Nous pouvons rapidement nommer les moyens mis à disposition de la chirurgie orthopédique pour remplir sa mission initiale de «conservation de la fonction» ou «sauvegarde de celle-ci»





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date de publication01.11.2017
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L’appareil loco moteur
Cet appareil comprend à la fois l’étude du squelette, de ses attaches qui sont les ligaments, de ses articulations, mais aussi des muscles et de leurs insertions par l’intermédiaire des tendons.

L’approche se fera sous trois aspects différents :


  1. des connaissances chirurgicales en orthopédie et en traumatologie

  2. des connaissances en bio matériaux

  3. des connaissances médicales et l’appropriation des pathologies rhumatologiques


Nous allons déjà revoir la définition du terme « orthopédie » qui signifie littéralement « mettre un enfant droit ». Nous constatons donc que ce mot dans son utilisation courante couvre bien d’autres domaines.
Elle est appelée aussi « chirurgie de l’appareil locomoteur ou chirurgie réparatrice.
En France, cette discipline est scindée en deux branches :
La traumatologie : qui concerne les accidents traumatiques de cet appareil

L’orthopédie dite froide : qui concerne les déformations, les anomalies de cet appareil. Ces déformations peuvent être des séquelles traumatiques mais le plus fréquemment elles sont congénitales ou acquises (paralysies, rhumatismes déformants, …)

Nous pouvons rapidement nommer les moyens mis à disposition de la chirurgie orthopédique pour remplir sa mission initiale de « conservation de la fonction » ou « sauvegarde de celle-ci ».


Ici, encore nous avons deux moyens :

  1. les conservateurs

  2. les chirurgicaux ou dits sanglants.


Juste un peu d’histoire, l’orthopédie est devenue sanglante sous Ambroise Paré, mais elle existe depuis des millénaires.

Nous allons maintenant aborder les parties anatomiques de cet appareil.

Le squelette vue de face l’appareil musculaire (face) vue de dos

Voici le plan de cours que je vous propose :


  1. En Orthopédie:

    1. Anatomie et physiologie des:

      1. Membres supérieurs (os et articulations)

      2. Membres inférieurs (idem)

      3. Rachis

      4. Bassin

      5. Muscles




    1. Les pathologies, avec leur traitement

    2. Les explorations radiologiques et fonctionnelles




  1. Les biomatériaux

  2. En rhumatologie


Nous commençons par :

Cette planche vous permet de retrouver le nom des différents os constituant cette région de l’organisme.

Nous allons maintenant y ajouter les muscles qui nous permettent les mouvements :


Les muscles sont donc très nombreux et les parties blanchâtres sous forme de cordon, sont les tendons qui permettent de relier entre eux les os afin d’assurer la mobilité.
Déjà, grâce à cette vue nous constatons qu’il existe plusieurs catégories de muscles, en fonction de leur forme et du nombre d’attaches qu’ils possèdent.
A l’aide de la planche qui suit vous pourrez mieux vous représenter leur texture.


Cette vue regroupe une partie des variétés de nos muscles. Si nous parlons de triceps, c’est que ce muscle possède 3 chefs d’attache, exemple : le triceps du bras, situé à la postérieure.

Nous allons maintenant reprendre les différents segments de ce membre supérieur.

      1. Membres supérieurs



L’épaule.
Celle –ci est composée de plusieurs os, l’omoplate, l’humérus et la clavicule. On l’appelle aussi la ceinture scapulaire.

Entraînement
Il existe 3 articulations : gléno-humérale, acromio-claviculaire, sterno-claviculaire
Nous trouvons aussi de nombreux muscles (voir planche anatomique)
Le coude
Celle – ci est composée de 3 os, l’humérus, le cubitus et le radius.

Humérus

Cubitus

Radius

Nous avons des muscles qui nous permettent, notamment des mouvements de flexion – extension, comme le biceps et le triceps.

Mais nous avons aussi la possibilité d’effectuer des mouvements de rotation de l’avant.
Le poignet
Cette articulation constituée de 7 os, est particulièrement fragile. Voir radiographie ci-dessous.

Le carpe ainsi nommé comprend : l’os pisiforme, le pyramidal, l’os crochu, le scaphoïde, le semi-lunaire, le grand os du carpe et le trapèze. Cette zone anatomique est très complexe, et est à l’origine de nombreuses pathologies à type de fracture, mais aussi d’une maladie très répandue de nos jours, le syndrome du canal carpien. Voir schéma :


Pour la main, elle est constituée du métacarpe puis des phalanges qui permettent les mouvements fins, de préhension, et autres que nous utilisons quotidiennement.
Nous verrons dans un deuxième temps les rapports osseux qui sont reliés par des ligaments, et les insertions musculaires qui s’appellent des tendons.


      1. Membres inférieurs


Nous retrouvons l’ensemble bilatéral du fémur, du tibia et du péroné, situé respectivement dans la cuisse et dans la jambe. Nous continuons avec les os du tarse puis ceux du métatarse et enfin les phalanges des doigts de pied.


La vue suivante vous montre les différents muscles qui permettent les mouvements de cette partie de l’anatomie du corps humain.


Les parties blanchâtres que nous apercevons, correspondent aux tendons, autrement dit les moyens de fixation des muscles sur les os.

Nous allons maintenant reprendre les différents segments de ce membre inférieur.
La Hanche
L’articulation la plus importante en taille est : la coxo-fémorale.


Entraînement

Il est à retenir quelques noms qui auront leur importance pour certaines pathologies et notamment toute la zone épiphysaire du fémur. Ces noms sont le grand Trochanter, le petit Trochanter, la tête fémorale, et pour l’os iliaque, le cotyle.
Le genou

Le genou est composé de deux articulations, la fémoro-tibiale, qui comprend deux ménisques, et la fémoro-patellaire. Il doit s'adapter à deux impératifs inverses : la stabilité lors de l'extension complète, où le genou supporte le poids du corps, et la mobilité. Cette dualité fonctionnelle est permise par une morphologie osseuse et des structures musculo-tendineuses complexes.


Cette articulation est donc soumise à de nombreuses contraintes physiques, un excès de poids peut être un facteur aggravant de l’usure prématurée de ses composants.
Nous verrons ensemble un certain nombre de pathologies qui affectent cette partie anatomique.
La cheville
De tout l’organisme, elle est l’articulation la plus fine et est soumise à des contraintes très importantes. Tout le poids du corps passe par elle, nous avons la jonction entre le tibia, le péroné ou fibula et le tarse qui est constitué de 7 petits os comme, le calcanéum, l’astragale, le scaphoïde, le cuboïde et les 3 cunéiformes. Il est à remarquer que nous trouvons vers l’arrière du tarse les 2 plus gros : calcanéum et astragale, les autres se situent à l’avant.


Le reste de la composition du pied se décompose en Métatarses et phalanges.
Une particularité concerne les tendons voir schéma :


Celui que l’on connaît le mieux depuis l’Antiquité est le tendon d’Achille. Il est un point faible de la jambe, la pathologie la plus connue est la rupture avec comme traitement la plastie et immobilisation jusqu’ à consolidation.


      1. Rachis


Nous allons maintenant aborder la colonne vertébrale et ses différents étages. Elle constitue le mât de notre anatomie, elle est maintenue par de nombreux muscles constituant de véritables haubans qui permettent sa statique. Elle présente des courbures naturelles.

Les vertèbres sont articulées entre elles, ce qui permet les mouvements de flexion, d’extension et de rotation, certes limités pour certains étages. Nous avons les 2 premières, Atlas et Axis qui sont en fait un pivot pour la première et un anneau pour la deuxième.
Les vertèbres sont différentes en fonction de leur étage, elles présentent toutes une apophyse épineuse, des apophyses articulaires bilatérales, des apophyses transversales, des tronc de conjugaison dont sont issus les racines nerveuses, un trou canalaire dans lequel passe la moelle épinière que l’on a étudié dans l’appareil nerveux périphérique, un corps vertébral et des disques intervertébraux qui servent d’amortisseur.


Lorsque nous atteignons la partie sacrée, les vertèbres sont soudées entre elles et sont rattachées aux os du bassin que nous verrons dans le prochain paragraphe.
Les vertèbres coccygiennes, elles, sont au nombre de 3 à 5 en fonction des individus, cette partie est considérée comme un reliquat de queue dû à l’évolution de notre branche des mammifères. Nous sommes passés de la position quadrupède à la position bipède.


      1. Le bassin


Il est constitué des os iliaques de chaque côté, du sacrum et du coccyx. Les os iliaques se décomposent en plusieurs noms, qui sont les crêtes iliaques, les ischions et la symphyse pubienne en avant.

Vue de face du bassin et ses différentes parties anatomiques
Dans cette région anatomique, nous retrouvons différents appareils déjà étudiés tels que celui de la reproduction chez la femme, une partie de celui de l’élimination urinaire, du digestif pour sa partie terminale, et c’est une voie de passage pour le vasculaire, le nerveux périphérique, le lymphatique.
Nous pouvons considérer cette zone comme la coque d’un navire.
Voyons maintenant un rappel de la composition interne d’un os long tel que le fémur.


Le dessin affiché correspond à un adulte, chez l’enfant l’image est différente car les cartilages de conjugaison ne sont pas ossifiés, et donc l’aspect radiologique permet d’identifier l’âge de l’enfant. Cette particularité va conditionner la prise en charge thérapeutique d’une fracture par exemple, il ne faut pas détruire ce cartilage qui permet la croissance harmonieuse de l’individu.
Nous pouvons faire un rappel avec la production des éléments figurés du sang. En effet, c’est grâce à la moelle osseuse, véritable centrale de fabrication, que nous avons le renouvellement de nos hématies, mais aussi de nos moyens de défense. C’est pourquoi, dans certaines pathologies hématologiques nous procédons à des biopsies de moelle osseuse, au niveau des crêtes iliaques ou au niveau du sternum.
Rappel rôle des ligaments
Un rappel sur les moyens de liaison entre les os, autrement dit reprenons certains ligaments qui peuvent présenter de nombreuses pathologies, et souvent développées au cours de gestes répétitifs, et en contraintes physiques. Nous en rencontrons régulièrement dans le monde professionnel, tel que la rupture des ligaments de l’épaule, responsable des luxations de celle-ci.


Tendons




Maintenant que nous avons positionné les connaissances de base en anatomie et en physiologie, envisageons les pathologies les plus fréquentes, de ce vaste appareil.



    1. Les pathologies




      1. Du membre supérieur


Nous rencontrons le plus souvent des fractures de la main, du poignet, de l’avant bras, du bras, mais nous pouvons avoir aussi des fractures de l’épaule, de la clavicule…


        1. La clavicule


Cet os si situe entre le sternum et l’acromion, partie de l’omoplate.
La plupart des fractures ne nécessitent pas d’acte chirurgical. Mais lorsqu’il existe un chevauchement des fragments, il y aura traitement par étirement et donc réduction dite orthopédique. Nous pouvons aussi rencontrer des traitements par ostéo –synthèse type, broche avec réserve, risque de migration de celle-ci, plaque vissée.
La luxation sterno-claviculaire est peu gênante, mais très inesthétique, il sera pratiqué une mise en place de broche durant 3 à 4 semaines, et l’immobilisation du bras plaqué contre le thorax.
La luxation acromio-claviculaire, correspond aussi à ce qui est appelé la coiffe des rotateurs, en fonction du stade, en 1 ou 2, il n’y a pas rupture des ligaments en principe, mais pour un stade 3 il faudra procéder à une intervention chirurgicale. Celle- ci consiste à rétablir la congruence osseuse de l’articulation et à suturer les ligaments.
La luxation gléno- humérale sera traitée en première intention par réduction orthopédique, et pendant 3 semaines à 1mois, le patient portera un pansement du nom de DUJARIER, suivi d’une rééducation pendant environ 8 jours. En cas de récidive nous avons plusieurs techniques chirurgicales, pour n’en citées que 2, celle de LATARJET et celle de BANKART. L’immobilisation est plus longue que dans les autres cas de luxations, il existe une rééducation à la suite de ces interventions.


        1. L’Humérus


Les fractures vont se décomposées en différents étages.
La fracture du col peut être engrenée ou non.
Le traitement pour une fracture engrenée sera essentiellement orthopédique, avec immobilisation la plus courte possible, le risque étant de provoquer une ankylose de l’épaule.
Dans l’autre cas, il y aura geste opératoire pour prévenir une lésion du long tendon du biceps.
Le matériel utilisé peut être le suivant :


Plaque vissée
La prothèse d’épaule se justifie en présence d’une arthrose évoluée, le principe est le même que pour la prothèse de fémur.
Nous pouvons avoir une PTE (prothèse totale d’épaule) ou une PPE (prothèse partielle d’épaule).
La fracture de l’Humérus. Nous pouvons les réduire par embrochage fasciculé ou par pose de plaques vissées, le risque étant la lésion du nerf radial par compression ou sectionnement. Ce nerf est très susceptible.

Les fractures supra condyliennes, sus et inter-condyliennes.
Ce sont des fractures que l’on rencontre assez fréquemment chez les motocyclistes, ou lors d’une chute sur le coude, par exemple, les pratiquant de rollers.
Les traitements sont classiques par broches, surtout chez l’enfant, vis ou plaques chez l’adulte. Si nous avons, par contre, de nombreux fragments de l’extrémité inférieure de l’humérus, il faudra réaliser une traction- suspension en insérant une broche dans l’olécrâne, et tracter au zénith pendant 5 à 6 semaines suivies de la pose d’un plâtre.


        1. Le Cubitus


Nous pouvons rencontrer des fractures de l’olécrâne, le traitement est chirurgical. Pour la diaphyse, nous pouvons parfois utiliser à part les différents types de matériel d’ostéosynthèse, un enclouage centro-médullaire.


        1. Le radius


Nous allons surtout envisager les fractures du tiers inférieur du radius avec les 2 les plus connues.
Celle de POUTTEAU COLLES qui est extra articulaire et à déplacement postérieur, elle est réduite sous anesthésié locorégional, et mise en place de broches avec contrôle sous amplificateur de brillance du positionnement correct, mise en place d’un plâtre.

Celle de GAYRAND SMITH, sa particularité est le déplacement vers l’avant. Elle est très instable, il sera posé une plaque dont le rôle est de servir de butée, essentiellement.
Nous pouvons utiliser une technique de réduction dont le nom est très connu, la réduction de KAPANDJI. A l’aide d’une broche placée dans le foyer de la fracture, on s’en sert de levier pour remettre le fragment dans son alignement, puis on en place une deuxième.


        1. Le Carpe


Les risques de fractures des os du carpe sont répertoriés en 2 catégories, la pseudarthrose et la nécrose d’un fragment proximal.
Le traitement initial consiste en fonction de l’existence ou non d’un déplacement, soit d’un plâtre brachio-palmaire puis d’une manchette plâtrée, ou d’une réduction chirurgicale.
En cas de pseudarthrose, l’intervention consistera à évider par exemple le scaphoïde et de mettre en place un greffon osseux prélever sur la crête iliaque.
En cas de nécrose, il sera implanter une prothèse.


        1. Les métacarpes et les phalanges


Nous rencontrons le plus souvent des luxations. Dans le cas des métacarpes, si il existe une instabilité, il y aura une pose de broches. Pour a luxation du pouce, en cas de déchirure du ligament nous poserons un fil monté d’une sorte de harpon, il se nomme BARDWIRE.
Le traitement le plus répandu pour les fractures de phalanges nous poserons une attelle.
La chirurgie de la main va concerner les écrasements, les brûlures, les coupures plus ou moins intéressants les tendons nécessitant une micro chirurgie reconstructive, les sections ou amputations qui seront traitées par réimplantation, ou greffes.


      1. Du membre inférieur


Nous rencontrons le plus souvent des fractures du pied, de la cheville, de la jambe, du genou, mais nous pouvons avoir aussi des fractures du fémur, de la hanche, du bassin…


        1. La hanche



Cette vue radiologique normale nous permet de situer les positions anatomiques de chaque os concerné.
Le vocabulaire à connaître pour cette zone est le suivant :

Pour les voies d’abord : MOORE, lorsque elle est postérieure

KOCHER, lorsqu’elle est agrandie vers le haut et en arrière par rapport à la précédente

HUETER, lorsqu’elle est antérieure

SMITH PETERSON, c’est une HUETER prolongée sur l’épine iliaque.
Nous aborderons les ostéotomies de la hanche, les différents types de fractures (le fémur seul sera étudié dans le prochain chapitre), les luxations de hanche.



  • Les ostéotomies


Elles se décomposent en 2 parties,


    • Ostéotomie fémorale

    • Ostéotomie du bassin


Elles servent à protéger l’articulation d’une coxarthrose chez un sujet jeune et de retarder ainsi la mise en place d’une prothèse de hanche, cette technique est dite plus conservatrice.

En quoi consiste une ostéotomie : c’est l’action de couper un os afin de le repositionner en respectant l’équilibre des forces qui n’existaient pas au préalable, et qui provoque une usure prématurée des cartilages et des douleurs chroniques.
Les ostéotomies fémorales peuvent être de varisation ou de valgisation, autrement dit varus ou valgus.


  • La butée implantée sur le cotyle


L’indication est posée lorsque le cotyle est trop petit. La butée consiste à mettre en place un greffon prélevé sur l’os iliaque et donc reconstituer une paroi antérieure et supérieure correcte.


  • L’ostéotomie de bassin


Se nomme également CHIARI, du nom de son inventeur, nationalité autrichienne.

Cette ostéotomie consiste à couper la branche de l’os iliaque et à faire glisser la partie inférieure vers l’avant.
Le trait rouge précise la ligne de section de l’os
Ainsi la tête du fémur est à nouveau couverte par un néo cotyle.


  • Les fractures du cotyle


Peuvent être de 2 types, soit sur la colonne antérieure, soit sur la colonne postérieure. Les traitements peuvent se faire par traction suspension ou par ostéosynthèse.


  • Les prothèses totales de hanche


Les indications sont essentiellement les complications d’une arthrose très évoluée. Lorsque nous parlons de prothèse totale de hanche, nous remplaçons la pièce fémorale et le cotyle. Voir dessin ci dessous

Nous procédons à l’ablation du col et de la tête fémorale, puis nous mettons dans le fût du fémur la queue de la prothèse, cimentée le plus souvent,, si non cimentée, l’os se réapproprie son territoire autour de la prothèse. Lorsque nous avons terminé cette partie de l’intervention nous procédons à la plastie du cotyle et la mise en place de la prothèse qui elle est souvent vissée. Il ne reste plus qu’à encliqueter la tête fémorale, soit en matière métallique, soit en céramique.
En fin d’intervention, le patient aura un pansement de type SPICA. La surveillance, hormis les risques infectieux et hémorragiques, consiste à lutter contre les luxations de la prothèse.


        1. Le Fémur




  • Fractures du 1/3 supérieur du fémur.




  • Fractures du col du fémur




    • Cervicale vraie

    • Cervico-trochantérienne


Le traitement sera différent en fonction de l’âge du patient. Si sujet âgé, il sera privilégié la pose d’une prothèse fémorale simple, autrement dit, le col et la tête fémorale, sans la réfection du cotyle qui lui n’a pas subi de traumatisme. Voir le cliché radiologique qui suit. L’avantage de cette intervention est la reprise de la station verticale rapide pour le patient. En revanche chez un adulte jeune, nous préférons une ostéosynthèse, par vis plaque de type JUDET, ou par vis à compression de type DKP, ou clou-plaque de STACA, possibilité de pose de clou de ENDER (clou élastique qui permet une remise en charge rapide, souvent au nombre de 3, la voie d’abord se situe au niveau du genou et les clous sont insérer jusqu’à la tête fémorale).


Vis plaque de JUDET vis à compression enclouage de ENDER
Image de mise en place d’une prothèse fémorale simple
Vous avez donc ici, différents moyens de traiter des fractures du col du fémur.


  • Les per-trochantériennes

  • Les inter-trochantériennes

  • Les sous trochantériennes


Pour ces 3 types de fractures nous retrouvons globalement le même principe thérapeutique.


  • La diaphyse fémorale




  • Fractures de la diaphyse fémorale




    • Traitement par plaque vissée,

    • Traitement par enclouage à foyer fermé, appelé enclouage centro-médullaire, le plus connu étant le clou de Müller


Il faut noter que pour tout le matériel d’ostéosynthèse, il sera ôté dans les mois ou années qui suivent, il est très rare de laisser du matériel en place. Bien sur, je ne parle pas des prothèses qui ont la vocation de remplacer la partie déficiente et qui permet de retrouver une fonctionnalité.


  • Le 1/3 inférieur du fémur




  • Fractures


Il faut pouvoir garder les rapports avec les différentes articulations, fémoro-tibiale, fémoro-patellaire.

Le matériel est globalement le même que dans les cas précédemment cités.


        1. Le genou


Vue d’un genou droit de face
Sur cette vue, dégagée des ligaments et des tendons, nous pouvons observer les rapports osseux. Nous pouvons rencontrer :


  • Des luxations, des déchirures ligamentaires

  • Des fractures de la rotule, du 1/3 supérieur du tibia

  • Des malformations congénitales type genu valgum, genu varum

  • Des entorses plus ou moins graves



De nombreuses pathologies concernent cette portion anatomique ;
Voyons quelques cas qui nous permettront d’aborder des techniques différentes pour traiter les lésions.


  • Les fractures de la rotule


Sauf cas exceptionnel, il y a toujours déplacement et donc une ostéosynthèse est à réaliser en première intention.



Exemples de fractures de l’os patellaire



    • Par cerclage



Le plus souvent ce cerclage est fait avec un fil métallique, suivre le dessin pour comprendre le principe de mise en place. Cette technique est possible lorsque la fracture n’est pas comminutive.



    • Par haubanage


Cette technique se fait pour une fracture avec de multiples fragments, voir le dessin ci-joint. Il y a pose de 2 broches puis d’un cerclage métallique. On ne plâtre pas, mais une rééducation précoce est préconisée.


Haubanage de la rotule


    • La patellectomie


Elle est très rare, se voit en traitement secondaire lors de douleurs résiduelles invalidantes, ou en cas d’arthrose fémoro-patellaire très évoluée.


  • La ligamentoplastie du genou


Son but est de remplacer un ligament, le plus souvent il s’agit du ligament croisé antérieur, et de rétablir la stabilité du genou.


Rupture du ligament croisé antérieur
En cas d’entorse grave, nous pouvons avoir aussi élongation, voire rupture, de l’un ou l’autre ligament latéral (LLE ou LLI). Le traitement consiste à remplacer le ligament lésé par un ligament artificiel, appelé aussi néo ligament. De nombreux joueurs de football en ont bénéficié. Il s’en suit une rééducation intensive pour lutter contre l’enraidissement de l’articulation. Il y a un renforcement musculaire qui va contribuer à la stabilité de l’articulation.


  • La prothèse totale de genou


L’indication majeure est une arthrose importante, invalidante (gonarthrose). Voir le dessin représentant l’aspect de l’articulation arthrosique. Nous aurons différents types de prothèses possibles, d’anciennes prothèses de type charnière, à glissement sont encore visible, mais certaines seront changées car la durée moyenne est de 10 à 15 ans pour le maintien de ce matériel. Il peut exister des descellements, de l’usure des pièces ou encore des cassures du matériel.


        1. La jambe


Elle se constitue du tibia et du péroné, les pathologies traumatiques rencontrées le plus fréquemment sont chez l’enfant. Le traitement privilégié est l’utilisation de plâtre ou plus exactement de résine qui immobilise les fragments osseux, jusqu’à l’obtention du cal.
Si il existe des fractures chez l’adulte, il sera procédé à la pose de plaque visée.


        1. La cheville


Nous rencontrons des pathologies de type entorse plus ou moins grave, des fractures bi malléolaires. Mais nous avons aussi une pathologie typique qui est la rupture du Tendon d’Achille. Il sera alors suturé et la pose d’une botte d’immobilisation à base de résine sera confectionnée en fin d’intervention pour permettre la cicatrisation.


        1. Le pied


Nous sommes en présence d’une zone pouvant être atteinte de multiples pathologies. Certaines seront congénitales comme le pied bot ou varus équin, acquises comme les épines calcanéennes, les hallus valgus ou la déviation en dehors du gros orteil.


      1. Du rachis


Nous allons maintenant envisager les pathologies congénitales, puis acquises de la colonne vertébrale.


        1. Les déformations de la colonne vertébrale (voir schémas ci-dessous)






  • Les scolioses


Il faut différencier l’attitude scoliotique, de la scoliose vraie, nécessitant des interventions, le port de contention contraignante sous forme de corset en résine, et de rééducation de longue durée.


  • Les malformations autres


Le spondylolisthésis, qui est un glissement en avant d’un segment de la colonne vertébrale, surtout situé au niveau de l’union des parties lombaires et sacrées.
Le mal de POTT qui est la résultante d’une tuberculose osseuse, se manifestant par une gibbosité due à l’affaissement des corps vertébraux, de la paraplégie et des abcès à froid.
Le canal médullaire étroit, le spina bifida qui est une sorte de fissure du rachis du à un défaut de soudure d’un ou de plusieurs arcs vertébraux ;


        1. Les pathologies acquises




  • Les hernies discales


Elles peuvent se situer au niveau cervical ou lombo-sacré.
Elles se traitent par plusieurs méthodes, la chirurgie à ciel ouvert ou accès direct, par vidéo –assistance qui permet de faire une incision à minima, la nucléolyse qui consiste à injecter au niveau du disque un produit qui le désagrège (se fait qu’en lombaire).


  • Les fractures


En liaison directe avec l’étage de la colonne vertébrale qui est fracturé, les conséquences seront lourdes pour le patient. Il faut savoir que si la fracture est sous forme de cisaillement, la moelle épinière pourra être sectionnée. Il peut s’en suivre une tétraplégie ou quadriplégie, une paraplégie, des paresthésies…
Les traitements des fractures sont sous forme de pose de matériel plus ou moins complexe, de type COTREL, HARRINGTON, ….


  • Les luxations




  1. Les explorations radiologiques et fonctionnelles


Dans cette discipline, orthopédie traumatologie, l’arsenal des examens est vaste.
Nous allons trouver : les radiographies classiques dites standard

Le scanner, l’angio scanner,

L’IRM, l’angio IRM,

Des scintigraphies osseuses au Tecnetium,

Des scintigraphie aux leucocytes marqués (pour les infections)

L’écho doppler artériels et veineux
Après avoir passer en revue les explorations radiologiques, voyons les fonctionnelles.
Nous avons sous anesthésie, le testing sous scopie, l’arthroscopie à visée diagnostic.


  1. Les bio matériaux


Nous appelons bio matériaux :

Les substituts osseux

Les bio ciments aux antibiotiques

La BMP ou Protéine Stimulant l’ostéogenèse

Le matériel d’ostéosynthèse en Titane


  1. La rhumatologie

La rhumatologie est la spécialité médicale de l’étude de l'appareil locomoteur, c'est-à-dire des maladies des os, des articulations, des muscles, des tendons et des ligaments.

Dans cette partie médicale pure, nous allons aborder certaines maladies, les plus fréquentes qui atteignent la population.

Nous pouvons les classer en plusieurs catégories :

  • Les maladies inflammatoires

    • Polyarthrite rhumatoïde  ou polyarthrite chronique évolutive (P .C.E), c’est une maladie chronique, caractérisée par des manifestations articulaires inflammatoires bilatérales, touchant préférentiellement les articulations distales des membres. Elle évolue par poussées, elle provoque des déformations et des douleurs conduisant à une impotence fonctionnelle.

    • Spondylarthrite ankylosante

    • lupus érythémateux disséminé

  • Les maladies dégénératives

    • L’Arthrose cervicale, lombaire…

    • Coxarthrose, Gonarthrose

    • L’ostéoporose, qui se rencontre très fréquemment, peut se compliquer par l’apparition de fractures spontanées

  • Les maladies métaboliques avec la plus connue

    • La goutte : maladie constitutionnelle, souvent héréditaire, caractérisée par une dyscrasie urique et par des attaques de fluxions articulaires spécifiques. Elle est souvent retrouvée au niveau de l’articulation du gros orteil qui présente une rougeur, une chaleur et des douleurs handicapant le patient pour se chausser, se déplacer…

  • Les maladies infections

    • Elles sont liés à des origines diverses, par exemple suite d’un traumatisme de la voie publique avec contamination microbienne, l’os a la particularité d’être particulièrement difficile à pénétrer par les traitements anti – infectieux, et donc possibilité de développement de germes résistants aux thérapeutiques.

    • Arthrite septique à steptoccoque doré par exemple.

  • Les dysplasies

    • Se rencontrent chez les enfants à la naissance

  • Les maladies d’origine néoplasiques

    • Carcinome initial de l’appareil locomoteur

    • Métastases osseuses et ses complications

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«de créer un nouveau musée visible et attractif, en plein cœur de la ville, inséré dans un centre commercial en cours de rénovation»...

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