p.

  • Les fantômes du Brésil, Paris, UBU Editions, 2006, 187 p.

  • La petite fille des eaux, (Collectif), Paris, Editions Ndzé, 2006, 94 p.

  • Poulet-bicyclette et Cie, Paris, Gallimard, 2008, 221 p.


2 – Théâtre


  • Ce soleil où j’ai toujours soif ou La Nuit des Anges, Paris, L’Harmattan, 1995, 47 p., (Coll. Théâtre des 5 Continents).

  • Instincts primaires… Combats secondaires, in COLLECTIF, Liban, écrits nomades, Tome 2, Carnières-Morlanwelz (Belgique), Lansman, 2001, pp. 111-137, (Coll. Ecritures Vagabondes 2).

  • La diseuse de mal-espérance, Paris/Libreville, L’Harmattan/Nzé, 2001, 87 p., (Coll. Théâtre des 5 continents).

  • Certifié sincère, Cotonou, Editions Ruisseaux d’Afrique, 2004, 88 p.

  • Le collectionneur de vierges, Paris, Editions Ndzé, 2004, 76 p.


3 –Nouvelles


  • L’odeur rancie du Brésil″, in MALLERIN, Daniel, (Ouvrage réalisé par), Les chaînes de l’esclavage : Archipel de Fictions), Paris, Edition Florent-Massot, 1998, pp. 105-133.

  • L’homme dit fou et la mauvaise foi des hommes, Paris, Le Serpent à Plumes, 2000, 187 p.

  • Cotonou, ma P… adorée″, in Nocky Djedanoum, (Récits réunis par), Amours de villes, villes africaines, Paris, Dapper, 2001, pp. 11-25.

  • Présumée sorcière, in COLLECTIF, Je suis vraiment de bonne foi, Libreville, 2001, pp. 7-25, (Cette Nouvelle est une version antérieure à celle publiée dans le recueil L’homme dit fou et la mauvaise foi des hommes).

  • L’homme dit fou et la mauvaise foi des hommes, Paris, Le Serpent à Plumes, 2002, 214 p., (Coll. Motifs).

  • L’ordinaire femelle de ta race, in LE BRIS, Michel, (Anthologie présentée par), Nouvelles voix d’Afrique, Paris, Hoëbeke, 2002, pp. 31-43.

  • Le fils de l’ancêtre, in Ministère des Affaires Etrangères-ADPF, Ports, Portes d’Afrique, Paris, ADPF, 2002, pp. 27-32.

  • La sirène qui embrassait les étoiles, (Dessins de Hector Sonon), Paris/Cotonou, Editions de l’œil/Editions Ruisseaux d’Afrique, 2003, 22 p.

  • Retour de tombe, Grand-Lieu (France), Editions Joca Seria, 2004, 62 p.


4 – Textes mis en scène


  • Ce soleil où j’ai toujours soif, Mise en scène de Fabienne Lavanchy, Compagnie Le Théâtre vert, Cotonou, 1996.

  • Le ventre de la terre, Mise en scène de Georges M’Boussi, (Congo-Brzzaville), Compagnie Souka-Siko, Porto-Novo, 1998.

  • Un jour ce sera demain, inspiré des Nouvelles de L’homme dit fou et la mauvaise foi des hommes par Abou Fall (France-Sénégal), Compagnie Café-Crème, Nice, 2001. Le même spectacle a été repris en 2002 par la même Compagnie mais sous le titre Petits enfers de coin de rue, un des titres du recueil de nouvelles.

  • Instincts primaires… Combats secondaires, par Roger Renault (France), Production du Festival International de Théâtre du Bénin, Cotonou, 2002.

  • Le collectionneur de vierges, Mise en scène de Tola Koukoui, Porto-Novo/Cotonou, 2006.


5 – Texte mis en onde


  • L’homme dit fou et la mauvaise foi des hommes, Création radiophonique R.F.I., Jacques Charreaux, 1996.


6 – Distinctions


  • Premier Prix de la Littérature pour l’enfance, ACCT, pour Un enfant dans la guerre, 1996.

  • Prix Tchicaya U Tam’si de l’Union Européenne de la Nouvelle, pour ″Ci-gît ma passion″, 1997.

  • Prix d’Excellence de la Loterie Nationale du Bénin, 1997.


II - HISTOIRE, ESTHETIQUE ET CRITIQUE LITTERAIRES
- BAKHTINE, Mikhaïl, Esthétique et théorie du roman, Paris, Gallimard, 1978, 488 p., (Coll. Tel).

- BOURNEUF, Roland, OUELLET, Réal, L'univers du roman, Paris, PUF, 1972, 257 p.

- COLLECTIF, Communication, 8, Paris, Seuil, 1966, 172 p.

- DARCOS, Xavier, Histoire de la Littérature française, Paris, Hachette, 1992, 527 p.

- DIOP, Papa Samba, ″Littérature francophone subsaharienne : Une nouvelle génération ? ″, in Notre Librairie, N°146, Octobre-Décembre 2001, pp. 12-17.

- DOMENACH, Jean-Marie, Le retour du tragique, Paris, Seuil, 1967, 106 p. (Coll. Points/Essais).

- DUBOIS, Claude-Gilbert, Le baroque, profondeurs de l'apparence, Paris, Librairie Larousse, 1973, 256 p.

- DURAND, Gilbert, Les structures anthropologiques de l'imaginaire : Introduction à l’archétypologie générale, Paris, Dunod, 1992, 536 p.

- GENETTE, Gérard, TODOROV, Tzvetan, (Sous la direction de), Poétique du récit, Paris, Seuil, 1977, 180, p.

- GOLDMANN, Lucien, Pour une sociologie du roman, Paris, Gallimard, 1964, 372 p., (Coll. Tel.).

- JAUSS, Hans Robert, Pour une esthétique de la réception, (Traduit de l'allemand par Claude Maillard, Préface de Jean Starobinski), Paris, Gallimard, 1978, 307 p., (Coll. Bibliothèque des IDEES).

- JAUSS, Hans Robert, Pour une herméneutique littéraire, (Traduit de l'allemand par Maurice Jacob), Paris, Gallimard, 1988, 457 p., (Coll. Bibliothèque des IDEES).

- KAKPO, Mahougnon, Créations burlesques et Déconstruction chez Ken Bugul, Cotonou, Editions des Diasporas, 2001, 75 p.

- LUKÁCS, Georg, La théorie du roman, (Traduit de l'allemand par Jean Clairevoye, suivi de Introduction aux premiers écrits de Georg Lukács par Lucien Goldmann), Paris, Denoël, 1968, 200 p., (Coll. Tel).

- NKASHAMA, Pius Ngandu, Ecritures et discours littéraires : Etudes sur le roman africain, Paris, L’Harmattan, 1989, 299 p.

- ROUSSET, Jean, Forme et signification : Essai sur les structures littéraires de Corneille à Claudel, Paris, José Corti, 1992, 197 p.

- TADIE, Jean-Yves, Le récit poétique, Paris, Gallimard, 1994, 207 p., (Coll. Tel).

- TODOROV, Tzvetan, GENETTE, Gérard, (Sous la Direction de), Poétique du récit, Paris, Seuil, 1977, 180 p., (Coll. Points).

- VALETTE, Bernard, Esthétique du roman moderne, Paris, Ed. Nathan, 1993, 240 p.

- WELLEK, René, WARREN, Austin, La théorie littéraire, Paris, Seuil, 1971, 399 p., (Coll. Poétique).

LA POESIE BENINOISE : DE PAULIN JOACHIM A LA JEUNE GENERATION

Par Adrien HUANNOU

La poésie est « sur-signification », polysémie ; la poésie est image ; la poésie est chant. La poésie a quelque chose de commun avec l’art de la chanson ; ce qui importe d’abord dans l’une comme dans l’autre forme d’expression artistique, c’est le rythme, la manière : l’art est dans la façon dont on dit les choses et non dans ce qui est dit.

J’adopte dans cet exposé une approche mixte : à la fois historique et thématique, avec quelques commentaires rapides sur l’écriture. Je remonterai aux sources modernes de la poésie béninoise que l’on pourrait aussi appeler des « écoles », avant d’analyser les œuvres, en les regroupant par « génération ». J’appelle « école » ou source moderne, de façon impropre, tout mouvement idéologique et/ou littéraire qui a exercé une influence certaine sur tout poète béninois, tout cercle littéraire, artistique qui a contribué à l’éclosion ou à l’affirmation d’une vocation de poète, qui a favorisé la production de recueils de poèmes ou de textes poétiques isolés.

I. AUX SOURCES DE LA POESIE BENINOISE

La première source moderne est la revue Présence Africaine, en tant que lieu de maturation et de diffusion du concept de négritude, organe du mouvement de la Négritude et instrument par excellence de la renaissance culturelle du monde noir. La maison d’édition Présence Africaine (née en 1946), complémentaire de la revue, a éminemment contribué à faire connaître les écrits des auteurs d’Afrique noire. Elle demeure un peu encore le « lieu de ralliement » des écrivains et intellectuels noirs à Paris.

La Société Africaine de Culture (S .A.C.) qui est la sœur de la revue et de la maison d’édition, a contribué à faire connaître la pensée «  noire » à travers deux Congrès Internationaux des Ecrivains et Artistes Noirs, organisés respectivement à Paris en 1956 et à Rome en 1959114. Dans le texte servant d’éditorial au N°1 (novembre-décembre 1947) de Présence Africaine, Alioune Diop écrit que la revue

«veut s’ouvrir à la collaboration de tous les hommes de bonne volonté, susceptibles de nous aider à définir l’originalité africaine et de hâter son insertion dans le monde moderne. 

Présence africaine comprend trois parties essentielles. La seconde, la plus importante à nos yeux, sera constituée de textes d’Africains (romans, nouvelles, poèmes, pièces de théâtre, etc.). La première publiera des études d’africanistes sur la culture et la civilisation africaines… La dernière partie, enfin, passera en revue des œuvres d’art ou de pensée concernant le monde noir…

Le noir qui brille par son absence dans l’élaboration de la cité moderne pourra peu à peu, signifier sa présence en contribuant à la création d’un humanisme à la vraie mesure de l’homme. »

Paulin Joachim a été un militant du mouvement de la Négritude et a collaboré à la revue Présence Africaine. Et l’on comprend que son œuvre poétique porte les marques évidentes de la Négritude : sa négritude s’affiche clairement dans le titre même de son premier recueil, Un Nègre raconte115 .

Le vent de la Négritude a atteint Eustache Prudencio, un des poètes béninois les plus productifs, qui a été membre de la Société Africaine de Culture (SAC), président de sa section béninoise et proche d’Alioune Diop, président de Présence Africaine. Le titre de son troisième recueil est significatif à cet égard : Violence de la race116. Il précise dans un « Avertissement » : « La violence dont il est question n’a rien de violent, sinon la présence d’une race, celle de l’auteur ; une race qu’il veut défendre parce qu’il l’aime profondément… L’affirmation de cette présence de la race noire ne signifie pas le mépris des autres races… » Ajoutons que Léopold Sédar Senghor a écrit un texte «  en guise de préface » à ce recueil.

Collaborateur de Philippe Soupault, Paulin Joachim a subi l’influence du surréalisme : nombre de ses poèmes semblent issus d’une écriture automatique. Le surréalisme a déteint sur l’Association du 7ème Art, qui est la deuxième source moderne. Cette association a été créée en 1976 et a été animée jusqu’en 1982 par Richard de Médéiros, alors maître assistant de Lettres à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université Nationale du Bénin. Les membres de son premier Conseil étaient : Afoutou Jean-Marc-Aurèle, d’Alméida Annick, Gbaguidi Perpétue Jeanne, Gbégnonvi Roger, Gbénou Sagbohan Céphas, Kpakpo Guy, Ligan Samson, de Médeiros Richard, Miyèhouénou Jacques, Paraïso Valérie, Towendo Lucien et Vignondé Jean-Norbert.

Comme son nom l’indique, l’association fonctionnait d’abord comme un ciné-club ; elle organisait des activités tendant à développer « le cinéma universitaire et scolaire » et les « arts et techniques de la télévision et de Audiovisuel » et « toutes activités ayant trait aux arts du spectacle » ; elle avait également pour objet «  toutes actions visant à l’expansion de la culture et de l’éducation ». Ses moyens d’action étaient, entre autres, des séances de projection cinématographique, des conférences sur divers sujets, des publications périodiques. L’association a édité un bulletin, Perspectives 7, consacré aux lettres, aux arts et aux techniques. L’une des rubriques permanentes était « Nous sommes tous poètes » : les membres y publiaient leurs poèmes. Dans le « sommaire » du N°1 de juin 1974, on peut lire des articles comme « La femme et la création artistique au Dahomey », « Myriam Makéba », « L’écrivain, l’artiste et l’inévitable prise de position », « Œdipe en Afrique ».

Ce qu’il faut retenir en définitive, c’est que l’Association du 7ème Art a été un cadre de grande fermentation intellectuelle propice à la création littéraire, un terrain fertile dans lequel ont germé de solides vocations de poètes, d’écrivains et de journalistes : ainsi, Jean-Marc-Aurèle Afoutou, Victor Hountondji et Céphas Sagbohan Gbénou ont publié chacun au moins un recueil de poèmes. Valérie Paraïso et Jean Norert Vignondé ont écrit des poèmes ; Roger Gbénonvi et Jean-Norbert Vignondé sont co-auteurs d’un recueil de proverbes fon ; Jean-Norbert Vignondé est critique littéraire; Guy Kpakpo est journaliste. La poésie de Jean-Marc-Aurèle Afoutou porte des marques du surréalisme, comme on le verra plus loin. Cette sorte de délire dans « Goutte de folie » de Céphas Saqbohan Gbénou dans le recueil Corolle en sang117 traduit sans doute l’influence du surréalisme.

Plus près de nous, on retiendra, entre autres, les sources nationales que sont le Club Ecriture Nouvelle de Guy O. Midiohouan, le Complexe Artistique et Culturel Kpanlingan de Florent Eustache Hessou et le Cercle Osiris de Mahougnon Kakpo. Né à Cotonou en 1985, le Club Ecriture Nouvelle « se veut un cadre de réflexion sur la création littéraire, un lieu de d’échange, de discussion et de recherche commune ouvert aux jeunes écrivains désireux de s’engager dans une autre voie que celle de la facilité sans lendemain… Il espère créer les conditions d’une saine émulation indispensable à cette redynamisation de la vie littéraire que nous appelons tous de nos vœux. » Le Club a contribué à faire connaître une dizaine de poètes grâce à une anthologie apprêtée par Guy Ossito Midiohouan et éditée en 1986 par le Centre National de Formation d’Avignon : Nouvelle Poésie du Bénin. Y sont réunis des textes de : Rock Pierre Agoli-Agbo, Mathias Dossou, Alphonse Sèdolo Gbaguidi, Jean Raoul Lima, Max Auguste Quenum, Nestor Sianhodé, Dovèna Sourou, Joël Paul de Souza, Gratien Zossou.

Le complexe Artistique et Culturel Kpanlingan est né à Cotonou en janvier 1989. Son bureau se compose de : Florent Eustache Hessou (Président), Justin Ekpélikpézé (Secrétaire Général), Philémon Hounkpatin (Secrétaire à l’organisation), Janvier Holonou (Trésorier). Les activités du complexe consistent en des spectacles de théâtre-forum et en des animations improvisées. Les principaux spectacles ont été produits à partir des textes suivants : «Salama » de Florent Eustache Hessou (1989), « Axwaxwi » de Florent Eustache Hessou (1991), « Tchakatou » (1991), « Les soleils des Marginaux » de Florent Eustache Hessou (1992), « Le nouveau souffle » de Nouréini Tidjani-Serpos (1993), « Une chouette petite vie bien osée » (1996-1997), « La salubrité de sang » de Florent Eustache Hessou (1997-1998), « Chute libre » (2003-2004).

Le complexe a édité deux revues dans lesquelles ont été publiés des poèmes de ses membres : Kpanlingan et Alèzo.

Le principal auteur du groupe est Forent Eustache Hessou dont plusieurs poèmes sont parus dans les deux revues ci-dessus citées et dont le recueil de poèmes, Mémoire d’écran118 a reçu le premier Prix de poésie au Concours littéraire « Regards Croisés sur le Bénin » en 1995 et a été édité la même année par les éditions du Flamboyant et l’ONEPI.

Le Cercle Osiris, quant à lui, est né en octobre 1997 sur l’initiative d’une quinzaine de poètes en herbe dont le meneur est Mahougnon Kakpo. Le Cercle se veut « un cadre où s’exerce la pratique permanente de l’écriture dans une nouvelle conception de celle-ci… un cadre susceptible de permettre à ses membres de dire et d’écrire autre chose autrement. » Le Cercle a organisé plusieurs tables rondes et conférences-débats sur des sujets tels que : « Chemins actuels de la poésie », « La parole poétique : l’hermétisme en question », etc. Au nombre de ses activités, on compte aussi une résidence d’écriture (16-30 mars 2002), le Premier Salon des Lettres Africaines de Cotonou. (1er -15 mars 2002), des récitals poétiques et des lectures scéniques.

On lui doit la publication d’un ouvrage de Mahougnon Kakpo, Ce regard de la mer : Anthologie de la poésie béninoise d’aujourd’hui119. Dans ce livre sont rassemblés des poèmes de : Gniré Dafia, Zavier Fantognon, François-Constant Hodonou- Eglosseh, Christian Houégbè, Mahougnon Kakpo, Mireille Ahondoukpè, Venance Sinsin, etc. Le Cercle a animé une page littéraire dans Le Point au quotidien et dans Les Echos du jour, journaux paraissant à Cotonou.

Si ces sources modernes sont historiquement attestées et plus aisément repérables, elles ne sauraient oblitérer la source traditionnelle qu’est la littéraire orale, certes discrète, mais sous-jacente et assez facile à percevoir sous plus d’un texte. « Variations sur un proverbe mina » de Richard Dogbeh en est une belle illustration120. « Solo de pipeau » d’Agbossahessou ressemble fort à une adaptation en français d’une chanson populaire fon ou mina121. « Le réveil populaire »122 du même auteur porte les empreintes de l’art verbal traditionnel.

En s’appuyant sur les ouvrages publiés sur la question, on peut distinguer trois générations  de poètes : celle des pionniers dont les premiers recueils ont paru entre 1950 et 1972 inclus, celle qui à émergé entre 1973 et 1990 et la jeune génération (la génération montante). Au premier groupe appartennnent Paulin Joachim, Eustache Prudencio, Richard Dogbeh, Agbossahessou, Alain de Port-Novex, Zakari Dramani, Toussaint Vidérot « Mensah », etc. Dans le deuxième groupe on peut ranger : Fernando d’Alméida, Emile Ologoudou, Barnabé Laye, Colette Houéto, Nouréini Tidjani-Serpos, Jérôme Carlos, Paul Agbogba, Victor Hountondi, Jean-Marc-Aurèle Afoutou, etc. Le troisième groupe est constitué en majorité de jeunes auteurs qui ont animé ou animent encore des structures comme le Club Ecriture Nouvelle, le Complexe Artistique et Culturel Kpanligan, le Cercle Osiris, etc., et par quelques « francs-tireurs ».
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