Je dédie cet ouvrage à mon fils Rodolphe





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Ceux en « Discordance ».
Réunion inextricable de symptômes positifs et négatifs.

Une dysharmonie générale se reflète au niveau de la pensée - mélange surprenant d'hermétisme et de limpidité -, et de l'intelligence, manifestement amoindrie dans son efficience pratique tout en conservant intactes d'excellentes facultés de jugement critique comme en témoignent la justesse de certaines remarques.
Typologie des schizophrénies.
La psychose paraphrénique.

Source : Vulgaris médical.

Elle est caractérisée par un délire imaginatif chronique ne s’accompagnant pas de trouble des fonctions mentales.

Le délire peut se définir comme le fait de capter les perceptions provenant de l’extérieur anormalement, en désordre, en percevant les choses telles qu’elles ne sont pas en réalité. On dit alors que les facultés intellectuelles de l’individu atteint sont caractérisées par une perception erronée de la réalité. D’autre part, ce délire s’organise toujours autour du même thème : de la grandeur, de la persécution, de la mélancolie, du mysticisme, etc.

Ce délire est qualifié d’imaginatif, c’est-à-dire créatif, non pas au sens constructif du terme, mais plutôt malsain, voire nocif. L’imagination maladive du paraphrène est débordante et le plus souvent, il lui est impossible de différencier l'imaginaire du réel. En résumer, un sujet qui souffre de paraphrénie semble vivre dans deux mondes différents. D’un côté, le monde tel que nous le connaissons et de l’autre, celui du délire dans lequel il se situe. D’autre part, il ne cesse d’enrichir ce délire grâce à son imagination.

On distingue 2 types de paraphrénies.

1- La paraphrénie systématique où le malade se voit au centre de son délire.

2- La paraphrénie fantasmatique et confabulante, dans laquelle la réalité est vécue de façon purement imaginaire (à la manière des enfants, chez qui elle est très fréquente et normale). Cet égarement, mieux perçu par l’entourage médical que par le milieu familial, donne l’impression au malade paraphrène d’assister à un film ou de vivre dans un conte merveilleux.

Cette maladie n’empêche pas d’avoir une vie normale et son traitement repose sur celui de ses accès délirants.

Sept autres types ou formes.

Source : sante-az.aufeminin.com
Simple.

Les symptômes négatifs sont au premier plan : appauvrissement des relations socioprofessionnelles, tendance à l’isolement et au repli autistique dans un monde intérieur. Il y a peu ou pas de symptômes délirants. Cette forme évolue lentement, mais très souvent vers un déficit de plus en plus marqué.
Paranoïde.

Où les hallucinations et/ou le délire plus ou moins mal structuré prédominent. C’est la forme la plus fréquente de schizophrénie. Le délire domine le tableau clinique et répond le plus souvent aux traitements antipsychotiques.
Les symptômes du délire paranoïde.

Source : doctissimo.fr.

Le délire en réseau touche un aspect particulier et spécifique de la vie du malade, et se concentre sur un thème bien particulier. Les thèmes sont alors liés notamment à une revendication particulière après un préjudice (vrai ou imaginaire), à la suite duquel la personne s'estime être victime d'une injustice : procès perdu, licenciement, injure…
La réaction délirante donne lieu à différents types de délires de revendication :

-Revendication judiciaire, avec recours à des procès systématiques et sans fin ;

-Revendication de découvertes, grandioses et délirantes, pour lesquels la personne ne s'estime pas reconnue à sa vraie valeur ;

-Revendication autour de la santé si la personne ne s'estime pas correctement traitée pour une maladie, le plus souvent imaginaire ;

-Revendication métaphysique, avec la construction de systèmes politiques ou religieux complets et totalement délirants.

-Les thèmes du délire peuvent également être liés à un élément passionnel spécifique : jalousie ou érotomanie :

Dans le délire de jalousie, le malade peut faire une véritable fixation sur une personne précise, un hypothétique concurrent ou rival, professionnel ou amoureux, et cherche alors des preuves de la justesse de son délire.

Dans le délire érotomaniaque, le plus souvent féminin, le malade est convaincu de façon délirante d'être aimé par une autre personne, et interprète tous les actes de celle-ci à la lumière de cette conviction.
Héphrénique.

Où le repli autistique prédomine. La dissociation de l’unité psychique du sujet est prédominante. C’est la forme la plus résistante aux thérapeutiques.
Catatonique.

Avec des mouvements rares ou déréglés. Le patient est comme figé physiquement et conserve les attitudes qu’on lui impose, comme une poupée de cire. Il est enfermé dans un mutisme ou bien répète toujours les mêmes phrases. Actuellement, cette forme se traite et est donc rarement définitive.
Dysthymique ou schizo-affective.

Avec des troubles majeurs de l'humeur. Les accès aigus ont la particularité d’être accompagnés de symptômes dépressifs, avec risque suicidaire, ou au contraire de symptômes maniaques. Ces formes répondent au moins en partie aux traitements par lithium.
Pseudonévrotique.

Elle associe des symptômes de schizophrénie et des symptômes importants de névrose (hystérique, phobique, anxieuse ou obsessionnelle).
Pseudo-psychopathique ou héboïdophrénique.

Il coexiste des passages à l’acte très violents et des symptômes dissociatifs comme une grande froideur affective.

Autres manifestations (classement à part).
Maniao-dépressivité ou personnes bipolaires (borderline).

Passage rapide d’un état euphorique à la dépression.

Autisme.

Coupure communicative avec son environnement.
Psychopathie.

La psychopathie est une maladie grave très peu connue qui touche 3% d'hommes et 1% de femmes.

C’est un trouble permanent du développement comportemental caractérisé par des comportements associables impulsifs et pour lesquels le sujet ne ressent aucune culpabilité.

Ce trouble psychologique peut interagir et/ou accentuer d’autres troubles comme la schizophrénie ou la dépression bipolaire. Il existe plusieurs degrés dans la maladie pouvant aller de la psychopathie modérée à un passage à l’acte criminel et dangereux pour les autres. Elle ne peut être diagnostiquée avant 18 ans, mais en général, on peut toujours constater des antécédents au cours de l'adolescence.
Délires.

Les délires d’imagination sont les prolongations explicatives des hallucinations subies.

C’est trouvez des réponses à ce que l’on perçoit, l’ajout de la réalité consciente à l’irréalité inconsciente.

En religion, ce sont les perceptions de communication avec l’au-delà traduites dans les livres intouchables dits « saints ». Bonjour les dégâts, vous êtes priés de ne pas faire de critiques.
Edouard Zarifian – (1941-2007) - Psychiatre - Les jardiniers de la folie.

« On doute de la réalité, on ne doute jamais de son délire.»

Troubles idéo-affectifs formés de mouvements, perceptions et de sentiments erronées de la réalité extérieure auxquels le sujet adhère de façon inébranlable.
Quelques grandes catégories.
Mystique et ésotérique.

Délire en rapport avec les Ecritures saintes, la parole divine, une mission ésotérique et divine à accomplir, des forces obscures, du Mal ou du Bien.
Fantastique.

Discours visionnaire avec fantasmagorie souvent dramatique voire salvatrice (proche du thème précédent), conviction d’une relation avec une vie extra-terrestre.
Persécution.

Conviction délirante d’être victime de préjudices, d’agressions, de l’hostilité d’autrui. Le sujet persécuté pense être l’objet d’une machination ou d’une conspiration.
Mégalomanie ou de grandeur.

C’est une surestimation de soi qui à l’évidence n’est pas conforme à la réalité. Ce thème est fréquemment observé dans la manie délirante. Une telle thématique délirante donne lieu à des troubles du comportement : projets pharaoniques, entreprises grandioses, dépenses somptuaires et contacts inappropriés…
Jalousie.

Le délirant jaloux a la conviction erronée que l’être qu’il aime lui en préfère un ou une autre. Il fonde cette conviction sur les plus petits indices. Toute son action va alors être guidée par la recherche de la preuve absolue de sa conviction délirante grâce à des investigations inquisitoriales multiples.
Érotique.

Le délire à tonalité érotique est souvent un délire mégalomaniaque centré sur la puissance sexuelle du patient.
Érotomaniaque.

Caractérisé par la conviction délirante d’être aimé. En général, le patient pense être aimé d’un personnage jouissant d’un certain prestige avec lequel il n’a que des relations lointaines. On parle de délire passionnel qui s’observe en général chez un patient paranoïaque. Le délirant passe par trois phases : d’espoir, de déception puis de rancune quand il s’aperçoit qu’il n’est pas aimé, dernière phase où le passage à l’acte meurtrier est vraisemblable.
Auto-accusation.

Ce thème délirant traduit un jugement très défavorable que tient le sujet sur lui-même, hors de toute réalité. Il se trouve en général associé à une auto-dévalorisation, un sentiment de ruine et de culpabilité. Il est très caractéristique de la mélancolie délirante.
Hypocondriaque.

Préoccupations corporelles, hors de toute réalité, centrées sur la maladie, la transformation corporelle, centrées souvent sur les modifications d’un organe particulier.
De négation d’organes.

Conviction délirante de mort d’un organe voire du corps tout entier. Constitue le syndrome de Cotard qui se trouve dans certaines mélancolies délirantes.

L’ENVERS DE LA VIE

L’UNIVERS DU SCHIZOPHRENE

LE PARCOURS DE MON FILS RODOLPHE
Reprises de l’essentiel de mon document datant de 2003 : L’envers de la vie, l’univers du schizophrène. Depuis, des années se sont écoulées, la suite de 2003 à 2016, je vous la raconterais en fin de ce document ; enfin peut-être.
La schizophrénie, une psychose taboue.

C’est la meilleure appréciation unanime et personne ne contredira cette vérité. Elle est taboue, car elle est dérangeante pour la société, donc si vous n’êtes pas concerné, il vaut mieux ne pas la connaître. Quoique vous la connaissez bien, et même trop bien sans vous en douter et le doute sur vos croyances est la première approche pour sortir de ce désastre que nous subissons.

La schizophrénie est une réelle maladie mentale intrigante, sans compromission, une désorganisation du cerveau, laquelle, bien souvent, fait l’actualité tragique. Intrigante, des spécialistes, des psychiatres tentent d’en donner le contour sans vous l’expliquer ; moi, un père, plus modestement, je vais vous la raconter...

Alors bienvenue dans cet étrange voyage immobile dans le monde virtuel du mental désorganisé. Je vais vous faire parcourir une route interminable grande quinzaine d’années ; une lecture perturbante tant vous allez découvrir l’inimaginable.

Un parcours qui sera sans doute très loin de ce que vous pensez et pouvez soupçonner, un monde imagé, imaginé, destructeur de la personnalité. Je vais donc vous faire pénétrer cet autre univers, vous entraîner dans ce monde perturbant et dérangeant de la schizophrénie. Vous allez y découvrir un monde à part, côtoyer une existence parallèle bien loin de toute réalité. Ce que je vais vous raconter n'est pas une définition professionnelle de cette maladie mentale, de ses symptômes, comme le feraient d'éminents spécialistes en psychiatrie, ni d'ailleurs une analyse documentaire sur divers cas d'affection, c'est tout simplement un itinéraire particulier dans cette maladie dont je vais vous dérouler le fil du temps. Et le temps, les années qui passent, viennent donner à ce trouble psychique un caractère d'insupportabilité. Mon regard, mon écoute, mon implication, mes explicatifs, ce que j'ai compris, ce que j'ai pu faire, bien loin d'une méthode rigoureuse, sont seulement et modestement une bouffée d'aide, un peu d'oxygène dans une atmosphère irrespirable ; un soutien, l'indispensable, l'inutile, des tentatives d'accès au déverrouillage de ce mal, cette prison intérieure qui ronge la personne en extrême souffrance. De cette bizarre et terrible maladie, aussi étrange que déconcertante, positionnée dans le monde de l'irréel, je vais tenter, par l'approche du vécu au quotidien et partagé de manière plus qu'affective, de vous montrer ce qu'est la vie du souffrant et de sa proche famille qui l'entoure, son indispensable lien de survie. Un témoignage de celui qui a côtoyé, au plus près, le ‘malade’ pris dans cette inimaginable tourmente dès l'âge présumé de ses dix-neuf printemps. Un plongeon dans le néant, une chute vertigineuse de sa vie qui a débuté, il y a maintenant environ treize années, une psychose avec son cortège hallucinatoire et ses délires mystiques qui, par sa ténacité, n'est pas encore arrivée à son terme et qui, de toute évidence, laissera des traces indélébiles. Reste la vision idyllique, l'inaccessible, la rupture définitive avec la pseudo-maladie, laquelle n'est pas hors de portée, mais un sommet des plus difficiles à atteindre, le rêve parfait, sûrement illusoire. Un itinéraire sans doute similaire dans les faits, pas obligatoirement dans la durée, qui elle est très variable, à tant d'autres ‘malades’ pris dans cette même tourmente, une longue route déroutante, interminable, sans fin, qui suit, à mon sens, un déroulement logique et obligé. Ce parcours chaotique, je vais, pour votre compréhension, le scinder en plusieurs étapes par de longues périodes d'évolution relativement distinctes.

Le point d'entrée dans cette souffrance, le tout d'abord, comment cela commence ? Bien avant les premiers symptômes visibles, cette perturbation venue d'une origine incertaine prend forme dans un départ flou, un début non affirmé, une longue période dans laquelle le futur malade perçoit des sensations indéfinissables, bien loin de se douter et de considérer la réalité d'une psychose naissante et progressiste. Une enveloppe mystique le met dans l'impossibilité de comprendre le bien-fondé de ses agressions subies venant d'un dysfonctionnement de son cerveau, une affirmation d'être l'objet de persécutions orchestrées par le monde de l'au-delà, dans une pression psychique hors du commun. Puis, après des années, souvent à la suite d'une première rupture brutale déclarée, parfois une cassure malheureuse, tragique, vient l'obligation impérative de prendre une médication, un premier pas vers un état moins critique, une période instable sans avancée significative. Arrivera ensuite, beaucoup plus tardivement, le doute de l'implication du monde extérieur, une reconnaissance mitigée de son état, une prise inconsciente de son affection sans la certitude illusoire d'en terminer définitivement. Les années s'écoulent longues et interminables, le souffrant est devenu, depuis bien longtemps, un adulte avec pour seule perspective un terme supportable, de toute manière inacceptable dans un avenir encore bien compromis. Maintenant, partons dans l'univers de cette affection, la schizophrénie paranoïde, plus connue sous le nom de « maladie de la persécution » ; le difficile parcours de mon fils prisonnier de cette psychose.
Ce n'est pas du cinéma.

De façon imagée et explicite, il est possible de comparer l'itinéraire du schizophrène à un film ou plus exactement une série. Dans celle-ci, il est l'acteur principal. L'origine de son rôle commence bien avant le début du tournage. Une période préliminaire où il a toutes les prédispositions pour en devenir le personnage principal. Des sensations étranges l'assaillent et le coupent de la réalité et qu'il intègre dans un raisonnement qu'il adapte à ses perceptions. Le schizophrène pourrait rester toute sa vie dans ce schéma non-acceptable. C'est, d'après les statistiques, le un pour- cent des personnes prédisposées, un nombre non-négligeable où aucune famille n'est censée être à l'abri. Pour entrer dans ce rôle, c'est un événement particulier, un choc psychologique au sens large du terme, un stress brutal qui va lui ouvrir la grande porte. Dans cette série, dont il fait partie intégrante, il est prisonnier de son rôle, un otage virtuel de son monde parallèle. Il découvre de la souffrance et de la violence qui vont être son lot quotidien. Un univers qu'il va tenter d'assumer simultanément avec sa vie extérieure, sa vie comme tout en chacun, dans une imbrication quasi-parfaite. Pour nous, dans la normalité, un cauchemar se vit de nuit, nous agite, nous réveille en y mettant un terme. De toute manière, le matin au lever, nous avons passé la gomme et la vie normale reprend ses droits. A l'opposé, le schizophrène vit ses cauchemars de jour et les fusionnent dans ses activités normales journalières, il ne peut les interrompre et son unique choix est d'endurer. Un méli-mélo antagoniste, qu'il tente d'assumer comme la gestion rationnelle d'un capharnaüm.

Dans ce schéma de fonctionnement qui lui est propre, il ne faut pas chercher une cohérence ou une chronologie, il n’y a pas d’ordre dans les évènements. Sa vie n’est qu’un désordre, je dirais un bordel permanent. Dans la série où il est entré, la suite logique des épisodes n’a que peu de sens, on peut même en oublier quelques-uns. Les épisodes racontés ne seront que ses histoires perçues et vécues, des épisodes identiques racontés différemment. Ce qui est sûr, il est dedans, il ne peut s'en échapper et je vais me répéter, c'est violent et il souffre. Des années passent, interminables… Sa sortie d'acteur, comment va-t-il la gérer ? Comment va-t-elle se terminer ? Je dirais qu'il y a trois possibilités. La première, l'acteur ne peut plus supporter son rôle, c'est trop lourd à porter, cela lui devient insupportable. Il quitte définitivement la scène, de façon dramatique, et le suicide n'est pas un vain mot. La seconde, il tente d'assumer son rôle, il fait avec et le compose dans sa pseudo-vie. Les épisodes l'usent, l'histoire est toujours identique, il va vieillir et terminera sa vie dans ce rôle. C'est la version où l'on explique que la maladie a tendance à s'atténuer avec l'âge. Deux terminus qui ne me conviennent pas, même s'il est apparent de constater qu'il n'y a pas égalité entre les deux versions ; je n'ai pas de préférence, que du rejet. La troisième est la solution que je tente d'apporter avec persévérance et détermination. Je me suis résolu à croire que je pouvais l'aider à améliorer son état et à le tirer hors de cette série, car je suis convaincu que cette affection mentale n'est pas structurelle, qu'elle ne fait pas partie de son intégrité physique, donc forcément, elle est réversible. Je n'abandonnerai jamais mon fils enlisé dans cette galère. A part entière, il fait partie de nous, sa famille proche ; sa mère, son père, ses frères. Nous avons besoin de lui, comme lui a besoin de nous, nous sommes indissociables. Une situation difficile, dont je n'ai pas mesuré la ténacité, la durée, la souffrance. Il est certain que si j'avais possédé davantage de paramètres sur l'évolution dans le futur, j'aurais certainement pris d'autres dispositions, entre autres, celles de le faire quitter provisoirement sa vie de fin d'études et son activité professionnelle, le faire soigner, le temps de se libérer et, plus tard, lui faire reprendre le cours de sa vie dans des conditions moins inacceptables. L'erreur d'appréciation, elle m'est en partie imputée, je suis d'un naturel optimiste et toute notre famille cultive un esprit dynamique, donc cette affection ne pouvait qu’être passagère ; c'est l'image du soi projetée qui n'a pas été le reflet de la réalité. Aussi, de source de sa psychiatre, un traitement approprié, - qui a débuté approximativement six années après les premiers symptômes perturbants - se devait d'avoir une réussite à terme sur quelques années limitées ; c'est sans doute la moyenne observée, mais que la moyenne, et dans mon esprit la durée devait en être bien inférieure. Maintenant, il est trop tard, les années se sont écoulées, il faut mener de front toutes les contraintes, et les plus importantes sont celles que mon fils tente d'assumer sans en comprendre le pourquoi et donc n'a pas la vision objective des raisons de son état. Un état qui persiste et ne lâche prise, mais je garde en moi la conviction de le sortir de cette abominable série. Il n'est pas soutenable que mon fils ne puisse passer des années de sa vie dans ce qui lui est dû, une vie comme tout le monde, rien de plus et pour atteindre ce but, la tâche va être ardue. Une part d'inconscience optimisée, car les années se succèdent avec des répits et des désespoirs, mais je suis convaincu à l'idée qu'il est possible de le sortir définitivement de son affreuse réalité. La seule chance d'y parvenir est de m'impliquer lourdement afin de le conduire, dans un premier temps, à percevoir ses incohérences, permettant ainsi d'ouvrir la brèche et démonter sa forteresse de fausse vérité. Il faut que je l'amène à prendre conscience qu'il se démène dans un rôle bidon, un rôle de merde, qu'il faut le quitter sans états d'âme. Il est plus que temps de raccrocher son costume au vestiaire, de sortir, de claquer la porte pour toujours, dehors, il fait beau. Ma démarche, c'est plus qu'un challenge, c'est uniquement un acte d'amour de ceux qu'ils l'aiment. Lui se débat dans cette horreur dont il est prisonnier et qu'il ne mérite pas.
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