Prix nobel de littérature 2012 : mo yan «grenouilles» Points Editeur





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COMITÉ DE LECTURE DES PRIX LITTERAIRES


LUNDI 14 JANVIER 2013

AU

CHOCOLAT-THÉ-CAFÉ À LA ROCHELLE


  • PRIX NOBEL DE LITTÉRATURE 2012 : MO YAN - « GRENOUILLES » - Points Editeur


MO YAN de son vrai nom GUAN MOYE est âgé de 57 ans. Né en 1957, de parents cultivateurs dans la province du Chandong. Il quitte l’école à 12 ans, lors de la révolution culturelle, il va travailler dans les champs puis à l’usine.

Cette enfance difficile va inspirer ses textes qui traitent de la corruption, de la décadence du régime et de la société chinoise.

En 1976, il est recruté par l’armée populaire de libération où il entreprendra des études d’art et de littérature avant d’entrer à l’université de Pékin.

Il a écrit une vingtaine de récits et de romans.

Pour certains, MO YAN est trop proche du parti communiste, ils le considèrent comme le porte parole des écrivains proches du pouvoir, ils ne le considèrent pas non plus comme un novateur dans la littérature chinoise.
GRENOUILLES :
Le narrateur « TETARD » adresse une lettre à son maître, un écrivain japonais, pour lui parler d’une pièce qu’il envisage d’écrire sur sa tante, femme à la personnalité fascinante, célèbre gynécologue à l’origine du planning familial sous Mao. Têtard et sa tante vivent dans la région de Gaomi. Cette fresque permet de dresser le portrait d’une période complexe.
Roman typique de la littérature chinoise. Quelques longueurs. On entre facilement dans l’histoire.


Joël DICKER, écrivain suisse de langue française, né à Genève en 1985. Sa famille est originaire de France et de Russie. A 19 ans, il entre au Cours Simon à Paris, puis étudie finalement le droit à Genève. A l’âge de 10 ans, il avait fondé la « gazette des animaux », qu’il animera pendant 7 ans, il recevra alors le Prix CUNEO pour la protection de la nature.
En 2009, il écrit les  « DERNIERS JOURS DE NOS PERES » qui ne sortira qu’en 2012. Mais depuis 2010, Joël plonge dans l' écriture d’un roman plus contemporain : « LA VERITE SUR l’AFFAIRE HARRY QUEBERT ».

L’AFFAIRE HARRY QUEBERT :
A New-York, au printemps 2008, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente. Il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit à son éditeur.

Soudain, tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université « HARRY QUEBERT » est accusé d’avoir assassiné en 1975 une jeune fille avec qui il aurait eu une liaison.

Convaincu de l’innocence de son ami, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire où a eu lieu le meurtre pour mener son enquête.

Pour innocenter son ami et sauver sa carrière d’écrivain, il doit répondre à trois questions :

Qui a tué Nola Kellegan ? Que s’est-il passé durant l’été 1975 ? Comment écrit-on un roman à succès ?

Sous ses airs de thriller à l’américaine, ce roman est une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société contemporaine, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.
Roman captivant. Il est impossible de le lâcher avant la fin. Style simple et clair. Ce livre possède un souffle romanesque.


Jérôme FERRARI est né en 1968 à Paris. Il a enseigné en Algérie et en Corse. Depuis Septembre 2012, il occupe un poste à Abou Dhabi aux Emirats Arabes Unis. Il a publié 4 romans, le dernier « Où j’ai laissé mon âme »  publié en 2010 a reçu le prix FRANCE TELEVISIONS.
LE SERMON SUR LA CHUTE DE ROME :
Dans un village corse, perché loin de la mer, le bar local est en train de vivre une mutation profonde sous l’impulsion de ses nouveaux gérants. A la surprise générale, ces deux enfants du pays ont tourné le dos à de prometteuses études de philosophie sur le continent pour transformer un débit de boissons en un meilleur des mondes possibles. Mais c’est bientôt l’enfer en personne qui s’invite au comptoir, réactivant des blessures anciennes.

Jérôme Ferrari jette une lumière impitoyable sur la malédiction qui condamne les hommes à voir s’effondrer les mondes qu’ils édifient.
Un superbe roman à l’écriture limpide et moderne, agrémenté de références à Saint Augustin qui font écho et donnent le tempo à la narration , avant de finaliser une belle envolée lyrique.

Récit d’une histoire pathétique et universelle.

  • PRIX GONCOURT du 1er ROMAN : François GARDE - « CE QU’IL ADVINT DU SAUVAGE BLANC » - Gallimard


François GARDE est juge administratif, ancien conseiller de cabinets ministériels, administrateur des Terres Australes et Antartiques françaises de 2000 à 2005, ancien secrétaire général du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.

(2)

CE QU’IL ADVINT DU SAUVAGE BLANC :
Inspiré d’une histoire vraie. Au 19ème siècle, Narcisse Pelletier, jeune matelot vendéen, est abandonné sur une plage d’Australie. 17 ans plus tard, un navire anglais le retrouve par hasard : il vit nu, tatoué, sait chasser et pêcher à la manière de la tribu qui l’a recueilli. Il a perdu l’usage de la langue française et oublié son nom.

Que s’est-il passé pendant ces 17 années ? C’est l’énigme à laquelle se heurte Octave de Vallombrun, qui recueille à Sydney celui qu’on surnomme désormais « Le sauvage Blanc ».

Une étrange relation va s’installer entre les deux hommes : entre respect, apprentissage et malgré tout une certaine méfiance.
L’auteur restitue à merveille le style épistolaire de l’époque et sait ménager une réelle tension narrative. Un bon roman qui se lit avec beaucoup de plaisir.

  • PRIX RENAUDOT : Scholastique MUKASONGA - «  NOTRE-DAME DU NIL » - Gallimard


Scholastique MUKASONGA vit à Saint Aubain dans le Calvados. Née en 1956, l’auteure d’origine rwandaise, Tutsie, a connu dès l’enfance les persécutions et les humiliations des conflits ethniques qui agitent son pays. Sa famille est déplacée dans une région insalubre. En 1973, elle s’exile au Burundi puis en France en 1992 (2 ans avant le génocide). Près de 30 membres de sa famille dont sa mère ont été massacrés en 1994. Elle est retournée au Rwanda en 2004. Elle a créé une association qui vient en aide aux orphelins. Elle est aujourd’hui assistante sociale à Saint Aubain.

C’est son premier roman, roman thérapeutique puisque aujourd’hui elle n’est plus dans le statut de victime mais dans celui de l’écrivain.

NOTRE DAME DU NIL :
Notre Dame du Nil raconte l’histoire d’un pensionnat de jeunes filles dans le Rwanda des années 70. Une institution réservée à l’élite tenue par des enseignants français et belges. Principalement des filles de notables hutus avec un quota de 10 % de tutsies. Véronica et Virginia, tutsies, se sentent obligées d’être plus intelligentes que les autres pour pouvoir obtenir un diplôme. Au fil des jours, les adolescentes se confient, partagent les provisions données par leur mère, elles rêvent d’une vie en Europe.

Un ex-planteur, Monsieur de Fonteneille, à demi fou, considère les tutsies comme les descendantes des pharaons. Lentement, la haine des tutsies fait surface jusqu’au moment où le sang coule sous le regard vaguement gêné des blancs, prélude au massacre de 1994.
C’est la montée en puissance de l’horreur, mais aussi l’histoire complexe du « Pays aux mille collines » que Scholastique Mukasonga nous conte avec une grande finesse.

Récit très agréable à lire.


  • PRIX INTERALLIE : Philippe DJIAN – « OH ! … » - Gallimard


Philippe DJIAN est né en 1949 à Paris. Auteur de nombreux romans dont plusieurs adaptés au cinéma dont celui qui l’a rendu célèbre « 37°2 le matin  »ven 1986. Il est également l’auteur de la série littéraire en 6 épisodes intitulée « DOGGY BAG ».
(3)

« OH ! … » :
Décembre est un mois où les hommes se saoûlent, se tuent, violent, se mettent en couple, reconnaissent des enfants qui ne sont pas les leurs, s’enfuient, gémissent, meurent ».

OH... ! raconte l’histoire d’une femme victime d’un viol, et qui s’enfonce dans une spirale de mort et de sexe.
Récit percutant, sans répit où l’auteur analyse les comportements les plus inavouables.

  • PRIX MEDICIS : Emmanuelle PIREYRE - « FEERIE GENERALE » - L’Olivier


Emmanuelle PIREYRE est née en 1969 à Clermont-Ferrand. Après des études de commerce et de philosophie, elle écrit et publie. Elle est aussi l’auteur de plusieurs fictions pour France Culture, d’une pièce de théâtre et fait des lectures performées en public.

FEERIE GENERALE :
Fable pastichant les clichés des discours publicitaires, sociologiques ou encore politiques. L’auteure rassemble des échantillons prélevés dans les médias et sur les forums.

C’est un roman collage où la réalité se mêle à la fiction.
Avec une jubilation communicative, Emmanuelle Pireyre propose une radiographie de notre conscience européenne en ce début de siècle.

  • PRIX MEDICIS ETRANGER : Avraham YEHOSHUA - « RETROSPECTIVE » Grasset



Avraham YEHOSHUA est âgé de 75 ans. Après son service militaire dans les rangs de Tsahal et des études à l’université hébraïque de Jérusalem qui le mènent à l’enseignement, il embrasse une carrière d’écrivain. Il est considéré comme le chef de file de la littérature israélienne contemporaine. Ses romans sont traduits en 28langues.

RETROSPECTIVE :

Le personnage principal est un réalisateur âgé qui se rend à St Jacques de Compostelle, pour participer à une rétrospective de son œuvre. L’évènement a été organisé par Trigano, son ancien scénariste. Les deux hommes, l’un ashkénase et l’autre sépharade, jadis amis, sont venus à se détester.

Leur relation est au cœur du débat.
Roman crépusculaire sur l’Europe de la diaspora juive. Très bon roman.

(4)


  • PRIX MEDICIS ESSAI : David VAN REYBROUCK - « CONGO, UNE HISTOIRE » - Actes Sud


Né en 1971 à Bruges, l’auteur pour écrire son livre a enquêté pendant 6 ans et a réalisé des centaines d’interview.

CONGO, UNE HISTOIRE :
700 pages pour expliquer le Congo. Congo qui a changé 5 fois de noms en un siècle. Des interviews et l’histoire hors norme d’un pays grand comme l’Europe.
Histoire d’un pays qui n’en finit pas avec les guerres et les massacres.

Très bonne traduction.

  • PRIX FEMINA : Patrick DEVILLE - « PESTE ET CHOLERA » - Seuil


Après des études de littérature comparée et de philosophie à l’Université de Nantes, l’auteur a vécu dans les années 80 au moyen orient, au Nigéria, en Algérie. Depuis, il a séjourné à Cuba, en Uruguay et en Amérique Centrale.

PESTE ET CHOLERA :
Formidable épopée sur le destin d’un homme d’exception : Alexandre Yersin, né dans le Canton de Vaud en 1863. Il fait partie de la première équipe de Pasteur. Fasciné par l’Asie, après s’être embarqué comme médecin militaire sur un bateau, il explore la jungle, voyage en Chine.

Lors de la grande peste de Hong Kong, il découvre le bacille de la peste. Puis il développe la culture de l’hévéa, du quinquina et cultive de la coca. Il meurt à 80 ans lors de l’occupation japonaise en Indochine.
Bon roman, écriture très sèche.


  • PRIX FEMINA ETRANGER : Julie OTSUKA – « CERTAINES N'AVAIENT JAMAIS VU LA MER » - Phébus


Julie OTSUKA née en 1962 en Californie. Diplômée en art, elle abandonne la carrière de peintre pour l’écriture. Elle a publié un premier roman largement inspiré de la vie de ses grands parents. Elle est d’origine japonaise.

CERTAINES N’AVAIENT JAMAIS VU LA MER :
En 1919, un bateau quitte l’empire du Levant, avec à son bord plusieurs dizaines de jeunes filles promises à des japonais travaillant aux Etats-Unis. Toutes mariées par procuration. Après une éprouvante traversée, elles vont rencontrer leur futur mari pour lequel elles ont tout quitté : famille, amis, maison, pays.
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Leurs voix se lèvent et racontent leur misérable vie d’exilées, leur nuit de noces, souvent brutales, leurs rudes journées de travail dans les champs, les usines, les restaurants, l’humiliation des blancs, la naissance de leurs enfants. Une véritable clameur jusqu’au silence de la guerre et leur détention dans des camps d’internement.

Bientôt, l’oubli emporte tout, comme si elles, leurs époux, leurs enfants, n’avaient jamais existé.

Ce roman nous remet en mémoire l’exil et la déportation pendant la guerre des japonais venus travailler aux Etats-Unis.

Très bon roman mais très dur parfois.


  • PRIX DU QUAI DES ORFEVRES : Danielle THIERY – « DES CLOUS DANS LE CŒUR » - Fayard


Danielle THIERY est née en 1947. Elle devient commissaire divisionnaire , première femme à occuper cette fonction en France en 1967. Auteur de la fiction Quai N° 1 sur France 2. Elle a écrit plusieurs romans policier.

DES CLOUS DANS LE CŒUR :
Le héros de ce roman est le commandant Maxime Revel, rugueux mais attachant. Un nouveau crime relance tout à coup des affaires dormant dans les tiroirs et met en scène un enfant autiste.



  • PRIX 30 MILLIONS D’AMIS : Agnès DESHARTE - « UNE PARTIE DE CHASSE » - Edition de l’Olivier


Agnes Desarthe née en 1966 à Paris. Elle est la fille du pédiatre Aldo Naouri. Elle a écrit de nombreux romans pour adultes et pour enfants (Ecole des Loisirs). En collaboration avec Geneviève Bissac, après une émission sur Virginia Woolf, elle a écrit un essai sur cette romancière. Auteure de 2 pièces de théâtre et de chansons.

UNE PARTIE DE CHASSE :
Histoire de quatre chasseurs dont l’équipée tourne mal. Le vrai sujet de ce roman est le deuil de la jeunesse.
Livre déroutant, triste et superbe. Agnès Desarthe mène ce conte philosophique avec une maîtrise quasi surnaturelle. Sombre allégorie, lumineux roman.

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  • PRIX FRANCE TELEVISION : Antoine CHOPLIN - « NUIT TOMBÉE » Ed. La Fosse aux ours.


Grenoblois, Antoine CHOPLIN a écrit son premier roman « RADEAU » en 2003, puis en 2011 « LE HERON DE GUERNICA » qui a remporté un très vif succès auprès des libraires et du public.

NUIT TOMBEE :
Périple d’un certain Gouri qui parcourt le pays de Tchernobyl. Il s’enfonce dans La zone maudite et couverte de césium. Il y rencontre un certain Iakov dont la peau tombe en lambeaux. Il a un objectif : revoir sa ville, Pripiat, son HLM, récupérer certaines choses, sans savoir si cela vaut la peine de perdre la vie.
Ecriture poétique, lunaire et délicate.



  • PRIX DECEMBRE : Mathieu RIBOULET - « LES ŒUVRES DE MISERICORDE » - Ed. Verdier.



Récit sur la mémoire héritée des conflits du 20ème siècle où l’auteur se demande ce qu’il reste aujourd’hui des conflits qui ont opposé la France à l’Allemagne, sur la violence que les hommes s’infligent et la bonté qui les sauve.
Texte subtil et précieux, infiniment humain, érudit et sulfureux.

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