Publication semestrielle du Centre d'Etudes Afro-américaines et





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Australie


David Malouf. Poems 1959-1989. University of Queensland Press, Box 42 St Lucia, Qd 4067 Australia), 1992. 242 p. A$19.95.
En 1990, David s’était révèle, dans The Great World, son dernier roman, encore supérieur à ce qu'il était dans l'inoubliable L'enfant du pays barbare Sa traduction, publiée chez Albin Michel a remporté le prix du roman étranger et consacre Malouf comme romancier. Pourtant, la sérénité et la limpidité sensuelle de sa prose dans L'enfant du pays barbare révélaient surtout en lui un tempérament poétique. .En attendant que les éditions de la Différence publient un recueil de poèmes de Malouf, celui-ci a l’avantage de rendre aisément accessibles non seulement ses dernières compositions mais l’essentiel de “Interiors” (Four Poets, 1962), Bicycle (1970), Neighbours in a Thicket (1974) du recueil rétrospectif publié en 1977 et de First Thing Last (1980). Essentiellement lyrique, cette poésie est imaginative et imagée. Dans la dernière section, des poèmes à la Toscane où vit souvent l’écrivain, à l’hiver dans l’hémisphère nord, au Campo Santo, mais aussi à une femme de ménage, à des scènes simples et quotidiennes. Pas d'innovations typographiques (à vrai dire rares dans son oeuvre en dehors du poème “Inspirations”). Dans “The Iron Gate”, la “hache de fer des steppes scythes” nous revient des bords du Pont-Euxin mais le livre se clôt sur un tremblement de terre ressenti dans la colonie d’écrivains de Yaddo en 1988 --un signe des temps qui permet de faire dialoguer Spinoza et Schopenhauer sur les illusions de la conscience.
Willbanks, Ray, ed. Speaking Volumes; Australian Writers and Their Work. Ringwood, Vict.: Penguin Australia, 1992. 200 p. A$ 14. 95

Dans le style des recueils des interviews de romanciers américains publiées dans la Paris Review, l’auteur- professeur à Memphis State University et l’un des fondateurs de l’American Association of Australian Literary Studies, donne un échantillon fort représentatif du domaine littéraire des antipodes. En introduction, il explique comment il en est devenu un afficionado et éclaire surtout la genèse de cette série d‘interviews qu’il n’a pas voulu systématique. Les auteurs sont variés. Patrick White vient en premier, mis en vedette, peut-être à cause du Prix Nobel mais son interview est plutôt décevante. Il est suivi, dans l’ordre alphabétique, de Jessica Anderson, Thea Astley, Peter Carey, Robert Drewe, Beverley Farmer, Helen Garner, Kate Grenville, Elizabeth Jolley, Thomas Keneally, David Malouf, Frank Moorhouse, David Williamson, Tim Winton, B. Wongar, Fay Zwicky. Plusieurs de ces interviews sont remarquables, notamment celles de Drewe, Keneally, Malouf, Jolley, et Zwicky. Et surtout l’auteur s’emploie à donner une cohérence à sa quête littéraire qui met au même niveau des écrivains disparates, ou bien aussi divers, dans leur thématique comme dans le degré de sophistication de leur écriture, que Tim Winton et Frank Moorhouse par exemple. Les questions portent en effet souvent sur l’identité culturelle, la thématique choisie, la scène littéraire, les influences internationales. L’éclairage permet un recul qui fait souvent défaut dans les publications australiennes. Les écrivains choisis sont surtout anglo-saxons mais l’immigration européenne est bien représentée. Il est dommage que, pour représenter les Aborigènes, Colin Johnson ne figure pas aux côtés de B. Wongar, même si celui-ci méritait, à notre avis, d’être inclus ici. Avec ses brèves notices bio-bibliographiques et son index, cet ouvrage (le premier de ce genre pour la littérature australienne) sera très utile à quiconque s’intéresse aux auteurs auxquels Willbanks donne ainsi la parole.
Elizabeth Jolley. Central Mischief. Ringwood, Victoria: Viking Books/ Penguin, 1992. 189 p.A$ 29.95.

Ce montage d’écrits , souvent déjà publiés, d’un véritable jalon littéraire et culturel surtout connue comme nouvelliste et romancière tente de faire le tour de sa “prise de parole”. Ce genre de palimpseste résulte d’un tissage patient exécuté par Caroline Lurie, sa critique et son amie. Femme, pleine d’humour et de talent, Jolley apparait comme l’un de ces acteurs jadis marginalisés comme minoritaires et qui sont désormais plus acceptables dans le cadre du “multiculturalisme”. Son dessein s’inscrit dans la lignée de celui de ces écrivains qui ont tendance à privilégier la brièveté, la litote, le trait saillant. L’autobiographie apparait donc ici surtout comme le véhicule de l’expérience individuelle plutôt qu’ethnique en dépit de l’accent mis sur les origines anglaises et l’évolution de la situation culturelle depuis le début du siècle. Les thèmes sous-jacents ne sont pas tant la réussite que le désir de reconnaissance familiale puis sociale, la préservation de l’identité personnelle et culturelle, ou encore une attitude ambivalente vis à vis d’un succès problématique. Les chapitres/épisodes servent de miroirs à une vision spécifique reprise sous des angles multiples que résument bien les têtes de chapitres retenus dans la table des matières. Le sous titre de l’ouvrage: “Elisabeth Jolley on writing, her life and herself” cède en effet vite la place, dans notre esprit, à ces “Thèmes et variations” détaillés dans le sommaire: ainsi le chapitre initial se définit-il par les mots clés de “loneliness, music, landscape” et le dixième épisode par “migration, multiculturalism”. Elizabeth Jolley présente ainsi, par “editor” interposé, son expérience comme exemplaire (un exemple parmi d’autres) de celle de beaucoup de ses concitoyens. Curieusement, ce;qu’elle révèle de la vocation et de l’art d’écrire semble d’abord périphérique mais a l’intérêt de montrer que l’aventure individuelle de l’écrivain se place souvent en rupture du groupe et de la vie; la romancière dialogue en quelque sorte avec une exploration en profondeur de son “australianisation” pour aboutir à des considérations parfois quasi-métaphysiques mais ceci en toute simplicité. Au delà du récit bien conduit d’une aventure personnelle qui se place d’emblée sous le signe du désordre et du questionnement - comme le proclame le titre programmatique de “Central Mischief”, cet ouvrage montre que l’on ne saurait réduire l’autobiographie à une formule simple: il pose de façon indirecte des questions sur l’authenticité et la représentativité du récit personnel. Il a parfois les accents attachants des récit autobiographiques de Margaret Laurence; de manière plus évidente, il présente des attitudes caractéristiques d’une Gertrude Stein. Ainsi la finale, “What I Know Now”, nous apprend: “I used to believe in nature’s holy plan, but now I keep geese.” (...) “At one time I thought that being loved was the most important thing in life. Lately it seems to me that I want to be liked and not loved. Being loved and loving someone is sometimes a lot of trouble.”(...) ou encore “There was a time when l did not know about garlic.”

Michel Fabre
Canada

André Bernard et Jean Tournon, ed. La Francophonie et le Canada. Bordeaux: AFEC, 1992. 180 p. 130 F.

Il s’agit des actes d’un colloque organisé à Grenoble en 1990; le volume réunit huit communications qui examinent le rôle de l’église, des partis, des associations, etc dans la francophonie, y compris au sein de provinces essentiellement anglophones comme l’Ontario.

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