Premiere partie





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J'allais donc rentrer en qualité d'ajusteur, au service armement des ateliers et chantiers de la Seine-Maritime, comme de bien entendu, ma vie changea de fond en comble, et à la maison matin midi et soir, et un travail qui au début me sembla monotone, j'étais je l'avoue un peu désorienté, mais il fallait bien s'y faire, pour le travail cela me changea beaucoup, car il me fallut me mettre au courant de bien des choses, car je n'avais jamais travaillé en construction navale et bien des connaissances manquaient à mon savoir ; mais avec de la volonté on arrive à tout. En premier je fus destiné aux escorteurs de la marine Nationale mon premier travail fut le montage du puits aux chaînes travail qui consistait à beaucoup de travail de traçage, afin de déterminer les emplacements réels de tous les appareils étrangloir et croc d'étalingure, c'était de la construction neuve et il fallait que cela corresponde au plan de construction, car il y avait des contrôle très sévère. Quand à moi j'étais à mes débuts et je m’appliquais de façon que tout soit pour le mieux, au bout de quelques mois mes craintes furent dissipées et lors des grèves de 1936 je dus passer un essais comme tous mes collègues de l'atelier, car la direction ne demandais qu'une chose en mettre le plus possible à la porte ou alors en déclasser une certaine partie et ainsi payer moins cher un certain nombre en tenant compte de l'augmentation demandée par les syndicats, cet essais me classa ler catégorie, et je fus maintenu à la Marine Nationale, car dans ces chantiers travaillant pour la marine marchande et la marine nationale, nous formions deux équipes bien distinctes l'une de l'autre, puis en 1938 où tout commençait à tourner de travers, je fus reversé au service entretien des machines outils, où je formais une équipe avec un ancien marin lui aussi, natif de la région et possédant une petite ferme dans la région de Jumiège, il nous arrivait souvent d'être appelé à effectuer des réparations sur les grues Titan à une hauteur de 45 mètres, ou alors de soulager des plateaux de tours horizontaux pesant plusieurs tonnes, et cela à l'aide de vérins hydrauliques.

Ce genre de travail me plaisait beaucoup, car il était moins monotone et plus varié et en plus au grand air, il nous permettait de connaître un peu tous les ateliers du chantier, il nous arrivait même de réparer les locomotives de traction du chantier servant à la manipulation des wagons du chantier dans la circonscription de l'usine.

Notre petite maison était bien gentille et entourée d'un petit jardin, le samedi il m'arrivait souvent en compagnie d'un copain de noue rendre à Rouen à bicyclette faire des achats, et être de retour pour midi, ce qui à l'époque me semblait une promenade, les bords de la seine sont très beaux avec leur falaises de craie dans la régions de Duclair, et ses villages fleuris, les forêts environnantes en font un site enchanté surtout en automne et au printemps de St Martin de Bocherville à Vilquier la nature y est vraiment merveilleuse, c'est dans ces parages que mon fils ainé y est né, sur un plateau appelé à juste titre le champ des oiseaux, car derrière la maison il y avait la forêt, nous avions la seine arrosant toute une contrée merveilleuse, et sur l'autre rive de la Seine, nous pouvions admirer la forêt Brotonne, et la petit village de la Mailleraye au printemps tout n'était que fleurs. En plus ce pays était le pays des cerises par excellence, de notre fenêtre nous pouvions admirer à travers les merveilles de la nature les bateaux glisser sur le fleuve, remontant vers Rouen pour y décharger leur cargaison, ou redescendre vers le Havre pour reprendre la hante mer et le grand large, c'est dans cette vallée que nous avons passé de tendre années de notre vie.

Ayant durant mon service fait une demande d'emploi réservé aux anciens militaires ayant au moins cinq années de service, je fus notifié au mois d'octobre 1958 que ma demande était satisfaite, et nommé à cet effet garde des Eaux et Forêts mais il me fallait attendre ma feuille de route définitive ; ayant étant jeune un peu le goût de l'aventure à l'époque et mon épouse étant complètement d'accord nous avons donc décidé de partir vers notre nouveau destin.

C'est début mars que nous avons reçu les feuilles de route nécessaire, j'étais nommé à la brigade de Frenda, Maison forestière de Tafsa situé à 1500 mètres d'altitude, et me fallait rejoindre mon poste dans les délais prévus, si à l'époque il n'y avait pas eu toutes ces histoires de guerre tenaient la hune de tous les journée je ne serais peut être pas parti, dans le fond j'avais un peu peur en cas de conflit car vu notre situation très près des chantiers je ne voyais pas tellement la situation enviable en cas de bombardement ; donc j'ai suivis mon destin peut-être j'ai bien fait Dieu seul le sais quand à nous nous sommes toujours en vie, donc Dieu était avec nous je vendis une grande partie de mon matériel, et ce que j'avais de plus cher je le mis chez des amis qui eux m'en achetèrent une partie par la suite, quand au reste après une vingtaine d'armées je le considère comme perdu, hélas après tant de temps, pourtant j'avais des livres auxquels je tenais énormément.

Donc nous quittions la France par une belle journée de mars, mais ne devais durer bien longtemps, car ce n'était pas encore le printemps, il faisait déjà moins beau à Marseille, et au départ de ce port pour nous rendre en Afrique du nord, la mer était agitée et la traversée du golfe du Lion fut très mauvaise, aussi le soir à la salle du restaurant nous étions peu nombreux à table.

Le lendemain matin nous arrivions au port d'Oran vers 11 heures nous mettions les pieds sur le sol d'Afrique ; pour mon épouse qui n'avait qu'y ni avait jamais mis les pieds, cela lui fit quelque chose qui malgré tout se dissipa assez vite mais il nous fallait nous rendre à la conservation des eaux et Forêts, qui à l'époque était située assez loin du centre de la ville, pour y recevoir plusieurs fiches afin de pouvoir nous rendre au magasin(le grand bon marché) procéder aux relevés de mensuration pour recevoir un trousseau complet de garde des Eaux et Forêts, ceci fait nous sommes repartis pour Tiaret centre du cantonnement auquel nous faisions partie. cette ville située à 1180 mètres sur les hauts plateaux et grand centre commercial de la région, cette dernière était recouverte de neige, cela nous chargea beaucoup, car nous étions partis de France avec un soleil radieux, et nous arrivions en Afrique pour y voir de la neige, c'est une chose qui peut sembler bizarre mais hélas il en est souvent ainsi, en Afrique du nord, la neige y très fréquente en hiver et même au printemps.

Je tiens toute fois à faire remarquer que la ville de Tiaret possède le climat de France d'une ville située à la même altitude dans le massif central, il n'y a aucune différence entre les deus surtout en hiver.

En cette ville nous sommes allés rendre visite à l'inspecteur des Eaux et Forêts chef du cantonnement, un brave homme qui nous donna quelques conseils, nous avons passé la nuit en cette ville, le lendemain matin nous sommes allés passer les visites d'incorporation à la caserne des tirailleurs de cette ville, puis avant de repartir nous sommes allés acheter le stricte nécessaire qui fut aussitôt sur le car se rendant à Frenda, car dans ces pays les cars servent souvent de moyen de transport en tous genres ; de là nous voila repartis pour Frenda, et me voila parti à la brigade où je fus reçu par le brigadier et un garde Indigène ancien spahis, de là je dus me rendre à la brigade de gendarmerie pour le changement de domicile sur le livret militaire, je fus reçu à bras ouverts tous heureux de recevoir un Français de France comme ils disent si bien la bas, car en ces pays il y a toujours une grande différence entre les gens nés en Frange et ceux qui sont nés sur place la mentalité n'est pas la même, c'est derniers étant nés sur place et élevés parmi les indigènes sont aussi futés que ces derniers, et peut-être un peu plus car en ces lieux il faut apprendre à se méfier de tout et de tous, car le meilleur ami est souvent celui dont il fait se méfier, nous pauvres Français nous avons le cœur trop sensible et pas assez de méfiance, mais cela ne dure en général pas trop longtemps.

Puis me voila parti avec ma femme et mon fils alors âgé de deux ans pour rejoindre mon poste de fonction situé à 25 km de Frenda au dessus du petit village de Martymprey, l'arrivée dans ce poste fut pour nous, une grande période de notre vie, car ce fut un grand changement pour mon épouse, qui elle se trouvait isolée de tout, pour une mère de famille cela lui fut très dure, car il n'était pas question pour elle de descendre au village faire ses courses comme en France, à part le dimanche matin et ceci par beau temps où nous pouvions descendre les trois en prenant le cheval et un âne où nous pouvions placer le fils en ma compagnie, où en compagnie mon épouse selon le cas et l'état de la piste l'été cela était un plaisir de faire ce trajet de cinq kilomètres à travers bois et champs de céréales cela nous faisait une bonne marche de 10 km et aussi un délassement pour mon épouse qui était sur place toute la semaine, mais au bout d'un certain moment et après avoir pris connaissance des colons du village et de tous les gens il y avait toujours une personne charitable pour nous offrir de nous remonter jusqu'au poste en voiture ou en automobile selon que la piste était praticable ou non, et il n'était pas facile de refuser ce service, car il avaient tous besoin des eaux et Forêts possédant tous des lots de colonisation sur lesquels je devais contrôler les produits, mais ma première acquisition fut l'achat d'un cheval, car ce dernier m'était indispensable pour faire mon contrôle journalier en forêt et sur les exploitations en cours, ce cheval je l'avais payé mille huit cent francs c'était un cheval alzan, une très belle bête et reçu par le vétérinaire désigné par le service des Eaux et Forêts.

Je dus me mettre au courant de mon nouveau métier, et commencer à effectuer la reconnaissance du terrain, car mon triage se composait de trente cinq mille hectares de boisement, pin d'alep en montagne au moins douze mille hectares formant une des plus belle forêt du département cette partie était en pleine maturité, car i il y avait eu des parties incendiées et dans ces parties le pin d'alep pousse à une rapidité vertigineuse; la deuxième partie se composait de maquis (chênes verts qui étaient exploités pour les écorces à tan, et lentisques dans les ravins où coulait une certaine quantité d'eau pendant la saison d'hiver parmi. ces essences figuraient aussi. les arbousiers et des chênes verts très rabougris, puis la troisième partie de mon triage se composait uniquement d'une plaine d'alfa tirant sur la région de Gériville et située à plus de quarante kilomètres de mon poste, cette région était placée sous le régime forestier à cause de son exploitation de l'alfa très prospère à l'époque par des sociétés alfatières expédiant leur produits en Angleterre, je crois que la guerre à mis fin à ces exploitations.

Quand je devais me rendre dans ce canton pour effectuer un contrôle en principe deux jours pour m'y rendre, mais j'y allais deux fois par an, car ces exploitations avaient des dépôts de produits dans des endroits accessibles aux camions il était donc plus facile de contrôler les quantités de produits sur place eux faisaient transporter sur dépôt par des caravanes de chameaux très nombreux dans la région. Quand à cette reconnaissance de terrain cela me fut assez pénible, car n'étant pas habitué à faire du cheval, et cela avec un harnachement Arabe, en attendant que je reçoive le mien. ce n'est qu'il était plus mauvais qu'un autre mais il faut en avoir l'habitude, car avec le dissier et le pomeau font quelques fois mal à ceux qui comme moi n'en ont pas l'habitude, mais à la longue on s'y fait à monter court comme les Indigènes.

Tout mon triage se trouvait au delà de la chaine de montagne des Sdanas-Rharbi j'avais environ cinq kilomètres avant d'être rendu sur les lieux, il me fallait mon ter sur un plateau, la maison forestière se trouvant sur le penchant inverse de cette montagne, puis traverser le plateau qui était très habité, par un Douar et des gens semi-nomades, pratiquant le pacage de bovins et de troupeaux de chèvres et moutons, et cultivant un peu d'orge et de blé dur pour leur nourriture avec le produit de leur élevage. Ayant traversé le plateau je me trouvais face à une plaine immense que je pouvais contempler du haut des keffs, et qu'il me fallait prendre connaissance en totalité, ce que fis en compagnie d'un garde Indigène qui lui connaissait bien la région, ancien spahis il me forma au cheval, et en même temps me donna des notions d'arabe parlé, chose pas très aisée pour une personne venant de France, mais malheureusement il ne devait rester que une quinzaine de jours avec moi, nous avions eu tout juste le temps de parcourir les triages par la voie la plus rapide, sans avoir eu le temps de reconnaître les bornages, qui constituent la délimitation exacte avec les riverains et entre les cantons. Puis c'est avec joie que je reçu mon équipement que j'attendais depuis plusieurs semaines ; c'était quelques chose de bien beau une selle toute neuve sortant de la sellerie des chasseurs à cheval, démontée pièce par pièce et soigneusement emballée, heureusement que de profession j'étais sellier autrefois, car je me demande de quelle façon j'aurais put m'en sortir, sans connaître le montage de ce genre d'arrachement, j'avais reçu à quelques jours d'intervalle le harnechement et les effets de garde Forestier, et de ce fait j'avais un peu hâte voir la figure que j'aurais tout habillé de neuf, ainsi que la monture harnachée de neuf également, ayant réunion à la brigade de Frenda je dus m'y rendre, et c'est en grande tenus que j'y suis rendu, et en même temps je devais signer ma convention de garde Domanial devant les greffes du tribunal de 1ère instance de Tiaret où je devais porter serment, ceci me permettant d'exercer dans toute sa plénitude mon métier de garde Forestier, et également d'effectuer des saisies pendant mes fonctions quand cela était nécessaire, mais pour cela il fallait faire bien attention, et être bien sur de son coup avec preuves à l'appuis.

Par un beau matin je partis donc de mes propres ailes, et ce jour là je me rendis sur un chantier d'écorces à tan, j'y parvins sans difficulté, le temps était doux, mais le ciel gris avec une légère brume, sans avoir toute fois trop de difficultés à se guider, car on apercevait la chaîne des keffs, et c'est sur cette chaîne que je me guidais, en sachant que je devais le passer pour retrouver le plateau et de cette sorte retrouver essaiment la maison forestière, donc après avoir rendu visite aux chantiers, j'en profitais pour pousser un peu plus loin mon excursion, mais c'est là que tout se gâta, car la pluie commença à tomber fine très fine et bientôt je fus enveloppé de toute part d'une brume épaisse qui ne me permettait de voir à plus de dix mètres, il était impossible de voir les hauteurs qui auraient pu me servir de points de repères, car pour rentrer je devais les escalader, mais hélas je me retrouvais toujours en sens inverse à une dizaine de kilomètres de mon point de départ j'arrivais toujours à une rivière, après plusieurs tentatives je revenais toujours à cette fameuse rivière qui m'avertissait et avait l'air de me dire il faut faire demi-tour, car tu es en sens inverse de ta route.

Depuis onze heure su matin je tournais en rond et la nuit commerçait à tomber je vous jure que je commençais à être inquiet, car je voyais le moment où j'allais passer la nuit dehors, si j'avais put retrouver le chantier du matin, il m'aurait été facile de retrouver mon chemin, mais hélas j'étais bel et bien perdu. Quand à bout d’arguments, je me suis souvenu que l'ancien propriétaire du cheval, un indigène de la région m'avait donné ce conseil, si un jour tu es perdu laisse le cheval faire, et il te remettra toujours sur le bon chemin ; c'est ce que je fis, en le laissant entièrement libre de ses mouvements, étant descendu de cheval et le tenant par la queue, je m'en remis à sa bonne volonté, après m'avoir fait passer des endroits assez difficiles et le laissant faire à sa guise, au bout d'un certain moment, c'est avec joie que je me retrouvais sur une piste que je reconnaissais assez bien pour me rendre à la maison forestière j'étais enfin retrouvé cela grâce à mon cheval.
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