La science et la réconciliation franco-allemande après 1945





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III. L’intervention des universitaires dans la politique

des relations franco-allemandes.
Les universitaires ont-ils joué un rôle important dans le processus de décision politique relatif au rapprochement et à la réconciliation entre la France et l’Allemagne après la Seconde Guerre mondiale ? Il aurait théoriquement pu en être ainsi à deux titres. En premier lieu, et de façon circonscrite, en concevant, développant et influençant des décisions politiques qui auraient favorisé la coopération scientifique. En deuxième lieu, et plus largement, en concevant la réconciliation franco-allemande en tant que telle, dans les sphères politiques, autant que culturelles, économiques et scientifiques.
III.1. Le rôle des universitaires dans le processus de décision politique

relatif à la coopération scientifique.
Rien ne prouve que des universitaires aient joué un rôle essentiel dans l’établissement de la coopération scientifique franco-allemande au lendemain de la guerre. Les décisions essentielles ont été prises par des politiques ou de hauts fonctionnaires. Ce n’est que dans les années soixante-dix et quatre-vingt que le rôle des scientifiques devint plus marqué. Plus on remonte en arrière, moins leur influence est perceptible. Leur action ne devient plus visible qu’une fois effectués les choix politiques essentiels tendant à la réorientation de la politique franco-allemande dans les deux décennies de l’après-guerre, et une fois la réconciliation franco-allemande déjà sur les rails.
La faiblesse de l’engagement des universitaires dans l’établissement de transferts franco-allemands vigoureux est manifeste à la fin des années quarante et au cours des années cinquante. L’initiative tendant à cette époque à la création de nouvelles institutions en histoire, comme l’Institut d’histoire européenne de Mayence et l’Institut d’histoire allemande à Paris, est venue pour l’essentiel de personnalités politiques et de hauts fonctionnaires. Les initiatives du gouvernement militaire français de Mayence, au Sud-Ouest de l’Allemagne, ont été déterminantes pour l’institut de Mayence74. Quant à l’institut de Paris, créé en 1958, il doit son existence à une initiative du Chancelier allemand Adenauer de 1954. Les travaux de la commission préparatoire d’historiens ont même été financés par la chancellerie allemande75. Il en va de même pour les grands projets internationaux en sciences de la nature, en particulier en recherche nucléaire et en recherche spatiale. Le projet du CERN a été largement tributaire, dans les années cinquante, du soutien apporté par des politiques et des hauts fonctionnaires. Il fut même élaboré dans les ministères de Paris et de Bonn avec, il est vrai, des inspirations différentes puisque les Français attachaient plus d’importance que l’Allemagne aux dimensions militaires des recherches nucléaires et spatiales 76, 77, 78. Ce n’est qu’une fois prises les décisions fondamentales que l’autonomie des scientifiques s’affirma, tout au moins en Allemagne.
III.2. Le rôle des universitaires dans la politique générale

ède réconciliation franco-allemande
Rien ne prouve davantage que les universitaires aient joué un rôle essentiel ou même simplement perceptible dans la conception et la mise en œuvre de la politique générale de réconciliation franco-allemande.
Les universitaires n’avaient pas joué un rôle important au moment où se concevait et se mettait en place la réconciliation franco-allemande. Ils ne produisirent ni manifestes ni pétitions notables. Au moment où elle était définie et institutionnalisée, la réconciliation politique franco-allemande ne fut pas visiblement encouragée ou soutenue par des livres importants ou des discussions en milieu universitaire. Les spécialistes de sciences sociales n’ont pas joué un rôle important dans la formulation des politiques de l’administration en zone française d’occupation entre 1945 et 1949. Seule, une minorité de spécialistes de littérature allemande et autres universitaires français était impliquée. Les universitaires allemands s’abstinrent en général de coopérer avec l’administration française 79, 80. On a relevé plus haut des exceptions en physique et en histoire.
Le Plan Schuman de 1950 a été un pas décisif vers la réconciliation franco-allemande qui renvoyait, pour la première fois, à un concept nouveau en matière de sécurité internationale par contrôle conjoint de domaines sensibles (en l’occurrence, l’industrie du charbon et de l’acier). À l’exception de Etienne Hirsch, conseiller de Jean Monnet, les universitaires français ne jouèrent pas de rôle visible dans l’élaboration de ce plan. Ce rôle allait rester marginal, en France comme en Allemagne de l’Ouest, au cours de l’exécution du Plan Schuman et des négociations sur la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier. Les universitaires n’eurent de responsabilités importantes ni dans les équipes de négociateurs ni au cours des travaux préparatoires. Ils ne furent guère présents dans les discussions publiques qui marquèrent cette étape essentielle des nouvelles relations entre les deux pays81. Il en va de même au cours des étapes importantes qui suivirent, telles que le projet de Communauté Européenne de Défense, qui échoua en 1954, le développement du Traité de Rome de 1957, la création de la Communauté Économique Européenne et le Traité de l’Euratom qui aurait pu être une occasion particulièrement favorable pour manifester l’engagement des universitaires en faveur de la réconciliation franco-allemande. On peut relever que c’est le ministre, Siegfried Balke — autrement dit, le responsable politique — qui indiqua, au cours du débat sur la mise en œuvre du Traité de l’Euratom et pendant les rudes négociations sur la nature de la coopération entre instituts de recherche nucléaire, que le traité fournissait aux instituts et à l’Euratom « une base pour la coopération internationale pacifique » et que « le traité devait être aussi approuvé pour des raisons politiques »82. On ne connaît pas de déclarations de cette nature émanant de scientifiques. Le Traité franco-allemand de 1963 fut lui aussi élaboré sans l’aide d’universitaires — notamment de politologues ou d’historiens — bien qu’il visât à encourager les échanges et la coopération scientifiques 83, 84. La participation des universitaires a été faible à chacune de ces étapes essentielles de la réconciliation politique franco-allemande, aussi bien au niveau de l’élaboration politique que de la mise en œuvre ou des discussions publiques. Il reste à en déterminer les raisons. On ne peut, pour l’instant, que formuler des hypothèses : opposition pure et simple à toute réconciliation franco-allemande, opposition limitée à la coopération scientifique entre les deux pays et préférence pour la coopération avec les scientifiques anglo-saxons, scepticisme général sur l’intervention du gouvernement en sciences humaines et sociales, défense de l’autonomie des scientifiques face aux gouvernements, sympathie pour la réconciliation franco-allemande mais conviction d’une légitime répartition des tâches entre politiques et scientifiques et refus de tout engagement politique des scientifiques.

IV. Résumé
La modernisation et le progrès des sciences de la nature et des sciences humaines appellent des échanges internationaux. Si l’internationalisation a progressé plus vite en sciences de la nature et en économie, le freinage des échanges internationaux peut aussi affecter les sciences humaines et conduire au déclin scientifique ou à des occasions de renouvellement manquées. Il faut cependant mettre en doute l’idée selon laquelle une main invisible serait forcément à l’œuvre dans la sphère de la culture scientifique pour garantir ces échanges en entrant immédiatement et automatiquement en action dès que sont levés les obstacles et barrières qui s’opposent aux échanges internationaux. Cette notion spécifique de la main invisible doit être revue dans trois de ses aspects si on l’applique à l’histoire de l’Europe depuis 1945.
En premier lieu, les échanges internationaux ne se sont pas immédiatement ranimés après 1945 et au terme d’une longue période de rivalités nationalistes et de guerres. Les blocages sont longtemps restés importants. Il fallut des décennies, dans le cas des relations franco-allemandes, pour que les échanges bilatéraux se rétablissent à des niveaux normaux et productifs. Il est certes vrai que l’exemple franco-allemand est particulier. Les obstacles étaient particulièrement importants et résistants. Mais une théorie ne vaut que si elle s’applique aussi aux cas extrêmes.
En second lieu, même avec retard, le rétablissement des échanges scientifiques ne fut pas automatique. Bien au contraire, il fallut le décider et l’institutionnaliser par des traités de coopération bilatérale, des instituts franco-allemands spécialisés, des programmes d’échanges bilatéraux, des invitations d’enseignants et des récompenses. Deux facteurs jouèrent à cet égard un rôle moteur. D’abord, la décision prise d’engager et de continuer à soutenir la réconciliation, prise par les gouvernements des deux pays qui avaient tiré les leçons de l’expérience de la période depuis la Première Guerre mondiale. Le soutien gouvernemental aux échanges scientifiques franco-allemand en fut une conséquence. Je n’en conclurai pas que des décisions gouvernementales spectaculaires de cet ordre sont indispensables pour rétablir des échanges scientifiques. Mais, compte tenu des circonstances particulièrement difficiles dans lesquelles se trouvaient les échanges franco-allemands en 1945, l’action ferme et spectaculaire des gouvernements a eu une importance cruciale. Le second facteur fut la reprise des échanges franco-allemands grâce à l’action d’un petit groupe de scientifiques éminents en sciences de la nature et en sciences sociales. Mais l’influence de cette action ne se fit sentir qu’au sein du monde universitaire. Elle n’était pas assez forte pour exercer une influence plus large sur l’invention et la conception de la réconciliation franco-allemande. Mais la mise en jeu de ces deux facteurs réalisa peu à peu des conditions propices pour que la main invisible prenne le relais et favorise l’apparition d’une société civile scientifique bilatérale, autrement dit un nombre significatif de réseaux franco-allemands et multilatéraux créés par des scientifiques qui avaient reconnu la valeur des échanges scientifiques franco-allemands. La société civile scientifique bilatérale ne devint que très graduellement assez autosuffisante, pour permettre aux gouvernements de jouer un rôle moins actif et plus effacé.
Le troisième correctif à la notion de main invisible tient au fait que les échanges internationaux ne sont pas organisés de la même manière dans tous les pays. Les échanges scientifiques internationaux sont hautement structurés et hiérarchisés. Les échanges franco-allemands ont été fortement influencés par le fait que la structure et les hiérarchies des échanges scientifiques internationaux ont subi, après 1945, des changements essentiels. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les structures mentales des scientifiques français et allemands étaient encore souvent fondées sur un sentiment de supériorité européenne en science, et de supériorité française ou allemande en science européenne. Les structures mentales ne s’adaptèrent que progressivement à la nouvelle situation marquée par la prépondérance scientifique américaine et, pendant un temps, américano-soviétique. Au cours du processus d’adaptation progressive des structures mentales, les scientifiques français et allemands évoluèrent provisoirement vers un isolationnisme national, notamment dans les sciences humaines, avec une absence d’intérêt pour les échanges scientifiques internationaux. Les scientifiques français et allemands n’acceptèrent que progressivement de reconnaître non seulement le poids international des sciences de la nature et des sciences humaines américaines mais aussi l’importance croissante que cette situation conférait aux échanges scientifiques franco-allemands et européens.
L’exemple des relations scientifiques franco-allemandes depuis 1945 montre, pour toutes ces raisons, que les interventions des mains bien visibles des gouvernements et de scientifiques aux horizons internationaux sont indispensables pour bénéficier des échanges scientifiques internationaux. Dans le cas franco-allemand, cette intervention visible était nécessaire parce que la société civile scientifique bilatérale et internationale avait été affaiblie et détruite par des décennies de rivalités nationalistes et de guerres. Les échanges scientifiques franco-allemands ne pouvaient être rétablis que progressivement, avec la restauration d’une société civile scientifique. La main invisible pouvait alors entrer en action.
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Hartmut Kaelble est professeur d’ histoire sociale à l’ Université Humboldt, Berlin. Parmi ses livres sur l’ histoire sociale européenne on peut citer : A Social History of Western Europe, 1880-1980 et, avec des co-auteurs, Income Distribution in Historical Perspective. Le Professeur Kaelble est diplômé de l’Université Libre de Berlin, où il a enseigné l’histoire sociale et économique de 1971 à 1991. Il a poursuivi ses recherches à l’ Université de Harvard, à St. Antony's College, Oxford, et à la Maison des Sciences de l'Homme de Paris. Le livre le plus récent du Professeur Kaelble, consacré à la sensibilité européenne aux 19ème et 20ème siècles, sera publié en Allemagne en 2001.



1 de Cerreño ALC, Keynan A, editors. Scientific cooperation, state conflict: The roles of scientists in mitigating international discord. Annals of the New York Academy of Sciences 1998;866.

2 Klemperer V. Und so ist alles schwankend. Tagebücher Juni bis Dezember 1945, 3rd edition. Berlin, 1996.

3 Boenke S. Entstehung und Entwicklung des Max-Planck-Instituts für Plasmaphysik 1955-1971. Frankfurt, 1991.

4 Schulze W, Defrance C. Die Gründung des Instituts für Europäische Geschichte. Mainz, 1992.

5 Schroeder-Gudehus B. La science ignore-t-elle vraiment les frontières? Les relations franco-allemandes dans la domaine des sciences. In: Bock HM, Meyer-Kalkus R, Trebitsch M, editors. Entre Locarno et Vichy. Paris, 1991.

6 Bock HM, editor. Projekt deutsch-französische Verständigung. Die Rolle der Zivilgesellschaft am Beispiel des Deutsch-Französischen Instituts in Ludwigsburg. Opladen: Leske & Budrich, 1998.

7 Ludmann-Obier MF. Un aspect de la chasse aux cervaux:les transfers de techniciens allemands en France 1945-1949. Relations internationales 1986;46.

8 Heinemann M. Der Wiederaufbau der Kaiser-Wilhelm-Gesellschaft und die Neubegründung der Max-Planck-Gesellschaft (1945-1949). In: Vierhaus R, vom Brocke B, editors. Forschung im Spannungsfeld von Politik und Gesellschaft. Geschichte und Struktur der Kaiser-Wilhelm-/ Max-Planck-Gesellschaft. Stuttgart, 1990.

9 Ritter GA. Grobforschung und Staat in Deutschland. Ein historischer Überblick. Munich, 1992.

10 Schroeder-Gudehus, B., op. cit.

11 Kambas C. La famille Bertaux. In: Espagne M, Werner M, editors. Les études germaniques en France (1900-1970). Paris, 1994.

12 Hudemann R. Kulturpolitik und Deutschlandpolitik. Frühe Direktiven für die französische Besetzung in Deutschland. In: Knipping F, LeRider J, editors. Frankreichs Kulturpolitik in Deutschland 1945-1950. Tübingen, 1987.

13 Hudemann R. Frankreichs Besetzung in Deutschland: Hindernis oder Auftakt der deutsch-französischen Kooperation. In: Jurt J, editor. Von der Besatzungszeit zur deutsch-französischen Kooperation. Freiburg, 1993.

14 Hausmann FR. Fritz Schalk und die Romanistik in Köln von 1945 bis 1980. In: Bodem P, Rosenber R, editors. Deutsche Literaturwissenschaften 1945-1965. Berlin, 1997:55.

15 Nerlich M. Romanistik. Von der wissenschaftlichen Kriegsmaschine gegen Frankreich zur komparatistischen Konsolidierung der Frankreichforschung. Romanistische Zeitschrift für Literaturgeschichte 1996;20.

16 Radkau J. Aufstieg und Krise der deutschen Atomwirtschaft 1945-1975. Reinbek, 1983:23, 62, 294.

17 Meyer-Kalkus R. Les relations universitaires franco-allemandes 1963-1992. In: Menudier H, editor. Le couple franco-allemand en Europe. Asnières, 1993.

18 Meyer-Kalkus R. Die akademische Mobilität zwischen Frankreich und Deutschland (1925-1992). Bonn, 1994:147.

19 Loth W. Vierzig Jahre deutsch-französischer Verständigung. Realität oder Mythos? In: Deutsch-französisches Kulturzentrum Essen, ed. Deutschland-Frankreich. Höhen und Tiefen einer Zweierbeziehung. Essen, 1988.

20 Erbe M. Zur Rezeption der „Annales“-Historie in der Bundesrepublik. Lendemains 1981;24:68-76.

21 Kaelble H. Sozialgeschichte in Frankreich und Deutschland. "Annales" gegen Historische Sozialwissenschaft? Geschichte und Gesellschaft 1987;13:77-93. [French version: L'histoire sociale en France et en Allemagne fédérale: De l'ignorance cordiale aux promesses d'un nouveau dialogue. Cahier du Centre de Recherches Historiques 1988;1:21-37.]

22 Raphael L. Die Erben von Bloch und Fevbre. Annales-Geschichtswissenschaft und nouvelle histoire in Frankreich, 1945-1980. Stuttgart, 1994.

23 Braudel F. Sur une conception de l'histoire sociale. In: Ecrits sur l'histoire, Paris, 1959:190

24 Kirsch M. Entwicklung der Erfahrungsräume von Europäern im Bereich des höheren Bildungswesens seit 1918. In: Kaelble H, Schriewer J, editors. Gesellschaften im Vergleich. Forschungen aus Sozial- und Geschichtswissenschaften. Frankfurt, 1998.

25 Trischler H, vom Bruch R. Forschung für den Markt. Geschichte der Frauenhofer-Gesellschaft. Munich, 1999;276ff.

26 . Schulze, W. and Defrance, C., op. cit.

27 Kaelble H. Europäer über Europa. Das europäische Selbstverständnis im 19.und 20.Jahrhundert. Frankfurt (in press).

28 Radkau, J., op. cit., pp. 313ff.

29 Schmidt-Gernig A. The cybernetic society–Future studies of the sixties and seventies and their predictions for the year 2000. In: Cooper R, Layard R, editors. Social Science and the Future. Oxford University Press, 2000.

30 Meyer-Kalkus, R., 1994, op. cit., p. 147.

31 Boenke, S., 1990, op. cit., p. 204.

32 Hausmann, F-R., op. cit., p. 47f.

33 Meyer-Kalkus, R., 1994, op. cit., p. 147.

34 Hudemann, R., 1993, op. cit.

35 Wolfrum E. Französische Besatzungspolitik in Deutschland nach 1945. Neuere Forschungen über die ‘vergessene Zone’. Neue politische Literatur 1990;35.

36 Heinemann, M., op. cit.

37 Schulze, W. and Defrance, C., op. cit.

38 Heinemann, M., op. cit.

39 Defrance C. Les autorités d’occupation face à la création de l’Académie des Sciences et des Lettres de Mayence, 1949-1955. In: Jurt J, editor. Von der Besatzungszeit zur deutsch-französischen Kooperation. Freiburg, 1993.

40 Hermann A. Germany’s part in setting up the CERN. In: Hermann A, Kriege J, Mersits U, Pestre D. History of CERN. Amsterdam, 1987.

41 Radkau, J., op. cit.

42 Schulze, W. and Defrance, C., op. cit., p. 24.

43 Kambas, C., op. cit.

44 Merlio G. Robert d’Harcourt et l’esprit de résistance. In: Espagne M, Werner M, editors. Les études germaniques en France(1900-1970). Paris, 1994.

45 Schulze, W. and Defrance, C., op. cit., pp. 72ff.

46 Knipping F, LeRider J, editors. Frankreichs Kulturpolitik in Deutschland 1945-1950. Tübingen, 1987.

47 Bertaux P. Zwischen Deutschland und Frankreich Marburg, 1985.

48 Pestre D. French attitudes toward the European laboratory, 1949-1954. In: Hermann A, Kriege J, Mersits U, Pestre J. History of CERN. Amsterdam, 1987.

49 Hermann, A., op. cit.

50 Bock, HM., 1998, op. cit., pp. 64ff.

51 Hudemann, R., op. cit.

52 Kiersch G. Geduldiges Antragen von "Kulturmauern". 40 Jahre DFI. Dokumente 1988;44.

53 Heinemann M. Bildung und Wissenschaft im Rahmen der Kultur- und Sicherheitspolitik der Westalliierten. In: Knipping F, LeRider J, editors. Frankreichs Kulturpolitik in Deutschland 1945-1950. Tübingen, 1987.

54 Bock, HM., 1998, op. cit., pp. 75ff.

55 Hausmann, F-R., op. cit.

56 Meyer-Kalkus, R., 1994, op. cit.

57 Trischler H., and vom Bruch R. op. cit., p. 279.

58 Ritter, GA., op. cit., p. 156.

59 Riemenschneider R. Verständigung und Verstehen. Ein halbes Jahrhundert deutsch-französischer Schulbuchgespräche. Dokumente, 1990.

60 Kaelble H. La recherche européenne en histoire sociale comparative (XIXe et XXe siècle). Actes de la recherche en sciences sociales 1995:106-107.

61 Bock, HM., 1998, op. cit., pp. 112ff.

62 Nerlich M., op. cit.

63 Nies F. Unmerklich versickerndes Rinnsal? Deutsch-französische Austauschprozesse in Literatur und Literaturwissenschaft. Romanistische Zeitschrift für Literaturgeschichte 1996;20.

64 Espagne M, Werner M, editors. Les études germaniques en France(1900-1970). Paris, 1994.

65 Bock, HM., 1998, op. cit.

66 Kiersch G., op. cit.

67 Bock HM. Zwanzig Jahre Institut d'allemand d'Asnières. Zentrum einer neuen Germanistik an der Peripherie von Paris. Dokumente 1989;45.

68 Meyer-Kalkus R., 1993, op. cit.

69 Meyer-Kalkus, R., 1994, op. cit.

70 Menudier H, editor. Le couple franco-allemand en Europe. Asnières, 1993.

71 Schriewer J, Keiner E. Kommunikationsnetze und Theoriegestalt. Zur Binnenkonstitution der Erziehungswissenschaften in Frankreich und Deutschland. In: Schriewer J, Keiner E, Charle C, editors. Sozialer Raum und akademische Kulturen. Frankfurt, 1993.

72 Nies F., op. cit.

73 Werner M. Du miroir au prisme: quelques remarques sur les relations culturelles franco-allemandes. In: Schöttler P, Veit P, Werner M, editors. Plurales Deutschland–Allemagne plurielle. Festschrift für Etienne François–mélanges pour Etienne François. Göttingen, 1999.

74 Schulze, W. and Defrance, C., op. cit..

75 Paravicini W, editor. Das Deutsche Historische Institut Paris. Sigmaringen, 1994.

76 Pestre, D., op. cit.

77 Hermann, A., 90. cit.

78 Ritter, GA., op. cit.

79 Hudemann, R., 1993, op. cit.

80 Knipping, F. and LeRider, J., op. cit.

81 Loth W. Der Weg nach Europa.Geschichte der europäischen Integration, 1939-1957. Göttingen, 1990.

82 Loth W. Der Weg nach Europa.Geschichte der europäischen Integration, 1939-1957. Göttingen, 1990.

83 Jansen T. Die Entstehung des deutsch-französischen Vertrags vom 22.Januar 1963. In: Blumenwitz D, Gotto K, editors. Konrad Adenauer und seine Zeit. Stuttgart, 1976.

84 Menudier H., op. cit.

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