Réunion annuelle des parlements





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titreRéunion annuelle des parlements
date de publication28.10.2017
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L’Europe des lumières au milieu du XVIIIe siècle

1° Qu’est-ce que l’Europe vers 1750 ?
Les frontières de l’Europe au milieu du 18ème siècle sont relativement stables depuis le traité d’Aix la Chapelle. Son paysage est bien évidemment très différent des frontières de l’Europe que nous connaissons aujourd’hui.

L’Europe du milieu du 18ème siècle est une Europe des monarchies traditionnelles. Les Etats sont des états dynastiques, c’est-à-dire que les familles régnantes dessinent les territoires par leurs possessions. Chaque Etat renvoie donc à ne couronne, à une famille.

Les nations sont donc en genèse ; car elles ne sont pas encore dégagées de cette idée de couronne, de dynastie.
Dans l’Europe du milieu du 18ème siècle, on trouve :

 d’immenses empires, qui sont des entités plus ou moins centralisées, réunies autour d’une même famille couronnée, du fait de l’histoire.

- Le plus ancien est le Saint Empire Romain Germanique (« Reich » en allemand). Il recouvre une très grande partie de l’Europe germanique et centrale, et se compose de 300 états, plus ou moins grands (certains ne sont que des villes, comme Hambourg, d’autres sont de réels territoires dynastiques, comme l’Autriche (dont l’empereur est celui du Saint Empire Romain Germanique ; la famille d’Autriche est la famille Habsbourg), ou encore la Prusse (il s’agit d’une puissance montante, dont la toute jeune capitale est Berlin ; famille Hohenzollern). Mais d’autres grands états du Saint Empire romain Germanique ne sont pas des dynasties, comme la Bavière.

Mais le saint empire romain germanique est une entité qui n’existe que formellement ; il ne s’agit pas de différents états de type moderne, mais une « relique du passé » ; ce Saint Empire n’existe concrètement que par la diet (réunion annuelle des parlements).

  • L’Empire d’Autriche recouvre la plus grande partie de l’Europe centrale (l’actuelle Autriche, Hongrie, ex-Yougoslavie, Rép. Tchèque, Slovaquie). Une partie de cet ensemble est allemand, c’est l’actuelle Autriche (capitale : Vienne) ; et ce sont les allemands qui dominent cet empire multinational, et l’allemand est la langue véhiculaire de l’Europe centrale. La famille dominante, la famille Habsbourg est catholique, mais dans cet état très hétérogène, on trouve 5 confessions religieuses.

  • L’Empire ottoman (aussi appelé « Porte ottomane ») est un immense empire fondé par les turcs (peuple guerrier) à la fin du Moyen Age. Cet empire s’étend sur 3 continents : l’Afrique (actuelle Algérie, Tunisie…), l’Asie (Proche-Orient), l’Europe (toute l’Europe balkanique (actuelle Roumanie, Bulgarie, une partie de la Hongrie, le sud de l’ex-Yougoslavie, la Macédoine, l’Albanie, la Grèce, la partie européenne de la Turquie, l’Arabie (comprenant plusieurs villes saintes comme la Mecque). La capitale de l’empire Ottoman est Istanbul. C’est un empire musulman, où la sultan (empereur ottoman=chef militaire) est aussi le calife (chef religieux), mais où les minorités religieuses sont importantes (chrétiennes, orthodoxes…).

  • L’Empire russe est récent, mais en pleine expansion. La dynastie est Romanov. Cet empire est un état qui a état qui a été complètement transformé au début du 18ème siècle par le tsar Pierre le Grand (par exemple, il déplace la capitale de Moscou à Saint Petersbourg (rapprochement de la mer, témoignant d’une volonté d’ouverture de la Russie à l’ouest et aux influences occidentales. Ainsi, au 18ème, avec Pierre le Grand, la Russie « s’arrache » à l’Asie et entre véritablement en Europe, sous le coup d’une triple entendue : vers l’ouest (pays baltes), vers le sud (Kaukase) et vers l’est (Sibérie).


 à côté de ces immenses empires, dont certains sont très hétérogènes, existent de grandes monarchies, dont les plus anciennes ont étés formées à la fin du Moyen Age.

- la France (dynastie des bourbons) : c’est la monarchie la plus riche et la plus puissante ; il s’agit par ailleurs du pays le plus peuplé d’Europe après la Russie. Le pays est en effet, sous Louis XIV puis Louis XV (son petit fils), à l’apogée de sa puissance, notamment militaire (1ère puissance militaire sur le continent), et économique (plus riche pays d’Europe). Elle dispose déjà d’un petit empire colonial (île à sucre : Guadeloupe, Martinique…)

- l’Angleterre : cette monarchie s’est unifiée autour d’une dynastie protestante d’origine allemande : la famille Hanovre. Le royaume comprend en effet 4 territoires autrefois autonomes : l’Angleterre, l’Irlande, le pays de Galle et l’Ecosse. Ce « Royaume-Uni » est la 1ère puissance maritime du monde, et dispose déjà d’un immense empire colonial (Amérique du Nord, îles à sucre (Jamaïque…), très nombreux comptoirs dans les indes…). Ce pays dynamique sera le berceau de la modernité (1er pays à connaître la révolution industrielle, pays dans lequel va naître le parlementarisme…).
Ces deux pays sont rivaux, et cette rivalité France-Angleterre va dominer le 18ème siècle. (France : puissance continentale Anleterre puissance maritime ; France catholique, Angleterre protestante…).
Deux autres monarchies traditionnelles :

  • l’Espagne (la dynastie des Habsbourg a été remplacée par celle des bourbons, (comme aujourd’hui) descendant d’un petit fils de Louis XIV). La puissance de l’Espagne se caractérise par son très vaste empire colonial (le plus vaste au monde : toute l’Amérique latine sauf le Brésil, des îles à sucre comme Cuba, les Philippines…)

  • le Portugal (dynastie des Bragance) : même s’il s’agi d’un pays relativement petit (à l’échelle européenne), il dispose du 2ème plus vaste empire colonial au mond (Brésil, une grande partie de l’Afrique (cap vert, Mozambique…), nombreux comptoirs en Inde et chine…) et sa puissance n’est ps négligeable au 18ème siècle.

Au nord de l’Europe (Scandinavie encore peu peuplée mais qui monte en puissance au 18ème)

  • le Danemark (comprend alors les actuels Danemark, la Norvège et l’Islande)

  • la Suède (comprend alors les actuelles Suède, Finlande et Pologne)



Mais l’Europe au milieu du 18ème comprend déjà quelques républiques :

  • la plus importante est la république de Pologne, qui est une « république aristocratique », càd que le roi est élu par la noblesse polonaise (le plus souvent le roi de Saxe). Mais cette république de Pologne est en crise, elle est ingouvernable et est soumise aux pressions de ses voisins, qui d’ailleurs se la partagerons à la fin du 18ème siècle).

  • Les Provinces-Unies

  • Des cantons suisses

  • Quelques petites républiques, notamment les villes de Gêne, Venise…)

  • L’Etat ecclésiastique (« Etat du pape ») ; en effet, le chef de l’église catholique est aussi chef d’un état : il est pontife)


Quelques éléments pour comprendre les Etats dynastiques :

- caractéristique sociale de ces Etats : ils sont fondés sur le privilège (vient du latin privata = loi privée, ce qui signifie que chaque individu, groupe d’individu, corporation… a ses propres lois). Il s’agit donc de sociétés profondément inégalitaires. D’ailleurs, en France, « privilège » et « liberté » sont synonymes : quand les français « défendent leurs libertés », ils défendent leurs privilèges…

Bien évidemment, la société se divise en classes : la noblesse, le clergé, les bourgeois, les paysans libres, les cerfs…

Il s’agit donc d’un monde extrêmement différencié, et toute l’Europe est construite sur cette « société du privilège » : nul individu n’équivaut à un autre. C’est l’Ancien Régime.


  • caractéristique religieuse : la religion est le ciment des Etats.

Mais il ne s’agit pas partout de la même religion : on trouve, en Europe, au milieu de 18ème siècle, 5 grandes confessions religieuses :

3 chrétiennes : le catholicisme (en europe du nord, Pologne, Irlande…)

le protestantisme(en Europe du nord et centrale…)

l’orthodoxie (en Russie, dans les balkans…)

Il y a une très forte opposition entre ces trois religions chrétiennes.

l’Islam (très présent dans l’ensemble de l’empire ottoman)

le Judaïsme (présent partout en Europe, mais surtout concentrée en Europe de l’est).
Les Etats européens reposent fortement sur l’unité du pouvoir politique et religieux. Ce principe s’est en effet imposé après les guerres de religion : « culius religio, ejus religio » = à chacun la religion de son royaume : au 18ème siècle domine le principe de la religion d’Etat, de la religion du prince.

Rappel : France : catholique / Angleterre : protestante / Russie : orthodoxe)

Ainsi, non seulement la monarchie est de droit divin (le monarque est choisi par Dieu), mais l’unité politique est construite sur l’autorité religieuse.

Mais cette unité politico-religieuse ne doit pas faire oublier qu’il y a partout en Europe des minorités religieuses, parfois à l’origine de fortes tensions.

2° Qu’est-ce que les lumières ? Dans quelle mesure vont-elles modifier la culture, la politique… au milieu du XVIIIe siècle ?
L’émergence des Lumières va bouleverser progressivement cet « équilibre » européen.

Les Lumières apparaissent en effet comme le vecteur de transformation en profondeur des Etats européens.
l’émergence d’une théorie des droits naturels de l’homme

rappel : dans le droit antique (grec, romain), l’idée de droit naturel n’existe pas (certains hommes n’existent pas, ce sont des choses qui peuvent être vendues…). Puis les grandes religions monothéistes vont progressivement affirmer que l’homme, créature de Dieu, est doté par ce dernier de certains droits, qui ne peuvent lui être retirés. L’idée de droit naturel commence donc à se développer en Europe, par exemple avec Saint Thomas d’Aquin au Moyen-Age).

Mais il faut attendre les philosophes comme l’hollandais Grotius, l’anglais Locke, le français Rousseau pour « laïciser » cette idée du droit naturel : pour eux, chaque homme, parce qu’il est un homme, parce qu’il appartient au genre humain, dispose de droits inaliénables (pas vendables) et sacrés.

Cette idée à la base des Lumières est essentielle, car elle crée une autonomie de l’individu (appelée en philosophie « autonomie du sujet »), qui va se traduire politiquement par des droits, aussi bien civils que politiques, des garanties juridiques pour les individus.

C’est donc l’émergence du « sujet politique » : l’individu doté de droits inaliénables et sacrés.
 une définition des Lumières…
Kant : Qu’est-ce que les Lumières, 1784 :

Les Lumières, c’est : « une sortie de l’homme de l’Etat de tutelle dont il est lui- même responsable »

« faire un usage public de la raison »
Kant fonde donc l’autonomie du sujet par la raison, l’individu déploie sa raison dans la sphère publique (civile et politique), et plus seulement dans la sphère privée.
La philosophie des Lumières consiste en une pensée critique de la tradition : l’individu autonome, capable de raison, s’interroge sur les fondements : du pouvoir, des religions, de la morale, de l’organisation sociale… ce qui, bien sur, déstabilise le monde ancien, car la philosophie des Lumières veut que tout ce qui est donné soit réexaminé par le sujet, à la lumière de sa raison.

Les Lumières exaltent donc de nouvelles notions :

Le rejet des préjugés (croyances non soumises à la raison)

La raison, l’humanité, l’utilité, le progrès…
Des Lumières vont donc naître une 1ère philosophie politique, dont les éléments principaux sont :

L’idée que l’individu a des droits politiques (théorie des libertés individuelles exaltée par Locke, au 1er rang desquelles : la propriété)

La séparation des pouvoirs (pouvoir religieux et politique ; pouvoirs exécutif, législatif, judiciaire) pour éviter la tyrannie, établie par Montesquieu

L’idée de tolérance religieuse (par exemple, Voltaire prend la défense des protestants français)

La volonté générale, le contrat social (qui exprime la volonté des individus), établie par Rousseau

Des délits codifiés, pour lesquels correspondent des peines prévues par la loi par avance, sous l’impulsion de l’italien Beccaria.

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