Perception du comportement professionnel





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IFAID Aquitaine

Perception du comportement professionnel

des Malgaches par les étrangers

à Antananarivo, Madagascar


Mémoire présenté sous la direction de :

M. Désiré Razafindrazaka

Roura Flore

Promotion 2000/2003


Année de remise : 2004

Remerciements
Je tiens à remercier tout particulièrement mon directeur de mémoire, M. Désiré Razafindrazaka. Outre l’aide technique qu’il m’a apportée pour la réalisation de ce mémoire et la mine d’informations qu’il représente, c’est lui qui m’a aidée à me poser les bonnes questions et à me remettre en question « interculturellement » pour réaliser ce mémoire le plus objectivement possible.

De plus, la patience et la tolérance de l’équipe d’encadrement d’IFAID, en particulier de Fabrice Lissayou et Mamadou Ouattara m’ont grandement apporté dans la compréhension des objectifs à atteindre pour réaliser mon mémoire.

Je souhaite également remercier M. Désiré Ramakavelo et Mme Suzy Ramamonjisoa qui m’ont consacré leur temps en partageant leur culture avec moi.

Je m’excuse de tout cœur auprès des Malgaches que j’ai également enquêtés dans le cadre que mon mémoire mais dont je n’ai pas pu exploiter les résultats d’enquête pour cause de réorientation de mes objectifs.

Je remercie également l’équipe malgache de COEF Ressources, tellement dynamique et ouverte sur les autres, qui m’a permis d’apprécier au mieux ma dernière expérience professionnelle et de réaliser mon mémoire dans d’excellentes conditions. D’autre part, je remercie aussi mes amis malgaches des associations Kely Kely Madagascar et Gasy Care avec qui nous avons partagé des moments de vie et nos cultures respectives.

Je suis heureuse de partager toutes ces expériences interculturelles avec Médéric Carpier. Sans l’amour et la volonté qui nous unit, ces dernières années de ma vie n’auraient sûrement pas autant concrétisé ma soif de découverte de l’autre par la création d’une association interculturelle et ce projet de vie à Madagascar.

Enfin, je tiens à attirer toute l’attention sur Danielle Roura, ma maman, qui m’a permis de m’ouvrir au monde et aux autres depuis ma plus jeune enfance, chose qui finalement m’a permis de me préparer peu à peu à l’expérience interculturelle que je vis à Madagascar. Plus techniquement, je la remercie pour l’aide logistique qu’elle m’a fourni et lui souhaite de pouvoir vivre un tournant important et heureux de sa vie prochainement.

Sommaire


1.Introduction 1

2.Première partie : Concepts de l’étude 9

2.1.Définitions des concepts de l’étude 9

2.2.Perception mentale 12

3.Deuxième partie : Contexte de l’étude 16

3.1.Contexte malgache 16

3.2.Contexte culturel 21

3.3.Contexte lié aux étrangers 30

4.Troisième partie : Analyse des résultats 38

4.1.Présentation de l’outil d’enquête 38

4.2.Regards sur le rapport au temps 42

4.3.Regards sur la communication 45

4.4.Regards sur la hiérarchie 49

5.Conclusion 55

Lexique des termes malgaches employés

Sources

Annexes

1.Introduction


Expérience à Madagascar justifiant ce mémoire

Lors de mon expérience à Madagascar, j’ai eu la chance de travailler au sein de deux ONG1 internationales de développement autonomisées ou plus communément appelées « ONG malgachisées ». J’ai ainsi effectué mes missions à Anjiro2 et Antananarivo3 pour Trans Mad Développement et Aide et Action. Les directeurs de programmes étaient malgaches et non des expatriés comme dans de nombreuses ONG internationales.

J’ai ressenti dans les deux cas quelques malaises relationnels et professionnels entre certains agents de développement nationaux et étrangers (dont moi-même) de la capitale malgache.

Ma deuxième mission fut écourtée par Aide et Action en raison d’une incompréhension culturelle qui fait partie de ces malaises observés. En effet, j’ai dans un premier temps proposé un thème de mémoire sur la culture malgache et il m’a été fait « sentir » que ce thème ne convenait pas aux attentes fondées sur mon stage. Je l’ai remanié pour mettre mes objectifs personnels de mémoire en adéquation avec les objectifs de l’association. Le jour où j’ai présenté la nouvelle problématique, la décision définitive de mettre fin à ma mission m’a été annoncée par mon directeur.

L’incompréhension est venue du fait qu’un maître de stage français m’aurait clairement prévenue que si je ne changeais pas de thème il ne pourrait pas me garder alors que mon maître de stage malgache et son équipe m’ont adressé des « signes » bien assez tôt pour que je change mon thème de ma propre initiative avant leur décision. Or j’ai compris trop tard que l’on m’adressait ces signes implicites. Une meilleure compréhension des codes culturels malgaches m’aurait sûrement évité cette mésaventure.

C’est pourquoi, j’ai décidé de me joindre à l’équipe du cabinet COEF Ressources, pour bénéficier de l’expérience biculturelle malgache et française de son directeur, Mr Désiré Razafindrazaka pour réaliser mon mémoire.

Problématique

Je me suis demandée dans quelle mesure les limites de l’expérience interculturelle que j’avais vécue avec Aide et Action pouvaient se reproduire dans d’autres contextes professionnels mettant en confrontation des expatriés à des salariés nationaux.

En effet, une grande communauté d’étrangers occupe des postes de responsables dans le domaine du développement et travaille avec leurs collègues malgaches. Les collègues de nationalités différentes ont des capacités professionnelles à travailler sur un projet commun (acquises par leur formation ou expérience), mais il n’en est pas de même pour la culture qui constitue pourtant un élément incontournable des relations professionnelles entre malgaches et expatriés. Il est beaucoup plus difficile pour un étranger de prendre conscience de la culture malgache en même temps que du travail qu’il doit effectuer. Le temps « d’immersion » étant relativement court, le travail commence souvent les premiers jours après l’arrivée à Madagascar. La confrontation de ces deux cultures différentes dans le cadre professionnel peut donc amener à des incompréhensions qui ne relèvent pas de l’incompétence professionnelle mais d’une incompréhension de l’autre culture.
J’ai donc été amenée à me poser la question suivante :

Comment le comportement professionnel des Malgaches peut être perçu par les étrangers ?

Hypothèses

Une première hypothèse se base sur le rapport au temps. Du fait de deux cultures différentes, ce rapport au temps peut être mal interprété. Une maxime française énonce que « le temps c’est de l’argent » alors que les Malgaches n’ont pas de souci de « rentabilité » du temps, qui est facteur de sociabilité dans leur culture. « Le temps est à Madagascar une notion circulaire et non linéaire : la culture du moramora ou celle de prendre son temps et de vivre pleinement son présent. » Les guides touristiques précisent déjà que cela peut dérouter l'étranger « sous l'emprise de vitesse et parfois de précipitation4. »

M. Ramakavelo, écrivain poète, membre de l’Académie Malgache, explique la notion « élastique » du temps à Madagascar. En effet, le sens des relations (fihavanana) à Madagascar permet aux Malgaches de favoriser ces relations au profit du respect strict du temps et des délais. De plus, le rapport à la nature, dans la vie des Malgaches, entraîne une forte relativité du temps dans la culture malgache.
La deuxième hypothèse concerne la différence d’importance donnée à la communication par les expatriés et les Malgaches. Les étrangers ont souvent pour habitude d’énoncer les choses de la façon la plus claire, franche et directe possible. Il n’en est pas de même pour la société orale de Madagascar, encore traditionnelle, qui a pour valeur sacrée le respect de la parole donnée. Comme de nombreuses sociétés africaines, ce proverbe du Burkina Faso s’applique à Madagascar : « la parole blesse et comme une arme, elle tue ! » D’où le respect nécessaire dans les paroles et comportements à ne pas avoir publiquement, la nécessité de ne pas entrer dans l’intimité de l’autre.

La société malgache a une particularité supplémentaire : elle est régie par le principe du fihavanana ou lien social. Le « havana désigne les parents, mais il ne s’agit pas seulement de la solidarité entre les membres d’une famille. C’est une notion [le fihavanana] qui dépasse la famille et même la nation5. » Ainsi on peut expliquer la recherche constante de consensus, qui oblige dans certains cas le Malgache à « ne pas exprimer sa pensée (ce qui) ne veut pas forcément dire mentir6. »
La troisième hypothèse porte sur l’attitude vis à vis de la hiérarchie qui pose des problèmes énormes de compréhension aux expatriés dans le cadre des relations de travail. Les personnes âgées ont une place dominante dans toute prise de décision et la hiérarchie s’immisce dans toute relation professionnelle avec des Malgaches. Beby Rakotobe Rajaonesy, maître de conférence au département de langue et lettres malgaches à l’université d’Antananarivo, explique que le « concept d’égalité sociale (…) ne peut pas exister à Madagascar. (Car) dans toute situation on (les Malgaches) se positionne soit en Raiamandreny, soit en Zanaka. (…) Tout cela va donc institutionnaliser un fait admis depuis la nuit des temps, à savoir la division des Malgaches en deux catégories bien définies et sans contestation possible : les Raiamandreny (littéralement « le père et la mère », par extension le supérieur ou chef) et les Zanaka (littéralement les « enfants », par extension l’inférieur ou le peuple). » Un proverbe qu’elle rapporte insiste sur le fait que les raiamandreny ont toujours raison. Sa traduction est la suivante : aucun raiamandreny ne tendra une pierre brûlante à son enfant. Ceci s’explique car « un raiamandreny ne veut que le bien de ses enfants7. » Les guides touristiques préviennent également les nouveaux arrivants étrangers à propos du respect et de l’obéissance dus aux personnes âgées dans la société malgache8.

Méthodologie

Pour réaliser ce mémoire, j’ai employé plusieurs méthodes de collecte d’information.

La première partie de mon travail a été l’observation participante. J’ai ainsi pu faire ressortir quelques thématiques dominantes en consignant mes observations du monde du développement pendant plusieurs mois dans un cahier de note. Ainsi, les incompréhensions fréquentes qui pouvaient avoir lieu dans le monde du travail m’ont décidée à centrer mon étude sur les relations unissant les Malgaches aux expatriés, en particulier aux Français. J’ai particulièrement ciblé la perception des comportements des salariés malgaches par leurs collègues étrangers.

J’ai ensuite commencé une recherche bibliographique sur les différents traits culturels majeurs de la culture malgache et en particulier de la culture merina, cette culture étant prédominante à Antananarivo. J’ai également recherché des sources sur les études liées à l’interculturalité. Cette recherche s’est principalement effectuée à la bibliothèque de l’Université d’Antananarivo et au CCAC. Elle a été complétée par le fond documentaire réuni par M. Désiré Razafindrazaka, mon directeur de mémoire. Cette recherche m’a permis d’élaborer des hypothèses sur la différence de perception des comportements selon qu’on les explique à partir de la culture malgache ou européenne.

Dans un troisième temps, j’ai réalisé des entretiens auprès des expatriés travaillant dans le domaine du développement dans la capitale sur leur perception du comportement de leurs collègues malgaches. Ces entretiens se sont portés sur la perception du comportement des Malgaches, mais également sur différents facteurs susceptibles d’expliquer cette perception. En effet, il est plus aisé de comprendre certaines perceptions si l’on connaît le type de relation qu’a l’enquêté avec les Malgaches, ainsi que les rapports sous-jacents à ces relations. De même, il était intéressant de tenter de détecter le degré de connaissance qu’avait l’enquêté de la culture malgache, et de savoir comment il expliquait le comportement des Malgaches9.

J’ai commencé à exploiter les résultats des entretiens auprès des expatriés et en ai fait ressortir certaines tendances majeures autour des comportements suivants : le rapport au temps, à la communication et à la hiérarchie. J’ai ensuite interrogé trois personnes ressources « spécialisées » sur la culture malgache à propos de ces trois aspects de la culture pour permettre d’obtenir des informations actuelles. Je les ai recueillies lors d’entretiens auprès de M. Désiré Razafindrazaka, psychosociologue, directeur du cabinet COEF Ressources10, président des Amis du Patrimoine Malgache et de Madajazzcar et membre correspondant de l’Académie Malgache, de M. Désiré Ramakavelo11, docteur en sciences politiques, également membre des Amis du Patrimoine Malgache et de l’Académie Malgache, écrivain et poète, et de Mme Suzy Ramamonjisoa12, psychosociologue et experte pour le dialogue des cultures en Afrique de l’Est, membre de l’Académie Malgache. J’ai aussi utilisé une étude sur la culture, les traditions malgaches et la prospective – les décideurs devant la question culturelle13 réalisée pour le PNUD.
Il s’avère que le mode d’enquête choisi pour les expatriés peut fournir un grand nombre d’informations intéressantes. C’est pourquoi j’ai utilisé cet outil de sociologie sans être moi-même sociologue. J’ai aménagé cette méthode pour faciliter le recueil des informations que je recherchais. Dans un premier temps j’ai dû « faire connaissance », au moins partiellement, avec les enquêtés. C’est pourquoi, j’ai préféré enquêter des expatriés avec lesquels j’entretenais une certaine familiarité, ou avec lesquels une collaboration professionnelle passée avait été fructueuse. Enfin, dans la mesure du possible, j’ai essayé d’interroger ces personnes en dehors de leur cadre de travail : chez moi, chez elles, autour d’un café en ville… Il était de toute façon nécessaire que ce soit moi qui commence les présentations et qu’elles prennent connaissance de mon parcours personnel ainsi que de l’étude que je menais. Il fallait que ces personnes me fassent confiance pour accepter de livrer leur point de vue. D’ailleurs, la plupart d’entre elles a accepté que j’enregistre l’entretien pour en faciliter l’exploitation totale. Cependant, il est fort possible que certaines « barrières », qu’elles soient de bienséance, de diplomatie, ou autre, aient biaisé une partie de la vérité du message fourni par les enquêtés.

Portées et limites de l’étude

Une enquête qualitative réalisée sur un échantillon réduit me permettra de tenter de mesurer la perception qu’ont les étrangers du comportement professionnel des Malgaches à Antananarivo. J’essayerai également de faire ressortir leur compréhension de la culture malgache qui peut expliquer cette perception.

Pour obtenir les données les plus fiables, je réaliserai un entretien plus complet et détaillé que ne le nécessite cette étude.
Il faut cependant observer plusieurs limites à cette étude :

Bibliographie :

Les contraintes temporelles m’ont empêchée de rechercher une bibliographie importante sur l’état des lieux de la perception interculturelle à Madagascar. M’étant fixée un délai relativement court pour réaliser ce mémoire, et l’analyse des questionnaires qualitatifs étant longue et fastidieuse, j’ai préféré axer mes recherches sur les données de terrain. De plus, le fonds documentaire en français sur le sujet ne semble pas aussi disponible à Madagascar qu’en France. J’ai donc également étendu mes recherches aux données internet.

Etendue de l’échantillon :

Ayant misé mon étude sur les aspects qualitatifs, j’ai préféré éviter de prendre un échantillon trop large. J’ai donc limité mon champ d’étude à Antananarivo, principalement aux expatriés français.

Sélection de l’échantillon :

Il aurait été intéressant de comparer les résultats des Français avec ceux d’expatriés venant de pays communistes ou issus de la colonisation.

De plus, il serait intéressant de comparer ces résultats avec ceux qui pourraient être obtenus auprès d’expatriés travaillant dans les villes côtières.

Formation et capacités personnelles :

De formation et de profession, je ne suis ni sociologue, ni ethnologue, ni psychologue. J’ai réalisé ce mémoire dans le cadre de mes études et de mon expérience de coordination de projet. Cette formation se veut polyvalente et englobe la gestion de personnel, y compris la gestion de conflits. C’est dans cette optique que j’ai réalisé mon mémoire, pour faciliter les relations interpersonnelles entre personnes de cultures différentes.

Je n’ai cependant pas employé la totalité des capacités et la méthodologie requises pour atteindre les buts sociologiques et ethnologiques que se donne une telle étude. Il ne faut voir dans cette étude qu’une porte ouverte à de nouvelles études approfondies pour des étudiants en sociologie, ethnologie, voire psychologie.

Cependant, Désiré RAZAFINDRAZAKA, mon directeur de mémoire, et psychosociologue, m’a été d’un grand recours pour tenter de combler cette lacune personnelle. Il a orienté ma réflexion pour que l’élaboration et la réalisation de cette enquête puissent me permettre d’utiliser les résultats de manière cohérente et a complété ma bibliographie en particulier en matière d’ouvrages de psychologie.
Il est donc de nombreux détails, qui ont peut-être une grande importance, que j’aurai omis de souligner dans mon travail d’enquête. Les résultats de cette enquête sont donc à tempérer par ces limites.

Annonce du plan

La première partie expliquera les concepts de l’étude : la culture, le dialogue interculturel et les perceptions.

Une deuxième partie présentera le contexte de l’étude : le contexte malgache, la population du centre de Madagascar, les Merina, et le contexte culturel, à savoir les caractéristiques de la culture malgache (des Merina) constituant l’objet de l’étude : l’attitude vis à vis du temps, de la parole et de la hiérarchie/des aînés. Cette partie présentera également le contexte lié à l’échantillon d’étrangers concernés par l’étude.

Enfin, la troisième partie analysera la vision des étrangers sur le rapport au temps, à la communication et à la hiérarchie des Malgaches dans le cadre professionnel après avoir présenté l’outil d’enquête. Nous essayerons, dans cette partie de comprendre sur quelles bases repose cette compréhension.

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