Le programme d’éducation civique en terminale professionnelle Un aperçu de ce que sont les ong d’après deux ouvrages : «Les ong»





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1. Enseigner l’éducation civique : quels enjeux ?

  • La cohérence du programme sur trois ans :

Pour l’élève qui est déjà ou va devenir citoyen, le programme part de son environnement quotidien (en seconde : « Vivre en citoyen ») pour s’élargir ensuite à ses responsabilités et à son engagement dans la République (en première : « Le citoyen et la République ») et dans le monde (en terminale : « Le citoyen et le monde »). BO spécial n°2 du 19 février 2009

Il s’agit de préparer à l’exercice raisonné de la citoyenneté, qu’elle soit politique, économique, sociale ou culturelle.

  • Préconisations

- L’éducation civique doit être pensée comme une véritable éducation, un enseignement de valeurs, de règles et de connaissances. Elle met en œuvre des capacités d’analyse, de réflexion et d’expression (action d’engagement).

- Elle doit être clairement identifiée par l’élève (horaire, cahier de texte, évaluée au BEP rénové et au Bac Pro)

- L’idée de débat, de discussion, d’oralité perdure. Il faut faire de l’éducation civique un espace de liberté, de projets, d’actions, de questionnements favorisant l’autonomie et l’engagement.

- Eviter de faire des exposés, parfois chronophages, pour s’intéresser avant tout à la démarche, à une réflexion menée parfois sur le temps long.
2. Le programme d’éducation civique en terminale professionnelle

3. Un aperçu de ce que sont les ONG

(D’après deux ouvrages : « Les ONG » de Philippe RYFMAN, Édition la découverte, nouvelle édition 2009 et « Les ONG, de nouveaux acteurs pour changer le monde » de Joseph ZYMET, éd. Autrement, collection le monde d’aujourd’hui, 2006.)



  • Une histoire déjà ancienne


- XVI-XVIIe : De plus en plus d’actions caritatives et de secours sur le vieux continent apparaissent avec l’idée qu’il faut être solidaire dans une projection internationale et non plus seulement individuelle.
- Le XVIIIe voit naitre le mouvement abolitionniste en Angleterre (1787 : naissance de l’Anti-Slavery Society est la 1ère organisation de défense des droits de l’homme). Des Lumières découlent beaucoup de valeurs dont les ONG se réclament aujourd’hui, comme le respect de la dignité humaine et le combat pour la défense des droits humains.
- Le XIXe voit la constitution de structures privées dédiées à l’assistance des victimes militaires (guerre de Crimée, guerre de Sécession....).

Par exemple, le jeune homme d’affaire suisse idéaliste, Henry Dunant, donne naissance en 1869 aux «  sociétés de secours aux blessés » qui vont peu à peu évoluer pour devenir les sociétés nationales de la Croix-Rouge puis du Croissant-Rouge d’aujourd’hui.

La colonisation puis la démocratisation progressive des sociétés européennes encourage la naissance des associations liées à la défense des droits de l’homme. Enfin, la préservation de ce que l’on appelle alors « la nature » suscite ses premières mobilisations. Le Sierra Club (future grande ONG) naît aux Etats-Unis en 1892.
- Le XXe voit éclore des associations d’un type nouveau, qui se donnent pour mandat d’agir non plus prioritairement auprès des soldats mais en faveur des populations civiles. 1942 : naissance de l’ONG britannique OXFAM, 1945, l’américaine CARE.

A partir des années 1950, la décolonisation conduit ces premières ONG à s’orienter aussi vers le développement des sociétés du tiers-monde. En 1961, nait le Comité Contre la Faim

Les années 60 voient le développement d’ONG luttant pour la promotion des droits de l’homme. (1961 : Création d’Amnesty International)

La montée des préoccupations environnementales des années 1980 multiplie le nombre d’organisations. Greenpeace en est l’éponyme et WWF (1961) va connaitre un développement spectaculaire.


  • Un terme ambigu pour une réalité difficile à cerner


L’expression d’ONG ne date que de 1945. Auparavant, on utilise le terme d’associations internationales. C’est la charte des Nations unies, dans la série des dispositions consacrées au conseil économique et social qui en fait mention en 1945 à son article 71. Les rédacteurs auraient voulu marquer la place que, forts de l’expérience de la SDN, il convenait dorénavant d’assigner aux acteurs privés.
Il est difficile de trouver une définition qui fasse l’unanimité car les ONG ne sont pas des organisations de droit international mais au mieux des structures issues des droits internes.

Le Conseil économique et social des Nations unies définit l’ONG comme étant « une organisation qui n‘a pas été constituée par une entité publique ou par voie d’un accord intergouvernemental, même si elle accepte des membres désignés par les autorités publiques, à condition que ceux-ci se nuisent pas à sa liberté d’expression. Ses moyens financiers doivent provenir essentiellement des cotisations de ses affiliés. Toute contribution financière reçue directement ou indirectement d’un état doit être déclarée à l’ONU ».

La convention 124 du conseil de l’Europe a elle aussi tenté d’aboutir à un accord communautaire portant sur le statut d’association européenne mais sans succès. Cette convention a été ratifiée en 2003 par 8 états (France, Autriche, Belgique, GB, Grèce, Portugal, Suisse, Slovénie).
Cinq éléments caractérisent les ONG :
- Regroupement de personnes privées pour défendre un idéal ou des convictions et assurer la réalisation d‘un dessein commun non lucratif (projet au bénéfice d’autrui non des membres seuls).

- Forme juridique particulière : associations, organisme non lucratif... au gré des droits nationaux.

- Autonomie par rapport aux états, aux entreprises, Eglises, mouvements religieux, sectes...

- Référence à un engagement librement consenti, volonté d’afficher son action dans un cadre démocratique (fonctionnement interne, contexte de l’action....) et en lien avec les « sociétés civiles ».

- Caractère transnational de son activité : soit par le mandat qu’elle s’accorde pour mener une action dans une autre partie de la planète (projets humanitaires, de développement...), soit parce que son activité implique une relation avec une entité tierce à l’Etat du siège (autre ONG, autre état...)

A retenir : ce qui distingue les ONG des autres organisations charitables (restos du cœur...) c’est la dimension internationale de leurs activités.
La tendance actuelle : le vocable ONG s’applique de plus en plus à celles qui ont une activité strictement locale, ou n’existant que dans un seul pays, tout en ayant une partie de leur activité tournée vers l’international. Le terme d’ONGI serait réservé aux structures disposant de branches dans au moins deux pays (Oxfam, MSF....)



  • Un activisme en forte croissance


Depuis les années 2000, on assiste à un flux continu de naissance d’ONG. Les raisons sont :

- la remise en cause de l’Etat (cf. les mouvements altermondialistes)

- la mondialisation qui multiple approche, problèmes et recherches de solutions.

- la croissance exponentielle des divers médias, canaux de communication et réseaux.

Dénombrer les ONG est difficile car l’exigence d’une inscription sur une liste nationale est peu répandue. On estime le nombre d’ONG dans les pays du Nord entre 20 000 et 40 000, pour les pays du Sud les chiffres varient entre 300 000 et 800 000. Pour ces derniers on assiste parfois à une utilisation immodérée du vocable.



  • Des domaines d’élection en constante évolution


- Le développement et l’humanitaire.

Les ONG de ce secteur insistent sur leur caractère opérationnel (expertise et compétences), tout en intégrant des fonctions de propositions de dénonciations de témoignages... (Force de pression). Cette évolution que l’on qualifie de multi mandats est une tendance lourde actuelle.

Elles se répartissent en deux types d’ONG :

- les ONG dites « d’action humanitaire » comme MSF. Elles répondent à des situations d’urgence (guerre, famines, tremblements de terre) où les populations civiles ont besoin d’une aide immédiate.

- les ONG dites de « développement » s’attachent à la résolution des problèmes structurels de moyen à long terme dans les pays en développement : amélioration des systèmes éducatifs ou de santé (Aide et action, Médecins du monde), développement des infrastructures, développement économique...
Des questions qui font débat : ONG d’urgence et ONG de développement, les financements (le financement public induit-il forcément absence d’indépendance ?), la quête de leur stabilité qui passe pour les moyennes et grandes ONG par le salariat et la professionnalisation de certains de ses membres (les champs d’action requièrent des experts en gestion, savoir-faire techniques, décisionnels....)
L’environnement.

La situation de ces ONG est paradoxale. Alors que cette question a une dimension transnationale, les phénomènes de dilution et d’atomisation caractérisent ce secteur. Bien des ONG sont concentrées sur l’espace national voire local (lutte contre la construction d’une centrale nucléaire, d’un aéroport...). Seuls Greenpeace (crée en 1971), les Amis de la Terre (branche dissidente de Greenpeace) et WWF comptent des millions d’adhérents. Par exemple, WWF est présent dans une centaine de pays et compte 5 millions de membres.

Ces ONG commencent à opérer des stratégies de rapprochement avec des ONG d’autres domaines (environnement-développement et humanitaire) et sont de plus en plus sollicitées par les Etats pour leur expertise environnementale.
Droits de l’homme, droits humains.

Leurs activités regroupent la constitution de dossiers, les actions de communication et de sensibilisation, les missions d’enquêtes ou présence tolérée de représentant de l’ONG durant les procès, l’assistance juridique aux victimes. Leur répertoire est surtout l’action militante comme en témoignent les actions menées par Amnesty International, Human Rights Watch ou RSF (cf. Jeux olympiques de Pékin en 2008) ou encore la Fédération Internationale des droits de l’Homme.

La liberté de paroles, même encadrée, que ces ONG, avaient conquise à la Commission des droits de l’homme à Genève dans les années 1980, a fait de cette enceinte une caisse de résonnance de leur combat. Mais cette influence semble désormais insupportable à certains états comme la Chine, l’Iran ou Cuba qui s’évertuent à en restreindre l’accès.


  • Champs nouveaux et planétarisation du phénomène ONG


Depuis les années 1990-2000, on assiste à une extension des causes dont se saisissent les ONG et à de nouvelles créations, notamment dans les pays du Sud.

Les ONG s’impliquent dans les domaines tels que :

- La construction de la paix, prévention des crises et sortie des conflits. Les ONG servent de poissons pilotes aux Etats lorsque les tensions sont telles que ces derniers ne peuvent agir directement.

- La protection des biens culturels. Par exemple, inscription d’un site au patrimoine mondial de l’UNESCO, restauration des édifices culturels...

- La lutte contre la corruption. L’action de Transparency International (1993, Etats-Unis) est considérable : l’OCDE et de nombreux états ont recourt à ses rapports.

- Les relations avec les entreprises. L’idée d’actions communes entre le privé marchand et le privé non lucratif a longtemps fait office de repoussoir. Aujourd’hui c’est une réalité incontournable. Les entreprises recourent à l’expertise des ONG pour certifier leurs bonnes pratiques. Par exemple, Care-F conseille Havas Voyage sur le tourisme durable, EDF sur le développement durable et WWF a des partenaires tels que le cimentier Lafarge, Carrefour, Ikea...

- Le commerce équitable, la micro-finance (Artisans du monde, Max Havelaar)
Les ONG du Sud : elles sont essentiellement composées d’ONG locales.

- Jusqu’à la fin des années 1980, étaient considérées comme  véritable ONG, les organisations intermédiaires en relation avec une ONG ou un bailleur de fond du Nord.

- Dans les années 1990, le paysage s’est compliqué avec l’apparition d’ONG dites « islamiques » nées aux confins de la politique, du caritatif et du religieux, sous l’influence des grands mouvements islamistes contemporains. Au Soudan, certaines sont en position de forte concurrente avec les ONG dites « occidentales ».

- Aujourd’hui, elles revêtent des activités très différentes allant du recueil des enfants des rues, à des organisations de taxis-motos ou d’associations de commerçants.

Se pose ainsi la question de leur autonomie vis à vis des pouvoirs locaux et des bailleurs de fond du Nord. Cette vitalité incontestable pose la question des limites de l’extension continue du domaine non gouvernemental non marchand. Certaines activités ne relèveraient-elles pas d’entreprises ?


  • De la diversification des financements à une concurrence accrue


La constitution du marché de la solidarité exacerbe les concurrences car dans les pays du Nord, 20% des ONG les plus importantes concentrent 80 à 90% des ressources totales.

Il n’y a pas de règle concernant la part de fonds privés et publics.

Les ONG adoptent des stratégies différentes. Par exemple, MSF-France refuse tous financements provenant des autorités publiques françaises. AI et Greenpeace s’inscrivent dans la même volonté.


Depuis les années 1990, de puissantes fondations philanthropiques se développent et ont des capacités financières d’un niveau jamais atteint avant. Par exemple, la fondation Gates a dépense 9.9 milliards de dollars entre 1994 et 2008. Ce mouvement pourrait s’étendre aux nouveaux milliardaires chinois, indiens, russes, brésiliens....
Qualifier les ONG « d’opérateurs économiques » scandalise souvent mais comment dénommer autrement des entités qui gèrent des dizaines voire des centaines de millions d’euros, qui assurent des revenus professionnels à des milliers de personnes... Elles sont source de rentrées fiscales conséquentes (droits de douane, TVA, taxation illicites...)
Les ONG transnationales (OTN) sont des ONG qui bénéficient d’une réelle dimension internationale car elles regroupent des ONG sœurs ou des branches. Elles disposent de capacités de dépenses et donc de projets considérables. En 2000, les ONG dépensaient plus dans l’aide que la Banque mondiale.


Des concurrences voient ainsi le jour :

- Utilisation des médias pour mettre en avant la singularité propre à chaque ONG

- Elargissement des secteurs touchés

- Passer à un niveau supérieur d’efficacité opérationnelle

Ce qui aboutit parfois à des situations caricaturales. Par exemple, en 1999, on dénombre par moins de 400 ONG au Kosovo, un territoire grand comme deux départements français. Cette concurrence peut aussi être regardée comme le témoin positif d’un milieu en constante effervescence.

Ainsi se développent dans le monde des ONG des espaces de regroupement et de coordination. En France, il s’agit de Coordination SUD (Solidarité, Urgence, Développement), aux Etats-Unis, InterAction... Ils remplissent des fonctions qui facilitent les échanges, élaborent des codes de bonne conduite, diffusent des conseils éthiques, favorisent la réflexion et des approches opérationnelles communes.


  • De la sociologie à la gestion : de vastes champs pour la recherche


Les différents observateurs montrent que la plupart des individus impliqués dans les ONG font preuve d’un engagement personnel très fort. Il s’agit soit d’un investissement professionnel, soit d’un militantisme philanthropique, soit d’un geste d’auto valorisation, soit pour les groupes minoritaires de revendiquer une position sociale.



  • Des acteurs de la recomposition d’un monde globalisé


Depuis les années 2000, on assiste à une institutionnalisation progressive des rapports entre ONG et organisation internationale (produit de la réforme initiée en 1996). Par exemple plus de 3000 ONG sont reconnues par les Nations Unies pour leur qualité d’experts techniques ou de conseillers. Elles bénéficient de « statuts consultatifs » qui permettent de favoriser le dialogue entre ONG et le système de l’ONU, d’apporter un appui financier aux ONG du Sud.

L’ECOSOC (conseil économique et social des nations unies) définit le statut consultatif de la manière suivante :

- le consultatif général I permet aux ONG de participer à des réunions, à des consultations et à des travaux préparatoires de conférences convoquées par l’ONU. C’est le cas de MDM, ATD quart-monde, Care.

- le consultatif spécial II permet aux ONG d’assister aux réunions mais leur prise de parole est soit interdite soit limitée. C’est le cas pour AI, MSF.

- le statut III permet de diffuser auprès des ONG des informations sur les programmes de l’institution concernée.

Ces différents statuts n’ont pas entrainé une forme de vassalisation des ONG car les dysfonctionnements du système onusien ont permis des stratégies d’alliance entre agences onusiennes et ONG (relais très utiles auprès des opinions publiques et des sociétés civiles). C’est le cas du HCR (haut-commissariat des nations unies pour les réfugiés), la Banque mondiale, le PNUD (programme des Nations unies pour le développement)
Ainsi l’ONU offre aux ONG un espace d’expression et de légitimité sur la scène internationale. En retour les ONG vouent un attachement fidèle à l’ONU et placent souvent leurs capacités d’influence au service de l’organisation internationale et de ses objectifs qu’elles partagent très souvent.
Les ONG sont-elles des acteurs essentiels des relations internationales ?

Le débat est lancé. Certains sont sceptiques : l’influence des ONG ne s’exerce que sur des états déjà convaincus, n’ayant rien à perdre sur la question et qui n’accordent que le pouvoir qu’ils veulent bien leur accorder.

D’autres au contraire estiment que si les états n’abandonneront jamais leurs prérogatives, ils sont désormais sous la surveillance d’un espace publique international, dont les ONG seraient une composante majeure.



  • Des acteurs en questions


La visibilité des ONG dans le monde pose la question de leur légitimité. Cette dernière repose sur plusieurs points :

- l’efficacité, la réussite sur le terrain et le degré d’expertise.

- la satisfaction des destinataires de l’assistance, le renouvellement des programmes.

- la capacité de mobilisation, le degré d’ancrage dans la société civile (donateurs, relais locaux, militants...)

Quelles sont les formes de reconnaissance ? Dans les divers droits internes, il existe la « reconnaissance d’utilité publique », soumise à des règles strictes, qui consacre symboliquement l’ONG mais permet aussi des avantages fiscaux pour les donateurs et l’accroissement de la notoriété. En droit international, les traités et conventions internationaux légitiment juridiquement l’action des ONG (simple mention de l’action de l’ONG ou développement très précis)


  • Conclusion


Les ONG sont des acteurs privés majeurs, tentant de donner la parole à une « société civile mondiale » et proposant une réforme de la gouvernance mondiale.

C’est un milieu qui demeure fragile (concurrence, mesures restrictives de certains états) et qui devra, tout en préservant sa diversité, probablement nouer des alliances multiformes avec des organisations internationales ou des états si il veut conserver son espace propre et sa fonction d’éclaireur.

Synthèse élaborée à partir de :

- Les ONG de Philippe RYFMAN, Édition la découverte, nouvelle édition 2009

P. Ryfman est professeur et chercheur associé au Département de science politique et au centre de recherches politiques de la Sorbonne (Paris-I). Également avocat, il a dirigé le master « coopération internationale et à vocation humanitaire et politique de développement)
- Les ONG, de nouveaux acteurs pour changer le monde de Joseph ZYMET, éd. Autrement, collection le monde d’aujourd’hui, 2006.

J. Zimet est responsable des relations avec les ONG au sein de l’Agence française de développement.

Doctorant en histoire contemporaine, il enseigne à Sciences-Po Paris dans le cadre du master « Affaires internationales ».

4. Les acquis des élèves
- Le programme de 3ème : La défense et la paix (ancien programme).

Premier chapitre : La défense nationale, la sécurité collective et la paix. Les missions de la défense nationale sont étudiées, dans le nouveau contexte mondial et européen. La sécurité collective est organisée au service de la paix définie par les principes de la charte des Nations Unies.

Second chapitre : la solidarité et la coopération internationale. Ce 2ème point entend mettre en évidence la responsabilité des Etats, le rôle des nations Unies et de ses agences (pour les réfugiés, pour l’enfance, pour le développement), et l’action des ONG.
- Le nouveau programme de 3ème (BO 2008), en vigueur à la rentrée 2012 : La défense et la paix.

Thème 1 : la recherche de la paix, la sécurité collective, la coopération internationale

Thème 2 : La Défense et l’action internationale de la France
Les documents de référence demeurent : la charte des Nations unies de 1945 (art 1 et extraits du chapitre 7
- En première BAC PRO - le programme de géographie (BO spécial n°2 du 19 février 2009)


5. Proposition d’une mise en œuvre du thème obligatoire




thème obligatoire

« droits de l’homme et action internationale »
Discipline : Education civique
Niveau : Terminale professionnelle
problématique : En quoi l’action internationale sous ses différentes formes a-t-elle pour objectif la défense des droits de l’Homme ?
DUREE : 4 heures



Sujet possible : Le rôle des organisations non gouvernementales (ONG)
Orientations :

« La Déclaration universelle des droits de l’Homme a énoncé un droit universel placé au dessus des législations étatiques. On montre que l’Organisation des nations unies est chargée de la mise en œuvre de ce droit : mandats donnés à des Etats pour le rétablissement de la paix et pour l’ingérence humanitaire, institution de tribunaux internationaux. »
Montrer :

- Le caractère universel et intangible de la déclaration universelle des droits de l’Homme

- A côté de l’ONU il existe des acteurs incontournables, comme les ONG

- Les ONG contribuent à l’expression d’une opinion publique mondiale

- La place des ONG dans nos sociétés représente un vrai débat.
Mise en œuvre :


Titre, durée et objectifs

Problématique et mise en œuvre

Connaissances, capacités et démarches

Outils documentaires


Leçon 1 : Présentation du thème « Droits de l’Homme et action internationale »

- Partir des représentations des élèves

- Définir Droits de l’Homme, action internationale.

- Montrer comment s’organise la solidarité internationale

Durée : 1 heure



Problématique : En quoi la Déclaration universelle des droits de l’Homme énonce-telle un droit placé au dessus des législations étatiques ?
Mise en œuvre :
Introduction : présentation du contexte d’après-guerre

- 1945 : création par 51 pays de l’Organisation internationale des Nations Unies

- 1948 : adoption de la Déclaration universelle des droits de l’Homme

1. Quelques principes universels

2. Le rôle de l‘ONU

3. L’ingérence humanitaire
Conclusion : L’ONU a entre autre pour objectif de mettre en œuvre la coopération internationale. Elle entend rendre à l’homme son droit à la dignité, affirmé dans la déclaration universelle des droits de l’Homme. Pour cela, elle a recours à des institutions spécialisées comme l’UNICEF ou le HCR. Les institutions de l’ONU sont financées par les contributions volontaires des états membres et par des particuliers.

La variété des besoins engendre ainsi une variété des acteurs et conduit ainsi parfois à l’ingérence humanitaire.



Connaissances :

- Déclaration universelle des droits de l’Homme

- ONU

- Ingérence humanitaire
Capacités :

- Dater des faits et les situer dans un contexte chronologique

- Contextualiser



-Documents analysés :
Extrait de la Déclaration universelle des droits de l’Homme
- Schéma représentant les institutions de l’ONU
- Les french doctors extrait de Les ONG, de nouveaux acteurs pour changer le monde de Joseph ZYMET



Sujet traité : Les ONG

Cyber quête

- Définir ce que sont-les

ONG en montrant leur fonctionnement (interne), leur champ d’action (externe) et les critiques auxquelles elles doivent faire face.

- Montrer quel rôle joue les ONG dans le nouvel ordre mondialisé ?

- Concurrence-complémentarité entre le système onusien et les ONG.
Durée : 1 heure


Problématique : En quoi les ONG se donnent-elles comme mission d’appliquer les principes de la Déclaration universelle des droits de l’Homme?
Introduction :

1. Qu’est-ce qu’une ONG ?

Coordination SUD
2. Les champs d’action

- Défense des droits de l’homme 

- Actions humanitaires 

- ONG de développement 

- Protection de l’environnement 
3. Les enjeux (financiers, humains, visibilité, pour une autre gouvernance mondiale...)

- recherches d’après les différents sites + le site de l’ONU 
Conclusion : les recherches effectuées montrent ainsi que les ONG se donnent bien la mission d’appliquer des articles de la Déclaration universelle des droits de l’Homme


Connaissances :

- ONG
Capacités :

- Utiliser différents moteurs de recherche informatique et exercer son esprit critique sur les sources.

- Relever, classer et hiérarchiser les informations contenues dans le document selon des critères donnés

- Dégager l’intérêt et les limites du document

démarches :

- Recherche par groupe de 2 élèves




sites visités :
- Défense des droits de l’homme :

Amnesty international

www.amnesty.org
- Actions humanitaires :

Médecins sans frontières

www.msf.fr
- ONG de développement : Care France

www.carefrance.org
- Protection de l’environnement : World Wildlife Fund France

www.wwf.org
- La coordination nationale des ONG françaises de solidarité internationale, Coordination SUD

www.coordinationsud.org

onglet ONGrama

secteurs des ONG françaises.
- Le site de l’ONU :

http://www.un.org/fr/



Sujet traité : Bilan de l’action des ONG
- Faire la synthèse des différentes recherches

- Montrer la position des pays du sud à l’égard des ONG du Nord.

1 heure


Problématique : Y-a-t-il des limites à l’engagement des ONG ?
1. Bilan
2. Les « vrais » besoins : regards du Sud.


Connaissances :

-Capacités:
- Confronter des points de vue et exercer un jugement critique

- Rendre compte à l’oral où à l’écrit, à titre individuel ou au nom d’un groupe

- Restitution collective de l’objet des recherches

-Documents analysés :
- Le contenu des sites visités la séance précédente.
- Un exemple de limite : « Rompre avec la verticalité de l’aide »

extrait d’Alternatives Internationales « Le pouvoir des vieux », sept 2010, n°48


Évaluation :
30 minutes

Objectifs :



Problématique :

Question (s)
Mise en œuvre :

- questions de connaissances

- analyse de 2 documents

- mise en relation-enjeux


Connaissances :

- ONG

- Retrouvez les quatre principaux domaines d’action des ONG et citez le nom d’une ONG agissant dans chacun de ces domaines.
Capacités :

- Mémoriser et restituer les principales connaissances et notions

- Relever les informations essentielles contenues dans le document et les mettre en relation avec ses connaissances

- Rédiger un texte organisé, respectant l’orthographe, la construction des phrases, en utilisant un vocabulaire disciplinaire.



- un exemple d’action :

Carte de Handicap International extraite de Les ONG, de nouveaux acteurs pour changer le monde de Joseph ZYMET, éd. Autrement, coll. le monde d’aujourd’hui
- un exemple de limite : « Répondre aux vrais besoins »

extrait d’Alternatives Internationales « Le pouvoir des vieux », sept 2010, n°48


Correction de l’évaluation










Conclusion du sujet d’étude





  • Réponse collective, sous la direction du professeur


Ce qui caractérise les ONG aujourd’hui, c’est la diversité de leurs engagements et la pluralité de leurs actions, que ce soit pour lutter contre la pauvreté et les inégalités, faire respecter les droits humains ou proposer des règles plus équitables pour une mondialisation plus juste. Les ONG ne sont pas simplement des acteurs de terrain : trait d’union entre le nord et le sud, entre le local et le global, elles proposent désormais une « feuille de route » pour tenter de gérer la planète de façon plus harmonieuse et trouver des solutions durables aux problèmes communs de l’humanité.

Leur devenir est intimement lié à la conjoncture internationale avec ses cycles de guerre et de paix ainsi qu’à leur capacité à s’adapter aux exigences des milieux dans lesquels elles opèrent.


Leçon 1 : Présentation du thème « Droits de l’Homme et action internationale »


Nom du document


Contexte de production

Quels sont les enjeux ?

Analyse

Quelle évolution constate-t-on ?





La déclaration universelle des Droits de l’homme du 10 décembre 1948



Après la Deuxième Guerre mondiale et la création de l’Organisation des Nations Unies, la  communauté internationale jura de ne plus jamais laisser se produire des atrocités comme celles commises pendant ce conflit.  Les dirigeants du monde entier décidèrent de renforcer la Charte des Nations Unies par une feuille de route garantissant les droits de chaque personne, en tout lieu et en tout temps. Cela allait devenir la DUDH (2 ans de rédaction) A une époque où le monde était divisé entre le Bloc de l’Est et celui de l’Occident,  trouver un terrain d’entente sur ce qui devait constituer l’essence de ce document fut une tâche colossale.



La Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) est généralement reconnue comme étant le fondement du droit international relatif aux droits de l’homme.

Elle énonce ainsi les obligations que les États sont contraints de respecter.

Les principes de base des droits de l’homme énoncés pour la première fois dans la DUDH – universalité, interdépendance et indivisibilité, égalité et non-discrimination – et le fait que les droits de l’homme s’accompagnent de droits et d’obligations de la part des responsables et des détenteurs de ces droits


-Préambule : il pose les valeurs communes de l’humanité. Mondialisation originelle : tous les hommes sont hommes, sans exception ni restriction. Mondialisation comme but : seul le respect de cet idéal garantie la paix internationale.

- article premier : les hommes sont égaux en droit (idée de fraternité) mais aussi en dignité (lutte contre le mépris, l’avilissement, la torture, crime contre l’humanité). Dignité est synonyme de noblesse.



- Article premier : sous la plume de R. Cassin, la 1ere phrase du 1er article de la DF de 1789 est reprise à la même place par la DUDH.

- inspiration des droits français & anglo-saxons, d’où une certaine continuité historique.

Déclaration universelle des Droits de l'Homme

Adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies dans sa résolution 217 A (III) du 10 décembre 1948
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