Je dédie cet ouvrage à mon fils Rodolphe





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SCHIZOPHRENIES

L’ENVERS DE LA VIE

Je dédie cet ouvrage à mon fils Rodolphe.

Sa vie ne peut rester telle quelle, j’y pense chaque jour.


Maurice Champion

2017


Il n’y a pas pires atteintes pour l’homme que celles qui touchent le cerveau.

Jean-Didier Vincent - Neuropsychiatre et neurobiologiste.

La schizophrénie n’aspire pas seulement une personne dans sa spirale de détresse ; c’est la famille entière qui en est prisonnière et cela pendant de longues années.

S’il existe une idée incurable, c’est bien celle de guérir.

Catherine Tobin - Les schizophrénies.

On doute de la réalité, on ne doute jamais de son délire.

Edouard Zarifian – Psychiatre.

Dans toute intersection entre la réalité et l'imaginaire, ce dernier est toujours préférentiel et prend le pas lorsqu'il y a conflit interne.

Emile Coué - Pharmacien et homme de la méthode.

La folie, c’est quelqu’un qui te donne des ordres ; tu penses que c’est Dieu ou le fantôme de ton père et en fin de compte, tu t’aperçois que c’est ta propre pensée qui se retourne contre toi pour te persécuter.

Philippe Rouby - Psychiatre.

Les hallucinations sont souvent encore plus réelles que la réalité, car elles ont ceci de particulier qu'elles prennent toute la place dans le champ de la conscience et de la perception.

Cepasduluxe - Blog d’un schizophrène.

Pourquoi un schizophrène ne veut pas travailler ?

Je répondrais : pourquoi un tétraplégique ne veut pas courir ?

Blogschizo - Wordpress.

Je n´ai pas honte de me dire humaniste. J'en profite pour affirmer que juger les psychotiques est un attentat contre la justice. On ne juge pas les malades, on les soigne.

Jean-Didier Vincent - Professeur de neurophysiologie.
Quand un homme parle à Dieu, on dit qu'il prie.

Quand Dieu parle à un homme, on dit de ce dernier qu'il est schizophrène.

Thomas Szasz - Psychiatre et psychanalyste.
Mais quand l’homme prend de l’Abilify, Dieu ne lui parle plus ;

Dieu serait-il fâché d’avec les laboratoires pharmaceutiques ?

Dieu aurait dit ; mais qui l’a entendu ?

L’illusion religieuse de l’homme invisible se nommerait-elle schizophrénie.

Introduction.

Pourquoi a-t-on affublé cette maladie d’un tel nom ? Définition d’Eugen Bleuler (1857–1939) littéralement «esprit fendu» - schizein = fendre - phrên = esprit.

En clair ce sont des fêlés, des fous.

Et bien non, c’est le contraire, un cerveau hyper connecté où toute l’information mémorisée entre en collision, ce qui s'accompagne d'une perte du contact avec la réalité, de délires ainsi que de modifications de la pensée. Ce terme schizophrénie ainsi que sa définition sont obsolètes et donc un repoussoir envers nos souffrants.

Les fous et les vénérés, une scission qui arrange les bien-pensants et leurs laisse à penser qu’une barrière séparative est effective entre les délires psychotiques et leurs vérités religieuses.

Dieu aurait dit ; mais qui l'a entendu ? L’illusion religieuse de l’homme invisible se nomme schizophrénie.

Sortons de ce tabou pour une reconsidération humaine de cette maladie.
La santé mentale est une priorité.

Dès les premiers symptômes, se reconnaître dans cette maladie est l'unique possibilité de retour vers sa vraie vie. Attendre que la psychose s'installe conduit à sa chronicité dont les perceptions de mal-être viennent prendre tout l'espace de vie et de liberté du souffrant ; ce dérèglement mental le fait adhérer à l'irrationnel devenant son unique guide de vérité, sans aucune faille.

Décrite par mon fils, sa psychose mentale m'a fait toucher et comprendre cette folie imaginaire qui conduit le monde. Ce majeur obstacle à lui venir en aide est son incontournable moteur de déni de maladie avec toutes ses néfastes conséquences. Ce document est celui du désordre explicité dont l'unique parade est la prévention indispensable, même si celle-ci conduit à bousculer l'intouchable.
Santé mentale.

Source OMS.

La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité. Pour définir la santé, l'OMS souligne dans sa constitution la dimension positive de la santé mentale.

On définit la santé mentale comme un état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive et d'être en mesure d'apporter une contribution à la communauté.
Généralement lorsqu’une famille apprend que l’un de ses proches est atteint de schizophrénie - avec hallucinations auditives - cette maladie vous interpelle. Une question se pose, comme un sacrilège et qui suscite la première interrogation de la famille : Et Jeanne d’Arc alors ?

On touche de ce fait ce qu’est le déni de maladie ; celui du malade, de sa famille et de la société.
Bonjour, comment ça ne va pas.

C’est par ce terme que l’on peut résumer cette maladie, tant pour le souffrant que pour sa famille.

La schizophrénie, ne se raconte pas, ne s’interprète pas, ne s’imagine pas, c’est un vécu dont votre réalité n’a pas accès. Ce document n'est pas une belle histoire vécue dans un monde réaliste comme chacun espérerait vivre sa réelle vie, c'est le récit d'une souffrance perçue dans l’irréalité, inacceptable, douloureux et épuisant psychiquement.

Cette lecture, vous l’avez sans doute choisie, je ne sais pas quelle en est la raison, mais c'est votre choix. Un choix qui va vous faire croiser cette étrange et déroutante affection mentale : la psychose hallucinatoire persécutive, une maladie de souffrance vécue par bon nombre de personnes dont l’entrée se concrétise chez des jeunes dans la fleur de l'âge. Que vous l'ayez sélectionné par simple curiosité d'information ou pour une première découverte, ce témoignage vous fera plonger dans l'univers de cette maladie hors du commun. Ou bien encore, plus tragiquement, vous êtes, par l'un de vos proches, enlisés dans cette inextricable situation douloureuse et de ce fait, vous recherchez, tout d'abord, la compréhension de ce que vous vivez quotidiennement afin de trouver votre piste personnelle d'attention à apporter à votre proche.
Entrez dans ce monde imaginaire.

La schizophrénie, un terme souvent cité dans les articles de presse.

Eh bien ! non, elle n’est pas cela.

Quelques exemples d’une semaine ordinaire :

L'enseignement supérieur français est schizophrénique.

Sur le plan économique, elle semble relever de la schizophrénie.

Lorsque ledit système dévoie principes et « valeurs », on se place dans une schizophrénie.

La schizophrénie, c'est précisément le mal qui semble affecter les réfractaires.

En effet, l'Europe nous a habitués à une véritable schizophrénie.

Il y a une vraie schizophrénie autour de la prostitution.

Et l'avocat de se gausser de la schizophrénie du monde de la télé.

La presse journalistique serait-elle malade en utilisant la schizophrénie en produit dérivé ?

Que ces journalistes apprennent que la schizophrénie est une réelle maladie de souffrance psychique, pas une carpette pour se torcher les pieds de son vocabulaire.
Croire en l’irréalité est une fonction cérébrale, son excès est schizophrénique, sa souffrance est la maladie psychique.

La schizophrénie, tout le monde la connaît de nom, oui bien évidemment, c’est la folie et c’est un thème qui revient périodiquement dans l'actualité par ses faits divers souvent tragiques. Faits d’autant plus inconcevables que devant la justice les expertises psychiatriques jugeront ces criminels irresponsables pour cause de manque de discernement par état démence au moment des faits.

Une maladie bizarre avec ses symptômes qui parlent et/ou qui montrent l’inexistant, les hallucinations dont l’assujetti y croit sans réserve et le positionne dans un état second incompréhensible pour nous tous. Un monde d’irréalité que vous ne pouvez comprendre, car vous vous fonctionnez dans la réalité.

Entendre et voir l’irréalité, cela m’interpelle quelque part ; il y a des lieux où des initiés vous affirment que c’est possible et que tous les faits irréels deviennent réalité et sont consignés dans des livres intouchables. Cette fausse dualité est bien le moteur de notre détresse.

Il est aussi affirmé que la schizophrénie est la maladie taboue, la seule dans ce cas, et pourtant, elle ne manque pas de documentations : des ouvrages écrits par les spécialistes que sont les psychiatres et les laboratoires pharmaceutiques, les nombreux articles faisant le point sur la recherche et ses pistes pour en améliorer la médication. Quelques émissions télévisées ainsi que des films dédiés, mais qui ne vous éclaireront pas davantage. Les plus accrochant sont les nombreux témoignages écrits provenant soit des familles, ou bien par quelques-uns des malades eux-mêmes, aptes à comprendre leurs fonctionnements marginaux et à les retranscrire.

Malgré ces approches qui tentent de cerner cette affection intrigante, hors norme, les personnes non concernées, ne peuvent appréhender ce qu'est la vie bouleversée du patient et de sa famille.

Lorsque l’on entre dans ce désordre mental par l’un de ses proches, on ne peut que rester perplexe devant l’incompréhension de ce qui vous est tombé du ciel comme une chape de plomb. En comprendre la réalité est une impossibilité manifeste, c’est normal, cette maladie est du domaine de l’irréalité, j’insiste, vous n’êtes pas sur les mêmes longueurs d’ondes négatives alors vous tentez d’interroger votre proche souffrant et vous ne pouvez que répondre vous-même à vos questions dans le vague espoir qu’un dialogue cohérent puisse s’ouvrir.

Eh bien ! non, ce n’est pas la bonne manière, vous ne faites que de détruire le lien de communication qui vous unissait tant vous êtes en opposition. Bien malheureusement vous allez tenter de décrypter ce désordre qui s’est incrusté dans votre quotidien et ce n’est pas pour vous rassurer. Se faire une idée incertaine passe par toute la lecture biblique de tout ce qui touche de près ou de loin à cette maladie de ce monde parallèle ; vous devenez partie intégrante du cercle des lecteurs par obligation.

Une totale incompréhension résultante qui, à mon sens, me semble normale pour les non-initiés tellement ce trouble psychique est inimaginable. Il faut se rendre à l’évidence, tout ce que vous avez lu, entendu, regardé et perçu, vous l'avez interprété selon votre mode de pensée logique et cartésien, une perception dans une appréciation de réalisme ; eh bien ! Non, il faut mettre sa boussole de côté et ne plus jamais y faire référence. Au fil du temps, ça ne s’arrange pas, vous avez seulement compris que ce n’est pas une question de semaines et que la route va être longue comme dans un tunnel interminable. Alors vous vous faites une vague idée sur cette insaisissable maladie, irracontable et qui n’intéresse que vous. En parler est illusoire, personne ne veut la connaître, bien certainement, à cause de sa mauvaise renommée et de peur qu’elle devienne contagieuse ; pas nous, pas nous, une maladie de chez les autres et chacun la rejette en trouvant ses arguments étayés de mauvaises raisons.

Pour intégrer ce mal, en fait comprendre comment le malade ne peut fonctionner comme il se doit, ou plus exactement, pourquoi son cerveau fonctionne-t-il à l'excès et vient perturber sa vie, il est indispensable de mettre de côté votre positionnement cadré, car cette affection n'a que faire de votre logique, vous êtes dans le monde de l'irréel et sa logique à lui, il est dans son fonctionnement schizophrène en souffrance mentale plongée dans sa fausse vision de son environnement. Un environnement traumatisant, voire de persécution qui est son reflet naturel résultant des manifestations qu'il perçoit, celles pénétrant son esprit brisé hors du système de réflexion qui vous régit naturellement. Comprendre le monde qui l'assaille et le perturbe profondément permet de tenter de cerner sa personnalité troublée, laquelle va le transformer lentement et le plus souvent durablement. Puis un tournant brutal, impromptu, va le stopper définitivement ou, tout au moins, ralentir et désintégrer le cours de sa vie. Cette première décompensation est le tournant d’entrée dans l’univers de la psychiatrie, une intarissable perturbation de souffrance, qui par sa durée, use psychologiquement la personne atteinte, et bien évidemment sa famille proche, prise dans la tourmente de cette angoissante et de l’interminable traversée qui va se compter en décennies.

La raison de cette hécatombe meurtrière est reconnue et c’est pour sa grande majorité le refus de soins psychiatriques et pour ceux qui y ont accédé -sans vraiment l’accepter- la longévité se solde bien souvent par l’interruption de prise de traitements ; car se reconnaître en maladie est du domaine aléatoire, eux ne sont pas malades, c’est vous. Aussi se soigner n’est pas une stricte obligation, ils sont, de surcroît, majeurs et libres dans un contexte d’incompréhension et de non-reconnaissance de leurs maux.

Les plus favorisés sont hébergés dans leurs familles avec soutien, en fait, on fait ce que l’on peut dans un climat pesant à tous les instants ; d’autres survivent seuls au sein de la société et c’est irraisonnable de les laisser sans assistance même s’ils ne sont pas demandeurs. Et que dire des abandonnés de leurs familles se retrouvant en errance vagabonde ou bien pire encore sont recueillis en prison pour délits mineurs. Voilà les positions géographiques de nos malades, une situation ordinaire qui ne fait l’objet d’aucune critique de la part de la société, ni des acteurs de la santé mentale. J’ai oublié, il y a quelques lieux de réadaptation permettant à quelques-uns d’avoir une vie un peu plus normée, mais il faut vouloir prendre cette opportunité, se retrouver avec des compatriotes d’infortune n’est pas engageant.

Sachez aussi que les asiles n’existent plus en France depuis des décennies ainsi que dans bon nombre de pays ; c’est une grande avancée de pseudo-liberté permettant au souffrant de survivre dans le monde des humains, car cette maladie est bien inhumaine. L’hôpital de soins psychiatriques, lorsque la tension est bien trop vive, devient alors un passage obligé ; un impératif permettant de trouver une solution dont la réponse consiste en un essai d’une nouvelle prescription choisie parmi la panoplie des antipsychotiques de dernière génération ; séjours de quelques semaines ou de mois permettant de constater l’efficacité de la nouvelle molécule sur la décroissance des symptômes et des angoisses perçues qui en découlent avec pour objectif un retour du malade en milieu ordinaire. Nouveau bout de chemin, en sachant bien que le miracle n’existe pas.
Et la prévention serait-elle défaillante.

Jusque-là, je ne vous ai pas parlé de la prévention explicative à tous les jeunes sur ce que sont les symptômes hallucinatoires, ce qui permettrait une prise en charge dans l’urgence dès les premières manifestations, venant ainsi couper la tête au désastre familial bien avant son installation pour la longue durée inéluctable, et même plus.

Sachez que la schizo, c’est bien pire que le cancer, car elle commence ses ravages dès les premières années vers l’adolescence alors que le cancer intervient plus tardivement, en général bien loin après la jeunesse, alors contrairement à la schizo, le cancer trouve toujours sa solution, soit on en guéri soit on en meurt ; la schizo, vous la subissez toute votre vie, et lorsque les parents ne sont plus là, je n’ose pas y penser, quoique j’y pense tout le temps, que vont devenir nos souffrants. Dur à dire, mais c’est la triste réalité en intégrant bien que ce ne soit pas un concours de classification des malheurs et désastres familiaux.

La prévention qui en a entendu parler, personne, car il n’y en a pas, ce n’est pas prévu au programme, c’est normal si l’on veut que cette maladie reste taboue, il y a de bonnes raisons ; et les mauvaises pour nous. Pourquoi ce laissé faire alors qu’elle est la maladie la plus handicapante chez les jeunes. Pour éluder cette demande a été inventé la détection précoce ; vaste programme inaudible.
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