Chapitre I : L’Europe en 1815





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Histoire

Chapitre I : L’Europe en 1815.

1814 marque la fin de la domination française sur l’Europe et de l’idéologie révolutionnaire qui s’y était répandue. En 1814 au congrès de Vienne reconstruction de l’Europe dominée par 4 grandes puissances : Autriche, Prusse, Russie, UK. Le chancelier autrichien Metternich a la plus grande influence et oriente le débat.
Analyse de la carte :
Nord :

La Suède englobe la Norvège

La Finlande est rattachée a la Russie

La Russie s’agrandit avec la Finlande et une partie de la Pologne
Espace allemand : 39 Etats

La Prusse s’agrandit en récupérant une partie de la Pologne, la Saxe, la Rhénanie.

Le royaume de Hanovre appartient à la couronne d’Angleterre.
Empire d’Autriche :

Obtient le contrôle de la côte adriatique, de la Lombardie et de la Vénitie. L’empereur d’Autriche est également président de la confédération germanique (les 39 états). A l’ouest, territoire récupéré sur les turcs jusqu’aux Carpates (ancien royaume de Hongrie), territoire qui n’entre pas dans la confédération car il n’est pas de culture germanique, tout comme la Pologne en Prusse.
Sud : Espace italien comporte une dizaine d’états. Les plus grand est le royaume de Naples.
Recomposition due à des raisons idéologiques et réalistes.

Le congrès de Vienne veut effacer toute trace de la révolution française (idées, frontières…) et rétablir la légitimité dynastique de droit divin, et des états dynastique d’avant la révolution. (Conception réactionnaire). Ce qui sauve la France d’être morcelée, c’est la dynastie héritière de Louis XVI. Le congrès de Vienne rétablit les Bourbons. Louis XVIII devient roi de France. Mais réalisme, avant la révolution la carte n’était pas comme ça. En Allemagne par exemple il y avait plus de 300 états > réalisme. Le royaume uni veut la paix en Europe. Pour cela il fallait trouver un équilibre entre les grandes puissances. On contrôle la France par la Prusse, les Pays-bas car on craint un nouveau renversement du roi. Volonté de satisfaire les grands (Hanovre, Pologne divisé etc.…). Qu’est ce qui va garantir cet équilibre ? Le système présente plusieurs avantages.

  • territorialement :

  • signature de l’ensemble des états (260)

  • accord des grandes puissances (le pacte à 4)

  • idéologiquement :

  • plus complexe, les monarchies sont rétablies, mais des divergences apparaissent sur la conception du pouvoir. L’Autriche, la Prusse et la Russie souhaitent une monarchie de droit divin mais il faut tenir compte des réalités. Certains pays ne peuvent pas être réactionnaire, on a donc deux type de pays :

Autriche, Russie, Prusse (Sainte Alliance garantissant le droit divin) et l’ensemble des états.

Royaume Uni (présence d’un parlement et de droit individuels depuis la glorieuse révolution en 1689). La France retrouve son territoire de 1792, une monarchie mais constitutionnelle. La constitution s’appelle la charte.


Chapitre II : La poussée libérale 1815-1848

Ce nouvel ordre est rapidement contesté par le courant d’idée appelé le libéralisme qui se manifeste de manière violente sur le plan politique.



  1. Qu’est-ce que le libéralisme :


Terme utilisé pour la première fois en 1823, mais l’idée vient de l’aspiration à la liberté (économique et politique) héritée du siècle précédent dont le premier aboutissement avait été la révolution française, avant de mieux se structurer au 19ème siècle.

Le libéralisme est la défense de la liberté individuelle. Le but de l’existence est d’aboutir à son épanouissement, le tout devant conduire à une société de bonheur. Ces principes s’opposent aux principes défendus par le congrès de Vienne, au principe d’autorité, le droit divin et la puissance des états. Ils pensent que cette liberté doit être régulée par la loi qui doit venir du peuple (peuple souverain), principe du contrat social. Il faut un Etat pour faire appliquer la loi :

  • La forme: peu leur importe (monarchie ou république), le problème est de savoir comment équilibrer les pouvoirs exécutif et législatif.

  • L’importance : on estime qu’il doit être réduit aux prérogatives régaliennes (minimum, c'est-à-dire sécurité du citoyen, justice, finances et douanes).

Débat sur le système politique idéal. Benjamin Constant, dans le cours de politique constitutionnelle, définit : la liberté est essentielle. Il faut un système représentatif. Il est hostile au référendum. Il faut un corps intermédiaire avec des représentants élus. Il pense qu’il faut deux assemblées. Une seule est trop dangereuse. Les deux doivent être choisies de façons différentes. L’une avec des mandats plus longs pour une certaine stabilité, l’autre plus sensible a l’opinion publique. La loi doit être votée par les deux. Il ne veut pas de séparation des pouvoirs. Montesquieu disait qu’il n’y avait pas de liberté si les 3 pouvoirs étaient entre les mêmes mains. Mais Constant a peur que comme par le passé des crises entre les pouvoirs éclatent et mènent à un coup d’état. Il veut que les pouvoirs se contrôlent l’un l’autre pour éviter qu’un pouvoir soit hypertrophié.

Comment choisir ses gouvernants. Constant trouve que la démocratie peut être dangereuse et peut créer une tyrannie populaire. Il faut pour voter un minimum de discernement politique mais l’alphabétisation est faible et les groupes de pression (aristocrates, église) sont nombreux. Un suffrage censitaire où seuls auront le droit de voter les contribuables (l’impôt est basé sur la propriété). Il pense quand même que la démocratie est l’idéal donc il faut instruire la population. Tous les pays qui ont suivi ces idées ont commencé par le suffrage censitaire. Cette manière de voir les choses est critiquée par deux camps :

  • les réactionnaires

  • les républicains, hostiles au suffrage censitaire, veulent démocratie et égalité (politique, voire sociale).



  1. Les luttes :


Toutes les populations sont touchées par le mouvement de libéralisme avec la révolution. Maintenant l’Europe est restructurée avec un retour en arrière. Cela amène à plusieurs cas de figure :

  1. une partie des monarchies reconstituées après le congrès de Vienne acceptent le principe de la liberté. Certains souverains allemands acceptent de mettre en place une constitution ayant conscience que le monde a changé. Le congrès de Vienne accepte dans la mesure où les constitutions viennent des souverains légitimes eux-mêmes. Exemple : le prince de Saxe-Weimar (prince des lumières).

  2. Echec des libéraux lorsque l’action vient des libéraux.

  • Naples (1820) soulèvement conduit par un militaire qui oblige le roi à établir une constitution

  • Piémont (1820) a Turin ils obligent le roi à quitter le pouvoir, pour le remplacer par un roi de la même dynastie, mais plus libéral (Charles Albert)

  • Espagne (1820) soulèvement contre le roi qui finit par accorder une constitution.

Le congrès de Vienne intervient militairement. L’Autriche à Naples et au Piémont, la France en Espagne en 1822 (bataille du Trocadéro). La France veut rejouer un rôle important en Europe.

  1. le cas français : Les Bourbons sont rétablis mais en tenant compte de la situation réelle. Compromis, donc rapport de force, entre les libéraux et la monarchie, entre la masse de la population libérale et la population monarchiste. Une constitution (la charte) reconnaît les principes fondamentaux de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, mais système monarchique. En pratique le roi joue un rôle de modérateur, il choisit ses ministres parmi les libéraux (Guizot notamment). Dés 1819 le congrès vote une loi sur la liberté de presse, etc… Les ultras (légitimiste, monarchiste) ne sont pas satisfaits et essayent de contrer les libéraux. Evènement fortuit, l’unique héritier (le duc de Berry) est assassiné lors du bal costumé du mardi gras, les ultras accusent les lois trop libérales. La monarchie recentre donc le gouvernement vers la droite. Ce gouvernement centre-droit va limiter la liberté de la presse, voter une loi de sécurité générale, verser des indemnités aux ultras (un milliard) pour les aristocrates lésés pendant la révolution, et permettre a l’église de faire des grandes opération de rechristianisation*. Cela crée une crise en 1830 car contraire a un certains nombres de principes. Les députés font une adresse au roi (voté a 221 contre 180), le roi dissout l’assemblée et organise des élections. La nouvelle assemblé est encore plus libérale (274/143) le roi redissout et décide de gouverner tout seul par ordonnance. Il décide de modifier le système électoral ce qui provoque un soulèvement a Paris : les 3 glorieuses (27, 28, 29 juillet) puis le roi s’enfuit en Angleterre. Ce fut une révolution uniquement parisienne, mais tout le monde est dans la rue (bourgeois, étudiants, ouvriers…). Que mettre à la place du roi ? nouveau rapport de force, nouveau compromis : la monarchie de Juillet. Garder le même système, la même constitution. Louis Philippe1er est mis à la tête de la monarchie, c’est un choix tactique des libéraux. C’est un duc d’Orléans (famille royale descendant de louis 14, libérale), il a participé aux guerres révolutionnaires.

  2. Le cas français entraîne une contagion en Europe. Les libéraux européens sont persuadés que c’est reparti comme en 1789. Allemagne, Belgique, Pologne, Italie, Espagne… Mais la France ne vient pas en aide et le congrès de Vienne organise la répression. (la France accueille cependant les réfugiés).

Conclusion : Effervescence libérale, mais elle échoue partout sauf en France. L’ordre du Congrès de Vienne fonctionne. Les libéraux sont faibles car ils ont une assise sociale minime (bourgeoise urbaine, notable, mais c’est peu dans une Europe rurale) sauf en France où la paysannerie est alliée aux bourgeois.


* La révolution avait confisqué tous les biens de l’église et en avait fait des bien nationaux en 1791. Le gouvernement contrôlait l’église. En 1801, Napoléon signe un concordat entre la France et le Saint Siège. Il n’y a plus de religion officielle mais la religion majoritaire a des avantage (peut utiliser les églises, salaires aux membres du clergés).

Chapitre III : le modèle français


En 1830 la révolution des 3 glorieuses à Paris Provoque la mise en place d’un nouveau régime politique : la monarchie de Juillet. Le monarque fut mis en place par les libéraux. D’autres pays se revendiquent des libertés : le Royaume-Uni a mis en place progressivement depuis le 17ème un système politique de type libéral, la France n’est pas une exception. En France, le nouveau régime va avoir des conséquences sur tous les systèmes politiques qui suivront.



  1. Les institutions :


En quoi reflètent elles la pensée libérale ? Elle est définit par un texte, la charte de 1830, compromis entre les légitimistes et libéraux. Les libéraux veulent rapidement finir la révolution donc le texte est quasiment identique que la charte de 1814. La charte prévoit deux grand axes : l’intérêt général et individuel.

  • Exécutif : un roi chef de l’Etat veille au bon fonctionnement du système institutionnel. Il n’a pas à rendre de compte, seulement assurer la continuité du système (irresponsabilité). Ses compétences : chef des armées, représente le pays à l’extérieur, nomme les hauts fonctionnaires. Il a aussi deux compétences qui empiètent sur le législatif. Le roi a l’initiative des lois et pouvoir de dissolution.

  • Législatif : La loi est faite par deux assemblées dont une élue (système représentatif). La chambre des députés est élue et siège au Palais Bourbon, la chambre des pairs est nommée par le roi et siège au Palais du Luxembourg ou le sénat siège toujours. Le législatif empiète aussi sur l’exécutif : contrôles des ministres qui sont choisit par le roi.

  • Gouvernement : Petit à petit le système s’adapte. La notion de gouvernement apparaît. Les ministres, avec la solidarité/responsabilité politique, vont former un gouvernement, mené par le chef du gouvernement (un ministre qui coordonne les autres comme Guizot ou Thiers).

  • Qui gouverne ? le chef de l’état ou du gouvernement ? dépend du rapport de force des électeurs.

Ce système va fonctionner jusqu’en 1848 puis remis en place en 1875 avec un président.


  1. Les forces politiques de l’époque :




  • les libéraux : ont le pouvoir grâce au suffrage (2/3 des sièges) grâce aux notables. Globalement, les notables sont attachés au libéralisme, hostiles à l’emprise des religions (d’ailleurs choisir les évêques permet de les contrôler.) Ils veulent tenir compte de l’intérêt général, l’Etat doit en être garant, d’où l’importance de l’Etat en France. Il y a deux tendances chez les libéraux : une qui estime que le système est satisfaisant en s’appuyant sur des notables « responsables »), l’autre, appelée « le mouvement », pense que ce n’est qu’un début vers un système plus ouvert intégrant plus de citoyens (principal chef du mouvement : Jacques Laffitte.)

  • les légitimistes : pour eux la terre est la source essentielle de la richesse. Ils sont hostiles aux réformes modernes du capitalisme qui perturbe l’ordre naturel et moral, et sont attachés à la religion catholique, ciment de l’ordre social. Ils ne sont pas en déclin : ils ont une dynamique qui s’appuie sur les campagnes (construction de nombreux château en guise de reconquête.). Ils vont être les acteurs de la révolution agricole.

  • Les républicains : ils sont différents des libéraux car ils veulent donner la souveraineté au peuple (suffrage universel). De plus, ils veulent une république, et non une monarchie. Ils sont minoritaires (notables éclairés, milieu ouvrier des villes qui eux n’ont pas le droit de vote). Deux tendances : les modérés (Ledru-Rollin) souhaitent simplement établir un nouveau système électoral, veulent une égalité politique qui pour eux est un moyen d’atteindre l’égalité sociale), les révolutionnaire (Barbès, Blanqui), peu nombreux mais actifs, veulent d’abord l’égalité sociale.



  1. Les grands axes de la politique des libéraux au pouvoir :




  • L’instruction : elle est perçue comme un instrument politique, pour éviter la démagogie ou le populisme. Permet la responsabilité politique. La politique éducative est une priorité. La loi Guizot (1833) oblige toutes les communes à ouvrir une école primaire publique ouverte a tous (dans le même temps, des lois suppriment le travail des enfants de moins de 8 ans). Loi limitée car écoles pas obligatoires ni gratuites, et l’enseignement est sous le contrôle des communes et non de l’Etat (vestige actuel : les bâtiments sont toujours la propriétés des communes).

  • Les libertés : dès leur arrivée au pouvoir ils proclament un ensemble de libertés (presse, réunion…) pour mener à la liberté politique. Cependant on voit très rapidement les libéraux revenir sur leurs idéaux (diminution de la liberté de presse en établissant des délits de presse, de la liberté de réunion (autorisation requise pour un certain nombre de personnes). Pourquoi ? ils ont en face d’eux une opposition de gauche et de droite.

Les légitimistes essayent de provoquer des soulèvements comme la duchesse de Berry dans l’ouest en 1832. Les libéraux s’aperçoivent qu’ils ont du mal à contrôler la campagne. Le gouvernement va donc mettre en place un système de route secondaire (les grandes routes datent de Louis 15 avec l’école des ponts et chaussées en 1747). Politiquement elles ne serviront pas car il n’y aura pas d’autres soulèvements, mais leur rôle a été de désenclaver les campagnes et accélérer la révolution agricole.

Les républicains font de l’agitation en manipulant les milieux ouvriers. Dès 1831 des émeutes éclatent à Paris, en 31, 32 et 33 les canuts se soulèvent a Lyon. Les républicains vont même jusqu’à faire des attentats contre le roi.

  • intérêt général : dans le domaine des infrastructures du pays. Ils pensent que l’Etat doit créer les conditions favorables à l’économie car celle-ci permettra d’élever le niveau de vie (Guizot : « enrichissez vous par le travail et l’épargne »). C’est différent de l’Angleterre où il n’y a pas d’infrastructure d’Etat. Rénovation des routes, constructions de canaux, création du réseau de chemin de fer. Les libéraux pensent que c’est l’état qui doit organiser les chemins de fer : loi 1842 (contrairement aux autres pays où des compagnies privées gèrent des tronçons). La loi prévoit le réseau et l’expropriation, ensuite l’Etat établit des concessions (fabrication et exploitation des lignes à des compagnies privées).



Conclusion : la monarchie de juillet dure 18 ans, c’est un modèle institutionnel, par la constitution, qui définit les pouvoirs et fonctionne. Sur le plan des libertés, leur politique n’est pas à la hauteur de leurs idéaux. Certains projets vont être critiqués (les routes ne servaient pas au début).
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