Notes romaines sur Mesdames Tantes et le Dauphin





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SOMMAIRE

L’allocution disparue (ou inventée?)


Mesdames Tantes

La politique de Pie VI envers la Legitimité Française

Notes romaines sur Mesdames Tantes et le Dauphin

Le comportement insolite da François II


«Régles pour écrire le latin» du Dauphin

Une lecture intéressante

L’écolier est Louis XVII

Mort de Louis XVI et de Marie Antoinette

Signes biographiques de Louis XVII

Indices se réferant à la soeur

Douleurs et malheurs


Voyages et éspoirs

Certains personnages

Notes historiques


«Le Dauphin de France se n’étant servi Lui même»

Certitudes et conjectures
ALBERTO MARIA FORTUNA

UN DOCUMENT DE LOUIS XVII EN ITALIE
Le fils de Louis XVI et de Marie Antoinette, connu comme le Dauphin de France et Louis XVII, est-il le prisonnier mort à Paris dans la prison du Temple le 8 juin 1795 ?

Même un dictionnaire de grande divulgation comme le Larousse admet que le problème de la survie de Louis XVII n’a pas été résolu. Voici ce qu’on peut lire : « Des historiens sont toujours très passionnés par l’affaire, mais l’énigme reste entiere “ (B. MELCHIOR - BONNET, Dictionnaire de le Révolution et de l’Empire, Paris, Libr. Larousse 1965, pp. 205 et 206).

L’allocution disparue ( ou inventée?)


Lafont d’Aussonne était un apologète de ce tragique personnage qui prendra le nom de Louis XVIII.

Un homme ambigu, Lafont d’Aussonne. Oscar de Poli, lui-même partisan et agent de Provence et donc auteur d’un panégyrique enthousiaste sous le titre “Louis XVIII”1, le définit comme “un ignoble défroqué, policier taxé d’infamies“, malgré qu’un des principaux adversaires de la survivance du Dauphin, Chantelauze2, l’a considéré comme un de ses bons saints en paradis.

Lafont d’Aussonne, donc, dans son livre “Lettres anecdoctiques et politiques” fit une déclaration évidemment contraire aux intérêts des défunt Louis XVIII et de son parti. Il révéla, en effet, qu’ il existait «un papier très important, une allocution de Pie VI», qui “se trouve dans les archives restituées par la France” au Vatican avec la Restauration, où on parlait du prince évadé , et ajouta que ce discours fut prononcé «par le Pape, trois jours avant son enlévement sacrilége»3 qui fut l’oeuvre des Français, c’est-à-dire le 17 février 1798, puisque Pie VI a été capturé le 2O février. Il existe un autre témoignage, en relation avec la seule donnée de la déclaration, c’est celui d’Ezio Pasero : le Souverain Pontife aurait dit exactement «dans un consistoire secret tenu peu après le 8 juin 1795: “Nous fondons de grands espoirs sur le fils de Louis XVI, dont nous savons qu’il a été sauvé”»4.

Lafont d’Aussonne expliqua même que cette allocution «montre le jeune Louis-Charles, duc de Normandie, comme retiré dans le Bocage et y jouissant d’une parfaite santé». D’où le commentaire de Modeste Gruau de la Barre, avocat, ancien procureur du roi et défenseur du prince Charles: «Ces faits nous démontrent suffisamment que l’évasion, dès qu’elle eut eu lieu, fut officiellement annoncée au Siége Apostolique.»5.

Les informations de Lafont d’Aussonne, selon Gruau de la Barre, venaient d’un fidèle de Richemont. Richemont est le nom conventionnel donné à un célèbre agent bonapartiste qui, toute sa vie et avec des systèmes proteiformes, comme métier rentable récita très bien la partie du vrai Dauphin sauvé, d’abord aux dépens de son parti et ensuite, comme il semblerait, aux dépens de soi même. Un fidèle naïf de Richemont était Labreli de Fontaine, bibliothécaire de la duchesse veuve d’Orléans, qui, peut-être sur la base des pièges du montage napoleonien, s’était autoconvaincu de la survie de Charles et avait juste retenu les informations publiées dans un écrit intéressant: Révélation sur l’existence de Louis XVII6. On pouvait y lire: «Les chefs du clergé savaient à quoi s’en tenir (...) ; ils n’ignoraient pas qu’il existait dans les archives de Rome des actes et des documents authentiques qui déposaient de l’évasion du fils de Louis XVI. Aussi le haut clergé se refusa-t-il constamment à célébrer un service mortuaire et anniversaire à la mémoire de Louis XVII»7.

En somme, au début de 1798, et selon les nouvelles fournies par le bibliothécaire de la duchesse d’Orléans, Charles vivait dans le Bocage8. Etant donné que les écrits autobiographiques de Charles sont crédibles au moins sur quelques points principaux, tout laisse à penser que la nouvelle donnée par Lafont d’Aussonne serait un mixage de vrai et de faux: vraie l’allocution, fausse la date. En effet, comme l’écrit Ezio Pasero, en novembre 1950 un érudit suisse, un certain Mayaud, montra les preuves de la vérité de la brûlante déclaration papale: preuves découvertes à Rome. Mayaud les fit voir à son compatriote, le juriste Moritz Isenschmid, chercheur de documents sur le Dauphin: mais il lui en fit voir seulement, sans en faire de publication, ad exception d’une phrase. Le reste du document est resté méconnu et il manque donc des nécessaires garanties d’authenticité9.

Donc, à quelles données doit-on croire? À celles de Lafont d’Aussonne ou aux autres? 1798 ou 1795? Ou bien à toutes ou à aucune? Il est évident qu’un discours comme celui attribué au Pape est plus justifié si on se place au moment où été répandue la nouvelle de la mort du Prince et lorsque les dangers de la révolution sont encore inimaginables pour les États de l’Église et qu’on peut espérer le retour de la monarchie en France; au contraire il est plus difficile de croire que cela se soit fait trois ans après, c’est-à-dire lorsque l’occupation française de Rome est imminente, car il n’est pas possible de penser que le Pape se soit trompé en espérant avoir une aide des partisans d’un roi déshérité et en fuite. Cependant il est plausible que le Pape ait rappelé la survie de Louis XVII par peur de ne plus pouvoir parler lorsque il serait entre les mains des révolutionnaires.

Il est indubitable qu’après avoir fait sortir Charles de prison et puis l’avoir fait échapper aux recherches, il était logique et presque inévitable de mener le prince à Rome et de le faire rencontrer avec le Pape. Les royalistes de France croyaient au titre multiséculaire de “Roi très chrétien”, et de fait, au cours des générations, ils avaient apporté leur secours à l’Église dans beaucoup de graves événements; il était donc logique de déduire que les libérateurs du Dauphin se soient tournés vers le pontife romain au moment où le cacher était une question de vie ou de mort pour le rejeton de la monarchie française. Le choix de Rome aurait ensuite été rendu obligatoire parce que, par la déclaration officielle de la mort du Dauphin au Temple, il n’y avait que l’Église capable de porter secours à l’enfant détrôné. Qui d’autre aurait-il pu l’aider? Peut-être la cour de Turin, d’où étaient issues les épouses des frères prévaricateurs de Louis XVI10 ou celle de Vienne, où commandait une despote glaciale et peu sensible aux liens familiaux, ou bien de celle d’Angleterre, toujours prête à arracher et à saisir avec les griffes, ou l’affreuse cour d’Espagne ? Dans tous ces lieux le prince déshérité serait devenu un objet, pas un homme politique. Le monde était encore vaste, c’est vrai, mais s’éloigner trop signifiait risquer de perdre pour toujours une occasion opportune pour réapparaître et reprendre les commandes.

Il n’y avait donc, que Rome avec le Pape. Rome, qui est sur la route des Deux Siciles, où la soeur de Marie Antoinette et marraine de Charles haïssait du plus profond de son coeur la révolution et les révolutionnaires de Paris. À Rome, finalement, avaient même trouvé refuge deux tantes âgées de Louis XVI et proches du Dauphin, Victoire Louise Marie Thérèse et Marie Adelaïde, filles de Louis XV et de Marie Leszczynska: Mesdames de France, Mesdames Tantes, devenues après la mort de Louis XVI, Mesdames Grandes Tantes Du Roi.Victoire Louise et Marie Adelaide11 ont été témoins au baptême de Charles à Versailles et en avaient signé l’acte solennel, daté 27 Mars 178512.

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