Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres





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ce grand causer» (page 95)

- «causer» (verbe) : «causer des paroles» (page 87), «causer des paroles de rébellion aux habitants» (page 161)

- «chaudière» («casserole», page 50) : au Québec, « chaudière » désigne un seau en métal

- «clairin» (en note : « alcool de canne à sucre », page 40) : «le clairin à la cannelle, au citron ou à l’anis» (page 82) - «Heureusement qu’il y a le clairin pour se rafraîchir» (page 193)

- «Comment est ton nom?» (page 88)

- «commère» : nom donné aux femmes

- «compagnie» : «venir de compagnie avec» (page 122)

- «compère» : nom donné aux hommes

- «couillon» (page 144)

- «déparler» (page 42) : « délirer », « divaguer » (mot encore usité au Québec)

- «de quoi» (« quelque chose ») : «de quoi pour le besoin» (page 32) - «on n'a pas de quoi pour un enterrement à l’église» (page 191) ; expression encore usitée au Québec

- «dérespecter» (pages 23, 38, 96) : manquer de respect

- «désaccordé» : «la famille est désaccordée» (page 98)

- «dieu» : «si-dieu-veut» (pages 60, 67, 174)

- «divorcer quelqu’un» : « est-ce qu’on peut la divorcer? » (page 120) ; expression usitée au Québec

- «drète» : «tout drète» (pages 60, 102) ; le mot est usité au Québec

- «endurant» (page 199)

- «enfoudroyé» (page 194)

- «enrageant» : «une femme enrageante» (page 124)

- «entourage» (l’enclos) : «Attends-moi devant l’entourage de compère Lauriston» (page 128)

- «éperlin» (page 56) : ?

- «espérerattendre») : «Je vais t’espérer» (pages 55, 91) - «Espère, et tu verras» (page 61) - «Tu espèreras mon retour» (page 131)

- «faire amitié» : «les racines font amitié avec la terre» (page 43)

- «farinade » (« averse ») : «pas une grosse pluie [...] une petite farinade» (page 24) - «La pluie, mais pas seulement une petite farinade» (page 97)

- «foutre» (verbe) : «nos grands pieds de travailleurs de la terre, on vous les foutra un jour dans le cul, salauds.» (page 22) - «Il fallait foutre le Manuel sous clef, dans la prison du bourg» (page 161)

- « foutre » (juron) : «pourquoi, foutre, avez-vous coupé le bois?» (page 59)

- «frète» (« froid ») : « Mon sang est devenu tout frète. » (page 105) ; le mot est usité au Québec

- «gaguière» (en note : «où ont lieu les combats de coqs», page 60) ; page 82

- «garçon» (« fils ») : page 26

- «se gourmer» (« se colleter ») : «se gourmer dur avec l'existence» (page 79)

- «goût» (« appétit ») : «tu dois avoir grand goût» (page 51)

- «graffigné» (« égratigner », « griffer ») : « La misère n’a pas graffigné ma figure »(page 117) ; le mot est usité au Québec

- «grassette» (« grasse ») : « ronde de patout, bien grassette » (page 47) ; le mot est usité au Québec

- «habitant» pour «paysan» (page 43) ; le mot est usité au Québec

- «héler au secours» (page 187)

- «icitte» (« ici ») : pages 35, 41, 49, 59, 79, 175 ; le mot est usité au Québec

- «îlet» (« îlot ») : «des îlets de lumière» (page 194)

- «insolenceté» (« insolence ») : page 50

- «jeunesse» (en note : «prostituée», page 107) : «une anciennne jeunesse de la Croix des Bouquets qu’Hilarion avait ramassée dans la rigole» (page 161) ;

- «jouquer» (« se jucher ») : «c’est là que les ramiers ont jouqué» (page 121)

- «lasser» (prendre au lasso) : «la génisse […] Manuel […] en pleine course la lassa» (page 83)

- «longtemps» : «le temps longtemps» (page 39)

- «macaqueries» (page 47, suivi de sa traduction : «simagrées», page 96) : on pourrait aussi traduirre par « singeries », le macaque étant un singe

- «macoute» (« sac de vannerie », page 70)

- «madame» pour «épouse» : «ma madame» (page 155) ; l’expression est usitée au Québec

- «mal caduc» (page 125) ; l’épilepsie

- «malédictionné» (« victime d’une malédiction ») : « une saison malédictionnée » (page 113) - « nègres malédictionnés » (page 155)

- «mangeaille» (page 23)

- «le manger» (page 23)

- «marier quelqu’un» : « J’ai été obligé de la marier » (page 48) ; l’expression est usitée au Québec

- «maringouins» (page 54, expliqué en note : «moustiques») - page 174 ; le mot est usité au Québec

- «maudit» : «la maudite» (page 59) - «Gervilen [...] le maudit» (page 63) ; le mot est usité au Québec

- «mauvaiseté» (page 65)

- «menterie» (page 94) ; le mot est usité au Québec

- «mitan» (« milieu ») : «en plein mitan de la grand-route» (page 29) - «au mitan de la nuit» (page 53) - «en plein mitan de l’estomac» (page 193)

- «morne» (page 18) : « petite montagne arrondie » ; au Québec se trouve la localité de Gros-Morne

- «le mouvant » (« le courant ») : « le mouvant de la misère» (page 58)

- «mouvementé» (« agité ») : «un nègre mouvementé» (page 123)

- «natif-natal» : «comme qui dirait : natif-natal» (page 30)

- «nous autres» (pages 119, 147) ; l’expression est usitée au Québec

- «ombrage» (« ombre ») : page 50

- «pas personne» : « il n’y a pas personne » (page 130) ; l’expression est usitée au Québec

- «peintelée» : «la génisse peintelée» (en note : «tachée de blanc», pages 82, 124)

- «peinturer» (« peindre ») : «la plaine se peinturait à neuf» (page 97) - «je vois ça peinturé en bleu» (page 102) ; le mot est usité au Québec

- «le pesant» (« le poids ») : «le pesant d’une roche» (page 99)

- «placé» : « tu te trouvais placé » (page 47 : en note : «plaçage : mariage paysan»)

- «platon» (« plateau ») : page 118

- «poux de bois» (page 198 : en note : «termites»)

- «rester» (« habiter ») : «C’est icitte que je reste» (page 35) ; le mot est usité au Québec

- «ruseuse» (page 112) : « rusée »

- «salvation» (« salut ») : « la salvation ou la perdition » (page 60)

- «un sans-honte» (page 125) : « un effronté »

- «sermenter» (« jurer ») : « Et le voilà qui sermente encore. » (page 45) - « Je pourrais sermenter si c’était pas un péché » (page 144)

- «simidor» (celui qui par son tambour et son chant conduit le « coumbite ») : pages 18, 43, 114-115

- «sor» : « Sor Mélie » (page 47, en note : «soeur»)

- «soulaison» : « il avait la soulaison amère » (page 116) : « soûlerie »

- «télégueule» (diffusion d’une nouvelle par le bouche à oreille - radio-trottoir - rumeur) : « Avant midi, le bruit que Manuel avait découvert une source s’était répandu à travers le village. Nous avons un mot pour ça, nous autres nègres de Haïti : le télégueule que nous disons » (page 147)

- «si tellement» : «pas si tellement» (page 33) - «si tellement vite» (page 45)

- «tout de bon» («tout à fait bon») : «un nègre tout de bon» (page 211)

- «trois-sept» : jeu de cartes (page 194)

- «vaudou» (pages 67, 68), le mot étant aussi orthographié «vodou» (page 79).
On trouve quelques mots espagnols que Manuel a rapportés de son séjour à Cuba :

- «Alto» (page 50 ; en note : «Halte là !»)

- «bueno» (pages 102, 145) : « bon ! »

- «cabezes» (page 120 ; en note : «caboches»)

- «cacos» (page 64 ; en note : « paysans révolutionnaires»)

- «Caramba» (page 120) : « mince ! » - « zut ! » - « tiens ! »

- «compadre» (page 51) : « compère » - « camarade »

- «El desgraciado» (page 178, en note : «Le misérable»)

- «don» (page 64 ; en note : «gros propriétaire paysans. Vient de l’espagnol »)

- «Haitiano maldito, negro de mierda» (page 40, traduit en note : «Maudit Haïtien, sale nègre»)

- «El hijo de puta» (page 57 ; en note : «Le fils de putain») qui est détourné en «El hijo de... su madre» (page 170)

- «la huelga» (page 34, traduit en note : «la grève», répété page 99 mais alors écrit «huelgua», coquille à corriger

- «Matar a un Haitiano o a un perro : tuer un Haïtien ou un chien, c’est la même chose, disent les hommes de la police rurale» (page 50)

- «parece» (page 32) : « on dirait »

- «pasa» : «Hé, qué pasa?» (page 36, traduit en note : «Que se passe-t-il?»)

- «vamos» (page 73, en note : « Allons »)

- «viejo» (page 48, en note : « Mon vieux »)

- «Zafra» : «la Zafra, ainsi que ces Espagnols appellent la récolte» (page 27).
Mais Roumain lui-même est quelque peu hispanisé puisqu’il emploie les mots :

- «barranque» (pages 30, 60) qui vient de l’espagnol «barranca» qui signifie «ravin» ;

- « bayahonde » (page 19) qui vient de l’espagnol « bayahonda » : nom d’un arbre épineux ;

- «mango» (pages 48, 192), mot espagnol emloyé pour « mangue ».

C’est que la langue populaire envahit parfois la narration : «la savane servait de barrré au bétail» (page 83) - «en pleine course la lassa» (page 83) - «elles s’injuriaient, à l’occasion, avec des mots que ça n’est pas permis» (page 85) - «elle faisait un effort pour l’impatience et le mécontentement» (page 89).
Le style se déploie de la truculence populaire des dialogues à la poésie de la narration.

La langue donnée aux personnages est en effet très colorée. Bienaimé se plaint : «Nous aurons le temps de manger nos propres dents jusqu’à la gencive» (page 83). Gille en colère contre Gervilen ne parle que de lui «couper la tête au ras du cul» (page 158). La sagesse populaire s’exprime par d’amusants adages : «Avec les vieux bâtons on fait meilleure route» (page 44) - «Pissé qui gaillé, pas cumin» (page 44) - «Les malheureux travaillent au soleil et les riches jouissent dans l’ombrage» (page 50) - «L’ignorance et le besoin marchent ensemble» (page 60) - «L’expérience est le bâton des aveugles [...] l’homme est le boulanger de la vie» (page 96) - «Les femmes, c’est changeant comme le temps» (page 113) - «Les jeunes poulains, c’est fait pour galoper dans la savane» (page 124) - «Quand un homme commence à avoir du guignon, même le lait caillé peut lui casser la tête» (page 124) - «On ne peut avaler une grappe de raisins d’un seul coup, mais grain par grain c’est facile» (pages 143-144) - «Le macaque ne trouve jamais que son petit est laid» (page 155) - «Les dents pourries n’ont de force que sur les bananes mûres» (page 159) - «Le cheval connaît la longueur de sa corde» (page 115) - «On n’invite pas le malheur. Et il vient et il se met à table sans permission et il mange et ne laisse que les os» (page 190). On lit même une véritable petite fable : «Nous autres, le peuple, nous sommes comme la chaudière ; c’est la chaudière qui cuit tout le manger, c’est elle qui connaît la douleur d’être sur le feu, mais quand le manger est prêt, on dit à la chaudière : tu ne peux plus venir à table, tu salirais la nappe» (page 50).

Et on trouve, dans cette histoire tragique, des touches d’humour :

- la description du tennis que donne Manuel : «Mister Wilson joue avec d'autres blancs à envoyer et renvoyer une boule blanche avec une espèce de battoir à lessive

- le commentaire que fait le Simidor : «Si le travail était une bonne chose, il y a longtemps que les riches l'auraient accaparé» (page 49) ;

- les deux répliques parallèles d’Annaïse et de Manuel : «Ne commence pas avec les galanteries, ça te sert à rien et ce n’est pas nécessaire » - « Ne commence pas avec les compliments, ça te sert à rien et ce n’est pas nécessaire» (page 95) ;

- le tac au tac : «Tu ris comme la tourterelle - Et je vais m’envoler comme elle. » (page 95) ;

- le retournement par Bienaimé du portrait élogieux qu’avait fait Manuel d’Annaïse : «Une bonne à cueillir les imbéciles, avec des yeux de vache laitière» (page 63)

- l’éclair d’un sourire dans le tableau du dénuement : «On avait beau raccommoder le linge, il y en avait dont le derrière, sauf votre respect, paraissait, par les bâillements du pantalon comme un quartier de lune noire dans les déchirures d’un nuage» (page 82)

- la fantaisie de Nérestan que «le tafia disposait à prendre la vie du côté plaisant. Il ne lui restait rien de sa violence. Il devenait maniable comme une barrique. On n’avait qu’à le pousser sur la pente, et il roulait jusqu’au fond d’une ivresse béate» (page 160)

- les devinettes que pose Antoine pendant la veillée funèbre (pages 195-197).

- l’évocation de «cette regrettable affaire avec la gouvernante de “mon Père” […] il aurait dû prendre pour le servir une personne d’âge au lieu de cette jeune négresse ronde et dodue comme une poule bassette» qu’a eue «le Père Savane» (page 203)
La poésie tient au fait que le livre est empreint de l'animisme propre aux primitifs et selon lequel tous les éléments de la nature sont également doués d'une âme :

- la terre : elle est « saignée jusqu’à l’os » (page 15) ;

- le soleil : «Honneur et respect, maître soleil, soleil levant» (page 18) ;

- l’arbre qui « est fait pour vivre en paix dans la couleur du jour et l’amitié du soleil, du vent, de la pluie. Ses racines s’enfoncent dans la fermentation grasse de la terre, aspirant les sucs élémentaires, les jus fortifiants. Il semble toujours perdu dans un grand rêve tranquille. L’obscure montée de la sève le fait gémir dans les chaudes après-midi. C’est un être vivant qui connaît la course des nuages et pressent les orages, parce qu’il est plein de nids d’oiseaux. » (page 21). Cet hymne à l'arbre cosmique montre que, sous le désordre de la surface, il existe un ordre secret, la source d'une cohérence et la possibilité du recommencement.

- les racines «qui font amitié avec la terre» (page 42) ;

- les arbres auxquels Manuel s’adresse : «Plantes, ô mes plantes, je vous dis : honneur ; vous me répondez», tandis qu’il se déclare «planté dans cette terre» (page 56).

Cette communauté d’âmes entraîne des correspondances établies entre les éléments de la nature comme entre eux et l’être humain qui est présenté comme étant l’émanation même du pays : «Si l’on est d’un pays, si l’on y est né, comme qui dirait : natif-natal, eh bien, on l’a dans les yeux, la peau, les mains, avec la chevelure de ses arbres, la chair de sa terre, les os de ses pierres, le sang de ses rivières, son ciel, sa saveur, ses hommes et ses femmes : c’est une présence, dans le coeur, ineffaçable, comme d’une fille qu’on aime : on connaît la source de son regard, le fruit de sa bouche, les collines de ses seins, ses mains qui se défendent et se rendent, ses genoux sans mystère, sa force et sa faiblesse, sa voix et son silence.» (page 30). Pour Bienaimé, il s’agit de «
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