L’individualisme dans la culture ancienne





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La communication politique


La communication a un sens précis : c’est un ensemble de techniques empruntées à la publicité, au marketing, et adaptées au domaine politique. Il s’agit de techniques de maîtrise des médias, de mesure de l’opinion, qui ont pour but d’adapter le discours politique.

La communication politique s’est développée à partir des années 1980 en raison des excès de la propagande. Mais l’apparition de la communication est liée à une modification de la société civile puisqu’on est passé au cours de la 2nde moitié du XXème siècle à une société comportant des masses indistinctes. Donc on est passé à une société qui recèle une opinion publique caractérisée par le fait qu’il n’y a entre les individus et les gouvernants plus d’obstacle, plus de filtre. Ainsi, il y a un lien direct qui s’établit entre l’individu et les gouvernants.
En effet, le pouvoir politique doit se doter de techniques qui lui permettent de mesurer les mouvements d’opinions. Il doit aussi bâtir des stratégies électorales inspirées par les techniques de la publicité. Par ailleurs, il doit assurer la diffusion de ses choix politiques par le biais des mêmes techniques.

Ici le citoyen est individualisé, et donc il est analysé comme un consommateur qui a une demande. L’action publique se conçoit comme une offre qui doit se conformer à la demande.
La propagande s’exerce en sens unique, elle exprime un rapport unilatéral dans lequel les citoyens sont des acteurs passifs qui reçoivent un message. La communication, quant à elle, repose sur une logique interactive puisque les décisions et actions publiques dépendent des réactions et des attentes des citoyens.

Donc la communication est assez positive, car elle permet d’établir un lien entre le pouvoir et une opinion composée d’individus dont on connaît les attentes grâce aux sondages et avec laquelle en quelque sorte on conclut un contrat. Elle repose sur le dialogue, sur l’écoute, donc sur ce qui est à la base du système démocratique. En cela, la communication politique permet de satisfaire l’objectif d’éducation qu’on accordait à la propagande politique jusqu’aux années 1950.
Le vice de la communication politique c’est qu’elle crée une sorte de déterminisme sur les choix politiques, car elle fait dépendre ces choix de l’état de l’opinion que l’on peut supposer inconstante, irrationnelle. Ex : la peine de mort.

Donc elle obère la capacité d’action des pouvoirs publics puisque tout choix politique tranché est impossible parce qu’il serait impopulaire.

THEME N°6 : LA FRANCOPHONIE
La francophonie est liée aux valeurs culturelles fortes.

La francophonie est une grande institution internationale qui s’est créée progressivement et qui s’est créée à partir d’une langue que nombres de pays ont en partage. Si bien que la francophonie désigne une aire linguistique, mais cette aire linguistique ne correspond pas à une communauté culturelle homogène. On voit déjà la tension qui est à l’œuvre. C’est l’un des héritages de cette entreprise controversée, la colonisation.

Dès lors, à l’intérieur de cette aire linguistique, l’ambition est de construire des valeurs communes. Cela revient à poser la question de l’identité francophone.
La francophonie est une institution internationale. En conséquence, elle doit se positionner sur la scène internationale. Par rapport à cet axe, on peut se poser la question de la géopolitique, c'est-à-dire la question de savoir si la francophonie met en œuvre une géopolitique.

Encore faut-il s’entendre sur ce terme de géopolitique. La géopolitique est un terme que l’on lit quotidiennement. La géopolitique c’est un pays ou un groupe de pays qui établit une zone d’influence qui implique des rapports de force avec d’autres zones d’influence. C’est un concept né au XIXème siècle.

Ainsi, la francophonie est néanmoins porteuse d’une nouvelle politique de civilisation. Cf. Pour une politique de civilisation, Edgard Morin.

En quoi l’organisation internationale de la francophonie (OIF) participe de la construction d’un modèle juridique international fondé sur la défense des droits de l’Homme ?

Je vais m’intéresser à la francophonie institutionnelle et les débats qu’elle suscite avant de m’intéresser aux enjeux internationaux de la francophonie.


  1. La francophonie institutionnelle en débat




  1. Les institutions par elles-mêmes


La francophonie, au sens large, c’est d’abord le processus de promotion de la langue française, sans considération des pays dans lesquels la langue française se pratique.

La Francophonie, au sens institutionnel, désigne l’organisation qui regroupe 63 États qui ont le français en partage. Elle a été conçue officiellement en 1970. Cette conception s’est faite dans un contexte un peu douloureux, dans un contexte psychologique particulier. En effet, la Francophonie est liée à la colonisation, mais aussi à la décolonisation. (En ce moment, nous fêtons le cinquantenaire des indépendants des pays africains.)

La France dans les années 1960 a favorisé l’indépendance des pays colonisés pour se replier sur la construction européenne. A l’époque, il n’était pas à l’ordre du jour d’instituer une communauté de la Francophonie parce que les autorités françaises culturelles de l’époque ont jugé qu’il n’était pas opportun que la France se lance dans une initiative de regroupement, car cette initiative aurait pu être perçue comme du néocolonialisme et la France avait mauvaise conscience. Cette mauvaise conscience perdure toujours dans les rapports de la France avec ses anciennes colonies. Donc il n’y avait pas d’initiative, sauf peut-être André Malraux.

L’initiative est venue des pays anciennement colonisés et nouvellement libérés. Cambodgiens, libanais, sénégalais, se sont dit qu’il serait dommage de laisser en friche ce patrimoine culturel énorme sous prétexte que la France a mauvaise conscience. C’est de cette initiative qu’est née la Francophonie.

Elle s’est définie sur les bases suivantes :

  • Les critères d’appartenance linguistique : le français doit occuper dans le pays une place prépondérante. Soit c’est la langue officielle, soit beaucoup de gens parlent le français, soit il y a tellement d’engouement pour le français que beaucoup de gens apprennent le français.

  • Le critère d’ordre éthique : il fallait adhérer à un idéal. Ce sont des valeurs universelles fondées sur la fraternité, la tolérance et les droits de l’Homme.

A partir de là, on a créé une structure qui s’est révélée au grand jour en 1986 avec le 1er sommet de la Francophonie qui s’est tenu à Versailles.
Ensuite, il y a le Conseil permanent de la Francophonie constitué par les représentants personnels des Chefs d’Etat.

Ensuite, il y a plusieurs organismes qui sont placés sous la responsabilité de ces instances politiques, appelées opérateurs : l’agence universitaire de la Francophonie, l’association internationale des Maires et responsables des métropoles francophones, les jeux de la Francophonie.
En 1997, on a voulu donner une dimension politique plus importante à la Francophonie. Si bien qu’il y a un élu à la tête de la Francophonie qui est Boutros Ghali.

En 2002, Boutros Ghali est remplacé par Abdoul Diouf qui vient d’être réélu au sommet de Montreux.
Le poids de la Francophonie dans le monde représente le tiers des pays dans le monde (soit 11% de la population mondiale), 15% du commerce international, 800 millions d’individus. Il y a 200 millions de personnes qui parlent français. Le français est la 9ème langue du monde.
La principale tâche de la Francophonie c’est la promotion de la diversité culturelle. C’est un enjeu qui s’est affiné au fil des décennies, surtout à partir de 1980 (= mise en place de la mondialisation). Dès lors, la mondialisation implique souterrainement la pensée unique et la langue unique. La Francophonie implique un dialogue entre les civilisations.

La France s’est dotée en interne de structures qui vont accompagner la Francophonie. Ces structures appartiennent au Ministère des affaires étrangères. Il y a le service des affaires francophones, le Conseil supérieur de la langue française et la délégation générale à la langue française. Il y a la semaine de la Francophonie tous les ans au mois de Mars.

Une loi très importante a été promulguée dans ce contexte d’élaboration croissante de la Francophonie : c’est la loi du 4 août 1994, loi « Toubon ». Jacques Toubon a été Ministre de la Francophonie et garde des sceaux. Cette loi a 3 objectifs : enrichissement de la langue française, obligation d’utiliser la langue française dans certaines circonstances et défense du français en tant que langue de la République. Cette loi faisait suite à une modification de la Constitution du 25 juin 1992. On a ajouté l’alinéa suivant à l’article 2 C : « La langue de la République est le français. ». L’objectif de cette loi était de protéger la pureté de la langue française face à un fort anglicisme dans les entreprises notamment.
C’est un peu inhérent à toute construction internationale, mais on assiste à un empilement des structures et à une bureaucratisation des institutions.


  1. La question des valeurs de la langue et de la littérature


La Francophonie va connaître une vive critique émanant des milieux culturels eux-mêmes, et plus particulièrement littéraires. Les choses vont prendre un tel court que la Francophonie, dans sa dimension culturelle et littéraire, va devenir un enjeu politique, et un enjeu de la campagne présidentielle de 2007.

Quelle est la politique de la langue du Gouvernement français ? Le français est largement enseigné dans le monde et il a une large réputation. Le français est une grande langue de civilisation. A l’ONU, il y a 2 langues de travail officielles : le français et l’anglais.

Le Gouvernement fait-il des efforts pour diffuser cette langue ? Au niveau de l’U-E, des crédits sont développés. Mais la politique internationale n’est pas à la hauteur des enjeux. D’autant que les États qui ont une géopolitique réelle considèrent la langue comme un instrument d’expansion. Les pays importants, et même les pays émergents, ont tous une institution de référence pour diffuser la langue.

Que fait la France par rapport à ça ? La France a le 1er réseau culturel du monde. Mais le Ministère des affaires étrangères a fait une réforme considérable. Désormais, les centres culturels français se nomment les instituts français, et maintenant il y a une agence au Ministère pour ces instituts.
La contestation est venue du côté des littéraires. En 2006, il y a eu de nombreux écrivains francophones qui ont eu les prix littéraires en France. Un écrivain francophone est un écrivain qui écrit en français, mais qui n’est pas de nationalité française.

En 2007, il y a eu « le manifeste des 44 » : ce sont des écrivains français et francophones qui signent une pétition demandant la mort de la Francophonie. Ils voulaient remplacer le terme « Francophonie » par le terme « littérature-monde ».

Ils disaient qu’il y avait une ségrégation envers les écrivains francophones et qu’on considérait que les vrais écrivains étaient les écrivains français.Argument culturel.

Ils disaient aussi que la Francophonie était un paravent institutionnel qui cache la faiblesse des crédits engagés par la France et les autres pays pour défendre la langue française.Argument institutionnel.
Cf. « La littérature-monde en français : un bien commun en danger », Alain Mabanckou : « Mais vous me permettrez de vous faire irrespectueusement remarquer, mesdames et messieurs les écrivains, que vous contribuez dans ce manifeste, avec toute l’autorité que votre talent confère à votre parole, à entretenir le plus grave des contresens sur la francophonie, en confondant francocentrisme et francophonie, en confondant exception culturelle et diversité culturelle. ».

Sarkozy intervient dans « Le Figaro » pour répliquer en affirmant « La francophonie n’est pas morte… ».


  1. Les enjeux internationaux de la francophonie


Il suffit de lire les ordres du jour des différents sommets de la Francophonie au fil des années pour envisager les objectifs que se fixent les sommets de la Francophonie.

Cf. le discours d’Abdoul Diouf : « C’est une mondialisation qui ne refuse pas d’ouvrir les yeux sur la dimension humaine du progrès et de la croissance… ».


  1. Les enjeux économiques et politiques


Enjeux économiques : enjeux économiques par rapport aux pays du Sud. La Francophonie favorise le développement durable.

Enjeux politiques : une 10ène de pays de l’Est se sont retrouvés progressivement indépendants. Au départ, ils se sont précipités vers « le géant américain » et se sont tournés vers la Francophonie parce qu’elle propose une voie médiane et est respectueuse de l’identité de chaque pays. Pour ces nouveaux pays de l’Est, c’était une manière pour eux de se positionner sur la scène internationale tout en s’affranchissant du bloc soviétique. On a mis ces pays dans la Francophonie avec un statut d’observateurs.


  1. Le projet humaniste de la Francophonie


C’est dans ce contexte qu’Abdoul Diouf donne à la Francophonie un projet humaniste, c'est-à-dire lutter contre la mondialisation culturelle qui écrase tout et faire en sorte que la richesse culturelle ne soit pas traitée comme les autres marchandises.

La France protège son cinéma, la France protège sa production de livres. Si on laisse seulement le marché culturel agir, il n’y a plus de production française.
Ce projet se double d’un modèle juridique international. En effet, dans l’espace francophone, des Commissions de répression visent l’approfondissement de la démocratie et vise la formation de magistrats et la surveillance des processus électoraux.
Conclusion : « L’Afrique sauve la Francophonie », « Le Figaro », 22 octobre 2010.

La Francophonie reste tout de même la seule grande institution internationale qui propose un projet cohérent, économique, linguistique, culturel, en phase avec les enjeux communautaires, et surtout relié, appuyé sur une véritable dimension humaniste, généreuse.

Cf. Demain j’aurais vingt ans, Alain Mabanckou : la littérature renouvèle en profondeur les thèmes de la littérature française et la langue elle-même. On assiste là à une nouvelle littérature.
THEME N°7 : LA CONTESTATION
Que reste-t-il de Mai 1968 ?

En quoi la contestation est-elle nécessaire au bon fonctionnement de la démocratie ?
Le cynisme
Définition : c’est un courant de pensée contestataire autour de la personnalité d’Antisthène (444 av J-C/365 av J-C). C’était des philosophes qui exprimaient leur mode de vie par le rejet des conventions sociales, avec beaucoup de provocations.

Étymologie : cynique vient du grec « kunikos » = tout ce qui réfère au chien.Ils rejetaient les conventions sociales, et la 1ère convention rejetée c’était le fait d’être habillé, d’où le fait qu’ils vivaient comme des chiens.

Cynique le plus célèbre : Diogène : c’était par contestation des conventions sociales que Diogène vivait dans une jarre. Il était également entouré de chiens.

Anecdote connue : le roi Alexandre est venu le voir pour lui porter secours, et il a répondu : « Écarte toi de mon soleil, tu me fais de l’ombre. ».

Diogène était célébré pour sa force d’indépendance (d’esprit), et une grande distance par rapport à la société.
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