Je dédie cet ouvrage à mon fils Rodolphe





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Psy cause toujours.

La psychose, c'est à la fois déroutant et rassurant, d'ailleurs, elle est plus déroutante que rassurante. Elle est une maladie chronique au sens de la durée, mais avec retour possible, un état réversible auquel je crois, une fin espérée et définitive sans pour autant faire abstraction du passé. Juste une fausse interprétation de jugement dictée par le cerveau, ce qui m'a permis de garder espoir et de combattre avec vigueur, sans relâche durant des années pour tenter de mener à terme et donner la possibilité à un retour de la vie dans une meilleure normalité. Une erreur d'appréciation avec ses conséquences hors du commun. Considérons un conducteur de véhicule automobile, sur une route de montagne. Un virage à droite, il suffit de tourner à droite. Pour la personne dont le cerveau dysfonctionne, le geste n'obéit plus à sa vision, c'est son mental qui va chercher une information perdue, imprimée au fond de sa mémoire qui lui ordonne une autre manœuvre. Par cette bénigne faute de connexion de l'information, c'est la catastrophe et la chute dans le néant. Il y a du labeur pour reprendre la route, démonter chaque pièce, les remettre en forme, remonter l'ensemble puis regarder si cela va fonctionner à nouveau. Le plus traumatisant est d'en constater les dégâts, cette casse inutile et de penser que l'on n'est pas à l'abri d'une suite reproductible. Travailler à la reconstruction devient alors proche de l'insurmontable.

Dans le désastre de la psychose, ce n'est que désespoir et souffrance, la famille est impuissante et endosse le fardeau, comme si nous avions changé de monde, une autre vie bien différente de la normalité, les soucis et les malheurs des autres nous apparaissent comme des faits mineurs, nous vivons, dans un climat de survie, perdus et sans repère. La seule espérance qui nous anime, c'est ce retour au possible, la fin du cauchemar.

Question initiale, que faire à la détection des premiers symptômes ? Il n'est pas question que la personne touchée aille de plein gré consulter un psychiatre, car il ne se considère pas dans une maladie, seulement pleinement une victime. Les conseils des parents restent des paroles inutiles, ce qu'il voit est réel et les assauts de ses visibles persécuteurs sont sa normalité. C'est le problème de toutes les familles concernées, l'impuissance. Une impuissance qui vous ronge, celle d'expliquer qu'il est sujet d'un dysfonctionnement qu'il ne peut admettre. Reconnaître, serait le maillon suivant, celui d'après la médicalisation, débouchant sur une réelle possibilité de guérison. Des années perdues et d'autres à perdre, car il va falloir ramer pour tenter de trouver la solution acceptable ou au pire attendre que la situation dégénère. Désinhiber, déconstruire sa fausse vérité, c'est du domaine de l'impossible. Plus difficile que de convertir à l'athéisme les détenteurs de la foi, eux croient sur parole, l'halluciné perçoit assidûment et gère cette évidence au quotidien ; comment ne peut-il pas y croire. Le premier objectif serait de le convaincre d'atténuer sa souffrance en allant consulter le médecin de famille, c'est le seul lien indépendant en qui il a une certaine confiance par son suivi durant sa jeunesse. S'il va consulter, comme cela a été le cas pour mon fils, il serait indispensable de trouver le moyen de l'accrocher sérieusement à un traitement ; cette démarche s'est révélée complètement infructueuse, notre médecin lui a seulement recommandé de prendre contact avec un psychiatre de ses connaissances. Il ne s'y rendra jamais et pour cause, il n'est pas fou, rien que l'intitulé « psychiatre » l'a fait fuir de cette éventualité. Il faudrait donc que le médecin de famille puisse ordonner directement une médecine minimale en expliquant au patient que sa souffrance va s'atténuer, sans pour autant remettre en cause ce qu'il ressent. Une prescription de base comprenant neuroleptique et anxiolytique, le couple qui fonctionne en pareil cas. Ceci, en lui expliquant bien, qu'il n'est pas le spécialiste de ses maux, mais qu'il connaît un ami, en qui il a toute confiance, qui pourrait l'aider mieux que lui, à le sortir de son tourment. En clair, il faudrait limiter dans le temps l'incursion dans ce monde déstabilisant, le seul moyen, la médication rapide généraliste, laquelle prendrait en charge, dans les meilleurs délais, le trop-plein de ses perceptions. Après, reste l'incontournable, il faut que le souffrant veuille se soumettre à sa prescription, là aussi, c'est un réel problème, plus compliqué que l'on ne pense, car la prise régulière de médicaments est inséparable de la reconnaissance de sa maladie et il faudra bien des années avant que cette hypothèse puisse être envisagée.

L'inacceptable cassure de vie et l'impossibilité de reconnaissance d'une grande tromperie sont le couple insupportable de cette douleur psychique aussi invraisemblable que dramatique. L'acceptation des soins, après une longue phase de refus de médication, est la grande avancée qui marquera le début de reconnaissance implicite de la maladie. Arriver à ce stade permet de relativiser quelque peu, d'avoir une vision moins incertaine, une relative certitude de trouver une issue probable à terme. Notre chance, malgré tout, est de vivre à notre époque, et pas cinquante années plus tôt, avec des traitements relativement performants permettant aux patients d'assumer chacun sa vie dans des contraintes optimisées. Reste l'espoir qu'une molécule pharmacologique nouvelle, débouchant sur un traitement plus performant, soit trouvée prochainement. Dans ce domaine, la médecine progresse, fort de l'importance du marché pharmaceutique du mental, car bien évidemment, nous ne sommes pas dans ces terribles maladies dites orphelines. Le passé, certains en sont nostalgiques, nous les hors de la vie, nous ne gérons nos angoisses que dans l'attente d'un futur plus prometteur.

Rodolphe, victime face aux effets persistants de se sentir entouré et victime d'hallucinations répétées, se positionne dans l'impossibilité de se convaincre définitivement qu'il se fait de l'auto-agression. Il comprend mon raisonnement, enfin, il le dit, mais ne peut y souscrire, notamment lorsque le niveau de sa psychose devient trop important, le mal est trop profond et mes arguments ne font pas assez contrepoids à sa fausse histoire. A chacune des manifestations perturbantes, il retourne sur ses positions arriéristes. Une ambivalence démesurée avec une préférence marquée pour sa réalité des faits, une dualité de deux appréciations coexistantes, une position que je juge insatisfaisante, mais je constate, à doses homéopathiques, qu'une prise en compte de reconnaissance implicite de sa maladie n'est pas à exclure. J'ai l'impression de toujours tenir le même monologue, vous avez cru comprendre que ma démonstration sur les croyances était acquise. Eh bien ! Non, les explicatifs ne sont jamais déterminants. C'est une affection usante, je suis un disque rayé qui rabâche en boucle toujours le même discours. C'est aussi pour cette raison, la répétitivité, que je suis totalement convaincu du bien-fondé de mon jugement, je m'auto-pratique la méthode Coué et ça marche à merveille. Là, j'exagère beaucoup trop.

En tout état de cause, il faut conjuguer avec la maladie, conjuguer au futur, demain, toujours demain.

On est au printemps de l'une des deux années passées chez lui. Avec sa psychiatre, ça se passe toujours impeccablement ; il s'y rend chaque semaine pour rendre compte de son état mental. Il m'avoue même, que lorsqu'il se trouve sur le trajet du rendez-vous, il se sent parfois complètement libéré. Sensation de bien-être qu'il n'éprouve qu'en de rarissimes occasions. Son état de compréhension évolue et sa psychiatre a, sans doute, considéré que Rodolphe était en position suffisamment réfléchie pour admettre, tout au moins en partie, la réalité de sa souffrance. Pour avancer positivement, elle lui donne un livre explicatif sur ses tourments : La schizophrénie : la comprendre pour mieux la vivre. Par ce biais indirect, évitant ainsi son jugement contradictoire avec le ressentiment de mon fils, ce livre permet de communiquer le contenu de sa maladie par la transcription de ses effets, les hallucinations décrites dans un phénomène généralisé et non comme son unique cas, avec la description de ses symptômes qu'il reconnaît. Documentation, qu'il lira en partie et destinée également à l'entourage du psychotique. Un livre clair, celui qui m'a permis, dans l'un des précédents chapitres, de vous livrer le contenu de la maladie. En outre, il répond aux interrogations de la famille, sur sa conduite à tenir, les traitements disponibles appliqués, les fausses rumeurs ainsi que la manière de situer la schizophrénie, sans excès et avec réalisme. Ce livre, je m'en suis inspiré pour m'alimenter en argumentation. J'y pense à l'instant, ce livre m'était peut-être destiné ?

A ses rares interrogations, je lui demande si sa psychiatre lui donne des réponses. Apparemment pas, alors je lui explique : C'est normal, c'est à toi de faire avancer ta réflexion et comme en mathématiques, la réponse est toujours dans la question. Je constate malgré tout qu'il évolue lentement. A la maison, nous avons un chat, plus précisément une chatte perdue, que nous avons adoptée depuis plusieurs années et jamais jusqu'alors, il ne s'en était intéressé. Il lui arrive maintenant couramment de la prendre et de la caresser, un début de retour vers une resocialisation. Voyez, je suis attentif, j'analyse tous ses faits et gestes, enfin presque. Ses contraintes, il les vit comme il le peut, mais il reste bloqué sur ses relations qu'il ne peut assumer. Il voudrait, comme d'autres, construire sa vie avec une compagne, son mal le conduit toujours à une impasse. Comme je l'ai déjà répété, il est très gentil, serviable, sûrement trop sensible, il n'a que des qualités, un homme idéal, mais avec des contraintes insurmontables. Dans sa position, vivre les moindres instants en sa présence, devient vite pesant.

L'été sera beau, enfin peut-être. Cette année encore, il viendra avec nous en vacances, en Normandie. Nous avons emporté, comme à l'habitude les médicaments indispensables, deux vélos et le nécessaire rituel. Les vacances sont calmes, on n’en demande pas plus. Le dernier jour de la quinzaine passée, il part faire une dernière randonnée à vélo et là, au départ alors qu'il donne un petit coup de pompe aux pneus, des enfants viennent lui parler. Tout bascule, le trouble reprend le dessus et il redevient halluciné. Le trajet du retour sera difficile pour lui, tout ce qui l'entoure le perturbe profondément, les voitures et les passagers. Il redevient le centre d'intérêt de son monde de l'irréel. Incapable de réagir, c'est normal, il est dans son vertige. Je lui demande de prendre un Xanax et de le laisser fondre sous la langue, un procédé qui permet une rapide assimilation chimique par l'organisme. Il faut aussi tenter de dévier sa pensée inconsciente, pour cela lire à haute voix ce qui tombe sous la main, un programme de télévision fera l'affaire. Rien n'est jamais terminé, comme un ouragan, une spirale interminable qui faiblit puis reprend force sans arriver à se désintégrer.

Dans la foulée, début septembre, le retour au travail, la rentrée reprend ses droits, je continue à aller résider chez lui, la routine : tâches ménagères, balades, cinéma le mercredi, lecture, écriture, préparation éventuelle de réponses à, de quoi occuper mes journées. Plus question de diminuer la médication entreprise avant l'été. Une stabilisation, un plancher qui permettra une descente incorrecte des jours jusqu'à l'hiver. Pas une solution parfaite non plus, mais je sais, qu'en cas de sursaut et par les moyens du bord, limiter la durée de la perturbation à quelques heures ou une nuit pour la grande majorité de ses angoisses. Cette année, comme les précédentes, il se réinscrira au sport, la piscine et le tennis en remplacement du yoga. Il y en a des sursauts, toujours des réactions négatives, sur le trajet, à la piscine, au tennis, partout où il va. Chaque semaine, j'ai mon lot d'inconsolation, de stress que je sais à peu près gérer, pas efficacement, mais convenablement.

Noël arrive, l'année 1999 se termine, nous rentrerons ensemble pour une dizaine de jours de vacances. La tempête fait ses ravages, j'ai un pressentiment, je vais faire un aller-retour chez lui, son appartement est au dernier étage et là surprise, tout baigne dans l'eau. Des tuiles arrachées, mais la plus dure à supporter reste la sienne et elle est de taille. Une année nouvelle s'affiche, une année avec un double zéro, le changement de millénaire, celui que l'on ne terminera pas, le siècle non plus. Je reprendrai mon assistance et repartirai avec lui en début de janvier pour trois mois. Durant cette période, le trouble semble mieux stabilisé, le traitement et la réflexion donnent quelques résultats, ce qui devrait me rassurer. En fait, je suis comme mon fils, j'alterne mon moral en fonction de son état. La rupture de son secours direct, le mien, se fera sur une courte semaine de trois jours de travail, la semaine de Pâques. C'est lui qui me demandera explicitement ne pas le raccompagner et je ne reviendrai plus les semaines suivantes. Je sais aussi, que le laisser seul, dans un climat plus serein, lui permettra de mieux s'assumer et d'avancer sa réflexion par lui-même, en fait, plutôt stagner, voire régresser. L'optimisme est en baisse, non, une vision réaliste dictée par le temps.

Je profite des mois qui précèdent les vacances d'été pour aller, chaque fin de semaine, à la campagne, dans la commune de mon enfance, dans ma famille faire des travaux de rénovation, bricoler et me changer les idées. Un break, une période de décompression, de relatif oubli et de confiance mesurée en l'avenir.

Mon fils poursuit naturellement ses visites chez sa psychiatre, qui paraît-elle ne comprend pas les raisons de ses perceptions aussi persistantes. Nouveau changement de prescription, l'Haldol est remplacé par un neuroleptique proche, le Clopixol également en injection à diffusion retardée donc d'action prolongée, c'est le terme plus exact. Dans cette maladie que personne ne maîtrise, le changement de molécule chimique fait partie de l'ajustement empirique du traitement, le fonctionnement du cerveau est si complexe qu'il faut prescrire, dans la panoplie médicamenteuse, la chimie qui semble convenir au mieux et pour un temps adapté indéfini. Sa psychiatre tente de lui expliquer, qu'en fait, ce ne sont plus des hallucinations qu'il perçoit, mais des interprétations qu'il induit, des situations antérieures qu'il revit, des délires qu'il faut dépassionner et tenter de faire avec, plutôt que de vouloir les contrer. Pour en arriver à ce stade, l'idéal serait qu'il arrive à donner à ses interprétations d'imagination une moindre importance. Je constate que l'analyse est pertinente, c'est vrai que depuis qu'il est suivi et sous médication, les grands thèmes de ses hallucinations sont atténués et ce ne sont que des rappels de sa grande vision antérieure, celle de Saint-Michel. Retenir cette analyse me semble une avancée dans la compréhension du mal, mais lui, dans son langage, il me dira toujours qu'il a des hallucinations, des persécutions, et je suis certain qu'il en subit réellement. Malgré tout, il cumule des erreurs d'appréciation. Au cours d'une course dans un centre commercial, il a l'impression de rencontrer un ancien copain, il se précipite pour lui dire bonjour et proche de lui, il se rend compte qu'il s'est trompé. Une fausse appréciation qui me réconforte, la méprise reconnue contribue à semer le doute dans sa réflexion monolithique et c'est tant mieux. La frontière entre l'hallucinatoire inconsciente et la réalité est bien fusionnelle.
Il court, il court l'illogisme, rien ne le rattrape.

Les vacances d'été, nous repartirons en Normandie, nous resterons une quinzaine de jours avec lui dans un calme relatif dans une accoutumance raisonnée et habituelle. Rodolphe ne rentrera pas avec nous, un copain doit venir le rejoindre pour prolonger d'une grande semaine son séjour. Chaque matin, il fait du vélo, et au cours d'une randonnée, un stress l'envahit, il rentre à l'appartement et fait une tentative de suicide. Tentative mise à exécution, de l'angoisse toujours de l'angoisse, qui se résoudra par un pansement et du repos. Je suis bien persuadé, qu'il en a marre de se retrouver et de revivre ses impossibles perceptions. Un acte ponctuel, un indicateur de la ténacité de ce mal qui le ronge et l'envahit. L'usure du temps est plus que présente.

Dans ces conditions, je referai, une nouvelle fois, la rentrée avec lui. Je reviens vivre dans son appartement pour une période encore indéterminée, le temps de sentir une évolution, une avancée significative, une confiance retrouvée, une gestion individuelle acceptable, un état stabilisé. La vie reprend ses droits, le travail, c'est la santé, un rattachement à une entité physique, une participation à sa resocialisation. La chance de détenir un emploi, beaucoup ne l'ont pas, et dans son état, la performance est-ce qu'elle est, dans son statut de travailleur à handicap. Une tête qui fonctionne trop, indisponible pour l'indispensable, trop disponible pour accepter et gérer son mal. Il reprendra le sport, la natation qu'il continuera et le yoga en remplacement du tennis. Le yoga, dans son état, un bien ou un mal ? La sérénité sans doute, mais je préférerais qu'il s'exprime, qu'il crie, qu'il vide son trop-plein de fermeture, qu'il renoue avec la vie. Là, je me répète encore, je l'ai déjà dit, il y a deux ans, mais on ne vit que dans le cyclique. Ses activités sportives plus restreintes que les années précédentes, une alimentation irrégulière, lui feront prendre plusieurs kilos superflus, un détail qui peut paraître sans importance, mais dont il tient compte, car c'est aussi le résultat lié indirectement à sa prise médicamenteuse.

Nous voilà en hiver, en fin d'année 2001, et rien n'est réglé pour autant. Le traitement et le travail de réflexion sont loin d'avoir circonscrit ses effets hallucinatoires perturbateurs. Dans ma recherche d'une complémentarité à son traitement et sur conseil, je lui suggère de pratiquer un traitement par acupuncture, sa psychiatre n'y est pas opposée, toutes solutions ajoutées lui semblent favorables. Pour ce faire, je choisis au hasard sur l'annuaire, enfin presque, avec le prénom, il est facile de détecter l'âge présumé du praticien. Huit séances sont programmées à raison d'une par semaine. Le médecin m'avoue qu'il n'a jamais eu de patient de cette nature, mais pourquoi ne pas tenter, il n'y a rien à perdre. Des aiguilles sont plantées aux endroits techniques devant réguler l'influx nerveux, les points terminaux des nerfs, les shakras. Après plusieurs séances, c'est ce que l'on m'a fait remarquer, son visage semble plus reposé et détendu, une impression, pas une réalité, ses perceptions ne se sont pas arrêtées pour autant. L'effet de l'acupuncture n'a pas donné les résultats escomptés. Le praticien n'y est pour rien, les Chinois non plus, la seule chose que j'ai comprise, je devais trouver d'autres moyens complémentaires, car personne ne le fera pour moi.

A mi-séances de ce traitement inefficace, après deux années et demi, avec interruption, de ma présence, Rodolphe m'assure qu'il va pouvoir se redébrouiller seul. Il en a aussi marre de me voir ressasser les mêmes arguments, il comprend ma démarche, mais mon fils reçoit sans compter et fait ce qu'il peut pour assumer. Au mois de mars, je suis de retour à la maison avec toutes mes inquiétudes, mon fils ne finira pas ses séances d'acupuncture, sur le chemin de retour de sa consultation, il lui arrive d'avoir des hallucinations. Je remarque que par deux fois, je suis venu l'assister après les vacances d'été et je l'ai quitté en mars ; également, les hospitalisations se sont déroulées durant la période d'avant l'hiver. Fort de ce constat giratoire, les mois qui suivirent ont été plus sereins, comme si le printemps apportait quelques relatifs effets bénéfiques.
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