Les institutions culturelles en france depuis la liberation





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-En parallèle, la protection du patrimoine s’accélère avec l’instauration des parcs nationaux (1960) et parcs naturels régionaux (1967), la protection de quartiers anciens (1962) et la planification de l’urbanisme par les SDAU (Schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme) et POS) (1967) en période de reconstruction par les secteurs sauvegardés (1962).




II- La politique de la culture de Malraux à nos jours.
Il convient de voir dans un premier temps quelles ont été et quelles sont encore les orientations les institutions publiques de la politique culturelle, avant d’examiner un certain nombre des critiques qui ont pu être formulées à leur encontre.


  1. Orientations & institutions publiques de la politique culturelle.


-Quatre ans plus tard, avec l’arrivée de François Mitterrand à l’Élysée, et de Jack Lang rue de Valois, la culture redevient un axe majeur de la politique gouvernementale. Mitterrand a la même conception quasi mystique de la grandeur de la culture que Malraux, et Lang, homme de théâtre délégué à l’action culturelle du Parti socialiste, défend la nécessité d’une action forte de l’État.

-La rue de Valois redevient ministère de la Culture à part entière, et voit son budget doubler en quelques années, consacré notamment les grands travaux présidentiels qui font la part belle à la culture pour tous (Le Grand Louvre, la Très grande bibliothèque, l’Opéra Bastille, la Cité de la musique) et l’architecture (ministère de Bercy, arche de la Défense…).

-Sur l’héritage de Jacques Duhamel et Michel Guy, son champ s’élargit aux activités culturelles de loisir, non sans polémique, à l’image d’Alain Finkielkraut qui y voit une Défaite de la pensée. Ainsi, la distinction entre arts nobles et mineurs disparait,. Ainsi, la bande dessinée et du rock désormais soutenus, et les pratiques amateurs sont autant mises en avant que la création.

-Ainsi le décret relatif à l’organisation du ministère, inchangé depuis 1959, précise le 10 mai 1982 : « Le ministère chargé de la culture a pour mission : de permettre à tous les Français de cultiver leur capacité d’inventer et de créer, d’exprimer librement leurs talents et de recevoir la formation artistique de leur choix (…) ».

-Ce même décret ouvre également la notion de patrimoine national en incluant comme mission « de préserver le patrimoine culturel national, régional ou des divers groupes sociaux pour le profit commun de la collectivité tout entière ». La France recense ainsi à ce jour environ 42000 bâtiments historiques. C'est l'historien d'art Aubin-Louis Millin de Grandmaison qui en 1790 définit le terme de Monument historique4.

-Le décret prévoit également qu’il faut « contribuer au rayonnement de la culture et de l’art français dans le libre dialogue des cultures du monde ». L’Institut du monde arabe voit ainsi le jour en 1987.

-L’État socialiste impose ainsi une acception plus sociale de la notion de culture, fondée sur l’épanouissement personnel, face à la conception artistique centralisateur du pouvoir gaulliste. Pour autant, les créateurs d'art contemporain ne sont pas délaissés, et plusieurs commandes publiques d'avant-gardistes suscitent des polémiques (pyramide du Louvre, colonnes de Buren…).

-Les lois de décentralisation restent limitées en matière de Culture transférant les bibliothèques centrales de prêt et les archives aux conseils généraux, mais l’État organise sa déconcentration avec les DRAC, les fonds régionaux d’art contemporain (FRAC) et d’acquisitions pour les musées (FRAM), et l’établissement de plans État/collectivités. La décentralisation théâtrale est accentuée par le biais des scènes nationales, regroupant à partir de 1991, les maisons de la Culture de Malraux, les centres d’action culturelle de Duhamel et les centres de développement culturel de Lang. Elles reçoivent les missions d’accueil et de diffusion pluridisciplinaire (danse, théâtre, musique, arts plastiques…). En ce qui concerne la décentralisation de la gestion des monuments historiques, il faut attendre 2006, pour voir une première tentative avec le Château du Haut-Kœnigsbourg transféré au conseil général du Bas-Rhin.

-Jack Lang ajoute une dimension événementielle et festive à la célébration de la culture par la création de la Fête de la Musique, la Fête du cinéma, les Journées nationales du patrimoine, le Printemps des poètes, le bicentenaire de la Révolution... Au delà des fêtes populaires, c'est aussi l'ouverture de trésors nationaux, habituellement caché du grand public, qui sont ainsi offert à tous, le plus souvent gratuitement. Par ces actions médiatiques et populaires, Lang assoit la légitimité du ministère auprès de l’opinion publique, mais essuie les critiques, tel Fumaroli lui reprochant cette politique médiatique.

-Les années 1980 sont aussi celles de l’affirmation des industries culturelles. L’art dépasse l’espace de la création pour devenir pleinement comme composante de l’économie, à travers l’édition, le cinéma et la musique. L’État régule et soutient ce secteur, par le biais de la Loi Lang sur le prix du livre, l’Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles (IFCIC), la loi du 23 juillet 1987 sur le mécénat, l’exclusion des œuvres d’art de l’assiette de l’impôt sur les grandes fortunes, les quotas radiophoniques de diffusion de chansons francophones (depuis 1994, 40 % des chansons diffusées sur les ondes doivent être francophones, dont la moitié de nouveautés), etc.

-Les structures juridiques des établissements publics se diversifient, avec les GIP culturels, les SEM, les diverses formes d'établissement public et les Régies. L’emploi culturel se consolide, croissant de 8 000 postes en 12 ans. Le culturel devient une alternative pour lutter contre la crise, tel le projet Culture Commune en 1990, association intercommunale de développement artistique et culturel, visant à revitaliser le bassin minier du Pas-de-Calais.

-Jack Lang associe également art et apprentissage, en opposition à l’esprit malrucien. L'enseignement artistique à l'école a toujours eu une place relativement réduite. La loi scolaire de la Troisième République ne prévoyait le dessin et la musique que comme discipline accessoire. En 1985 est adoptée une loi prévoyant 2h par semaine d'activité artistique en école primaire. Pour les maternelles, une loi est adoptée en 1986 relative à l'éveil artistique.

-La loi réformatrice du 6 janvier 1988 fait enfin rentrer l'enjeu artistique dans la politique culturelle française de la maternelle au supérieur. La naissance de cette politique des enseignements artistiques affiche trois objectifs :

  1. L'égalité d'accès à la culture ne peut être envisagée que si elle est préparée dès le plus jeune âge.

  2. L'éveil de la sensibilité et le goût donné aux enfants des choses de l'art les prépare à devenir demain des amateurs avertis des activités culturelles, ainsi que des acteurs éclairés du marché de l'Art.

  3. L'éducation artistique permet de lutter contre les inégalités sociales.

À ces trois objectifs vient se greffer un quatrième qui est celui de former de futurs employés dans la culture.

-Cette loi a entendu revaloriser les enseignements artistiques dans l'enseignement général et spécialisé : elle institue un véritable droit à une formation en musique et en art plastique au profit des jeunes, élèves et collégiens, soumis à l'obligation scolaire. Cette loi élargit celle de 1985 puisqu'elle concerne tous les établissements. De plus, elle offre une ouverture vers d'autres arts (théâtre, danse, photographie, vidéo, cinéma et architecture). Cette loi ouvre également le monde scolaire aux intervenants extérieurs. Enfin cette loi met en place une procédure de reconnaissance et d'homologation des établissements. Ainsi cette procédure offre une garantie au niveau du contenu des enseignements. C'est le Ministre de la Culture qui accorde cette reconnaissance pour une durée de cinq ans.

-L'article L216-2 du Code de l'éducation régit les établissements d'enseignement public de la musique, de la danse et de l'art dramatique5. Le décret en date du 12 octobre 2006 a défini trois types d'établissements d'enseignement public de la musique, de la danse et de l'art dramatique :

  • les conservatoires à rayonnement régional (CRR) : il y en a 36 en France et remplacent les conservatoires nationaux de région.

  • les conservatoires à rayonnement départemental (CRD),

  • les conservatoires à rayonnement communal ou intercommunal (CRC et CRI) .

L'offre en structures d'enseignement musicale est variée. Il convient d'en retenir certaines :

La danse est l'activité la plus pratiquée en France car c'est un sport en plus d'être un art. La danse est peu à peu enseignée en CNSM, mais également en CRR. La loi de 1989 relative à l'enseignement de la danse, aujourd'hui totalement abrogée, présentait un double objectif : créer un diplôme de professeur de danse (contemporaine comme classique) et assurer les conditions d'hygiène et de sécurité.

Outre un ministère l’Éducation nationale et de la Culture, qu’il a mené pendant moins d’un an, sous le gouvernement Pierre Bérégovoy, c’est aussi l’époque du développement de l’enseignement du théâtre, du projet « Collège au cinéma », des classes à projet artistique ou culturel. De grandes écoles sont créées : École nationale du Patrimoine, l’IDHEC, les Conservatoires nationaux supérieurs de musique de Paris et de Lyon, l’École du Louvre

-Depuis 1986, le Ministère de la Culture est celui de la communication, actant l’émergence de l’audiovisuel. Cependant, le champ d’action est limité, puisque la Délégation du développement des médias (DDM) est restée sous l’égide de Matignon.
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