Bulletin hebdomadaire n° 1134 du lundi 16 avril 2007





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Bulletin hebdomadaire n° 1134 du lundi 16 avril 2007


  • SOMMAIRE



L'evenement - 1
La justice et les passions

par Serge Plenier
L'evenement 2
Une surprise est-elle possible ?

par Jean Etévenaux
Economie
Prime de Noël à Pâques !

par Augustin Frontenac
Culture
Derniers livres politiques

par Jean-Gabriel Delacour
Humeur
Un air d’été

par Erwan Violin
Ruralia
Révolution

par Christiane Papineau
Livres

par Catherine Pauchet
D’un jour a l’autre

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Evènement – 1

par Serge Plenier

  • La justice et les passions



Ils étaient 4 000 à Nantes samedi dernier, pour exprimer leur colère devant l’assassinat de Sophie Gravaud, 23 ans, dont le corps a été retrouvé dans un fossé le long d’une route au sud de l’agglomération nantaise. Parmi les manifestants, on pouvait bien sûr reconnaître la famille et les amis de la jeune fille, mais aussi nombre de voisins. La plupart tenaient à clamer leur indignation devant un suspect déjà connu des services de police et laissé malgré tout en liberté.

L’assassinat de Sophie Gravaud est abominable et sa famille mérite toute notre compassion. Il y a toujours quelque chose d’insoutenable à voir un jeune destin foudroyé de cette façon. On se dit toujours que cela aurait pu être évité, qu’il s’en est fallu de quelques minutes pour que l’inacceptable n’ait pas eu lieu. Surtout, la colère s’ajoute facilement à la seule possibilité d’une responsabilité humaine, en l’occurrence, celle de la police ou de la justice. Mais la colère et la pitié ont-ils besoin de défilés et de manifestations ? Ne vaut-il pas mieux laisser la police et la justice faire leur travail dans la sérénité, en dehors de toute pression, fut-elle populaire ?

C’est du reste ce qui se passe à Strasbourg, où la cour d’assises du Bas-Rhin juge Pierre Bodein, surnommé "Pierrot le fou" pour trois meurtres (dont deux précédés de viols) et deux tentatives d’enlèvement. Pierre Bodein avait déjà été condamné huit fois entre 1969 et 1996. Après avoir passé vingt ans en captivité (alternant prisons et établissements psychiatriques), bénéficiant du principe de la confusion des peines et du jeu des grâces et des libérations conditionnelles, il avait été, libéré en 2004… l’année de ses crimes.

Plus peut-être que la mort de Sophie Gravaud, le traitement réservé à ce criminel pose question. Voilà un homme indubitablement dangereux et remis en liberté par la justice à la suite de procédures parfaitement normales. On pourrait parler d’un scandale d’Outreau à l’envers.

La décision de priver un homme de sa liberté est particulièrement grave et la justice a raison de prévoir des soupapes destinées à alléger la rudesse de la peine prononcée. Du reste, le principe de la grâce et de la réduction de peine a toujours existé. Considérer qu’un homme est dangereux, et doit être enfermé pour le restant de ses jours ne va pas de soi. C’est l’honneur de l’institution judiciaire de toujours laisser une chance au pire des coupables. Mais la peine doit également protéger les citoyens contre ceux dont l’amendement se révèle impossible. Trouver le juste équilibre est une tâche délicate, trop délicate pour laisser les passions envahir nos prétoires.

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Evènement – 2

par Jean Etévenaux


  • Une surprise est-elle possible ?




On ne sait si les candidats fourbissent leurs dernières armes, car on ignore s’ils en ont encore et s’ils gardent quelque botte secrète. Mais, quelques jours avant le premier tour, la situation ne semble guère avoir changé si l’on s’en tient aux sondages, aux déclarations et aux actions.

Les enquêtes d’opinion semblent avant tout conforter l’état de fait qui s’est instauré au fil des semaines, avec quatre grands placés dans un ordre immuable : Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou et Jean-Marie Le Pen. Certes, circulent plus ou moins sous le manteau — c’est-à-dire aujourd’hui sur le Net — d’autres chiffres, propres à donner l’espoir à ceux qui ne jurent que par le TSS, Tout Sauf Sarkozy ; le principal bénéficiaire en est François Bayrou, toujours sûr d’incarner la rupture souhaitée par les Français et dont on dit que, comme avant pour Jean-Marie Le Pen, les sondages le dévalorisent systématiquement. L’autre grand enseignement repose sur l’écrasement des huit autres candidats, crédités de moins de 5 %, ce qui les condamne à des frais de campagne non remboursés par l’État. On peut ajouter que les dernières estimations montrent les deux premiers en train de creuser l’écart avec leurs suivants, sans que cela affecte une victoire au deuxième tour toujours donnée nettement au candidat de l'UMP.

Les déclarations, elles, ont été dominées par les propos de Michel Rocard et, accessoirement, de Bernard Kouchner sur la nécessité d’un accord entre Ségolène Royal et François Bayrou. On se doutait que le second y était favorable, mais la première a balayé cette éventualité avec tout le mépris qu’il convient d’accorder à une manœuvre « baroque » qualifiée aussi de « fantaisie » : il n’est pas possible, selon elle, de se livrer à de telles tractations dans le dos des électeurs. D’ailleurs, en dehors de l’aspect de fond — la gauche peut-elle envisager un accord avec un centre issu et jusque-là allié de la droite ? —, se pose la lancinante question des voix de l’extrême gauche qui, déjà réduites et peu susceptibles d’un important report, ne pourront guère être récupérées au second tour si la candidate du PS flirte ouvertement avec le président de l'UDF.

Quant aux actions et projets d’action, ils demeurent limités. Nombre d’observateurs, et pas qu’étrangers, se plaignent du peu d’intérêt accordé aux sujets qui ne sont pas strictement hexagonaux. Beaucoup regrettent également le comportement très segmenté des candidats, apparemment plus enclins à satisfaire des revendications catégorielles qu’à proposer des visions générales. Cela semblerait pourtant d’autant plus nécessaire que, partageant le pouvoir de décision avec le Parlement et devant sérieusement tenir compte, au-dessus de lui, de l’échelon européen et, au-dessous, de ceux des multiples collectivités locales et régionales, le président de la République ne saurait faire figure de Superman. La surprise pourrait surtout venir de là : le nouveau chef de l’État ne pourra pas tout faire tout
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Economie

par Augustin Frontenac

  • Prime de Noël à Pâques !


8,4 millions d’euros, ce serait le montant des indemnités de départ que Noël Forgeard, alors vice-président d’EADS, aurait touché. L’information est sortie dans la presse à l’occasion de la préparation de l’assemblée générale d’EADS. A cette occasion, l’entreprise doit communiquer à ses actionnaires une série d’informations, et les conditions de rémunérations des plus hauts dirigeants en font partie.

Publiée 11 jours avant le premier tour de l’élection présidentielle, cette information avait tout ce qu’il fallait pour alimenter la chronique de la simplification ordinaire.

Mis en parallèle avec les licenciements prévus chez Airbus, 10 000 personnes, cette indemnité fait frémir quand l’on sait que le départ de Noël Forgeard est dû à un échec : le retard pris par le programme A 380. Comparé au prix catalogue de cet avion (plus de 200 millions d’euros), cette somme pourrait être moins choquante : la prime d’un super vendeur…

Les candidats à l’élection ont tous fait part de leur intention d’interdire de telles pratiques à l’avenir. C’est louable. Cela signifie simplement une refonte totale du droit du travail. Six mois de préavis, des indemnités de départ de deux ans de salaire et une prime de non-concurrence de la même durée, tout cela soumis aux charges sociales. C’est une application, certes particulièrement confortable, du droit du travail. Comment l’interdire ? En interdisant les très gros salaires ? Quel barème, quid de la concurrence internationale ?

Cela donnerait lieu à des batailles judiciaires sans fin, dans lesquelles la France serait condamnée. De plus, cela offrirait au monde entier l’étalage des difficultés internes des sociétés françaises.

Une évolution du système est évidemment nécessaire. Elle ne peut être franco-française. Elle ne peut s‘appuyer sur des ressorts démagogiques. Il appartient aux pouvoirs publics d’imposer des règles de transparence et d’inciter les entreprises, et leurs actionnaires, à avoir des politiques sociales plus cohérentes. Il nous appartient de ne pas toujours chercher le produit le moins cher. Face aux anomalies du système économique, à égalité avec notre bulletin de vote, notre porte monnaie est notre porte parole quotidien.
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Culture

par Jean-Gabriel Delacour



Derniers livres politiques

Pour aider au choix de dimanche, voici d’ultimes éléments d’information. On commencera par celui dont la forme s’avère la plus inattendue : Ségo, François, Papa et moi (Hachette, Paris, 2007, 224 pages), bande dessinée d’Olivier Faure bien menée pour narrer les deux dernières années du point de vue d’un responsable socialiste. Plus classiques apparaissent évidemment les deux livres de François Bayrou, Au nom du tiers état (Hachette, Paris, 2006, 264 pages) — auquel semble répondre, sous la plume d’un ancien directeur adjoint de l'ENA, Jean-François Kesler, Le pire des systèmes… à l’exception de tous les autres (Albin Michel, Paris, 2007, 240 pages) — et, plus récent mais moins clair, son Projet d’espoir (Plon, Paris, 2007, 196 pages). De toute manière, jeter un œil rétrospectif sur les promesses électorales demeure instructif, comme le font Daniel Bertrand et Anne-Sophie Mercier dans Ils ont osé le dire ! (Plon, Paris, 2007, 168 pages)…

Pour le passé, on découvre l’Histoire de la République française et de ses présidents (Ouest-France, Rennes, 2007, 128 pages) de Pierre Brasme. Tandis que Christine Clerc scrute les cinq ménages qui se sont succédé à l’Élysée sous la Vème République dans Tigres et tigresses (Plon, Paris, 2007, 492 pages), Émilie Aubry et Muriel Pleynet s’attachent aussi aux couples présidentiels hypothétiques avec leur Pas de deux à l’Élysée (Héloïse d’Ormesson, Paris, 2006, 448 pages). Reste, à part, la fille de l’actuel chef de l’État, difficilement percée par Renaud Revel dans L’égérie (Lattès, Paris, 2007, 216 pages), alors que le portrait de son père est brossé avec pénétration par Pierre Péan dans L’inconnu de l’Élysée (Fayard, Paris, 2007, 528 pages). Cela dit, Claude Chirac demeure bien représentative de cette nouvelle génération que Liliane Delwasse et Frédéric Delpech décrivent dans Quand les femmes prennent le pouvoir (Anne Carrière, Paris, 2006, 304 pages). Françoise Miquel, elle, montre le regard acéré d’Une femme dans les coulisses du pouvoir (Presses de la Renaissance, Paris, 2006, 240 pages).

Plus général, Alain Etchegoyen dresse de savoureux portraits dans « Votre devoir est de vous taire » (L’Archipel, Paris, 2006, 266 pages). Le personnel politique se trouve malmené par Laurent Joffrin qui dénonce La gauche Bécassine (Robert Laffont, Paris, 2007, 144 pages). Rémi Lefebvre et Frédéric Sawicki dissèquent sans complaisance La société des socialistes (Le Croquant, Paris, 2006, 256 pages). Éric Dupin regrette qu’on assiste à une sorte de À droite toute (Plon, Paris, 2007, 252 pages). De son côté, Apolline de Malherbe regrette la situation du paraître décrite dans Politiques cherchent audimat, désespérément (Albin Michel, Paris, 2007, 274 pages). Roland Hureaux, lui, ne se satisfait pas de l’autisme des dirigeants se complaisant dans L’antipolitique (Privat, Paris, 2007, 240 pages). Cette réforme intellectuelle et morale permettant des valeurs partagées, Jean Sévillia la souhaite également en s’en prenant au Moralement correct (Perrin, Paris, 2007, 228 pages). De même, Raymond Boudon réfléchit sur la nécessité des repères pour Renouveler la démocratie (Odile Jacob, Paris, 2006, 368 pages), tout comme Matthieu Baumier s’inquiète de La démocratie totalitaire (Presses de la Renaissance, Paris, 2007, 300 pages).

Une vérité de base est rappelée par Francine Markovits dans C’est gratuit ! (Albin Michel, Paris, 2007, 168 pages) : on n’a rien pour rien. L’Institut de l’entreprise peut alors annoncer des changements, car C’est possible ! Voici comment… (Robert Laffont, Paris, 2007, 240 pages). Credo repris par un homme d’entreprise engagé comme député, Olivier Dassault, dans La France en majuscules (Plon, Paris, 2007, 240 pages). Tout cela doit s’appuyer sur le tableau des Tendances et mutations de la société française (n° 2, octobre 2006, d’Horizons stratégiques).
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Humeur

par Erwan Violin

  • Un air d’été



C’est l’été, enfin presque. Si certaines régions du sud connaissent les affres d’un printemps (relativement) maussade, d’autres, plus au nord, redécouvrent les vêtements légers et le plaisir de se dorer au soleil par des températures dignes du mois de juillet. Pour un peu, on serait tenté de trouver que le réchauffement climatique n’a pas que des mauvais côtés.

Tout de même, avec un printemps qui démarre sous de tels augures, on se demande ce que va donner l’été. Aurons-nous droit à une nouvelle canicule et faudra-t-il faire provision d’eau minérale ?

Ainsi va le monde. Notre vieille planète nous réserve quelques cadeaux empoisonnés. D’abord nous y trouvons de l’agrément, voire du plaisir, sans penser aux agriculteurs qui voient venir la sécheresse (quand elle n’est pas déjà là). Puis les plaisirs deviennent un peu plus amers, voire franchement inquiétants. Le pire, c’est que nous ne pourrons pas dire qu’on ne nous avait pas prévenus.

En attendant, un peu de chaleur, c’est toujours cela de gagné sur les catastrophes à venir.
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Ruralia

par Chistiane Papineau

  • Révolution



Notre politique familiale vient de vivre une mini-révolution, passée presque inaperçue dans le tintamarre politique. A trois jours d’intervalle, deux discrets décrets ouvrent une brèche dans la citadelle opaque et ultra-conservatrice des Caisses d’Allocations Familiales. Ces vénérables institutions vivent, encore aujourd’hui, sur des schémas plus ou moins issus de l’immédiate après-guerre et rechignent au changement, prospérant tranquillement à l’ombre d’une organisation paritaire bien complexe, mettant en pratique depuis de longues années l’adage bien connu selon lequel pour vivre heureux, il faut vivre caché… En tout état de cause, les deux décisions prises par le gouvernement vont dans le bon sens, celui de l’évolution de la société. La première d’abord va désormais autoriser le partage des allocations familiales entre les deux parents, en cas de garde alternée des enfants : une bonne nouvelle, quand on sait qu’au côté traumatisant d’une rupture affective s’ajoutent trop souvent de sordides querelles financières. La seconde mesure, elle, porte sur un assouplissement des règles du congé maternité. A force de traiter la maternité comme une maladie, on a fini par enfermer les mères qui travaillent dans un carcan administratif, souvent pénalisant entre terme de carrière professionnelle. Jusqu’à présent les dates de départ et de retour au travail, lorsqu’une femme attendait un enfant, étaient régies par l’administration. Maintenant, après avis médical, et lorsque la future maman en fera la demande, elle pourra utiliser son « crédit » maternité, soit 16 semaines au minimum, comme elle le voudra, autour de la naissance. Pourquoi même, ne pas envisager d’aller plus loin et autoriser, toujours sur la base du volontariat, ces mêmes mamans à avoir un « crédit maternité » où elles cumuleraient les congés attribués par la collectivité et qui leur permettraient de prendre une ou deux années sabbatiques, plus tard, lorsque, vers l’adolescence les enfants réclament plus de soins et d’attention. Lorsque aussi, la quarantaine venue, une femme peut avoir besoin de faire une évolution de carrière ou un point personnel. On verra cela après. Pour l’heure, c’est déjà bien.


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Livres

par Catherine Pauchet


  • Revues




Kheops. Le mystère de la construction de la pyramide de Kheops semble enfin levé d’après « Sciences et avenir ». Haut de 146 mètres, l’édifice a nécessité six millions de blocs pour son édification parmi lesquels des dalles de granit, pesant jusqu’à 63 tonnes, montées au dessus de la chambre royale. Un exploit humain et technique inégalé qui a laissé perplexe des générations de chercheurs, jusqu’à Jean-Pierre Hourdin. Croquis numérique à l’appui, cet architecte français démontre que la pyramide a pu être édifiée grâce à la présence d’une rampe intérieure qui a permis de hisser les pierres à plus de 60 mètres du sol. Parmi les autres sujets : l’espoir des cellules souches pour soigner des maladies comme les hépatites ou Alzheimer et les nanotechnologies.

Sciences et avenir, avril 2007, 3,80 euros. En kiosque.
Toutankhamon. Le Figaro consacre un hors-série à Toutankhamon, à l’occasion de la sortie du film « La Reine Soleil » tiré du livre éponyme de Christian Jacq. Ce pharaon, qui régna très peu de temps, est entré dans la légende grâce au trésor fabuleux retrouvé dans sa tombe, que l’on peut admirer au musée du Caire. Parmi les thèmes abordés : l’enfance du roi, la barque sacrée d’Amon, le rôle des prêtres, les derniers jours d’Akhénaton… ainsi qu’un entretien avec Christiane Desroches Noblecourt. Un numéro superbement illustré.

Le Figaro hors-série, 7,50 euros. En kiosque.

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D’un jour à l’autre

  • France



Vers une alliance PS-UDF ?

Michel Rocard a proposé une alliance entre le PS et l’UDF, dès le premier tour.Cette suggestion de l’ancien Premier ministre, reprise par Bernard Kouchner, a été vivement rejetée par Ségolène Royal qui a parlé de "petits arrangements avant le vote, dans le dos des électeurs". Cette proposition a également été critiquée par Nicols Sarkozy. Seul François Bayrou s’en est félicité.
Une dose de proportionnelle ?

Brice Hortefeux, proche de Nicolas Sarkozy, a suggéré une réforme des élections législatives avec l’instauration d’une certaine dose de proportionnelle. A gauche, certains ont parlé de cadeau au Front national. De son côté, Nicolas Sarkozy a exclu toute mesure dans ce sens. De son côté, Jean-Marie Le Pen a refusé ce qu’il appelle "des miettes".
Ambiance morose au PS

François Hoillande a appelé au "vote utile", après avoir refusé d’écarter l’hypothèse de l’élimination de Ségolène Royal dès le premier tour. De son côté, la candidate socialiste se proclame sereine, mais déplore les attaques dont elle est l’objet dans son propre camp. Elle dénonce également la "brutalité" de Nicolas Sarkozy.
Sondages : l’écart se resserre

A quelques jours du premier tour, l’écart se resserre entre les principaux candidats. C’est ainsi qu’un sondage CSA donne Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal à égalité au second tour. Cependant, les autres sondages présentent tous le candidat de l’UMP vainqueur de l’élection. De leur côté, François Bayrou et Jean-Marie Le Pen enregistrent un certain tassement. Du côté des petits candidats, seul Olivier Besancenot paraît émerger et frôler la barre des 5%.
Le corps de Sophie Gravaud retrouvé

Le corps de Sophie Gravaud (23 ans) a été retrouvé près d’une route, dans l’agglomération nantaise. Un suspect d’origine bosniaque a été arrêté et mis en examen après qu’on l’ait interpellé à Lyon. Cependant, on n’a pas retrouvé son ADN sur les sous-vêtements de la jeune fille. Plusieurs milliers de personnes ont défilé à Nantes en mémoire de la jeune victime.
Début du procès de "Pierrot le fou"

Le procès de Pierre Bodein, dit "Pierrot le fou" et de 16 de ses présumés complices, a débuté devant les assises du Bas-Rhin, à Strasbour. Pierre Bodein est accusé de trois meurtres, dont deux accompagnés de viol. Il risque la perpétuité. Pierre Bodein avait déjà été emprisonné pendant 20 ans, pour des faits similaires, puis libéré.
Interdire le kit "mains libres" au volant ?

Le kit "mains libres" serait dangereux au volant. C’est ce qu’affirme une étude réalisée par deux chercheurs de l’Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière. Selon cette étude, si personne ne téléphonait au volant, le nombre des accidents pourrait diminuer de 7 à 8%. Reste le problème de l’application de cette mesure.
Des sous-locations en or

Des locataires d’appartements dans un immeuble appartenant à l’OPAC de Paris, non loin des Champs-Elysées, ont fait l’objet d’une plainte de la ville de Paris. Ils sous-louaient en effet à 700 euros la semaine un appartement pour lequel ils payaient un loyer de 350 euros mensuels.
Mort de René Rémond

Le politologue et historien René Rémond est mort à Paris. Il était âgé de 88 ans. René Rémond avait écrit de nombreux ouvrages, dont une célèbre étude sur les droites en France. Ce catholique engagé avait été élu à l’Académie française en 1998.

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  • Monde



Manifestations anti-Poutine en Russie

Plusieurs manifestations contre la politique menée par Wladimir Poutine se sont heurtées à une vive répression en Russie. De nombreux participants à ces manifestations (interdites par le pouvoir) ont été interpellés. Parmi eux figure l’ancien champion d’échecs Garry Kasparov, lequel a été condamné à une amende.
Benoît XVI fête ses 80 ans

Le pape Benoît XVI a fêté son quatre-vingtième anniversaire au Vatican. Cet anniversaire coïncide avec la parution de "Jésus de Nazareth" un ouvrage où le Souverain Pontife veut faire mieux connaître la figure historique de jésus. L’ouvrage doit être traduit dans une trentaine de langues.
Attentats au Maghreb

Trente personnes sont mortes dans les attentats à la voiture piégée qui ont frappé Alger. L’un de ces attentats visait le Palais gouvernement. Les responsables de ces attentats sont à chercher dans les responsables d’Al Qaida. Au Maroc, deux kamikazes se sont fait exploser, dont l’un devant le Consulat américain.
Fuslllade dans une université virginienne

Un tireur isolé a ouvert le feu sur le site du campus de l’Institut de technologie et université d’Etat de Virginie, à Blacksburg. La fusillade a fait 33 morts parmi lesquelles le tueur lui-même.. Cette tuerie, la plus grande jamais perpétrée dans une université américaine, relance la question discutée des armes aux USA.
Irak : toujours la violence

Les violences se poursuivent en Irak où cinq soldats américains ont été tués à Bagdad. Le même jour, 13 soldats irakiens tombaient dans une embuscade, à Mossoul. Au gouvernement, les ministres chiites radicaux ont démissionné pour protester contre le refus d’établir un calendrier pour le retrait des troupes américaines.
Wolfowitz contesté

Paul Wolfowitz ; président de la Banque mondiale démissionnera-t-il ? Le proche de George W. Bush est accusé d’avoir fait obtenir une substantielle augmentation de traitement à sa maîtresse. Paul Wolfowitz était connu pour ses campagnes contre la corruption et son combat pour la guerre en Irak.
Afghanistan : pas de marchandages avec les talibans

Le gouvernement afghan a promis d’exclure tout marchandage concernant les otages captifs des talibans. Les talibans détiennent encore un médecin afghan, ainsi que deux Français. Les ravisseurs ont fait diffuser une vidéo de ces deux derniers. Cette prise d’otage intervient alors que les forces de la coalition ne cessent de s’opposer aux talibans.
Le Liban veut des dommages de guerre

Le gouvernement du Liban a décidé de s’adresser à un tribunal international pour obtenir des dommages de guerre d’Israël, à la suite de l’offensive contre le Hezbollah, l’été dernier. Selon le ministre des Finances, Jihad Azour, les attaques israéliennes auraient fait régresser l’économie libanaise de dix ans.

  • Sports



Ligue 1 : une 32ème journée décevante

Peu de buts ais une avalanche de matchs nuls, c’est ainsi que l’on peut caractériser la 32ème journée du championnat de Ligue 1 de football. On notera ainsi le 0 à 0 du match Bordeaux –PSG, lcelui du match Valenciennes-Marseille et enfin celui de Nantes-Lens. Lyon, qui a obtenu 1 à 0 face à Sedan, reste en tête, suivi de Toulouse, qui a battu Auxerre avec le score de 2 à 0.
Felipe Massa remporte le Grand prix de Bahreïn

Le pilote argentin Felipe Massa, sur Ferrari, a remporté le Grand prix de Formule 1 de Bahreïn devant l’Anglais Lewis Hamilton sur Mc Laren-Mercedes. Le tenant du titre de champion, Fernand Alonso n’a terminé que 5ème. Toujours premier au classement, il est menacé par le Finlandiais Kimi Räikönnen.
Un Australien remporte Paris-Roubaix

C’est un Paris-Roubaix sous le soleil et dans la poussière qu’a remporté Stuart O’Grady, venu d’Australie, 52 secondes devantdevant l’Espagnol Juan-Antonio Flecha. C’est la première fois qu’un Australien remporte la course cycliste célèbre pour ses pavés.
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Fondateur: Jacques Jira+ - Directeur de la publication: Philippe Buron-Pilâtre – Rédacteur en chef : Serge Plenier

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