Premiere partie





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Puis vinrent l'heure des grands préparatifs que nous attendions depuis, longtemps, tout le monde y mettait du sien, et tous étions heureux, ayant tout embarqué à bord, car il est nécessaire à un bateau de guerre se rendant à l'étage de posséder son armement de guerre, et cela nécessite pas mal de travail, et surtout il faut que le tout soit parfaitement arrimé, car un coup de tabac est toujours à prévoir. Chaque chose doit être à sa place, pour les vivres nous possédons des caissons qui s'avèrent toujours trop petits, aussi il faut utiliser tous les coins et recoins pour y loger les vivres divers patates légumes, aussi il arrive souvent que le poste avant soit envahit ne laissant tout juste la place pour l'équipage, quand au poste arrière lui est rarement encombré, il ne possède que la glacière où est entreposée la viande et quelques petites bricoles, car il est assez loin de la cuisine Puis vint le chalan citerne pour le plein de gasoil et d'huile ; tout laissait prévoir le prochain départ, et le navire était propre et bichonné, il reluisait comme un sous neuf, aussi quand venait le soir il n'était pas utile de se faire bercer tant la fatigue était grande.

Enfin vint le jour de la grande revue pour les navires participant à cette tournée, véritable prise d'armes dans la cour de la base, puis ensuite avant de rejoindre notre bord respectif, le chef d'escadrille nous fit les recommandations d'usage avant le départ à l'étranger pour la bonne tenue, et le maintien de la bonne renommée Française.

Le départ eu lieu par une belle après-midi de juillet, poste d'appareillage en grand cérémonial, tout l'équipage en tenue blanche sur la pont, mais dès que la grande passe était passée, tout le monde en bas et prise de la tenue de mer bleue de chauffe pour les électriciens, les mécaniciens et les torpilleurs pour les restant du personnel tenue grise ; la mer était belle, une mer calme presque une mer d'huile, mais au fur et à mesure que nous descendions vers les côtes de Bretagne, elle devenait de plus en plus houleuse chose assez normale même par beau temps, car après avoir passé le nez de Cabourg passé la houle se fait toujours sentir, et dans la nuit lors du passage du chenal du four et ay large de la pointe st Mathieu et de l'archipel d'Ouessant noue roulions bord sur bord, au petit jour nous étions nous étions au large de Ouessant, le temps était beau et à tour de rôle nous étions heureux de respirer un peu d'air frais sur le pont. Pendant deux jours nous étions au grand large sans voir les côtes, nous aperçûmes la terre au cap Finistère, nous avions traversé le golfe de Gascogne avec un assez beau temps, puis à partir de cet instant, nous avons suivit les côtes du Portugal jusqu'au cap St. Vincent.

Nous arrivons en vue du détroit de Gibraltar, nous avons dut faire des ronds dans l'eau, pour attendre nos compagnons de rouie qui avaient un peu de retard cela fait que nous sommes passés de nuit, une fois les quatre bâtiments réunis c'était un très beau spectacle car nous apercevions les lumières de Gibraltar d'une part et celles d'Algésiras, à droite nous avions la masse sombre de l'Atlas tombant à pic dans la mer à la Ceuta, auparavant nous avions vu les lumières de Tanger, au petit jour nous étions en Méditerranée, et nous avions une escorte d'honneur, l'eau étant très poissonneuse dans ces parages, nous étions suivis par les marsouins, il fallait les voir s'amuser pour attraper leur proie et jouant entre eux, suivant le bateau et se plaçant souvent sous l'étrave du bateau nous faisant admirer leur ballet acrobatique avec une agilité inimaginable, qu'il faut vraiment avoir vu pour s'en rendre compte. Ces derniers avaient l'air de démontrer à l'homme que la nature n'avait rien à envier à la technique des hommes puis après une nuit et une journée de mauvais temps en Méditerranée, où la mer était très dure avec ses lames courtes, nous avions été secoués d'une drôle de façon comme nous n'avions l'habitude de l'être ; mais le plus terrifiant ce sont les orages à chaque éclair on voyait comme en plein jour puis d'un sel coup nous retombions dans l'obscurité la plus complète, nous avons été obligés de rabattre les mats d'antenne haute, car cela devenait dangereux par instant nous roulions bord sur bord. Mais avec le lever du soleil la mer se calma et tout rentra dans l'ordre avec la venue du soleil c'est avec un temps superbe que nous sommes arrivés à notre premier port depuis notre départ de Cherbourg, nous étions tous heureux car notre curiosité étant nous avions hâte de connaitre cette ville, qui p pour beaucoup était une inconnue Alger la blanche, après s'être amarré au quai notre première corvée fut de nous rendre aux bains et douches situées sur le port afin de faire une bonne toilette, car depuis notre départ nous n'avions pas fait de toilette pour ainsi dire, c'est l'inconvénient des petits bateaux, notre réserve d'eau étant restreinte, tout juste de quoi satisfaire aux besoins de la cuisine donc après cette bonne douche réparatrice nous étions en état et bien reposés un certain nombre de ceux qui avaient quartier libre allèrent à terre pour visiter la ville quand à moi étant de service je dut donner un coup de main aux hommes de corvée pour monter les tentes sur le pont ; ainsi nous allions pouvoir manger sur le pont nous serions moins à l'étroit que à l'intérieur avec tout notre matériel prévu à cet effet et bien à l'abri du soleil, le temps était magnifique, et à l'intérieur du navire il faisait une chaleur à ne pas tenir et cela avec une forte odeur d'huile et de gasoil qui prenait à la gorge, les m moteurs à l'arrêt dégageant une chaleur plus accentuée que pendant la marche normale.

Le lendemain matin il nous fallut faire un peu de ravitaillement en vivres frais, à cet effet et comme cela se passe à bord des bateaux, il fut désigner urne corvée de vivre, choix en général fait par le patron du bord, il désigna cette corvée parmi les hommes qui étaient déjà venus à Alger et connaissaient un peu la ville, car si non ils auraient risqué d'avoir les petits indigènes à leur trousses pendant tout le parcours et le temps des achats.

Nous sommes restés quatre jours en cette ville, ce qui nous permis de la visiter un peu, mais comme toujours ce sont les quartiers mal famés qui furent visités les premiers, en premier nous visitions la casbah avec ses rues sinueuses à flanc de montagne, et ses maisons en torchis le tout peint en blanc ce qui fait ressortir l'éclat du soleil et fait mal aux yeux à ceux qui ne sont pas habitués, nous avons fait la tour de ce quartier puis redescendus par le fameux Bab et Oued, et nous nous sommes retrouvés en plein quartier en ville Européenne à la place de France, nous avons visité les principales artères, qui à l'époque étaient très bien tenues, ce qui nous avait semblé le plus beau ; se sont les jardins se trouvant aux alentours de la grande poste ainsi que le boulevard longeant la mer, pour nous petits gars de France nous étions émerveillés. Ce que nous avions bien aimé également ce sont les plages de sable du littoral où nous pouvions nous baigner à notre guise et sans danger, après quelques jours passés en touristes, nous avons repris la mer pour une autre destination, vers la France que nous repartions, à Toulon très exactement ce oui nous enchantait guère car la ville nous la connaissions bien ainsi que son port et ses bases sous-marines, nous sommes allés nous amarrer à la cinquième escadrille. J'avais un bon copain qui y était affecté, et qui en père peinard attendait la classe, affecté au personnel à terre.

Mais à bord il y avait les Bretons qui eux dès l'arrivée comme des chiens de chasse se mirent à la recherche de camarades, des pays comme ils savent si bien le dire, quelques fois ils retrouvent des membres de la famille car ils ont des racines dans tous les ports, à l'étranger il est fréquent de trouver une serveuse de bar bretonne ou alsacienne, cela est courant, ou alors tenant un petit commerce quelconque bistrot ou épicerie tenu par un couple de bretons était courant, on les trouvait très loin de la mère patrie, j'avais toutefois retrouver un bon camarade qui avait fait toute la durée des écoles avec moi sur le Rhin et le Condorcet cela me fit plaisir de retrouver un bon camarade, aussi un soir nous sommes allés manger en ville afin de passer un moment ensemble d'évoquer de vieux souvenirs et d'essayer de savoir ce qu'était devenus ceux qui nous avions perdus de vue, cela nous faisait plaisir à tous deux, ainsi que de revoir les lieux où nous avions souffert, les quais où nous avions chargé des tonnes de charbons, toutes ces souffrances étaient restée gravées dans la mémoires, car ce sont des souvenirs qui ne s'efface pas de la mémoire.

Le lendemain matin ce fut le départ pour Bizerte, la traversée se passa très bien et par un temps superbe, là nous allions nous amarrer à l'arsenal de Sdi-Abdalha, la ville était éloignée du port, et le trajet pour nous y rendre était une bonne ballade à l'ombre des oliviers, qui poussent en grande quantité dans cette régions de l'Afrique du nord, il faut croire que ces derniers se plaisent dans les terrains pauvres, car parfois on les trouvent entre deux rochers. Puis arrivons dans cette ville sans attrait particulier, car la présence Française se fait moins sentir que dans certaines villes d'Afrique du nord car les trois quarts des habitants de Tunis étant des Italiens et des Siciliens et Galabrais, les Français y résidant sont pour la plupart des ouvriers de l'arsenal très important à l'époque, à l'époque il était le premier port militaire d'Afrique du nord, ses ateliers étaient assez bien outillés, et faisaient travailler pas mal de gens de la ville de Tunis assurant la bonne marche l'entretien et la réparation des navires ayant subi quelques avaries en mer sur les navires militaires. C'est un peu avec soulagement que je quittais cette ville oui dans son ensemble me disais rien vaille, car je me sentais moins chez moi qu'a l'étranger.

Après quelques jours d’escales, à la tombée de la nuit nous quittions ce port pour rejoindre la base d'Oran, là l'aspect de cette ville ne ressemblait pas du tout à celle que nous avions quittée, la réception y était déjà un peu plus chaude, que dans les autres ports, les Européens en majorité des Espagnols nous recevaient avec plus de chaleur, et étaient beaucoup plus familiers, la ville était accueillante et propre, le lendemain de notre arrivée, nous trouvions sur le quai une trentaine de Légionnaires, qui venaient là pour nous rendre visite et surtout pour nous inviter à venir leur rendra visite à Sidi - Bel – Abbés au centre même de la Légion.

Le lendemain matin nous partions une bordée (la moitié de l'équipage) rendre visite à ces chers Légionnaires, cette visite fit pour nous tous un souvenir inoubliable. Leur vie à la caserne comme ailleurs n'est pas ordinaire, car elle à quelques chose de plus que les autres, leur discipline est plus rigide et assez bien acceptée de la part des hommes, ce que je peux dire c'est que cela marche avec ferveur, et que leur vie de rigueur est non seulement légendaire mais réelle, car partout ou est passée la Légion il à, été construit quelque chose, qui à. marqué leur passage(des routes des ponts etc..) car ils ont des compagnies du génie hautement qualifiés en la matière, et possède même parmi les hommes de troupes des éléments de valeur et de très bons ouvriers.

Sur le chemin du retour nous sommes passés par Tlemcen, ville religieuse par excellence, et où se trouvent des fabriques de tapis du pays renommés dans le monde entier, ainsi que sa Maroquinerie et sa sellerie Arabe brodés d'argent à la main.

Nous sommes rentrés à Oran très tard la nuit en rentrant sur le port ma première rencontre fut un camarade habitant Tory en Seine Maritime pays que je connais y ayant travaillé dans ma jeunesse, lui faisait son service militaire en tant que cuistot sur un navire océanographique basé à Oran, après quelques jours de repos et avoir refait les vivres, nous repartions de nouveau vers Casablanca, la traversée fut radieuse nous arrivons dans ce port avec un soleil splendide, mais notre surprise fut grande en arrivant dans ce port de trouver au mouillage l'escadre de la Méditerranée qui semblait nous attendre de pied femme, notre déception fut grande, car on devinait ce que cela signifiait, inspection à bord par les autorités et l'Amiral commandant l'escadre et ensuite grands préparatifs, pour notre départ éventuel pour les zones de Dakar et Konakry, et en vitesse comme à toutes les escales, il nous fallut vérifier tous les organes du sous-marin car il n'aurait pas fallu que cela nous lâche en exercice avec les navires de l'escadre.

Comme toujours en pareil cas nous Quittions Casa à la tombée de la nuit par une mer très houleuse, avec tous les bateaux de surface à nos trousses, et tenez vous bien cette situation dura huit jours avant d'arriver à destination et pendant ce temps il nous arrivait de mettre au poste de combat deux ou trois fois, par jour, pour une plongée ou exercice en plongée, cela durait en moyenne une heure, sauf quand pour corser l'affaire nous effectuons un tir au canon suivit d'une plongée rapide, nous étions obligés de faire une veille serrée, car nous retrouvions souvent en plein milieu de l'escadre, il fallait avoir bon œil pour éviter de se trouver face à un autre navire et éviter l'abordage, notre visibilité étant très négative en surface par mauvais temps, et c'est dans un bien triste état que nous sommes arrivés à Dakar.

La première chose en arrivant dans ce port fut comme à l'accoutumée une bonne douche réparatrice et à la soupe, le soir de notre arrivée personne n'eu envie de sortir en ville, tout le monde alla bien heureux au dodo chaque navire de l'escadre semblait dormir au mouillage à son poste d'amarrage. Le lendemain matin sortait en premier le canot du vaguemestre et la chaloupe des vivres, allant faire le ravitaillement du maître commis, ce calme ne dura pas longtemps, car petit à petit tout repris son rythme normal, et progressivement, il y eu d'avantage de monde en ville, le soir après la soupe les deux tiers nue de service étaient en ville, car pour ceux qui n'avaient jamais touché cette terre du Sénégal, cela était vraiment du nouveau, il fallait voir cette ville, et sa baie avec son littoral, avec du cap vert, comme toujours beaucoup de marins allaient en ville pour boire un coup et visiter la ville, les souks y étaient très nombreux et dans ces derniers se trouvaient un choix inépuisable de souvenirs, tous ou presque des objets sans valeurs réelles, tous ou presque des pacotilles sans valeur mais cela restait quand même un souvenir pour celui qui le recevait, et cela faisait plaisir.

Ce qui me frappa le plus lors de mon premier passage à Dakar, ce sont la façon dont s’habillaient les Indigènes, leurs couleurs vives pour les femmes, et le blanc pour les hommes, une ville bigarrée aux mille couleurs.

Ce qui m'a charmé le plus ce sont les environs de cette ville, la région de St Louis où nous avions à l'époque une base d'aviation, et où à tour de rôle les équipages les équipages des sous-marins nous allions prendre un peu de repos ce qui était pour nous une génération bien méritée et nécessaire.

Au bout de quelques jours l'escadre repris la mer pour une destination inconnue de nous, et cela à notre plus grande joie, quand à nous nous descendions un peu plus bas faire une petite visite à la ville de Konakry, ville de second plan à l'époque, possédant un port actif, et capitale de la Guinée, nous restâmes quelques jours en cette vile très agréable, car dans ces pays il ya toujours du soleil, et Dieu sait que le soleil apporte toujours la joie de vivre, le soleil y est très puissant et porte les gens de ce pays à faire la sieste, car travailler peu est un peu la devise de ce pays.

De nouveau préparatif de départ et cette fois ci nous allions faire le trajet Konakry Cherbourg sans escale. Cela semblait bon et nous avions hâte de retrouver notre carrée et les copains de notre vieille base, et surtout de retrouver les camarades de l'équipage supplémentaire qui eux n'avaient pas eu la chance de faire la tournée. Le trajet du retour se fit dans de bonnes conditions sans trop de mauvais temps, mais nous étions fatigués de dormir à bord, ainsi n'étant pas de service le soir de l'arrivée, j'en ai profité pour aller coucher dans la chambrée de la base où nous pouvions respirer l'air pur ; car à bord après les douze jours de marche, ce n'était que, vapeur d'huile et gasoil aussi beaucoup de copains en firent de même, et c'est presque au grand complet que nous retrouvions à la carrée, au grand plaisir de tous, et des équipages des autres bateaux, venus prendre des nouvelles de notre tournée.
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