Marie-Maurille comtesse de Villelume





télécharger 11.76 Kb.
titreMarie-Maurille comtesse de Villelume
date de publication09.10.2017
taille11.76 Kb.
typeDocumentos
h.20-bal.com > droit > Documentos
Marie-Maurille comtesse de Villelume

Fille de Charles-François Vireau ou Virot, marquis de Sombreuil, maréchal de camp et gouverneur des Invalides (1727-1794), enfermée à l’Abbaye après le 10 août 1792, Marie-Maurille Virot de Sombreuil (1774-1823) sauva son père, qui eût été au nombre des victimes des massacres de Septembre, en demandant au peuple sa grâce. Sombreuil fut exécuté peu après, condamné à mort comme conspirateur. Délivrée après le 9 Thermidor, Marie de Sombreuil épousa un émigré, le comte de Villelume. Le dévouement filial de Mlle de Sombreuil et l’épisode du verre de sang que les massacreurs lui auraient fait boire comme rançon de la vie de son père, ont été célébrés en prose et en vers, notamment par Victor Hugo, par Delille et par Legouvé.

Son frère, Charles-Eugène-Gabriel, emprisonné en 1792, émigra ensuite, servit sur le Rhin et en Hollande (1794), puis passa en Angleterre. Chargé du commandement de la deuxième division de l’expédition dirigée sur Quiberon, il y débarqua au moment où Hoche attaquait le fort Penthièvre. Contraint de capituler, il fut condamné à mort et fusillé à Vannes en juillet 1795.

Marie-Maurille comtesse de Villelume

Née au château de Leychoisier (où L'Eychoisier) à Bonnac-la-Côte, (Haute-Vienne) 1767 - Avignon 1823 Marie-Maurille comtesse de Villelume s'immortalisera sous le nom de "l'héroïne au verre de sang".
En septembre 1792 (au moment des massacres de septembre), lors du procès houleux de 300 détenus soupçonnés d’activisme anti-révolutionnaire (accusation d'avoir prêté main forte aux gardes suisses des Tuileries) dont son père, elle le sauva provisoirement, en se jetant courageusement dans la foule et en demandant au peuple de Paris sa grâce.
Elle le fit avec tant de courage et de touchante beauté qu’elle l’obtint, mais au prix, d’un terrible marché fixé par Stanislas Marie Maillard dit Tape-Dur :
son père serait épargné si elle buvait un verre de sang bleu frais.
Tape-Dur plonge un verre dans un baquet, qui recueillait le sang des victimes décapitées, le tend à la Comtesse qui sans hésiter le boit d’un trait en criant "vive la nation", sauvant ainsi, provisoirement, son père.

Cet acte héroïque a été honoré par la prose, les vers (Victor Hugo, Jacques Delille, Gabriel-Marie Legouvé) et par un rosier-thé grimpant portant son nom.

Ode de Victor Hugo en 1823 (6 vers sur 110) :

“O jour dont le trépas perdit son privilège,

Où rachetant un meurtre au prix d’un sacrilège

Le sang des morts coula sur son sein virginal

Entre l’impur breuvage et le fer parricide,

Les bourreaux poursuivaient l’héroïne timide

D’une insulte funèbre et d’un rire infernal”

MARIE-MAURILLE DE SOMBREUIL
L’héroïne au verre de sang
2 au 6 septembre 1792
On massacre partout, des Carmes à Montrouge.
Aux portes des prisons grouillent, le verbe haut,
Des égorgeurs en rage, aux forts relents de bouge…
Tu veux sauver ton père ? Alors, fais ce qu’il faut !

Tu vois ce verre ? Il est rempli d’un beau sang rouge,
Tout juste recueilli là-bas, sous l’échafaud
Bien laqué, chatoyant, et presque encore chaud
Regarde, ne dirait-on pas qu’une âme y bouge ?

Eh bien ! fier rejeton du ci-devant Sombreuil,
Si tu veux épargner au marquis le cercueil,
Nous te mettons, ce verre, au défi de le boire ! »

Maurille, alors, fixant le breuvage vivant,
Le cœur entre les dents, s’exécute, inscrivant
Le plus beau trait d’amour filial de l’histoire.

Bernard Lallement

Toutefois il existe une autre version moins rocambolesque contée par Jacques Hillairet dans le Dictionnaire historique des rues de Paris []
Le marquis de Sombreuil, fut arrêté le 16 août 1792 et enfermé à la Prison de l'Abbaye. Sa fille, Marie-Maurille, âgée de 25 ans, avait obtenu le surlendemain l'autorisation de le rejoindre.
La vue de la jeune fille en larmes qui enveloppait son père de ses bras en demandant sa vie avec des accents fort suppliants émut les massacreurs; après une courte enquête, Stanislas Marie Maillard, président d'un tribunal improvisé de la prison de l'Abbaye, déclara Monsieur de Sombreuil innocent.
Altérée, Marie Maurille de Sombreuil demanda un verre d'eau ; celui-ci lui arriva tout rougi d'être passé entre plusieurs mains sanglantes, d'où l'origine de la légende représentant Marie Maurille obligée de boire un verre de sang humain pour obtenir la grâce de son père.

Cette seconde version ne fait pas état de décapitation comme dans la première version. Il n'y a d'ailleurs jamais eu de guillotine à la prison de l'Abbaye.

Délivrée après le 9 Thermidor, elle passa en Angleterre où elle épousa un émigré, le comte de Villelume, qui fut nommé sous la Restauration commandant des Invalides d'Avignon.
Elle meurt à Avignon en 1823 et est enterrée au cimetière Saint-Véran. de cette ville.

Son cœur est conservé aux Invalides, à Paris.
Indéniablement dans la crypte des Maréchaux aux Invalides. C'est un endroit que peu de Français connaissent, tout près du tombeau de Napoléon. On ne le visite que sur rendez vous. Il y a là les cœurs des plus grands soldats de notre histoire. En fait, peu de gens le savent, mais les Invalides sont le plus grand "Carditaphe" de France... le plus grand dépôt de cœurs ! Et dans tous ces cœurs, il n'y a qu'un cœur de femme : celui de Marie Maurille de Sombreuil, duchesse de Villelume... Victor Hugo raconte que pour sauver la vie de son père, Gouverneur des Invalides, qui allait être guillotiné, elle aurait bu un verre de sang humain !

similaire:

Marie-Maurille comtesse de Villelume iconQuartiers du comte guillaume de villelume & de son frère arnould

Marie-Maurille comtesse de Villelume iconLa bouillie de la comtesse Berthe Préface

Marie-Maurille comtesse de Villelume iconLa comtesse de Ricotta– Milena agus (r agu)

Marie-Maurille comtesse de Villelume iconAdresser directement à Marie-Françoise marein marein marie
«La vie n'est pas un songe. Théorie et pratique chez Guillaume de Lorris», Contemporary Readings of Medieval Literature, éd. Guy...

Marie-Maurille comtesse de Villelume iconHistoire des arts
«jardin secret» ? les secrets sont lourds à porter, effroyables par leurs conséquences (voir : le secret de Félix et Marie par rapport...

Marie-Maurille comtesse de Villelume iconAppartient à la comtesse R. de Béarn. — Face
«goût chinois» avait obtenu la faveur durable et assurée de la mode : mais IL existait depuis longtemps en France, — à l'état d'exception...

Marie-Maurille comtesse de Villelume iconMa mère m'épuise/ Hubert Ben Kemoun. Hachette, 2002. 121 p. (Le Livre de Poche Jeunesse)
«bénéfique». Arriver pendant les vacances de la Toussaint dans un petit village normand, ce n'est pas facile, surtout pour Marie,...

Marie-Maurille comtesse de Villelume iconHistoire 5ème
Moi Jeanne, comtesse de Flandre et de Hainaut, je fais savoir [ ] que j'ai juré à mon seigneur l'illustre roi de France que je ferai...

Marie-Maurille comtesse de Villelume iconAnne-Marie Sohn

Marie-Maurille comtesse de Villelume iconMarie-Pierre Arrizabalaga






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com