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COMIQUE DE MOT

COMIQUE DE MOT
Aux Lecteurs Apprentis Comédiens :

Ce qui suit a servi de base pour un entraînement fin décembre 2004 qui portait sur la linguistique et le COMIQUE DE MOT. Tout est très fragmentaire et incomplet mais peut-être que cela vous indiquera certaines pistes. La dernière partie (une simple énumération) traite du RIRE en général, et particulièrement de différents types de rire. A l’avenir, je vais essayer de faire un petit topo sur d’autres notions comme parodie, canevas, comédie, etc.

Diogo Alves, janvier 2005.
PLAN :


JARGONS DIVERS, LANGAGES IMAGINAIRES

LE MOT DE L’APPRENTI MEDECIN

REGISTRE DE LANGUE

JEU DE MOTS et CREATIONS VERBALES

QUELQUES REFERENCES

ENUMERATION DE DIVERS SYNONYMES DE PLAISANTERIE



JARGONS DIVERS, LANGAGES IMAGINAIRES
Gromelot : improviser des syllabes en insistant sur l’intonation (dont le « yaourt » qui imite l’anglais)

Esperanto : mixer des mots de plusieurs langues existantes (ex : I adoro der mer du kabuki)

Javanais : au sein d’une syllabe, insérer « AV » entre la consonne et la voyelle (ex : « bavajavour » pour bonjour)
Voyelle unique : n’utiliser qu’une seule voyelle (ex : ji cri qui l’ivinir di l’himmi c’i li fimmi, les femmes m’auront comprises…) cf. la chanson de colonie de vacances « un éléphant qui se promenait tout doucement… »

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« Srvreneux » : Envers à l’envers : prononcer tout les mots dans le désordre
Allitération : faire le plus de mots avec une même sonorité consonne (« pour qui sont ces serpents qui sifflent sur nos têtes ?» Andromaque de Racine)

Assonance : faire le plus de mots avec une même sonorité voyelle (vue sur rue de lustucru)
Onomatopés : n’utiliser que des onomatopés (Hi ! hum . Aïe, ouf. Haha. Clap. Tic tic tic)


LE MOT DE L’APPRENTI MEDECIN

Une aphasie est un trouble du langage acquis (non présent à la naissance) secondaire à une lésion cérébrale.

Elle peut donner des remplacements de mots par d’autres à types de :

  • paraphasies phonémiques (un son remplacé par un autre comme « tature » pour « rature », « infractus » pour infarctus)

  • paraphasies sémantiques (lien de sens entre les deux mots : dire fourchette à la place de cuillière ou chaise pour table).

Comme les patients manquent de mots, ils utilisent beaucoup de circonlocutions ou de périphrases.

Il existe aussi des troubles de la syntaxe :

  • Agrammatisme : omission des mots grammaticaux comme les articles, les prépositions et simplification des phrases…(cf. aussi les étrangers dont les Portugais : « faut mange, je suis venu France pour fabriquer baguètche »)

  • Dysyntaxie : usage incorrect des mots grammaticaux (accord, genre, nombre) ex : « le » mer et « le » dent des Anglais, les chevals des enfants, il y aurait de l’eau mais l’enfant vont tomber dans la cuisine. Vous percevez bien les ressources possiblesque constituent de telles fautes grammaticales notamment dans le champ de l’absurde et du farfelu.

D’ailleurs tous ces signes cliniques, une fois poussés à l’extrême, font partie du tableau des démences (ou folies comme disent les non-initiés).
Qq étapes du développement du langage chez l’enfant

(on ne sait jamais, des fois que vous deviez jouer un bébé qui ne parle pas bien !)

  • Avant 3 mois : babillage (sons +ou – articulés : areuareu), vocalise (a i eu a ou)

  • 6 mois : écholalie (répète pdt des heures la même syllabe : la, la la la)

  • 9-12 mois : associe deux syllabe (papa, maman)

  •  1-2 ans: « non » apparaît, mot-phrase (« boire » pour « je veux boire ),associe 2 mots, vocabulaire 100 mots

  • 3 ans : « je » apparaît, phrase avec un sujet et un verbe, vocabulaire 2000 mots

  • 5-6 ans : parle et prononce couramment, conjugaison des verbes, prêt pour le langage écrit (cad ma situation qd je suis arrivé en France)



REGISTRE DE LANGUE

  • Vulgaire

  • Familier

  • Argot

  • Courant, normal

  • Soutenu, voire pédant




  • En rimant, en alexandrin (et oui ça peut être très rigolo !)


Selon les époques :

  • Latin (et les latinismes)

  • Moyen-âge, ancien français

  • Molière

  • 19 ème

Science-fiction


JEU DE MOTS et CREATIONS VERBALES
Néologismes : nouveaux mots pour désigner : objets (inventions cf. le piano-cocktail de Boris Vian), des nouveaux prénoms, des nouvelles professions, de nouveaux noms d’animaux…

Mots composés, utilisation de suffixe en –ation, de verbes en –oir, d’adverbes en –ment … Contractions de mots (cf. tu te laisses « poustache » ou pousser la moustache de JM Bigarre que je déteste) et autres fusions (voir mots-valise)
Mot-valise (traduction de portmanteauword de Lewis Carrol) : empaquetage et fusion de 2 mots en un : famillionaire, tractodile (tracteur+crocodile d’après un joueur suisse lors du premier match d’impro que j’ai assisté), ou bien traduction de mots déjà existants (ex : oiseau migrateur, qui se gratte que d’un côté d’après François Néhel)
Calembour : jeu de mot basé sur la différence de sens de mots de pronociation similaire (ex : médecin ou mes deux seins, le Maréchal Pétain coud ou pète un coup d’après Le Chat du dessinateur Geluck). Le regretté chanteur Bobby Lapointe en est le roi incontesté.
Contrepèterie ou contrepet : permutations de sons/lettres au sein d’un mot ou d’une phrase dans un but burlesque ou grivois (ex : métropolitain ou Pétain mollit trop ; les bachelières jettent leur Kant au feu ou leur fentes aux queues). Voir notre rubique.
Lapsus : remplacement d’un son (peu significatif : comme hernie fiscale plutôt que hernie discale) ou d’un mot par un autre (là, plus révélateur cf. Freud ex : le défunt Premier Ministre haut-normand Beregovoy « nous allons vous baiser…oh, pardon…baisser les impôts.)
Hyperboles et autres exagérations : bien ancrées dans l’âme méridionale (ex : gros comme ça le poisson).
Jouer sur les proverbes ou des expressions imagées en en inventant, en les contractant comme sur le principe des mots-valise (un tiens vaut mieux que deux sans trois= un tiens vaut mieux que deux tu l’auras + jamais deux sans trois ; le fameux « tu m’enlèves une sacrée chandelle du pied » des Nuls dans la Cité de la Peur jeu sur en lever une épine du pied +tenir la chandelle) ou en les modifiant (ex : « je suis la troisième roue du carrosse » de Coluche, au lieu de cinquième).
Paraphrases : remplacement d’un mot par un groupe de mots (ex : le roi de la jungle pour le lion, ou celles des

Précieuses ridicules de Molière pour désigner le divan, le miroir)
Toutes les autres figures de styles :
Comparaisons saugrenues (le jour va s’écouler bêtement et lentement comme une rivière sans poisson devant l’ombre d’un pêcheur à la ligne) ou du genre de celles que les anciens appelaient Discordia Concors (la discorde concordante) qui créée des analogies lointaines ex : des rimes riches comme Crésus (joue sur le double sens du mot riches, Crésus étant fortuné et les rimes ayant plus de 3 sonorités communes). Souvent inversion de l’ordre naturel (qui d’habitude explicite l’abstrait par le concret ) : ces dunes de sable sont sèches comme les paroles du colonel.
Trouver des métaphores amusantes que vous pouver filer à l’infini ! Et autres métonymies, synecdotes…
Le Zeugma joue sur des compléments de nature différentes liés à un même verbe ex: il pose son chapeau et une question. Napoléon en vieillissant prit du ventre et beaucoup de pays. (tout compte fait, ça me fait rire moyen.)
QUELQUES REFERENCES

Si cela peut aider ou inspirer quelqu’un, n’oubliez pas que la littérature compte de nombreux écrivains jongleurs de mots :

  • Le mouvement OULIPO (Ouvroir de Littérature Potentielle) animé notamment par Raymond Queneau (un matheux d’origine havraise – lire ses poème, son roman Zazie dans le métro, et Exercice de style qui décline de 99 façons différentes une même histoire) et animé également par Georges Pérec et son sens de la cocasserie (lire ses romans dont La Vie : mode d’emploi et La Dispation écrit sans un seul « e »).

  • C’est toujours un plaisir de relire les aventures des deux géants humanistes de la fameuse parodie qui rend hommage au style épique et qui atteint parfois des sommets poétiques: tout le cycle écrit par Rabelais dont l’histoire commence avec Gargantua, puis Pantagruel et la suite.

  • On ne peut tous les citer, mais l’ouvrage du surréaliste découvreur de texte que fut André Breton, Anthologie de l’humour noir, recueil un certain nombre d’auteurs particulièrement drôles parmi lesquels Alphonse Allais qui n’est peut-être pas assez connu. Cet ouvrage servira de première piste pour un approfondissement ultérieur.

Pour le théâtre :

  • Inutile de préciser : tout Molière.

  • Je crois que tout improvisateur se doit d’avoir lu au moins une fois dans sa vie le cycle Ubu d’Alfred Jarry, à commencer par la pièce Ubu roi qui créée ce personnage si grotesque et absurde, somme de toute la bêtise humaine.

  • Evidemment, le théâtre de l’absurde d’Ionesco et de Beckett.

  • Pour ce qui est des situations complexes et autres quiproquos, faîtes confiance à Marivaux.

Et tout ce qui n’est pas reconnu comme de la littérature :

  • Le sens comique et poétique de Raymond Devos

  • Le style de Desproges

  • Les chansons de Bobby Lapointe

  • Et tous les autres…



ENUMERATION DE DIVERS SYNONYMES DE PLAISANTERIE (dictionnaire de synonymes)
Synonymes simples de « plaisanterie » :

joyeuseté, boutade, mot pour rire, calembredaine, facétie.
Dirigés vers qn

  • Moquerie= raillerie= gausse = goguenardise=

1/ Railler qn, le tourner en ridicule 2/ parfois dans un but méchant

  • Taquinerie= malice= turlepinade=

S’amuser à agacer qn par petites moqueries sans gravité

  • Tour= action dénotant la ruse, la malice

  • Espièglerie= malice sans méchanceté (avec nuance de vif et éveillé)

  • Lazzi= 1/plaisanterie moqueuse lancée contre qn 2/gags visuels (coup, cabriole, pirouette) (cf. Comedia dell’Arte)


Dirigé vers soi-même

  • Bêtise=bourde=

Erreur, bévue

  • Hâblerie= parle beaucoup, avec vantardise


Caractère léger

  • Badinage=badinerie= parler de façon enjouée, légère de qch (cf. les pièces de Marivaud)

  • Bagatelle= futilité

  • Pirouette= outre le premier sens (comique visuel, à type de tour sur soi-même), 2/répondre en plaisantant à une question embarrassante


Caractère lourd (Autour du libertinage sexuel, au raz des pâquerettes)

  • Grivoiserie= plaisanterie à caractère sexuel

=Gauloiserie= et l’adjectif paillard (cf. les chansons, le moyen-âge et les fêtes médecine…)

  • Gaillard= libre, un peu leste, grivois

  • Farce= comique bas et grossier


Recherché, lumineux

  • Bon mot= spirituel et amusant

  • Saillie= (mot littéraire) trait d’esprit brillant et imprévu


Tromper qn

  • Mystification= tromper qn en abusant de sa crédulité

= attrape= canular

  • Galéjade= (terme méridional) plaisanterie pour tromper qn

  • Poisson d’avril

  • Farce= tromperie amusante= pièce


Bouffonerie

  • Clownerie=pitrerie=

Farce digne d’un clown (= acteur bouffon de cirque)

  • Bouffon= faire rire avec une nuance de grotesque (bizarre, extravagant) et ridicule

  • Farce= pièce de théâtre bouffonne (il existe donc trois sens à farce si vous avez bien compter)

  • Gaudriole= (terme familier) plaisanterie un peu leste (nuance de gaie et frivole)


Comique méchant (celui que je préfère)

  • Satire= pamphlet= critique railleuse (parfois anonyme) qui s’en prend avec vigueur à qn, à des institutions…(cf. Voltaire ; NB dans l’Antiquité, elle était écrite en vers cf. Horace)

  • Quolibet= plaisanterie malveillante (il suffit de regarder un mercredi après-midi l’Assemblée Nationale à la TV pour voir ce que c’est).

  • Ironie=dire le contraire de ce qu’on pense à qn, en lui faisant bien sentir le fond de sa pensée (cf. intonation)

  • Charge= représentation caricaturale, imitation satirique à forme grotesque.

  • Malice= (dans un sens vielli) inclinaison à nuire avec finesse et adresse

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