Publication semestrielle du Centre d'Etudes Afro-américaines et





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AFRIQUE



Bachollet, Raymond, et al. Négripub: l'image des Noirs dans la publicité. Paris: SOMOGY, 1992. 222 p. Prix relié, 275 F; broché, 150 F. (A commander à la Bibliothèque Forney, 1 rue du Figuier, 75180 Paris Cedex 04- Prix 170F port compris).

Cette présentation thématique d'environ 300 affiches de publicité a pour dessein de raconter l'évolution de l’exploitation de l'image des Noirs, qui reste souvent à la limite de la caricature et du fantasme, durant plus d'un siècle. Une brève mais intéressante exploration de l'imaginaire occidental sert d'introduction. Et d'abord au chapitre "Rencontres", consacré à la culture: spectacles, attractions, décor exotique, expositions coloniales, tourisme en Afrique et aux Antilles. Les affiches consacrées aux produits bruts passent par le chocolat, café, rhum, fruits coloniaux et incluent le cirage et les produits d'entretien, dont le célèbre "Savon Perdrix" naguère vendu comme capable de "blanchir un nègre". Les rôles du bon noir comme serviteur, artisan ou vedette constituent la troisième section. Puis viennent "Visages volés” et "Corps offerts", ou la publicité joue souvent avec la sexualité. Enfin, les changements d'attitudes de la nouvelle génération sont évoqués: solidarité, coopération, fraternité publictaire, mode "black", montrent une valorisation plus générale du noir que celle des années vingt, même si l'image se trouve encore en rupture par rapport aux réalités du racisme ordinaire. L'ouvrage est écrit avec allant et simplicité. Pourtant tout l'appareil critique désirable (chronologie, index, bibliographie, iconographie) contribue à donner la solidité d'une synthèse érudite à ce qui aurait pu n'être qu'un catalogue de reproductions splendides.
Balasubramanyam Chandramohan. A Study in Trans-Ethnicity in Modern South Africa. The Writings of Alex La Guma, 1925-1985. Lampeter/Lewiston: Mellen Research University Press. 1992. 275 p. £ 39.95.

Par trans-ethnicité, un concept dont il fait grand usage, l’auteur entend surtout la capacité à dépasser une vision localisée, nationaliste, raciale qui est le sectionnalisme d’un groupe ethnique. Une solide introduction souligne les aspects de la société sud-africaine qui favorisent ce sectionnalisme et ce provincialisme, depuis la définition raciale de chacun jusqu’à l’inégale concentration des divers segments de la population, et aussi les mouvements qui invitent à la dépasser: influence du christianisme égalitariste, du libéralisme européen, et surtout du marxisme et du radicalisme qui imprègnent le “Black consciousness” et souvent, la vision de l’ANC. Comme on s’y attendait, la trajectoire de La Guma dépend surtout, aux yeux de Chandramohan, de son engagement communiste et procède d’un internationalisme croissant qui invite à la trans-ethnicité. Pourtant, l’auteur innove dans l’attention qu’il porte à la première période de cette carrière, qui est nettement limitée à l’évocation de la vie des “ Cape coloureds” et qui utilise une écriture bien moins naturaliste qu’on l’a trop souvent prétendu. A l’autre extrême, le traitement de la vie dans le Karoo oriental dans The Time of the Butcherbird témoigne d’un symbolisme , voire d’une utilisation allégorique moins authentiquement enracinés dans les réalités locales. Témoignant parfois d’une vision originale, cette étude a surtout le mérite de mettre en équations conceptuelles des problèmes qui sont ceux de toute la littérature sud-africaine dans sa continuité. Quelques maladresses de présentation, quelques erreurs --l’ouvrage de W.B.Du bois est tantôt The Souls of the Black Folk ( p. 33) tantôt Souls of Black Folk (p. 244) tandis que “placelessness” devrait remplacer “placeless” (p. 49)-- ne déparent pas cette étude pleine de cohérence que complètent une longue interview de Blanche La Guma et une bibliographie détaillée.
Institut Français de Recherches Internationales. Sociétés africaines et développement. Paris: Librairie Masson, 1992. 216 pages. 140 F.

Cet ouvrage est le résultat d’une recherche organisée par la Caisse centrale de coopération économique et l’Institut français des recherches internationales. Il analyse surtout la démographie des sociétés en devenir, et s’intéresse à exploiter leurs ressources humaines à travers l’assistance médicale et technique, l’enseignement, et la formation des techniciens. Il explore enfin la part qui devrait être faite aux acteurs locaux, comme les entreprises et les Etats et aussi à l’assistance bancaire et aux moyens des entreprises ou gouvernements de pays occidentaux. L’urbanisation, l’organisation sociale et culturelle et l’assistance technique sont les trois grand axes selon lesquels se développe une réflexion au sein d’une coopération qui rassemble des africanistes français comme Georges Balandier, et de nombreux spécialistes africains.
Piniau, Bernard. Congo-Zaïre, 1874-1981, La perception du lointain. Paris: L'Harmattan, 1992. 282 p.

Cet ouvrage tente, au delà de la revue des informations donnée sen Europe sur la crise congolaise de 1960, de poser en profondeur la question de la représentation d’un espace lointain, en l’occurrence un espace africain,non pas sur le mode exotique et pittoresque qui préside au déploiement dans l’imaginaire dans la fiction, mais sur celui que structurent les canaux et les organismes chargés de la communication (presse, radio, etc). Les média, explicitement ou non au service de gouvernements, de partis, de groupes de pression ont fait généralement circuler une information minimale, parcellaire qui interdisait, plus qu’elle ne permettait, au public européen de savoir ce qui se passait, si tant est qu’il l’ait désiré réellement. L’exemple du Congo devenant le Zaïre est minutieusement analysé mais on songe aussitôt à la situation au Cameroun depuis des décennies ou en Côte d’Ivoire actuellement, dans la mesure ou le gouvernement français se fait le complice de régimes autoritaires, entretenant soigneusement le silence sur ce qui arrive aux tentatives de démocratie dans ces pays....L’étude de Bernard Piniau est fort éclairante et se lit facilement.
Ndebele, Njabulo S. Mon Oncle. Traduction et présentation de l’auteur de Jean-Pierre Richard. Paris: Editions Complexe, 1992. 94 p.

Cette longue nouvelle est tirée du recueil Fools et autres récits, que le romancier fit paraître en 1983 et qui remporta presque aussitôt trois importants prix littéraires. La carrière de Ndebele incarne de façon frappante l’itinéraire de la nouvelle génération d’intellectuels noirs sud-africains. Né en 1948 dans un “ghetto“ près de Johannesburg, diplômé en lettres et philosophie, il s’est très tôt signalé par son engagement comme par sa vigoureuse écriture poétique aux années soixante. Aux côtés de Pascal Gwala et de Wally Serote, Il est devenu ‘l’un des chefs de file du mouvement de la ”Black Consciousness”. Enseignant à l’Université du Lesotho, où il a pris la direction de la section d’anglais, puis les fonctions de vice-chancelier, il a séjourné en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. C’est à Denver qu’il a d’ailleurs écrit la plupart des nouvelles de Fools --dont celle qui donne son titre au recueil avait déjà paru aux Editions Complexe en 1991. Mon Oncle invite à une lecture attentive du quotidien dans les perspectives de l’esthétique de Ndebele telle qu’il l’annonce dans son article “Récits de Turquie”. Auteur engagé, il revendique en effet la primauté de l’écriture, Comme le dit son scrupuleux traducteur Jean-Pierre Richard dans une utile présentation de l’auteur, Ndebele “dénonce la confusion entre littérature et reportage, l’analytique et le spectaculaire, et charge l’imagination créatrice et l’art d’explorer la réalité humaine inaliénable des opprimés “. Cette esthétique, en évoquant les ressources spirituelles autant que l’inventivité des Noirs sud-africains confrontés aux problèmes quotidiens le libère des slogans étroitement idéologiques.
Ici, le quotidien est vu par un garçon de onze ans, orphelin de père, dont tout l’univers de réorganise autour de la trompette presque miraculeuse dont son oncle joue pendant une visite inattendue. C’est une prise de conscience, une “épiphanie” exceptionnelle qui constitue déjà un passage à l‘âge adulte et à la conscience de ses problèmes, de la violence ambiante, de la sexualité et du mystère de la femme. Tout ceci est finement suggèré dans un style limpide, sur la toile de fond animée et parfois bruyante de la vie quotidienne dans le township. La voix narrative enveloppe ces évocations enfantines d’une chaleur qui rayonne et d’un goût de vivre parfois très émouvant..

Michel Fabre



Littératures d’Afrique noire. Revue de Littérature Générale et Comparée, Didier/Erudition (6 rue de la Sorbonne, Paris 5°) No. 265, Janvier-Mars 1993.

Ce numéro a été dirigé par les Professeurs Jean Derive et Alain Ricard et se place sous le signe de la nouveauté. Il traite de nouvelles lectures, envisagées notamment par Janos Riesz à propos de la réception de ces littératures africaines. De nouvelles tendances aussi: dans l’ aire francophone, le roman et la poésie de l’exil sont étudiés par R. Fonkoua, l’essai par B. Mouralis, le théâtre par R. Pageard. Dans l’aire anglophone, Denise Coussy rend compte des récentes productions de l’Afrique de l’Ouest, Anne Fuchs de l’Afrique australe, et Jacqueline Bardolph de l’Afrique de l’Est et du Centre. Les Professeurs Massa étudient la littérature lusophone et A. Ricard quelques littératures en langues africaines. Cet aspect thématique et historique est complété par des mises au point et à jour concernant les littératures orales et “les nouveaux bardes”, qui représentent l’oralité moderne (L. Gunner, J. Derive). Enfin viennent des sections consacrée aux conditions de création et surtout à la critique --en français, en anglais, avec enfin un second article de J. Derive sur le passage de l’ethnographie à la poétique dans l’approche des littératures orales africaines. A la différence de certains numéros spéciaux de revues, qui sont un prétexte à rassembler des articles sans chercher faire le tour d’une question, ce numéro de RLC est bien structuré, et a été confié à de véritables spécialistes. Les articles les plus instructifs pour l'étudiant avancé sont dus à Chantal Zabus (une synthèse remarquable sur l’évolution de la critique) et à Janos Riesz, qui remet en question nos idées concernant la réception de cette littérature avant la Seconde guerre mondiale .

Rachida Chbihi



Nuruddin Farah. Gifts. Serif (47, Straham Road, London E3 5DA. Tel/Fax: 081 98 3990). 1993. 242 p. £ 9.99.

Selon l’adage, les dons, les cadeaux, les présents sont censés entretenir l’amitié et promouvoir des relations d’affection et d’amour. Comme à son ordinaire, et en particulier dans Sweet and Sour Milk, le grand romancier somalien dresse ici un tableau nuancé et délicat des rapports humains et nous invite à réfléchir sur les effets de ce qui apparaît d’abord comme un geste gracieux. Non seulement il convient de se défier, comme le dit un autre adage, de ceux qui “apportent des cadeaux”, mais recevoir implique une perte d’autonomie même quand les intentions du donateur sont pures et généreuses. Le romancier va même au delà et son récit est sous-tendu d’une visée anthropologique inspirée à l’en croire, par les études de Marcel Mauss sur l’échange et le don. Ce dernier roman en date d’un auteur qui connait intimement un pays actuellement sous le feu des médias, s’attache, à un second niveau a étudier les conséquences de l’ aide apportée à une mère Somalienne et de sa famille. Pleine de force et de fierté, la protagoniste prend des allures de personnage allégorique. A travers les déchirements et le destin des membres d’une famille, Farah pose la question des effets de l’aide occidentale au Tiers-Monde et de la dépendance de celui-ci. Mais bien au delà de ce sujet d’actualité, Farah a écrit, une fois de plus, une véritable histoire d’amour et de compassion. Son traitement de la condition féminine rappelle parfois les romans du Marocain Driss Chraibi et d’Algériens comme Assia Djebar. Sa plume fait de lui un poète, un des grands interprètes de l’expérience humaine dans un continent et un monde déchirés.
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