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Les jours suivants nous réprimes notre vie normale et nos vieilles habitudes et avons remis un peu d'ordre à bord ; reconduit les munitions et les cônes de torpilles dans les locaux qui leur était destinés ; puis la vie repris son cours normal et monotone, à tour de rôle nous prenions nos permissions, car beaucoup avaient d'aller passer quelques jours dans la famille, et revoir un le pays et surtout rapporter les petits cadeaux souvenir achetés pendant le voyage.

Puis c'était l'entrée de l'automne période où nous ne sortions guère, nous en profitions pour faire des exercices de lancement de torpilles, pour nous les torpilleurs il nous fallait nous perfectionner en réglages, et arriver à faire des lancements très corrects tant en immersion qu'en direction, car des filets étaient mouillés sous des radeaux pour voir la ligne de tir et suivant l'endroit où passait la torpille nous devions effectuer nos rectifications en conséquence pour le prochain exercice de tir, cela nous passait le temps tant pour nous que pour les mécaniciens et les électriciens, car pour les lancements il nous fallait prendre la mer, à la fin de toute cette série d'exercice et tous les ans en fin de mauvaise saison il y avait le concourt de tir, mais cela se passait à Brest en exercice avec l'escadre, et la 2ème escadre, mais bien souvent cela se passait avant les fêtes de Noel, et comme c'était une habitude en fin d'année, nous avions à choisir entre la noël pour prendre quelques jours de permission pour ceux qui le désirait, quand il avait beaucoup de demandes on départageait par tirage au sort la providence me désigna pour le jour de l'an, je fut donc cette année là de faire le réveillon à bord, car la coutume était ainsi depuis les chantiers du Trait. Donc le matin veille de noël la bordée non permissionnaire était à bord pour les préparatifs en vue de la fête, quelqu'un est désigné pour aller faire des emplettes en ville, et surtout pour le ravitaillement en liquide et ensuite amener à bord tout ce qui avait été commandé par le service chargé des vivres. Le poste arrière étant plus vaste, et se prêtant mieux à cet effet était par nos soins astiqué et décoré à cet effet avec gui et houx, les tables bien disposées, tout au moins le mieux possible, ce oui n'est pas toujours chose facile à bord, l'espace vital y étant très réduit, la préparation de cette fête était pour nous une agréable occupation, tout était prêt, les victuailles au frigo les vins et liqueurs en lieux sur malgré la fête il nous fallait, assurer la veille comme à l'ordinaire, mais à Minuit, pour tous grand branlebas de combat comme on dit dans la marine, mais comme nous étions en cale sèche, nous étions un peu libre de nos mouvements, nous pouvions disposer d'un peu de temps sans crainte, mais il nous fallait quand même jeter un œil de temps à autre car le règlement maritime est très sévère à ce sujet. Tous nous nous retrouvions au poste d'équipage pour fêter dignement ce grand jour qui était resté pour nous comme au temps de notre enfance une belle fête de famille.

Vers minuit arrivée de l'officier en second, venu nous accompagner et trinquer avec nous en fêtant un joyeux Noël, après le départ de ce dernier la fête continua jusqu'au matin, à midi c'est à la base que la Noël continua, et où nous attendais un repas dignement amélioré, et surtout bien préparé avec un gros effort des messieurs de la cambuse, avec double en vin blanc et cigare en plus au dessert.

Pour les fêtes du jour de l'an il en était à peu près de même, rentrée des permissionnaires de la première bordée, et départ de la deuxième, et tout recommençait comme par le passé, la nouvelle année était commencée. C'était l'hiver toujours aussi triste avec son paysage dénudé, et ses nuits froides sur la passerelle où il nous fallait bien s'emmitoufler pour nr pas avoir trop froid pendant le quart de nuit, pendant la journée les travaux à effectuer dehors étaient assez pénible malgré le bord de mer où la température est renommée tempérée, mais l'humidité y est parfois pénible sur les bords de mer dans certaines régions mal abritées du. vent, mais bientôt ce ne sera plus qu'un souvenir, car progressivement les mauvais jours disparaissent, et progressivement les beaux reviennent, pour nous pour nous c'est la belle saison qui commence, et nous n'avons plus le Temps de nous ennuyer, car nous sortons plus souvent, et au mois d'avril c'est la période des examens professionnels, pour mon compte, je préparais mon examen d'admission au grade de second -maître torpilleur examen que je réussis avec succès à l'approche de cette période sur les dix sous-marins que nous étions à la base nous attendions le cœur un peu serré notre emploi du temps pour la période allant d'avril à septembre, ruais comme dans l'évangile il y avait beaucoup de candidats, mais peu d'élus pour un programme de choix.

Cette année là la chance nous sourit, car l'Antilope et l'Amazone, furent désignés pour la tournée des plages que beaucoup enviaient, c'est avec joie que nous avons appris cette désignation, aussitôt je vous prie de croire que nous mis de l'huile coude, pour eue le bateau soit bien bichonné, car notre commandant étant le plus ancien, nous portions de ce fait la marque de chef d'escadrille avec mission de représenter la ligue maritime et coloniale Française, association représentant la marine Militaire et la Marine Marchande sous le haut commandement de l'Amiral Guéprate et du commandant Vaillant (ex commandant ayant servit aux Dardanelles en 1916 et commandant une escadre de dragueurs de minés).

Pendant cette tournée des plages ce fut pour nous la grande vie trois mois durant, nous avions une semi liberté hors de notre port d'attache, uniquement sous les ordres de nôtre commandant, qui pendant cette période, était sermon la formule consacrée, notre seul maitre après Dieu.

Dans chaque grande ville de France même à Deauville, nous avions des invitations au casino, où nous assistions aux grandes réunions de propagande pour la Ligue maritime et coloniale Française, ainsi nous avons visité les côtes du nord de la France ainsi que celle de l'Atlantique jusqu'à St Jean-de-Luz, et en ces lieux la belle vie se termina par un retour à la base, car nous devions recevoir de nouveaux appareils, et en même temps le renforcement du châssis de moteurs diésels ce qui nous immobilisa pour quelques mois, et en fait tous ces travaux terminés il nous fallut recommencer tous nos essais de résistance de coque, cette dernière ayant été ouverte, et pour cela refaire lu plongée de grande profondeur à Ouessant comme la première fois tout se passa pour le mieux.

De retour à Cherbourg nous avons repris notre travail de routine, pour nous les torpilleurs c'était toujours les lancements de torpilles pour réglages sur but fixe ou mobile (Bateaux de faible tonnage) c'est ainsi qu'un jour en grande rade nous trouvant en plongée il nous arriva d'être abordé par un navire sortant des passes, noue entendîmes un choc assez violent, et notre sous-marin commençait à descendre progressivement en prenant une gîte assez dangereuse, mais nous avons touché le fond, et alors il nous fallut redresser le bateau, par des mouvements d'eau aux caisses de réglages, et par des mouvements de gueuses de plomb se trouvant dans les cales ; une fois l'équilibre établit, il nous restait qu'à rentrer au port et directement en cale sèche, car nous étions en demi-plongée et pas plus, c'est une fois au sec que nous nous sommes aperçus d'une déchirure de plusieurs mètres dans la coque des water-ballast bâbord, cela nécessita plus d'un mois de réparation, pendant ce temps, nous étions tranquilles et un peu inquiets à la fois, car les bruits couraient sur la dislocation de la 1ère escadrille d'essais, pour être tous reversés a la deuxième basée à Brest, ce qui arriva à partir du ler Janvier 1935, Je me trouvais à bord de l'Orphée où je ne restait que quelques mois, cet équipage composé uniquement de Bretons, et où tous couraient après les galons, et l'avancement, ce qui m'a valu quinze jours de prison ferme sans raison vraiment valable, mais seulement dans la marine, il existe ce que l'on appelle un conseil d'avancement qui à lieux tous les six mois, et où à chaque navire est doté d'un certain nombre de points supplémentaires, répartis aux plus méritants ; donc voici ce qui se passa pour moi qui sortait de L 'Antiope avec une notation des meilleurs, et des états de services élogieux à bord de l'Orphée, les officiers n'auraient put échapper à me donner des points supplémentaires, mais à ce moment là les vieux de ce bateau auraient été lésés avec quinze jours de prison le tour était joué, je ne pouvais plus prétendre à ces points qui de ce fait restaient aux bretons favorisés de l'Orphée.

Cela m'insista à demander mon débarquement au plus vite, ce que j'obtins avec joie, car je ne perdais pas au change, c'est sur le sous-marin Diane que je me retrouvais avec beaucoup de mes camarades d'autrefois, et comme commandant un vrai père de famille ainsi que l'officier en second, vraiment il me semblait être de retour sur mon ancien bateau (L'Antiope), nous appartenions à la deuxième escadrille Brest, mais provisoirement nous restions à Cherbourg, notre rythme de vie était changé, et cela nous donnait des inquiétudes, car beaucoup d'entre nous étaient mariés et avaient élu domicile en cette ville.

Mais voila que quelque chose nous arrivait à l'improviste, car nous fumes désignés pour une grange tournée et épreuve de froid que nous devions effectuer en Norvège, cette tournée nous valu deux longs mois très éprouvant pour les hommes comme pour le Matériel, la vie de bord étant très pénible, à cause de l'étroitesse des sous-marins, le manque d'eau et surtout le manque de confort, avec le froid nous étions obligés de séjourner continuellement à l'intérieur, la nourriture des conserves presque tous les jours, mais tous nos ennuis étaient compensés par la gentillesse des officiers, nous formions vraiment une grande famille où régnait la bonne entente, tous nous avions à cœur de maintenir notre bateau dans de très bonnes conditions, car le temps était très mauvais.

Nous visitions en premier la belle ville d'OSLO, puis de là nous sommes partis en Ecosse où nous fumes obligés de toucher le port d’Edimbourg afin de faire réparer une partie du pont avant et le guindeau avant emporté par une lame pendant la traversée, la réparation effectuée nous sommes repartis pour les côtes de Norvège la mer ne s'était guère calmée, c'est par un temps de chien et un vent à décorner tous les bœufs de la création que nous avons fait la traversée de Edimbourg à Bergen, il nous arriva souvent d'avoir des lames de douze mètres, ce qui nous mettait souvent dans des situations critiques, et surtout très dangereuses pour des sous-marins, il est un proverbe qui dit arrière après la pluie vient le beau temps mais dans ces régions cela se termine souvent par une brume et un calme plat, c'est ce nui nous arriva sur les côtes de Norvège, où avons bien failli nous rompre les os sur les rochers, c'est dans une purée de pois que nous abondâmes les Fjords de Norvège, où nous avons par une chance inouïs éviter les rochers à l'entrée du fjord et de ce fait nous avions retrouver la route que nous cherchions à tâtons tellement la brume était épaisse.

Les trois autre bâtiments de notre groupe avaient eux et pas mesure de sécurité mouillèrent dans des eaux favorables pédant que nous, nous cherchions et poursuivie notre route en oubliant de correspondre avec les autres navires, pendant ce temps eux nous cherchaient sans résultat, alors que nous étions déjà dans les fjords et même arrivés déjà à Bergen amarrés tranquillement au quai, et de ce fait la veille radio suspendue. Mais à Cherbourg grand branlebas de recherches, où nous étions déjà considérés comme disparus, mais bientôt avec l'aide de la radio Norvégienne qui elle avait reçu le massage de recherche, et savait où nous nous trouvions fit le nécessaire auprès des autorités françaises et tout rentra au plus vite dans l'ordre, et ainsi nous pouvions tous réunis repartir à la recherche du froid dans Fjord, afin d'éprouver le matériel, et pour cela il nous fallut remonter beaucoup plus haut ce oui nous a valu de rester deux longs mois qui nous semblèrent interminables, car le courrier était rare, et cela n'était pas pour remonter le moral du marin, puis ce fut le retour par Oslo, afin de Faire une dernière fois le ravitaillement, à notre retour dans cette ville c'était la grande réclame et la préparation des fêtes de Noël ; les magasins étaient illuminés et les rues décorées de mille feux, à. l'époque nous n'avions jamais vu cela en France, nous étions enchantés tés de voir tant de jolis choses et surtout la grande propreté des rues, cela nous changeait un peu de ce que l'on voit en France, nous passions en cette ville un séjour agréable, et très bien reçus de la part de la population, qui nous avaient offerts des places de Théâtre, très heureux de cela, mais personne de nous n'avait rien compris, il s’agissait d'un classique n'ayant aucun rapport avec le classique Français, nous en avions profité pour visiter la ville qui est très belle par elle même, mais à cette époque de l'année les jours étaient si courts que cela nous laissait guère le temps de bien visiter les beautés de cette ville magnifique, c'est quand même avec joie que nous réprimes la mer, pour enfin notre port d'attache où nous sommes arrivés dans un état lamentable, car nous avons eu pour ce retour et pour ne pas charger une très mauvaise mer, dès notre arrivée une bonne douche nous était indispensable, car noue étions dans un état lamentable et souvent avec des barbes d'une semaine et plus, tous les équipages avaient droit à un repos de quarante huit heures pour se remettre d'aplomb. Pour moi ces deux jours je les passais chez moi près de ma chère femme, car à l'époque nous habitions Tourlaville(faubourg de Cherbourg) Mais dès notre retour à bord, il nous fallut remettre tout en ordre à bord et faire un peu de toilette au bateau qui lui aussi en avait autant besoin que l'équipage, car avec le mauvais temps les peintures avaient souffert ainsi que les sperstructures et les rambardes de protection, et en plus plusieurs panneaux étaient perdus avec le mauvais temps, à l'intérieur la révision des cales et de leur collecteur d'assèchement devaient être visitées car noms avions placé des vivres à l'intérieur et après un tel chargement une grande propreté était de rigueur, afin de conserver une sécurité efficace en cas d'avarie, car un navire est souvent victime d'un manque d'ordre et de propreté ; à bord des sous marins il nous est souvent arrivé de voir lors d'une inspection des cales de voir le commandant habillé d'une belle combinaison blanche, et se coucher dans le fond de la cale pour visiter les crépines et au moyen d'une baladeuse tous les recoins puis se relever et regarder en premier l'état de sa combinaison, avant de faire une remarque sur l'état de propreté, aussi dès qu'il se relevait notre regard se portait sur lui, afin d'en connaître le résultat, félicitations ou remarques que nous étions susceptibles de recevoir.

Bientôt nous allions participer aux grandes manœuvres de deuxième escadre de l'Atlantique à laquelle nous appartenions, et avant de commencer ces manœuvres nous avions hâte qu'elles se terminent, car elles étaient assez dangereuses, à bord des sous-marins nous étions obligés de récupérer après lancement nos torpille d'exercices par nos propres moyens, et l'annonce d'un lancement en escadre nous donnait la chair de poule, car c'est toujours avec une certaine appréhension que prenions la mer pour ce genre d'exercice, car pour repêcher la torpille le sous-marin devait se mettre en demi plongée, de façon que l'eau de un mètre au dessus du pont, afin de permettre à la torpille de pouvoir être hissée par flottaison au dessus du pont, mais pour cela il nous fallait à nous autres torpilleurs descendre sur le pont avec une ceinture de sécurité, qui elle était fixée au pont du bâtiment à une filière en table d'acier, et munie d'un anneau pouvant se déplacer sur ce Gable d'acier, mais comme de bien entendu nous étions dans l'eau jusqu'à la poitrine, l'été la chose était assez agréable, mais en automne et en hiver, je vous assure que cela n'avait rien de plaisant, car il nous fallait quelques fois plus d'une heure pour arriver à capter l'engin, et à amarrer la torpille sur le pont mon engagement touchait à sa fin, je n'avais plus envie de continuer cette vie qui devenait de plus en plus dure et impossible, mais au paravent j'avais fait une demande pour passer les visites exactement comme pour une demande d'engagement afin d'avoir un aperçu de ma santé, car en cas de chose grave, je serais resté dans l'armée malgré tout, n'ayant rien du tout au résultat des visites, je me suis en quête de trouver un emploi ayant écris aux. ateliers de la Seine-Maritime j'obtins satisfaction, et de ce fait je dus résilier la promesse d'engagement faite obligatoirement pour pouvoir passer les visites, ce qui me valut de la part des bureaucrates, chargés du service bureau militaire quelques remarques, car ayant passé les visites tout était pour la signature du rengagement les papiers étaient prêts il ne restait plus qu'à signer et au lieu de signer, je fus obligé de les avertir que je quittais l'armée, celui qui s'y attendais le moins était bien mon officier des équipages qui en resta stupéfait, en me disant Autin tu devrais rester avec nous tu as un avenir, peut-être avait-il raison, mais au fond je ne regrettais pas ce que je venais de faire, car je ne pouvais digérer l'affaire de mes quinze jours de prison, qui très injustement m'avaient été données par des officiers qui après guerre étaient considérés comme des Héros, il est vrai qu'ils avaient fait du bon travail, mais n'avaient jamais ménagé en aucune façon leur hommes composant leur équipage, et ont eu beaucoup beaucoup de chances.
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