Premiere partie





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Puis vint le jour de la fête, tout se passa dans une ambiance de bonne humeur avec les familles des ouvriers du chantier, un arbre de Noël qui fit la joie des grands et des petits. Puis quelques mois après ce fut une nouvelle préparation de la salle mais cette fois ci pour fêter le départ de notre sous marin car les gros travaux ce trouvant finis, il nous fallait rejoindre Cherbourg pour effectuer les essais en mer et à cet effet nous organisions un grand bal d'adieu à la population du Trait et à tous ceux Tai avaient travaillé à bord ceci était la coutume, ce jour fut également une grande fête, car une grande partie des gens à l'époque étaient originaires de Dunkerque, aimant bien les fêtes et aimant beaucoup s'amuser, ce fut une soirée très réussie laissant en nous que de bons souvenirs, mais marquant pour nous la fin d'une période heureuse, où à ce compte nous aurions put nous engager pour une durée illimitée, tant la vie était belle et on aurait souhaité qu’elle dure.

Le bateau se trouvant fin prêt, allait commencer la série des essais, afin de pouvoir nous rendre par nos propres moyens à Cherbourg avec le maximum de sécurité, car nous n'avions jamais navigué. Donc à cet effet grande réunion présidée par le commandant avec l'état major au grand complet, désignation pour chacun de chaque membre de l'équipage chacun son poste de la tenue en mer, car pour l'instant il ne s’agissait bien que de la tenue à prendre pour la navigation en surface, pour la plongée nous verrions cela à Cherbourg après la plongée statique servant à équilibrer le bateau, et aussi la visite des techniciens de l'arsenal, pour mon compte personnel en tant que torpilleur mon poste pour la navigation en surface, mon poste se trouvait à la barre, c'est à ce poste que se firent les premiers essais de Navigation sur la seine, ces derniers, se nommaient essais de manœuvrabilité nous avions fait à cet effet l'aller et retour Le Trait villequier aller et retour, cela faisait assez drôle de prendre la barre pour la première fois à bord d'un bateau qui naviguait pour la première fois, tous plus ou moins nous avions le cœur un peu serré, pour les mécaniciens comme pour les électriciens c'était la première fois qu'il se servaient de leur engins car tout cela était neuf et on ne connaissait pas leur réaction ni de quelle façon le navire allait se comporter, mais hélas cela se passa à la perfection et pour le mieux du monde, les officiers du bord et les ingénieurs du chantier, qui devaient venir avec nous à Cherbourg jugèrent le bateau apte à prendre la mer pour nous rendre à destination de notre premier port d'attache.

C'est donc en février que nous décidâmes de mettre le cap sur la première escadrille, et ce fut les préparatifs de départ, l'embarquement du ravitaillement qu'il fallut apprendre à ranger dans les caissons à vivre, car à bord d'un sous-marin l'espace est très restreint et chaque chose à sa place, et en plus il nous fallait prendre toutes les caisses d'outillage qui nous étaient destinées, alors qu'en temps normal elles restaient aux magasins de l'escadrille, ce qui fait que nous étions pas mal encombrés, il en était de même pour nos armoires individuelles car nous avions tous nos paquetages complets, alors que d'ordinaire nous ne prenions que le strict nécessaire, mais il fallait nous résigner car sur les anciens sous-marins rien n'était prévu pour le bien-être de l'équipage, nous avions nos couchettes individuelles, chose que les anciens n'avaient pas, nous étions favorisés vis à vis d'eux.

Nous quittâmes le Trait par un matin brumeux de février, toute la vallée de la Seine était couverte d'une légère brume humide et froide, on aurait cru que le bateau glissait sur du coton et sans bruit, car nous avons fait une bonne partie du trajet sur la seine aux moteurs électriques, cela constituait un essai de ces derniers premiers essais à effectuer de la série prévus par le génie maritime nous passâmes la nuit au Havre et le lendemain matin vers huit heures, nous avons pris la mer, c'était la première fois que le sous-marin Antiope prenait la mer avec un équipage presque au complet et en plus des ouvriers des chantiers du trait, chargés des essais et des contrôles, car tant que le bateau était en essais il était sous le contrôle des chantiers qui l'avaient construit. Tous nous avions le cœur serré sans toute fois avoir de crainte, et nous avions hâte d'arriver à Cherbourg, où nous sommes arrivés tard dans la soirée, donc comme en tournée l'équipage dut coucher à bord, ce ne fut que le lendemain de notre arrivée que nous fîmes vraiment connaissance avec la base, en premier avec la Bidel (capitaine d'armes) qui lui nous fit visiter la carrée qui nous était destinée, chaque sinus-marin avait sa carrée, grande chambrée garnie de caissons d’un mètre vingt de hauteur dans lesquelles nous pouvions ranger notre linge, sur le côté se trouvait les bastigages pour ranger les hamacs et cela pour une quarantaine d'hommes.

Les officiers et les officiers mariniers avaient eux leur domaine à part, la base était en pleine effervescence, car à l'époque la construction des sous-marins était vraiment accélérée dans le nord-ouest de la France, et la première escadrille était vraiment une base d'essais pour tous ces navires, quand aux locaux de la base, ils étaient immenses mais pour la plupart en très mauvais état, en premier nous devions porter notre linge à l'escadrille, et ainsi prendre possession de notre domaine, afin de débarrasser le bord de tout ce linge inutile à bord et ranger le tout dans notre armoire individuelle de la carrée, il nous fallut également prendre procession chez le maitre boscot de notre couchage car à bord nous avions les couchettes mais à la base, c'était la marine avec ces éternels hamacs, puis c'était le réfectoire avec le rôle de plat comme à bord des gros bateaux, mais nous y étions très bien car nous avions de l'espace, et le local était grand et très clair, tout doucement nous formions à notre vie de base ce qui était bien différent de celle que nous avions connu auparavant dans la marine, car elle était beaucoup plus douce et agréable, la discipline était beaucoup plus douce, le matin branlebas à six heures, café, lavage corporel, et à sept heures appel en rang dans la cour, et ceci trois fois par jour, matin, midi et soir à sept heures, chaque navire formait un groupe différent et devaient rendre compte au bureau de l'officier de service que tout était au complet, après nous étions libre de nous retirer dans nos chambres, ou à la salle de lecture, où se trouvait un bibliothèque de toute beauté, et l'on pouvait consulter toute sorte d'ouvrage littéraire ou maritime.

Tous les trois jours nous étions de service à bord, et à cet effet nous devions coucher à bord pour effectuer une veille continue de 19 heures à 7 heures le lendemain matin, et cela en cas d'avarie ou de voie d'eau, chose qui se passait jamais mais il fallait surtout occuper le marin, et qu'il ne perde l'habitude de faire le quart à bord ; en un point c'était le règlement, et dans le fond nous en étions pas mécontents cela nous faisait une distraction et nous occupait en plus je n'étais plus seul car deux nouveaux collègues avaient embarqués, mais le plus embêtant c'était pour sortir en ville, il nous fallait passer une inspection à la base par le maître de service puis ensuite en passer une autre par l'officier de garde, ce dernier se trouvant à l'heure de sortie au carré en train de manger, il nous fallait attendre souvent assez longtemps que ce dernier veuille bien prendre le temps de venir nous passer l'inspection ce qui nous retardait souvent d'un bon quart d'heure, nous étions à la merci de cet officier, avant de pouvoir sortir en ville, car il y avait du chemin avant d'arriver en ville car il nous fallait sortir de l'arsenal et passer les fortifications. Pour mon compte personnel cela ne me gênais pas beaucoup, car je sortais une fois par mois environs, pour faire quelques emplettes, acheter livres et quelques bricoles, car nous avions cinéma deux fois la semaine, et un foyer assez bien garni possédant tout le nécessaire pour l'entretien et la couture, et de la bière à discrétion, quoi de plus pour un marin n'ayant pas de famille en vil ville, dans le fond nous n'étions pas malheureux, mais un peu sédentaires, nous étions vraiment heureux lorsque nous étions en instance d' appareillage, à l'annonce d'une tournée nous savions qu'il fallait préparer, ce qui nous était indispensable pour une éventuelle tournée, en plus nous devions commencer nos essais en surface avec les agents techniques de l'arsenal, puis arriva la date des essais, ce qui nous tenais un en émoi.

Le premier fut les essais de moteur électrique (sur base) pour le calcul des vitesses réelles contrôlées par l'arsenal.

Nous étions en avril, il faisait un temps splendide, et ce fut par une mer d'huile que se passa nos premiers essais, ce qui convenait parfaitement à ce genre de travail, pendant douze heures en avant toutes entre le cap de la Hague et le cap de Barfleur. Nous rentrâmes au port vers dix sept heures heureux et fiers de notre première sortie, les essais étaient concluants.

Le lendemain ce fut au tour des moteurs diésels, mais pour eux cela, se prolongea un peu plus longtemps, car il avait plusieurs paliers d'essais, et plusieurs catégories d'essais y compris les essais de consommations de gas-oil et d'huile, sur différent vitesses, et sur certains nombre d'heures, au bout de huit jours les essais étant terminés, il fallait se préparer à faire notre première plongée, celle-ci se passait à notre poste d'amarrage dans le bassin même, en plongée statique par douze mètres de fond, tout se passa très bien car il s’agissait surtout de peser le bateau et vérifier l'étanchéité ensuite ce fut en grande rade, puis en route libre au large de Cherbourg, et enfin toutes les séries de ces essais et exercices de sous-marins, plongées rapides et ceci à diverses profondeurs, et différents secteurs, cela nous plaisait énormément, puis ce fut par des fonds de quarante mètres et plus, Ce sont dans ces fonds que coula le sous-marin Prométhée en juin 1932 emportant dans ses flancs plus de quatre vingt de non camarades, cela donna un coup de semonce à notre allant, car en caserne nous avions une vie de camaraderies, ils étaient tous pour nous de charmants copains, nous en fûmes traumatisés un certain moment, et cela freina un peu notre ardeur pour aller en mer, pour noud les essais se terminèrent sans encombres, nous étions en train de faire des essais de giration que l'on se serait cru en plein été, de temps à autre nous étions survolés par un petit appareil, et nous nous demandions ce que cela pouvait bien signifier, c'était tout simplement un reportage du journal VU qui effectuait un reportage sur la vie à bord d'un sous-marin, aussi tel fut notre surprise le lendemain matin quand nous vîmes arriver à bord une équipe de machinistes armée d'appareils de prise de vue et de son installés un peu partout Puis tous au poste de combat, avec simulacre de lancement de torpilles etc.. cet.. comme cela se passe en réalité, reste à eux de faire leur prises de vues de toutes à l'intérieur du bâtiment, puis nous sommes appareillés en mer avec une armée de micros placés le long du bord, pour enregistrer le bruit des hélices, et de l'eau frôlant la coque du navire.

Quand à nous nos essais se poursuivaient et nous en étions aux plongées de profondeur moyennes de quarante mètres environ situées au cap Lévy situé au large de Barfleur, c'était le seul endroit situé dans la régions qui nous permettais de descendre à quarante mètres de profondeur, pour aller plus profond il nous fallait descendre au large de Ouessant, mais au paravent il nous fallait vérifier et s'assurer du bon fonctionnement des plombs de sécurité, qui permettait de remonter en surface sans aucune autre manœuvre, mais pour cette vérification il était nécessaire de passer en cale sèche afin de vérifier tous les tringles et les faire fonctionner.

Puis ce fut notre sortie du bassin, et les grands préparatifs pour Brest donc comme à l'ordinaire embarquement de vivres et de linge pour une quinzaine de jours, sans toutefois oublier la célèbre tenus de sortie, car nous avions bien l'intention de sortir en ville visiter Brest, ville par excellence du marin en bordée, ville triste et belle à la fois, suivant le temps qui y est souvent gris et triste, et en plus il y fait souvent froid et humide l'hiver mais la ville par elle même est assez agréable, il y a le quartier de la ville normale où l'on trouve un peu de tout comme dans toutes les grandes villes, la ville commerciale, par excellence le quartier des halles centrales, où je me souviens il y avait à cette saison des légumes de toute beauté, et en particulier des fraises de Plougastel.

Puis il y a la ville les quartiers où l'on va pour passer le temps et s'amuser un peu, pour nous qui étions de passage la visite de cette ville était de rigueur à chaque escale après avoir fait un petit tour, il nous fallait rentrer à bord car souvent le lendemain nous repartions pour une autre destination, ou pour d'autres exercices. Mais cette fois s'était pour notre plongée de quatre vingt mètres, et qui était prévue aux essais.

Le matin de bonne heure nous sortions du goulet de Brest en direction de Ouessant, il nous fallait au moins quatre heures pour nous rendre sur les lieux prévus, et sur les fonds où nous devions plonger. Je me souviens de cette très belle matinée, une mer d'huile mais alors des lames de fond, comme rarement j'en ai vu il semblait que le bateau descendait dans des creux, cela ressemblait un peu aux montagnes du massif central, doucement nous passions le sommet, puis redescendait dans les vallées, et tout cela dans un calme, nous passions les lames sans embruns et pendant ce temps sur le pont un petit vieux qui était venu nous rejoindre à Brest directement par le train, ce dernier était un charpentier des ateliers du Trait, ce qui me frappa c'est que ce dernier fabriquait des pinoches à une vitesse foudroyante, et il en avait une pleine mâne (dans la marine nous appelons mâne des paniers tressés en alfa, et qui servait en particulier au chargement du charbon ou antres matières en vrac) cela me fit quelques chose de voir une telle quantité de pinoches qui en principe étaient destinées à remplacer les rivets défaillants. Je me disais en moi-même eh! bien si un tel nombre de rivets sautent, nous ne sommes pas prêts de revoir Brest. L'Officier en second lisant mon inquiétude sur mon visage, me fit cette réflexion qui me rassura ; il n'est pas certain que nous en ayons besoin d'une seule, et c'est ce oui nous arriva, car pendant la plongée tout se cassa dans la perfection, les jauges témoins placées de l'avant à l'arrière n'accusèrent aucune déformation de la coque, au delà de ce qui est prévu suivant les pressions exercées sur la coque, et c'est le cœur soulagé que nous reprenions le chemin du retour, car pour tous les sous-marins il n'en était pas toujours ainsi avec le sous-marin Amphitrite il se passa une chose étrange, car arrivés à la profondeur, nous entendement comme un coup de canon sans ne jamais savoir d'où cela pouvait provenir, après une vérification de fond en comble le bateau replongea à l'immersion prévue, et plus rien se passa, enfin pour notre compte nous étions heureux que tous nos essais étaient terminés nous allions rallier Brest, et ensuite regagner Cherbourg notre base, afin de nous préparer pour la grande et dernière La Tournée d'endurance, mais au paravent il nous fallait subir une révision sommaire des moteurs diesels, et de tous les appareils de sécurité, donc retourner une fois de plus en carénage, et par la même occasion nous placer des appareils d'écoute ainsi cela nous condamnait à nous faire passer l'hiver à la base afin de partir en tournée à la bonne saison, pour nous l'équipe de torpilleurs nous avions l'entretien de nos tubes lance-torpilles à tenir en parfait état, et aussi nos torpilles que nous venions de recevoir de l'arsenal, c'est à dire tout notre armement conventionnel autrement dit, tout notre stock de torpilles de combat et d'exercices, avec les cônes chargés entreposés au dépôt de munitions de la base, chacun de nous avait son travail respectif, il nous fallut aussi faire des tirs de réglages, ce qui nous demanda pas mal de travail, c'est en effectuant ces tirs de réglages que nous avions eu de graves avaries.
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