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L’hypnose


Quand on parle d’hypnose, cela peut signifier deux choses :

Le phénomène hypnotique ou la « transe »

La technique hypnotique

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Le phénomène hypnotique ou la « transe »


Il peut être difficile de définir le phénomène hypnotique – la transe – dans la mesure où elle peut être abordée selon plusieurs points de vue : psychologique, neuroscientifique, anthropologique (Bioy, 2013 : 3). L’approche la plus consensuelle et la plus connue est l’approche littéraire, qui consiste à voir le phénomène de transe comme un état modifié de conscience qui, contrairement à l’idée communément répandue, diverge du sommeil.

En psychologie, on définit l’hypnose par rapport aux différentes représentations individuelles. Il peut s’agir de représentations théoriques (en se figurant l’hypnose au travers du seul prisme de l’hypnose de spectacle, par exemple) ou de représentations plus concrètes (en s’imaginant les effets du phénomène comme un état de profonde relaxation, voire de sommeil). Mais l’hypnose c’est également la relation qui se tisse entre le patient et l’hypnotiseur, laquelle découle également de représentations (cette relation peut être perçue comme de la manipulation, de l’aide, ou encore de la psychothérapie). D’un point de vue psychologique, l’hypnose peut enfin être définie comme un phénomène de dissociation psychique qui fragmente la conscience et l’inconscient afin de les rendre aussi accessible l’un que l’autre.

L’approche neuroscientifique repose davantage sur des phénomènes concrets qui sont observables grâce à l’imagerie médicale. Bien qu’une aura de mystère plane toujours autour de l’hypnose, elle est aujourd’hui l’un des phénomènes neuroscientifiques les plus connus et les plus étudiés. Les neuroscientifiques définissent alors l’hypnose comme un état d’activation corticale différent des états de veille, de sommeil et de somnolence.

Quelle que soit la définition que l’on donne du phénomène de transe, toutes les disciplines s’accordent néanmoins à accepter son existence. Ainsi, il s’agit moins de dire si l’on croit ou non à l’hypnose que d’être prêt ou non à en vivre l’expérience.

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La technique hypnotique


Si l’hypnose peut être appréhendée du point de vue du phénomène hypnotique de la transe, elle peut également prendre en considération la technique hypnotique. En d’autres termes, qu’est-ce qu’une technique hypnotique ? Quels outils utilise-t-on pour mettre quelqu’un en transe ?

Les techniques hypnotiques sont les outils qui permettent de mettre un individu en état de transe. Cet état visant à faire coexister de façon égale la conscience (qui siège dans l’hémisphère gauche du cerveau) et l’inconscient (qui siège dans l’hémisphère droit), les techniques hypnotiques ont pour but de stimuler l’hémisphère droit et de « court-circuiter » l’hémisphère gauche (Garibal-Bénichou, 2005 : 60-79). Il existe ainsi plusieurs outils auquel l’hypnothérapeute recourt au cours de la séance.

Les premières techniques hypnotiques utilisées par le praticien reposent sur la préparation du cadre d’interaction avec son patient. Il s’agit par exemple de jouer avec le contexte même de la thérapie en évaluant le patient, en s’informant sur lui ou en reportant les horaires des rendez-vous afin de créer une attente irrépressible. Un autre outil fondamental consiste à poser clairement les bases du rapport entre le thérapeute et le sujet afin d’établir un lien de confiance mutuelle.

Une fois ce travail achevé, la séance peut se poursuivre avec l’utilisation de nouveaux outils : les inductions. Il existe différents types d’inductions, mais toutes ont le même but :

  • Focaliser l’attention du patient ;

  • Faciliter sa disponibilité et son ouverture à des opportunités ;

  • L’ouvrir aux apprentissages anciens et nouveaux ;

  • Le préparer aux changements.

Parmi les nombreux types d’inductions (qui peuvent être utilisées simultanément), une des plus pratiquées est celle de la synchronisation : il s’agit ici pour le thérapeute d’agir en miroir avec le sujet en imitant ses gestes, sa respiration et son débit de parole. Il est également possible d’induire une transe en racontant des histoires ennuyeuses ou captivantes, en utilisant un compte à rebours dont chaque étape doit détendre un peu plus le patient ou encore en installant une confusion chez celui-ci en saturant sa conscience par des récits illogiques et incohérents. Le praticien peut aussi emboiter plusieurs histoires les unes dans les autres ou faire revivre à son patient des apprentissages de son enfance. Il existe ainsi des dizaines d’inductions différentes, mais toutes ne sont pas utilisées car les sujets peuvent être insensibles à certaines d’entre elles.

À ces inductions suit généralement un approfondissement de la transe visant à faciliter la communication entre le praticien et le patient.

En hypnose ericksonienne, le travail thérapeutique s’appuie sur un autre outil : les suggestions. À l’instar des inductions, il existe différents types de suggestions qui visent toutes à influencer les idées et les comportements du patient afin de l’amener au changement souhaité. Le praticien peut ainsi utiliser des suggestions visant à donner au patient l’illusion du choix. Il existe également des suggestions directes (où l’on dit au patient ce qu’il souhaite entendre) et indirectes (afin de contourner ses résistances). Les suggestions permettent ainsi au patient d’accéder à ses ressources intérieures et de les rendre plus utilisables en créant de nouvelles associations d’idées. Le thérapeute peut également utiliser des suggestions posthypnotiques afin de parfaire et de consolider le travail effectué durant la séance.

La dernière étape de la séance d’hypnose est la sortie de transe du patient. Afin d’induire son retour à un état de pleine conscience, le praticien doit se montrer vigilant quant aux réactions du sujet et adapter sa voix et ses intonations à son rythme. Dans certains cas, ce moment est également celui où le thérapeute fera une dernière suggestion visant à créer une amnésie sélective ou une hypermnésie. Un compte à rebours est souvent utilisé pour sortir le patient de son état de transe.

Ainsi, les outils du praticien sont nombreux. Cependant, tous les outils ne sont pas adaptés à tous les patients et une grosse partie du travail du thérapeute est d’observer les réactions des sujets afin de voir lesquels fonctionnement le mieux sur eux.

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