L’album de LILI Jacob, un support d’étude au cours sur le génocide des Juifs et des Tziganes





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date de publication08.10.2017
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L’album de Lili Jacob, un support d’étude au cours sur le génocide des Juifs et des Tziganes.
« Ce qui nous hantait par-dessus tout, c’est que non seulement, nous les Juifs d’Europe, allions, dans l’indifférence des nations, être anéantis, mais c’est qu’il ne resterait aucune trace de notre extermination.

Soixante ans plus tard, je suis toujours hantée par les images, les odeurs, les cris, l’humiliation, les coups et le ciel plombé par la fumée des crématoires. C’est pourquoi l’album d’Auschwitz, seul témoignage des vivants à leur arrivée et dans les jours suivants, constitue, par les photos des Juifs hongrois qui y ont été collées, un document unique, un témoignage unique de l’anéantissement des Juifs d’Europe1. »
Véritable enquête menée par Serge Klarsfeld2, la redécouverte de l’album de Lili Jacob est une histoire singulière qui mérite d’être racontée afin de montrer l’importance de cette source et de sa conservation, mais également tout le travail d’enquête de l’historien. Si certaines photographies ont été largement diffusées depuis les procès de Nuremberg, l’album d’origine est resté longtemps inconnu du grand public. Pourtant, elles ont servi de preuve aux procès de Nuremberg, au procès Eichmann et au procès de Francfort.

Serge Klarsfeld a l’intuition que les photographies appartiennent à un même album. Il envoie un étudiant, Emmanuel Lulin, à Prague pour recueillir des informations. Celui-ci apprend que les photographies ne sont pas des originaux mais des copies de photographies appartenant à une femme, nommée Lili Jacob (Lili Zelmanovic née Jacob), qui a accepté de laisser photographier son album, en 1946, avant de partir aux États-Unis. Klarsfeld décide de partir aux États-Unis où il s’adresse à un détective privé qui retrouve Lili Jacob devenue Lili Meier à Miami.
Lili Jacob née en janvier 1926 à Bilky en Hongrie. En mai 1944 elle est déportée à Birkenau avec toute sa famille. Son père et trois de ses frères entrent dans le camp, désignés aptes au travail, alors que sa mère et ses deux jeunes frères sont gazés dès leur arrivée. De cette famille de huit personnes, c’est la seule qui ait survécu. En décembre 1944 elle est envoyée avec d’autres femmes dans une fabrique de munition dans les Sudètes. En avril 1945 elle est transférée au camp de Dora-Nordhausen où elle contracte le typhus. C’est en quittant le camp de Dora qu’elle découvre cet album, appartenant à un officier allemand, dans une des baraques. En le feuilletant elle se reconnait, ainsi que de nombreux membres de sa famille de son entourage et du village de Bilky. C‘est la raison pour laquelle elle a toujours refusé, par la suite, de se séparer de ce qui est devenu le seul souvenir de la vie des siens avant leur extermination. Klarsfeld parvient cependant à la convaincre de déposer cette source inestimable à Yad Vashem. Ce qu’elle fait. Elle remet l’album le 26 août 1980 à Yad Vashem.
L’album ne contient plus que 183 photographies sur les 197 d’origine, et 7 reproductions. Lili Jacob en a donné à différentes personnes qui se sont reconnues ou ont reconnu un membre de leur famille. Serge Klarsfeld parvient à en retrouver quelques-unes. Dès 1980, Serge et Beate Klarsfeld publient une reproduction de l’album dans son intégralité. Entre 1980 et 2005, plusieurs éditions de l’album d’Auschwitz paraissent hors de France mais l’album n’est jamais reproduit dans sa version originale et les photographies sont parfois classées dans un ordre différent de celui d’origine. L’édition de Serge Klarsfeld de 2005 reprend le format original des photographies et de l’album avec des espaces vierges pour les photographies disparues. Les annotations qui figurent sur l’album, (pour Klarsfeld « sûrement celles du propriétaire ») écrites à la main sont reproduites. C’est donc un fac-similé l’album de Lili Jacob que le lecteur tient entre ses mains.

Une dédicace écrite à la main ouvre l’album dans un allemand très frustre : Andenken von deinem Leiben und Unvergesslicher und Treubleibender Heinz (En souvenir de ton cher, inoubliable et toujours fidèle Heinz), son auteur n’a pas pu être identifié. Le propriétaire ( ?) a regroupé les photographies par « thème », chaque thème est reproduit dans l’édition de 2005 : Umsiedlung der Juden aus Ungarn (Transplantation des Juifs de Hongrie sur la première page), Ankunft eines Transportzuges (Arrivée d’un transport page 2), Aussortierung (Sélection page 4 verso, Männer bei des Ankunft (Hommes à l’arrivée page 7), Frauen bei des Ankunft (Femmes à l’arrivée page 9 verso), Nach den Aussortierung. Noch einsatzfähige Männer (Après la sélection. Hommes aptes au travail page 10 verso), Noch einsatzfähige Frauen (Femmes aptes au travail page 12 verso), Nicht mehr einsatzfähige Männer (Hommes inaptes au travail page 14), Nicht mehr einsatzfähige Frauen u. Kinder (Femmes et enfants inaptes au travail page 18), Nach den Entlausung (Après l’épouillage page 22), Einweisung ins Arbeitslager (Affectation au camp de travail page 24), Effekten (Les effets personnels page 25).

Pour Serge Klarsfeld et Marcello Pezzetti, les photographes sont deux SS allemands Bernhard Walter et Ernst Hoffman. Les raisons qui ont poussé les nazis à passer commande à ces deux photographes restent à ce jour non élucidées : œuvre de propagande destinée à la population allemande mais jamais diffusée ? Illustration d’un rapport commandé par les autorités nazies ? Les photographies ont été prises après le début du mois de mai 1944, date à laquelle la Bahnrampe a été construite pour acheminer encore plus rapidement les Juifs hongrois vers les Krematoriums.
Analyse des photographies
Nous avons retenu quatorze photographies qui permettent de retracer les dernières heures des Juifs hongrois débarqués à Birkenau en mai 1944, peut-être le 28 (selon les souvenirs de Lili Jacob3). Le numéro des photographies correspond à celui donné par Serge Klarsfeld dans l’édition de l’album d’Auschwitz de 2005. Toutes celles dont le numéro est suivi d’un astérisque sont analysées de façon très détaillée par Marcello Pezetti et Sabine Zeitoun4. De ce fait nous ne donnons ici que les principaux éléments d’analyse et quelques citations, chacune de ces photographies pouvant faire l’objet de multiples développements en fonctions des choix de l’enseignant. Dans un souci pédagogique, les photographies sont placées dans l’ordre de leur étude proposée en classe et non comme dans l’album de Lili Jacob.

L’institut Yad Vashem5 a effectué très important travail pour identifier les personnes photographiées lors de l’arrivée de ce convoi.
Photo n°3*

La photographie montre l’arrivée d’un train (à droite) encore rempli de ses occupants, alors que sur la voie de gauche, le train vient d’être entièrement vidé. Cela montre la volonté des Nazis d’aller vite pour exterminer le plus grand nombre de Juifs alors que partout en Europe les troupes allemandes reculent. Ces convois ininterrompus ont profondément marqué Simone Veil : « Quelques semaines après mon arrivée au printemps 44, les Juifs de Hongrie sont arrivés en wagons à bestiaux et ont été aussitôt précipités sur la rampe de Birkenau qui, peu de temps avant, venait d’être prolongée pour être plus proche des chambres à gaz. Jour après jour, les trains se sont succédés. En six semaines à peine, alors que le débarquement avait déjà eu lieu sur les plages de Normandie, porteur de l’espoir d’une victoire alliée, les Nazis parachevaient leur œuvre de haine et envoyaient à la mort près d’un demi-million d’hommes, de femmes et d’enfants de tous âges et de toute condition. De ces enfants, de ces femmes, vieillards, presqu’aucun n’est rentré dans le camp, presque tous, dès leur descente des wagons étaient conduits vers les chambres à gaz. »6

Au premier plan, la nouvelle rampe (Bahnrampe) qui a été construite à l’intérieur du camp, des SS par groupes de deux ou trois s’apprêtent à ouvrir les portes du train. On peut distinguer au fond de la photographie, à droite et à gauche, les cheminées des Krematoriums II et III.
Photo 9

Les déportés descendent des wagons de marchandises qui ne disposent que d’une étroite ouverture grillagée. Entassés à 80 personnes par wagon, ils viennent d’effectuer un voyage épuisant de deux jours et demi. Il n’y avait pas de marchepied pour descendre du train, on voit ici de vieilles personnes que l’on aide à descendre des wagons. Les mots écrits sur le train sont « Deutsche Reichsbahn » (Chemin de fer allemand).

Photo n°4*

Les déportés sont descendus et portent de gros ballots contenant toutes leurs affaires. Des détenus (en tenue rayée) sont chargés de transporter ces affaires au Kanada où elles seront triées (Cf photo 184).

« Avant de nous diriger à pied vers Birkenau, les soldats ont exigé que nous abandonnions nos affaires, en tas, dans la neige, sans indication de nom –des objets perdus. Je dois jeter le petit sac de cuir où je gardais les photos de mes parents, et le colis de provisions que je me promettais d’offrir à ma mère. Ca me désole. Il ne me reste plus rien de la vie d’avant !... »7
Photo 49

Les deux jeunes frères de Lili Jacob Zril et Zeilek (Zelig) âgés de 11 et 9 ans. Ils ont été conduits directement à la chambre à gaz.
Photo 21*

Première étape de la sélection, les détenus (en tenue rayée) séparent les déportés en deux groupes. Puis chacun des deux groupes est à son tour divisé en deux colonnes distinctes : d’un côté les femmes et les enfants, de l’autre les hommes. En tout quatre colonnes qui se faisaient face deux à deux. Face à eux des SS qui vont procéder à la deuxième étape de la sélection.
Photo 35*

Les Nazis procédaient ensuite à une deuxième étape de la sélection. Chaque colonne était à son tour divisée entre ceux ou celles qui étaient jugés « aptes au travail » et les autres : vieillards, jeunes de moins de 16 ans, handicapés, femmes avec enfants… Ces derniers étaient alors dirigés, à pied, vers les quatre Krematoriums. Les nazis débutaient par les deux colonnes des femmes et des enfants qui étaient les plus nombreuses.
Photo 28

Vue plus précise du processus de sélection : un médecin SS sélectionne les déportés d’après leur aspect physique personnes « aptes » ou  »inaptes » au travail. Les personnes jugées aptes au travail sont essentiellement des femmes et des hommes jeunes en bonne santé. Les historiens estiment qu’en moyenne 20% d’un train était jugé « apte » au travail. Mais le pourcentage dépendait en fait des besoins du camp, il est arrivé que des trains entiers soient envoyés à la chambre à gaz.
Photo 26*

Cette photo montre le processus de sélection dans son ensemble. Au fond du quai, tous les bagages abandonnés par les déportés. Des détenus les chargent dans un camion.

Au premier plan deux colonnes à droite celle des femmes et des enfants à gauche, celle des hommes. Les SS procèdent à la seconde étape de la sélection sur la colonne des femmes et des enfants, tandis que les hommes attendent dans la colonne de droite. Le long des barbelés du camp, une file de gens se dirige vers les Krematoriums II et III.
Photo 90

Un groupe de personnes âgées et invalides a été mis à part de la sélection. Ils attendent les camions qui devaient les conduire aux Krematorium. Là dans la majorité des cas, ils n’étaient pas introduits dans les chambres à gaz mais abattus d’une balle dans la tête. Lili Jacob a reconnu ses grands parents sur cette photo : Abraham et Scheindele.
Photo 64*

Cette photo montre l’entrée des hommes qui ont été jugés « aptes au travail ». Les grilles du camp sont ouvertes, on distingue nettement les barbelés électrifiés qui devaient empêcher toute évasion. Ils se rendent au Zentralsauna pour être tondus, désinfectés et recevoir un numéro d’immatriculation qui est tatoué sur leur avant bras gauche. Ils reçoivent une tenue (qui a appartenu à un prisonnier décédé et qui a été préalablement désinfectée) et une paire de chaussures.
Photo 166*

Ces femmes ont été photographiées sur l’Appelplatz (place de l’appel) dans le secteur du camp des femmes hongroises. Elles viennent de sortir du Zentralsauna, elles sont tondues et ont sûrement été tatouées. Sur cette photo Lili Jacob s’est reconnue. C’est la quatrième personne, au premier rang, en partant vers la droite.

« De là on est conduites dans une grande salle de « désinfection », la Sauna, à deux ouvertures. On est abasourdies. On ne se pose pas de questions, mais on pressent le pire. Trois SS attendent avec un civil, peut-être un médecin. L’ordre est lancé de nous déshabiller complètement. Nous sommes restées figées sur place. Aucune de nous n’a osé se déshabiller. Il nous a semblé impensable de nous mettre nues devant ces soldats. Exiger ça de nous est ressenti comme un outrage. On tente de conserver nos sous-vêtements. Aussitôt les cris redoublent : « Nackt ! » Ils nous veulent entièrement nues.

(…)

C’est alors qu’apparaissent des groupes de prisonnières, tondeuse à la main. Elles nous rasent de partout, cheveux, aisselles, pubis. C’est une humiliation terrible. On ne se voit pas soi même, mais on devine l’effet qu’on produit en découvrant les autres femmes méconnaissables, défigurées. Comme la mode était aux cheveux longs, c’est un véritable tapis de cheveux qui recouvre le sol, de longues mèches brunes, châtaines. Certaines pleurent, personnellement je ne verse pas une larme, je ne veux pas leur faire ce plaisir (…)

D’autres détenues s’approchent à leur tour munies de plumes et d’encriers. On est toutes tatouées à l’avant bras gauche. Les chiffres font suite à ceux du précédent convoi. »8 
« Alors pour la première fois, nous nous apercevons que notre langue manque de mots pour exprimer cette insulte : la démolition d’un homme. En un instant, dans une intuition quasi prophétique, la réalité nous apparaît : nous avons touché le fond. Il est impossible d’aller plus bas : il n’existe pas, il n’est pas possible de concevoir condition humaine plus misérable que la nôtre. Plus rien ne nous appartient : ils nous ont pris nos vêtements, nos chaussures et même os cheveux, si nous parlons, ils ne nous écouteront pas, et même s’ils nous écoutaient, ils ne nous comprendraient pas. Ils nous enlèveront jusqu’à notre nom : et si nous voulons le conserver, nous devrons trouver en nous la force nécessaire pour que derrière ce nom, quelque chose de nous, de ce que nous étions, subsiste.

(…)

Qu’on imagine maintenant un homme privé non seulement des êtres qu’il aime, mais de sa maison, de ses habitudes, de ses vêtements, de tout enfin, littéralement de tout ce qu’il possède : ce sera un homme vide, réduit à la souffrance et au besoin, dénué de tout discernement, oublieux de toute dignité : car il n’est pas rare, quand on a tout perdu, de se perdre soi-même ; ce sera un homme dont on pourra décider de la vie ou de la mort le cœur léger, sans aucune considération d’ordre humain, si ce n’est, tout au plus, le critère d’utilité. On comprendre alors le double sens du terme « camp d’extermination » et ce que nous entendons par l’expression « toucher le fond ».

Häftling : j’ai appris que je suis un Häftling. Mon nom est 174517 ; nous avons été baptisés et aussi longtemps que nous vivrons nous porterons cette marque tatouée sur le bras gauche. »9
Photo 128*

Cette photographie montre un groupe de femmes et d’enfants entrant dans la cour du Krematorium II. Une grande partie du Krematorium III est visible à l’arrière plan. Ce sont les deux plus vastes installations mises en place par les nazis, chaque salle pouvait contenir jusqu’à 1500 personnes.
Photo 138*

Cette photographie montre des personnes jugées « inaptes » qui attendent, pensent-elles, la « désinfection ». Ce bois de bouleaux, où mères et enfants, mais également vieilles personnes, attendent, ne laisse rien paraître de leur terrible destinée.
« Ce qui importait avant tout, c’était de maintenir un calme aussi complet que possible pendant toute l’opération de l’arrivée au déshabillage. Surtout pas de cri, pas d’agitation ! Si certains ne voulaient pas se déshabiller, il appartenait aux autres (déjà dévêtus) ou aux hommes du commando spécial de leur venir en aide. Avec de bonnes paroles, même les récalcitrants s’apaisaient et quittaient leurs vêtements. Les détenus du commandos spécial avaient soin d’accélérer le rythme du déshabillage pour ne pas laisser aux victimes le temps de réfléchir10 ».
Photo 184*

On voit ici des femmes détenues trier des affaires. C’est le Kanada où étaient entreposés tous les bagages que les déportés avaient dû abandonner.
En guise de conclusion, ces vers de Charlotte Delbo 11:

O vous qui savez

Saviez-vous que la faim fait briller les yeux que la soif les ternit

O vous qui savez

Saviez-vous qu’on peut voir sa mère morte

et rester sans larme

O vous qui savez

Saviez-vous que le matin on veut mourir

que le soir on a peur

O vous qui savez

Saviez-vous qu’un jour est plus qu’une année

une minute qu’une vie

O vous qui savez

Saviez-vous que les jambes sont plus vulnérables que les yeux

les nerfs plus durs que les os

le cœur plus solide que l’acier

Saviez-vous que les pierres du chemin ne pleurent pas

qu’il n’y a qu’un mot pour l ‘épouvante

qu’un mot pour l’angoisse

Saviez-vous que la souffrance n’a pas de limite

l’horreur de frontière

Le saviez-vous

Vous qui savez.
« Aucun de nous ne reviendra.

Aucun de nous n’aurait dû revenir 12 »
Pour aller plus loin et/ou envisager un autre corpus photographique :

La question de la photographie (photographes, sujets, objectifs, enjeux) de l’univers concentrationnaire nazi est également au cœur de l’ouvrage collectif :

La part visible des camps. Les photographies du camp de concentration de Mauthausen, ed. Tiresias, 2005.

1 Simone Weil, extrait de l’avant propos de L’Album d’Auschwitz, 2005 (2è ed. française)

2 Serge Klarsfeld détaille celle-ci dans l’édition de 2005.

3 Lili Jacob pense être arrivée à Birkenau le lendemain de Chavouot, soit le 28 mai 1944, Cf, Album d’Auschwitz, page 23.

4 Voir les pages 110-139 de l’Album d’Auschwitz, 2005.

5 Le nom Yad Vashem signifie littéralement (un monument et un nom), il trouve sont origine dans le livre d’Isaïe 56,5« Et je leur donnerai dans ma maison et dans mes murs un mémorial (Yad) et un nom (Shem) qui ne seront pas effacés »

6 Simone Weil, extrait de l’avant propos de L’Album d’Auschwitz, 2005 (2è ed. française)


7 Témoignage d’Ida Grinspan dans J’ai pas pleuré, écrit avec Bertrand Poirot-Delpech, Ed Robert Laffont, 2002, pp 68-69.

8 Témoignage d’ida Grinspan dans J’ai pas pleuré, écrit avec Bertrand Poirot-Delpech, Ed Robert Laffont, 2002, pp 69-72

9 Primo Levi, Si c’est un homme, Presse Pocket 1997 (1947 1ère édition), pp 26-27

10 Rudolf Hoess, Le commandant d’Auschwitz parle, préface de Geneviève Decrop, La Découverte, 2005, p182

11 Charlotte Delbo, Auschwitz et après, tome I, Aucun de nous ne reviendra, ed. de Miniuit, 1970, pp 21-22.

12 Charlotte Delbo, Auschwitz et après, tome I, Aucun de nous ne reviendra, ed. de Miniuit, 1970, dernière page.

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