L'installation des barbares et la fin de l'Empire romain





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Guerre a duré de 571 à 614 Guerre civile pendant 40 ans. Les nobles critiquent leurs rois car ils appauvrissent le royaume et font tuer des nobles à cause de la faide.

Avant, malgré les partages, il y avait un sentiment mérovingien. Après 614, même si le royaume est réunifié, les deux parties vont toujours rester en froid.
B/ Le dernier éclat de la royauté mérovingienne: Clotaire II et Dagobert.

Clotaire a tué le fils de Brunehaut et celle ci est morte tiré par un cheval auquel elle était attaché par les cheveux.

Clotaire réunit les Grands (fonctions importantes dans le royaume, clercs ou laïcs) provenant de Bourgogne, Neustrie et Austrasie à Paris. Plusieurs décisions:

  • Il réaffirme les principes antérieurs à la faide

  • Les biens des Grands et serviteurs des rois confisqués pendant la faide leurs sont restitués.

  • Les augmentations d'impôts pendant la faide sont annulées

  • Les hommes qui exercent des responsabilités majeures seront désormais exclusivement recrutés dans la région qu'ils administrent. C'est le principe de l'indigénat. → Montée du nationalisme. Stratégie pour montrer qu'il ne va pas envoyer des neustriens dans les 3 royaumes.


Il place son fils Dagobert roi d'Austrasie pour montrer que l'Austrasie a son propre roi. Les nobles austrasiens apprécient. Dagobert va vivre en Austrasie, il est jeune et se fait donc chapeauter par Arnoul et Pépin de Landen. En 629, Clotaire meurt et Dagobert devient le seul roi. Dagobert a bien gouverner et s'est entouré d'évêques (notamment d'Eloi, Ouen et Didierde Cahors)

II/ L'organisation du pouvoir mérovingien.

A/ Le pouvoir royal.

Le roi est le chef et il a des attributions:

  • La guerre. Il est accompagné d'une garde personnel appelée la truste (les instrustions). Ils jurent fidélité au roi en lui touchant la main. Liens d'homme à homme. Mode de vie nomade: le roi ne cesse de se déplacer. Le roi va de palais en palais, et même s'il y a une capitale il n'y habite pas toujours car il va se montrer à ses sujets et il va vérifier si les agents locaux font bien leur travail, rend la justice et consomme les richesses de son pays. Dans les palais on trouve les maires du palais et les nutritis (jeunes aristocrates pour apprendre la guerre et le service du roi), on y trouve aussi la chancellerie, et le trésor du roi. Les ressources royales sont multiples: les butins (gros chez Clovis et ses fils), les revenus des domaines royaux cultivés par des esclaves ou hommes libres, les amendes de justice, les anciens impôts romains (la Tonlieux, les droits de passage sur ponts ou routes, l'impôt par tête), il dispose du droit de gîte (les sujets doivent héberger et nourrir l'armée quand elle part en campagne).

Dépenses ostentatoires, liées à la vie du palais, rétribution des grands (il rémunère ses sujets de manière irrégulière, parfois par des terres.)

  • La justice. Il en est le garant, et dans certains cas il rend la justice dans le tribunal MALLUS dans les palais provinciaux (conflits entre nobles).

  • Le ban appartient au roi (=pouvoir de punir et contraindre)


B/ L'administration locale.

  • Les maires du palais

  • Les comtes : attributions judiciaire, militaire, fiscale et policière. Ils les exercent dans leur comté, équivalent au pagus, diocèse ou cité. Il est aidé par des centeniers dans leur centaine (mêmes attributions mais inférieur)

Le comte préside le MALLUS comtal, il est assisté par les rachimbourgs. De plus, l’attribution militaire se fait au comte afin de recruter les soldats lors des campagnes de guerre du roi. Le comte est alors un chef de guerre, un chef militaire. Tout sujet dans le royaume mérovingien à l’obligation de rendre son service militaire nommé l’ost.

  • Les évêques sont les chefs du clergé. Ils ont des attributions religieuses mais ils se substituent à l’administration à tel point qu’ils deviennent les seuls dirigeants des villes. Ex : St Aignan pour Orléans. Lorsque Clovis installe son pouvoir, il fait alliance avec les évêques et ils ne vont pas disparaitre suite à l’installation des comtes. Cela crée une rivalité entre les évêques et les comtes dans chaque grande ville où ils se retrouvent face à face. Leur division va se faire en pratique où l’évêque garde un pouvoir majeur de type politique, il ne rend ni la justice et ne dirige pas l’ost. De plus, l’évêque a le soutien de la population, ce qui est un avantage face au comte qui est vu comme un simple employé par le roi imposant les choses. Bien souvent, le roi doit intervenir dans les conflits mais, à cette situation il ne soutient que très peu souvent les comtes, il s’allie aux évêques étant des fidèles au roi. Mais, cela se passe au cas par cas en fonction des personnes et des époques.

  • Système de l'immunité. Domaine qui appartient à des Grands, évêques, des abbayes. Domaines où le comte n'a aucun pouvoir. La familia est composée de sujets de l'évêque Mise en place par une administration mise en place par le proprio. La justice est rendue par l'évêque pour tous ceux qui y habitent.


C/ La noblesse.

Liens de homme à homme : s'il trahit le roi il perd son honneur. Ces Leudes doivent leur puissance au roi. Soit il leur donne des terres soit des dons soit des revenus attachés a la fin du comte.

Les charges ne sont pas héréditaires. Mais les choses évoluent à partir du moment où les rois deviennent moins importants. Les nobles exigent de remettre à leur fils leurs charges, et le roi qui veut leur soutien accepte. Ça se fait très progressivement par la pratique et le rapport de forces. Mais des dynasties apparaissent (dynastie de comte, dynastie de maire du palais). Le roi va se trouver moins puissant par rapport a ses serviteurs locaux. Les nobles se constituent des familias (qui les servent) et des assistants qui travaillent pour lui. Les nobles se créent des territoires. Petit à petit, la noblesse devient de + en + indépendante et sert de moins en moins le roi.
III/ La montée en puissance des maires du palais et la fin des mérovingiens 639-714

A la mort de Dagobert, ses deux fils se partagent le royaume: Clovis II et Sigebert III

Clovis reçoit la neustrie-Bourgogne et Sigebert l'austrasie. Ils ne vont jamais réussir à s'imposer. La noblesse est bien implantée dans les comtés et a développé le système de la vassalité. Elle se généralisera qu'au XI siècle.

La vassalité c'est qu'un homme libre se recommande auprès d'un autre homme plus puissant. Celui qui se recommande est le vassal l'autre est le seigneur. Le vassal se place sous la protection de son seigneur et reçoit des subsistances et en échange il promet fidélité au seigneur. Les comtes sont très implantés, ils ont des vassaux etc. Nobles indépendants du roi, qui lui a beaucoup moins de prestige et d'argent.

Ces comtes utilisent le service militaire à leur profit, pour faire des guerres à leur propre intérêt. Dans ce contexte, des familles nobles vont prendre le dessus, notamment ceux qui occupent la mairie du palais. C'est le cas aussi bien en Neustrie qu'en Austrasie. C'est le maire du palais qui est le plus au courant des affaires royales. Maires du palais connaissent bien les familles aristocrates et font partis de l'aristocratie, c'est eux qui gèrent les finances royales etc. Position stratégique entre aristocratie et royauté. Ces maires du palais vont profiter de la faiblesse des rois pour s'approprier des terres. Neustrie aucune famille se distingue. Austrasie, Pépin est maire du palais de Dagobert et ses descendants vont garder ce titre. Cette famille se nomme Arnulfide-Pippinides (Arnould de Metz + Pépin de Landen, ces deux personnages étaient très proches de Dagobert), concurrence avec les agilolfildes (décend de Agilulf). Grimoald était maire du palais mais les agilolfild qui comprennent que cette place est stratégique complotent et un agilolfild prend sa place mais va se faire assassiner par Grimoald. En 662, Grimoald fait un coup d'État pour devenir roi. Grimoald est renversé et éliminé par un des agilolfild, Wulfoad prend sa place. Pépin II d'Herstal (Pépin II de Landen) estime qu'il a sa place et va éliminer Wulfoad et devient donc maire du palais. Pépin II de Landen va tourner l'aristocratie contre les neustriens, l'intérêt des austrasiens est de réunir l'austrasie et la neustrie sous Pépin II de Landen.

Bataille de Tertry en 687: défaite des neustriens face aux austrasiens.

En Neustrie, aucune famille s'est vraiment imposée, guerres internes entre les familles qui se dispute la mairie du palais. Royaume mérovingien réunifié avec un seul maire du palais Pépin II de Landen.

« Princeps Francorum » Pépin prend ce titre. Il meurt en 714.

Ccl°

Pourquoi les mérovingiens ont-ils connus un tel déclin après 639 ?

  • A cause de la R de succession qui affaiblit le royaume. Même la faide. Mais les mérovingiens ne voulaient pas abandonner leurs coutumes. (Repris d'ailleurs par Carolingiens)

  • Fin des conquêtes et fin des guerres à partir de la faide. Le roi s'appauvrit car plus de butin et il a donc moins d'argent a distribuer aux aristocrates. Perte d'argent et de prestige. Et donc perte de contrôle de l'aristocratie. → Prise d'indépendance de l'aristocratie.

  • Les pippinides s'enrichissent, ils captent les richesses des mérovingiens a leur propre profit.

Cette famille devient chef de guerre.

Dynastie importante, ne pas s'arrêter aux rois féneants.
Def:

nutritis

truste

mallus

Tonlieux

droit de gîte

leude

ost

centeniers

rachimbourgs

familia

faide

triaregla

indigenat
Chap 4: L'Église mérovingienne, une Église conquérante.
Une Église conquérante car la religion chrétienne est encore jeune et elle vient de s'imposer. Elle s'est imposée en 380 pour les romains et en 498 pour les francs avec le baptême de Clovis. Elle doit s'imposer aux gallo-romains et aux francs. Elle doit lutter contre :

  • le paganisme. Période d'évangélisation ou de christianisation → elle doit apprendre la religion à ses fidèles.

  • les croyances anciennes liées à la superstition, croyances dans les personnages fabuleux, astrologie etc.

  • les hérésies telles que l'arianisme.

Église de combat, jeune.

Comment se passe cette évangélisation ? Quels sont les moyens? Les résultats sont-ils satisfaisants ?
I/ Une Église en ordre de marche : le programme défini par Grégoire le Grand

( pape de 590 à 604)

Mise en œuvre dès le début du VI mais formalisée par Grégoire le Grand.

589 Conversion des wisigoths sous l'impulsion de leur roi Reccared.

Les Angles du Kent se convertissent à peu près au même moment.

Grégoire le Grand était au départ moine, très pieux. Il pratiquait aussi l'ascèse (mode de vie ascétique): nier le corps pour permettre à l'âme d'accéder les hautes sphères (jeune, s'habiller de façon neutre, subir le froid...) La souffrance permet de racheter ses péchés et d'accéder au paradis.

Il était très populaire, et les chrétiens ont voulu en faire un pape (alors que les moines ne deviennent normalement pas pape). Il prend son pontificat très au sérieux, c'est le premier pape que l'on retient. Il a théorisé l'évangélisation de la population.

Sa théorie pose plusieurs principes:

  • La conversion doit se faire par la conviction et non par la force. Le meilleur moyen est la prédication. Le prêche, c'est quand on explique la religion chrétienne dans un discours. Le clergé chrétien doit être un excellent prédicateur, et doit séduire. (Porter la bonne parole.)

  • Plutôt de lutter c/ les croyances païennes, il faut les maintenir mais en leur donnant une signification chrétienne. Ex: la Toussaint, au lieu de supprimer cette fête païenne, la religion en a fait la fête de tous les saints. Solstice d'été → fête de la St Jean.

Certains saints se sont démarqués en tuant des figures telles que les dragons etc EX : Saint Marcel a tué le dragon des marais qui terrassait les parisiens.

Utilisation des anciens temples pour en faire des églises.

On appelle cette politique le syncrétisme religieux (mélange du christianisme aux croyances païennes)

  • Amélioration de la liturgie (= ensemble des règles par laquelle on rend le culte au Dieu chrétien, notamment le déroulement de la messe). Les chants, Grégoire le Grand introduit les chants orientaux à la liturgie occidentale. On appelle ces chants le chant grégorien.

  • Il réorganise le clergé pour le rendre plus efficace. Les évêques doivent être irréprochables, des modèles de christianisme. Il leur dicte des règles de vie strictes (célibat). Les évêques doivent être indépendants du pouvoir laïc.

Les évêques sont responsables de leurs fidèles, ils doivent leur assurer le Salut.

Il donne aux moines plus de responsabilités.

Prosélytisme= Volonté de convertir la pop°.
II/ Les évêques, chefs de la cité chrétienne.

Chef du clergé régulier et séculier.

Ils réunissent des synodes= assemblée des ecclésiastiques du diocèse convoquée par l'évêque pour discuter des affaires du diocèse. Toutes les décisions sont prises par écrit (ressemblent à des lois) et forment le droit canon (le droit de l'Église). Puni par l'Église, sanction la plus grave est l'excommunication.

Les évêques ordonnent les prêtres, et sont responsables de la qualité des prêtres du diocèse.

Règles doivent être respectées: les évêques doivent faire respecter le célibat, la tonsure (pratique pour dissocier les clercs des autres), les clercs doivent porter des vêtements spécifiques (pour la distinction), ils ne doivent pas participer à des fêtes profanes (noces, le mariage est profane à cette époque). Si ces règles ont été posées c'est parce que les clercs ne les respectent pas forcément.

Les évêques peuvent participer au concile= (ass d'évêques qui décident de questions, doctrines religieuses et de disciplines ecclésiastiques). Il peut se faire en province (Une province ecclésiastique comporte 5, 6 ou 7 diocèses), au niveau national (tous les évêques du pays), les conciles généraux (évêques + pape + chef des ordres religieux)

→ Ils jouent un rôle dans l'ensemble de la chrétienté.
Ils ont le rôle de chef de cité, protecteur. Fonctions politiques de la cité et de bâtisseur. Au VI et VII les bâtiments construits sont ordonnés par l'évêque (murailles, bâtiments religieux: Eglises, cathédrales , baptistaires)

Les évêques qui font des miracles sont appelés évêques thaumaturges.

Ceux sont aussi des pasteurs= ils portent la bonne parole.
Le recrutement.

Ils sont élus par le clergé du diocèse. En réalité, beaucoup d'interventions notamment du roi (parfois celui-ci impose et ne demande pas l'avis du clergé: Ex de Didier de Cahors, ancien nutritus, qui a été ami de Dagobert étant jeune.) Cette intervention s'est accentuée tout au long du VIe et VIIe car comme ils sentent que l'aristocratie leur échappe , ils veulent faire du clergé leur allié.

Intervention des évêques du voisinage ou de l'élite locale.

Ils sont issus la plupart de l'aristocratie gallo-romaine (Grégoire de Tours, Rémi de Reims) car les romains sont chrétiens depuis plus longtemps que les francs. Certaines familles se spécialisent dans l'épiscopat (notamment la famille de Grégoire de Tours) Sorte d' « hérédité » au niveau des neveux.

III/ Les moines, fers de lance de la foi.

A/ Les débuts du monachisme (phénomène monastique)

Le monachisme apparaît en Orient au IIe siècle après JC. L'idée est de copier les apôtres qui après la mort de Jésus ont voyager pour porter la parole en menant une vie de pauvreté, vivant de spiritualité, se détachant du matérialisme.

Ceux sont des hommes sans attaches. Des ermites, anachorètes. Vie très difficile en solitaire. On assiste donc à des regroupements pour mener ensemble cette vie, à partir de ce moment on les appelle les cénobites (le cénobitisme). Le plus ancien monastère est celui de St Pacôme fondé vers 320 sur le delta du Nil. En Gaule, le premier monastère est celui de St Martin au IV siècle qui était d'abord soldat romain, quitte l'armée et vit une vie d'ermite près de Tours. Des disciples vont venir vivre avec lui, noyau qui va donner l'abbaye de Marmoutiers (près de Tours).

La deuxième abbaye de Gaule a été construite sur les îles Lérins fondé en 410 par St Honorat.

Monastère féminin au VI siècle, Sainte Croix de Poitiers.
B/ Le monachisme irlandais.

Les monastères se multiplient dès 460. Souvent fondés par des grands aristocrates car la première convertie par St Patrick. Monastère irlandais réputés par leurs enluminures et les infligeations à leur propre corps. Monachisme dynamique. Prédication des païens. De nombreux sont partis évangéliser le continent. C'est le cas de COLOMBAN qui voulait évangéliser la Gaule en 590. Parcours connus car son hagiographie a été faite par Jonas de Bobbio dans la 1ère moitié du VII. 590, période de la faide, Colomban rejoint la Bourgogne qui ne s'est pas mêlée à la faide. Il vit comme un ermite, reçu par les aristocrates locaux car il est reconnu par Gontrand. Il va fonder le monastère de Luxeuil en Bourgogne. Vie en communauté dans la pauvreté rythmée par la prière, les travaux manuels et la pénitence. Il continue son périple et rejoint l'austrasie, il est invité par Thierry II (petit fils de Brunehaut) mais COLOMBAN reproche à Thierry d'avoir plusieurs femmes et refuse de bénir les enfants que Thierry a fait avec sa concubine. Thierry et Brunehaut vont le poursuivre et il est expulsé de la Gaule, il gagne Nantes et il va à Nantes où il doit retourner en Irlande par bateau, mais tempête, le bateau fait demi tour et il retourne en France.


Burgundofara a fondé le monastère de femme à Faremoutiers. Elle est la fille de l'évêque de Meaux et a connu Colomban quand elle était jeune.
Malo a fondé le monastère à St Malo.
C/ Le monachisme bénédictin.

Issu de St Benoît de Nursie (Italie), il meurt en 547. Il entre au monastère de Mont-Cassin et réfléchit sur la vie des moines, il en écrit un livre → Règle de St Benoît. Elle a du succès car elle est claire et équilibrée : elle partage équitablement la vie des moines entre lecture et travail intellectuel (= écriture des manuscrits pour permettre de diffuser des textes), prière (pour l'humanité) et travail manuel (en moindre mesure).

Ils doivent une totale obéissance à leur abbé et doivent faire vœu de stabilité. Monachisme bénédictin reste dans un monastère contrairement à Colomban.

Le pape Grégoire Le Grand adopte la règle, et du coup elle se diffuse beaucoup.

Premier monastère apparaît en Gaule entre 620-630 à Albi. Abbaye de Fleury s/ Loire, maintenant la ville s'appelle St Benoît s/ Loire reconnue par son exemplarité.

L'Église est réticente à partir du VII siècle face aux colombaniens car ils ne sont pas contrôlables, ils se déplacent tout le temps. Le monachisme bénédictin est statique et donc contrôlable. De plus, les colombaniens sont beaucoup plus exigeants.

S'il démarre plus tard, le monachisme bénédictin est beaucoup plus durable.

Il est soutenu par les aristocrates et le roi. DAGOBERT a fait des dons à St Denis. Fondation du monastère de Nivelles par Itte qui était la femme de Pépin Ier de Landen. Fondation du monastère de Jumièges par Bathilde, femme de Clovis II (fils de Dagobert).

→ Liée à l'alliance depuis longtemps + permet de racheter ses péchés en créant des monastères.

Nombre de monastères explosent en Gaule. 200 monastères sont fondés entre la fin du VI et le début VIII.

IV/ L'évangélisation des populations.

A/ Les moyens de l'évangélisation.

L'édification de lieu de cultes (construction d'églises). Ceux sont les nobles qui sont responsables de ces constructions car ils ont des moyens.
La prédication: On doit convaincre. Ceux sont les prêtres : responsables de leurs paroisses, les évêques, et les moines missionnaires (colombaniens)
Culte des saints et des reliques. Les intercesseurs = saints, ils intercèdent à la faveur de ceux qui ont prié pour eux auprès de Dieu pour les emmener au paradis. Saints ont beaucoup de succès auprès de la population car il est plus facile de s'adresser à un saint qu'à Dieu : il a un visage, c'est un homme, on connait sa vie, il est représenté. Personnage plus accessible, Dieu juge donc il fait peur.

On expose les reliques, et les statues dans les églises, le contact avec elles permettent la protection ou guérir les maladies. Ex de la basilique de St Martin de Tours avec le tombeau de St Martin de Tours, pareil pour St Rémi de Reims.

Inhumation ad sanctos= se faire enterrer à côté des saints Ex Clovis s'est fait enterrer dans la basilique de Sainte Geneviève, Dagobert à Saint-Denis. Cette inhumation ad sanctos est réservée à l'élite. Pour la population on peut leur réserver l'inhumation à côté de l'Église alors qu'avant les cimetières étaient retirés du village. Le cimetière se trouve alors au centre du village, les morts sont sous la protection du saint patron.

L'Église a d'abord souhaitée convertir l'élite puis le bas de la société. Elle a donc visée l'aristocratie au départ Ex: Colomban reçu par les aristocrates.
B/ Les résultats.

L'adhésion de la population est un succès. A la fin du VI ou au cours du VII, dans le royaume mérovingien, plus personne n'est païen. Adhésion aux rites Ex: Les pèlerinages sont un immense succès ainsi que les fêtes religieuses : Baptêmes collectifs, on construit même des baptistères
On a l'impression que les gens adhèrent en faisant les gestes qu'il faut, mais pas sur qu'ils soient sincères dans leur croyance. On met en place dans les églises des chancels qui est un mur qui permet de cacher ce que fait le prêtre durant la messe, les fidèles ne voient pas la messe mais l'entendent → C'est une manière d'impressionner sans qu'ils comprennent.
L'Église dit que l'on doit être monogame mais elle n'arrive pas à l'imposer au MA. Ex du conflit entre Colomban et Thierry. Résistance très forte des rois et de l'aristocratie sur ce point. De plus elle a du mal à imposer la chasteté.

Ccl°

Stratégie payante de l'Église puisque les gens adhèrent à l'Église, mais elle reste extérieure pour eux. Pour eux, la religion c'est des rites et non la communion intérieure.
Vocabulaire :

ascèse

syncrétisme

monachisme

liturgie

chants grégoriens

prosélytisme

clergé séculier/régulier

concile

synode

thaumaturge

ermite

anacorète

pérégrinatio

prédication

Chancel.
La naissance d'une nouvelle société (VI – VII s)
Cette nouvelle société s'organise autour de 3 pôles:

  • La culture franque

  • La culture romaine

  • l'Église

Cette société est un mélange de ces éléments.

I/ Villes et campagnes.

A/ Le déclin des villes.

Sous les romains, le monde était un lieu de pouvoir, de commerce, de culture.

A partir du Ve siècle, déclin irrémédiable d'abord démographique. Les villes perdent des habitants sous l'effet des grandes invasions parce que les villes ont été les proies premières des barbares car elles concentraient des richesses. Les habitants se sont réfugiés en campagne car c'était plus rassurant. Arrêt du commerce avec les grandes invasions, ils partent à la campagne en espérant mieux manger. Épidémies très meurtrières se développent, notamment la peste qui est réapparue au VII, la malaria en zone humides, la variole etc qui frappent durement les populations, villes les plus touchées. Les gens quittent les villes en espérant y échapper.

A l'intérieur des remparts, les zones d'habitation se vident et les quartiers habités sont ceux proches de l'Église. Monuments tels que les amphithéâtres sont abandonnés. Monuments religieux se construits.
Quelques villes tiennent, souvent des capitales mérovingiennes Ex : Metz (capitale de l'Austrasie), Paris (Lutèce sous les romains n'était que secondaire, elle a repri son nom de Paris au III, Clovis choisit Paris comme capitale pour des raisons géographiques, au centre du royaume) il fait construire la basilique Ste Geneviève, construction du palais royal sur l'île de la cité, l'Église épiscopale (où l'on construira plus tard Notre Dame de Paris) elle devient une ville commerciale, foire de Saint Denis crée par Dagobert, les bénéfices sont reversés à l'Église de St Denis. Superficie augmente.
B/ Les campagnes.

Elles ont souffert aussi des invasions, des épidémies et de détériorations climatiques (plus froid et plus humide à partir du IV s) → Mauvaises récoltes + famine

VI siècle est une période de crise

Au VII, + de cultures, mieux qu'au VI.
on connait mal les habitations car ils construisaient en bois donc plus de traces. Beaucoup d'habitats temporaires (nomade) car épuisement des terres. Phénomène de déplacement.

Sites fouillés montrent des habitats dispersés (5-10 maisons dans un village).

Bâtiments coupés pour séparer habitants et animaux. Murs de bois et torchis avec toits de chaume. Autour de la maison, souvent un petit jardin avec pâtures + palissades qui entourent la maison pour se protéger des bêtes sauvages → Habitations paysannes.

Villae (romaine) se maintiennent, là où il y avait la maison du maître avant se développe des villages (vicus) ou un bourg quand il prend des dimensions importantes. Possession du roi, des aristocrates ou de gens d'Église dans les villae. Plus d'esclaves, on parle de serfs qui servent leur maître pour la culture du domaine. Domaine (avec élevage, céréales, légumes) qui vit en autarcie.

C/ Les échanges.

Commerce faible. Il n'y a plus d'échange entre orient et occident comme les romains.

Le centre de gravité des mérovingiens est le nord, commerce dans la mer du nord mais précoce. Il consiste en des échanges de peau, des fourrures, des draps (en laine), commerce d'argent et esclaves (païens car chrétiens ne peuvent pas être esclaves). La Gaule exporte du blé, du vin et du miel.

Fin du modèle romain avec la méditerranée mais début d'un commerce nordique.
II/ Les rapports sociaux, entre violence et fidélité.

Société violente. La seule protection c'est la famille.
A/ La parenté

Dans l'insécurité, c'est la famille qui assure la protection. Les lois barbares donnent aux parentèles un devoir d'assistance et protection. Si l'on ne respecte pas cette loi, en cas de trahison ou si on se coupe de la famille, on est hors la loi.

La faide en est la conséquence. On doit défendre sa famille. Réseau de solidarité large mais famille nucléaire dans les habitations.

Ces réseaux de parentèle large servent pour distribuer le pouvoir.

Pas de mariage d'amour, mariage quand on souhaite que deux familles s'allient ensemble.

Sippe (des sippen)= groupe aristocratique large. Ils cherchent à capter le pouvoir au VI siècle comme les maires du palais.
B/ La fidélité.

Les rapports de pouvoir sont fondés par des liens d'homme à homme. Serment de fidélité. Au plus haut sommet du pouvoir et ça se retrouve de plus en plus dans la hiérarchie inférieure avec les nobles.

Un vassal est une personne qui promet de servir loyalement son seigneur en contrepartie de la protection du seigneur. Ce n'est pas généralisé au VI-VII siècle.

Les aristocrates ont à leur service des vassaux et ceux sont eux qui exercent la police.

Organisation de type contractuelle.

III/ Une culture nouvelle.

A/ Le déclin de la culture antique.

Au début, éducation à la manière romaine. Ils prennent exemple sur des auteurs antiques. Grégoire de Tours a baigné dans cette culture et écrit à la manière romaine. Venance Fortunat, poète de la fin du VI prend exemple sur Orace, auteur romain.

Petit à petit (VII), beaucoup de mots barbares entre dans le langage des auteurs → Mélange. Les tournures évoluent. Au terme de ce mélange latin-barbare, langue romane qui a intégré beaucoup de tournures franc et germanique.
B/ Les foyers de culture.

Ils sont la plupart dans les Cour royales. Jeunes laïcs et ecclésiastiques issus de l'aristocratie arrivent au palais, ils sont appelés nutritis. Ils vont recevoir des enseignements, notamment religieux, le droit (romain et barbare). Le palais devient un lieu de culture.

Ex: Didier de Cahors a été nutritus au palais d'austrasie et qui a connu Dagobert dans sa jeunesse et qui a été nommé par lui évêque de Cahors.
Les monastères. Dans les nouveaux monastères ont va trouver des foyers de culture, notamment des écritures d'hagiographiques. Ex de Jonas de Bobbio qui a écrit la biographie de Grégoire de Tours.

Isidore de Séville (570-636) qui a été évêque de Séville et qui a écrit une œuvre considérable.

C'est un compilateur : il récolte son savoir des œuvres anciennes, fait une sélection des textes et en fait des compilations. Œuvres à lui sur l'étymologie en 20 livres. C'est un traité de science profane et religieuse, et il s'intéresse à l'origine des mots. Sa thèse est précisément que l'étymologie permet de revenir au sens des mots mais aussi à l'essence des êtres et des choses.
Ccl°: Une nouvelle société apparaît: un mélange entre trois branches (romaine, barbare et chrétiens).

Importance des liens d'hommes à hommes.

Une toute petite élite possédait le pouvoir, tout le monde se connaissait, donc les rapports de fidélité étaient possible.
Lexique :

La sippe : le cousinage, la parenté large.

Vassal

scripturium

étymologie

La fondation de la royauté carolingienne (714-768)
Charles MARTEL et Pépin LE BREF vont fonder la dynastie carolingienne. Les pippinides accèdent enfin à la royauté.

On bascule dans une nouvelle société qui est fondée sur les mêmes fondements que les mérovingiens mais quelques évolutions.
I/ Charles MARTEL, un prince presque roi. (714-741)

A/ Un pouvoir conquis par la guerre.

Pépin de HERSTAL a eu avec PLECTRUDE Drogon et Grimoald. A la mort de pépin ils seront mort. Grimoald a eu un fils qui a 6 ans à ce moment et qui s'appelle Théodoald.

Charles, fils de Pépin avec une femme de second rang est emprisonné par PLECTRUDE, elle fait la régence et nomme Théodoald maire du palais.

Les neustrisiens ne reconnaissent pas PLECTRUDE. Les armées sont levées, bataille en 714. Cessation entre neustrie et Austrasie. Maire du palais est Ragenfield.

Alliance avec les frisons : alliance de revers avec la neustrie.

Très mauvaise situation pour les austrasiens. Charles MARTEL s'échappe et se forme un réseau de fidèles. Ils gagnent contre la neustrie en 717. Puis nouvelle bataille en 719 entre austrasiens et neustriens, à nouveau remportée par Charles. Charles en profite pour entrer en Neustrie et s'emparer de Paris (capitale de neustrie) il n'arrive toujours pas à capturer Ragenfied. Celui-ci se replie à Angers, ville qui ne reconnaît pas le pouvoir de Charles, il meurt en 731. Charles MARTEL est le seul maire du palais. Il prend en 724 le titre de princeps (prince). Cependant, il y a encore des régions qui ne reconnaissent pas l'autorité de Charles car durant les années difficiles pour l'austrasie ils ont pris leur indépendance. C'est le cas pour Eudes d'Aquitaine. Charles et Eudes font un traité d'alliance. Il y a aussi des autorités épiscopales qui en avaient marre des conflits et qui ont pris leur indépendance (evêques d'Orleans, Auxerre, Lyon) Pactes de non violence aussi. + toutes les régions de l'est: Alémanie, Thuringe, Bavière.

Beaux succès militaires de Charles mais il ne domine pas tout le royaume à cause des conflits des années 710.

En 711, les musulmans ont passé le détroit de Gibraltar et on conquit l'Espagne contre les wisigoths. Ils continuent et passent les Pyrénées dans les années 720 et s'emparent de certaines villes du midi (Narbonne, Carcassonne, Nîmes). Les musulmans remontent doucement vers le Nord et tombent sur le duché d'Aquitaine (le duché d'Eudes). En 732, expéditions lancées par les arabes vers Bordeaux en évitant Toulouse. En chemin, l'armée d'Eudes est battue. Ils pillent Bordeaux et remontent vers le Nord. (L'objectif est de piller et non conquérir le territoire). Ils visent Tours, ville avec du butin avec la basilique dont les offrandes des fidèles. C'est Charles qui part au devant des troupes musulmanes pour éviter qu'ils arrivent sur Tours, bataille de Poitiers en 732. Charles tue le chef de l'Espagne conquise, le WALI ABD-AL-RAHMAN. Le pape salue sa victoire et obtient une sorte de succès bien au-delà de la Gaule → Immense prestige. Il reprend certaines principautés dans les années 730 notamment l'Aquitaine (qui a perdu les musulmans) et il soumet son pouvoir à la Bourgogne.

Immense prestige alors que le roi mérovingien ne fait rien.
B/ Un pouvoir assis sur des fidèles.

Il a remporté ces victoires car il avait une armée de fidèles. Il développe la vassalité, elle existait mais elle était utilisée par des nobles locaux qui voulaient des hommes de mains pour travailler pour eux. Le vassal reçoit la protection et un bénéfice (c'est à dire une somme d'argent ou des biens pour le récompenser) de la part du seigneur. Très souvent de l'argent à cette époque ou objets.
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