Affaire dsk : Lendemains de la levée de son assignation à résidence par la justice américaine





télécharger 26.72 Kb.
titreAffaire dsk : Lendemains de la levée de son assignation à résidence par la justice américaine
date de publication04.11.2017
taille26.72 Kb.
typeDocumentos
h.20-bal.com > droit > Documentos

France / Etats-Unis / Justice / DSK

Affaire DSK : Lendemains de la levée de son assignation à résidence par la justice américaine
(MFI / 05.07.11) Décision judiciaire prise alors que des « failles apparaissent dans l’accusation », résume en une Libération ce 2 juillet. « Affaire DSK, saison 2 », lance le journal, qui consacre huit pages à l’événement, deux de plus que France Soir et Le Figaro. « Quelle histoire, clame France Soir, la femme de chambre aurait menti plusieurs fois ».
Dominique Strauss-Kahn et son épouse Anne Sinclair, cote-à-cote, en photo à la sortie du tribunal de Manhattan vendredi 1er juillet, sont en Une de tous les journaux. La photo couvre même une demi-page dans Le Figaro. Mais-là, le visage d’Anne Sinclair est un peu flouté, en retrait de celui de son mari, radieux, très net en gros plan, sourire apaisé à l’adresse des lecteurs du Figaro, étant tout de même rappelé que le journal s’était un peu pris les pieds dans le tapis la veille, avec sa couverture pour le moins hâtive de l’affaire DSK. C’était avant les révélations du New York Times dans la nuit sur les failles dans les déclarations sous serment à la justice américaine de Nafissatou Diallo, la victime présumée de l’affaire.
« Nafissatou Diallo aux deux visages », titrait Le Monde
« Dominique Strauss-Kahn n’est peut-être pas celui pour qui on voulait le faire passer. Pas un violeur présumé, mais plutôt un homme au désir sexuel démesuré. Ce qui n’est pas la même chose », concède ce matin Le Figaro. Sans mégotter, le journal semble ainsi faire amende honorable au sujet de DSK qu’il avait un peu trop hâtivement éreinté.

Et fort logiquement, c’est comme si il faisait machine arrière au sujet la femme de chambre d’origine guinéenne. « Nafissatou Diallo (…) n’est peut-être pas celle que l’on croyait. Pas une plaignante au-dessus de tout soupçon, mais une femme intéressée, affabulatrice, aux relations improbables. Ce qui n’est pas la même chose non plus », complète donc Le Figaro, qui admet que « les médias français ne sont pas tous irréprochables ». Bigre !

Les médias auraient-ils des reproches à se faire ? « Avons-nous, journalistes, collectivement failli ? », s’interroge Libération. « Non », répond d’emblée le journal. « Sans doute à certains moments, un peu de délire interprétatif, reconnaît Libé (…) mais à l’arrivée, un traitement à l’image et selon l’identité de chaque média qui le mettait en œuvre ». Car aujourd’hui, après les révélations du New York Times, « le paysage qui résulte (de l’affaire DSK) a sensiblement évolué et n’a plus la même couleur » (d’où la « saison 2 » du titre le Libération).

Le quotidien du soir revenait longuement sur les bizarreries apparues dans l’enquête journalistique menée sur la vie de la victime présumée de Dominique Strauss-Kahn. « Nafissatou Diallo aux deux visages », titrait Le Monde, qui allait « de sidération en sidération » car en creusant dans le passé de la femme de chambre, la justice à trouvé « autre chose ». Et, au sujet de la « jeune veuve méritante », le journal mettait aussitôt en garde : « si l’icône de Nafissatou Diallo venait à être définitivement brisée, (…) le retour de flamme risque d’être brutal ». Le Monde relevait ainsi « l’incrédulité » que les révélations du New York Times ont suscité hier en Guinée.

Prudence donc, mais comment, dès lors, traiter le cas Nafissatou Diallo sans risquer à présent de donner dans le retour excessif de balancier ? On peut se le demander à la lecture de France Soir. « Nafissatou Diallo ne serait pas la femme irréprochable que l’on croyait, se récrie le quotidien, car elle est soupçonnée d’être impliquée dans un trafic de drogue ». Revenant sur le « portrait idyllique de l’immigrée modèle (qui) n’a pas résisté à l’enquête », Libération regroupe les bribes de ce qu’on sait déjà de la « double vie » de Nafissatou Diallo, avec ce titre La face cachée d’une femme de chambre.

C’est exactement la même formule qu’a choisi ce samedi matin Le Figaro pour relater les faits révélés par le New York Times et qui viennent « lézarder le portrait lisse » de la jeune guinéenne. Ca n’est pas en Guinée que le journal est allé prendre le pouls de l’opinion, mais dans le Bronx, en particulier dans les quartiers sud de ce faubourg de New York où vivent de nombreux Africains déshérités. Là-bas, « on croit à la manipulation », énonce Le Figaro.
Alors à présent, que peut-il se passer ?
Et sans attendre non plus, la presse se lance aussi, ce matin, sur les conséquences politiques éventuelles de ce coup de théâtre dans l’affaire DSK. Inévitablement (et c’est le troisième volet de cette couverture journalistique exceptionnelle), la question du retour en politique de Dominique Strauss-Kahn se pose, étant rappelé que le scandale du Sofitel de New York a non seulement poussé le Directeur général du Fonds monétaire international à la démission, mais aussi torpillé ses ambitions présidentielles. C’était avant le coup de théâtre de la nuit dernière.

« DSK is back !, s’exclame France Soir (…) car cet homme, vu ce qu’il a subi, aura la rage de revenir au premier plan ». Mais comme on n’est jamais trop prudent, le journal a pris soin d’interroger Stéphane Rozès, politologue français de renom qui, lui, n’y croit pas. « Il semble difficile que DSK revienne dans la primaire » socialiste en vue de la désignation du futur adversaire de Nicolas Sarkozy, dit Stéphane Rozès dans France Soir.

Il faut dire, comme le souligne Le Monde, que, tout comme le FMI, qui avait « rapidement tourné la page », le Parti socialiste « s’était réorganisé sans DSK ». C’était sans compter avec ce « nouveau coup de tonnerre », vécu par le PS, pour reprendre la formule du Monde. Et, pour reprendre celle du Figaro, on peut ce matin se demander si, après sa chute, Dominique Strauss-Kahn sera ou non bientôt le « phénix de New York », du nom de cet oiseau tout droit sorti de la mythologie et qui renaissait de ses cendres.
Norbert Navarro
Kenneth Thompson, l'avocat de Nafissatou Diallo, « défait », soutient Tristane Banon
(MFI / 05.07.11) Cette fois, c'est en France que Dominique Strauss-Kahn pourrait être poursuivi. Tristane Banon, qui affirme avoir été victime d'une tentative de viol de la part de l'ancien patron du FMI en 2003, a annoncé par le biais de son avocat qu'elle déposerait plainte ce mardi 5 juillet 2011 devant la justice française. Une nouvelle procédure alors que celle engagée aux Etats-Unis semble tout près de s'effondrer. Voilà qui n'est pas pour déplaire à Maître Kenneth Thompson, l'avocat de la femme de chambre du Sofitel de New York. Il était apparu le 19 mai dernier devant les caméras de télévision à l'issue de l'audience qui avait abouti à la libération conditionnelle de Dominique Strauss-Kahn. « Je représente la victime dans cette affaire », déclarait l'avocat dont la fermeté de ton avait impressionné. Il décrivait sa cliente comme une femme traumatisée qui viendrait témoigner devant les juges au nom de toutes les autres femmes agressées sexuellement chaque jour dans le monde. Vendredi dernier, le même Kenneth Thompson avait l'air moins sûr de lui au terme de l'audience qui a vu Dominique Strauss-Kahn libéré de son assignation à résidence. Entretemps, le New York Times a raconté que l'avocat a assisté à l'un des entretiens de sa cliente avec la police au cours duquel la femme de chambre a reconnu avoir menti à plusieurs reprises devant les policiers. « Kenneth Thompson s'est défait », raconte l'une de ses sources au journal new-yorkais. Dominique Strauss-Kahn est toujours inculpé de tentative de viol aux Etats-Unis. Mais si le dossier s'écroule, pourrait prendre le relais en France, ce 5 juillet. A l'Agence France presse qui lui posait la question, Kenneth Thompson a répondu : « Oui, je soutiens Tristane Banon. »
MFI / Avec Raphaël Reynes, correspondant de RFI à Washington
Drôle de concomitance
(MFI / 05.07.11) L'avocat de Tristane Banon va porter plainte officiellement ce mardi 5 juillet 2011. Il y a eu en fait une période de flottement entre le moment où les accusations de Tristane Banon ont refait surface en mai dernier, à la suite de l'inculpation de Dominique Strauss-Kahn aux Etats-Unis, et aujourd'hui. Un flottement lié au fait que la jeune femme avait fait savoir dans un premier temps qu'elle allait porter plainte, avant finalement de « suspendre » sa démarche. Son avocat, Maître David Koubbi, joint hier au téléphone par RFI, explique que sa cliente avait bel et bien pris sa décision dès la mi-juin, mais il leur a fallu du temps à tous les deux pour monter le dossier. Drôle de concomitance ! David Koubbi n'a jamais voulu que les deux dossiers soient liés, précisément parce qu'il ne « connaissait pas la teneure des pièces détenues » par les avocats de Nafissatou Diallo, et qu'il ne voulait pas être « instrumentalisé » par la justice américaine… Une nouvelle procédure s'ouvre donc contre DSK, sur le territoire français cette fois. Une démarche qui ne devrait pas avoir d'incidence sur ce qui se passe aux Etats-Unis malgré le soutien affiché de l'avocat de Nafissatou Diallo. Maître Koubbi maintient que le dossier de sa cliente est solide et qu'il ne se lancerait pas dans l'aventure s'il n'avait pas de quoi aller jusqu'au bout. DSK a réagi en demandant à ses avocats français de porter plainte pour dénonciation calomnieuse. Histoire de montrer qu'il ne souhaite pas en rester là...
MFI / RFI

La crédibilité de la victime mise en cause
(MFI / 05.07.11) Dans ce genre d'affaire, où les preuves matérielles sont souvent minces, l'essentiel de l'accusation repose sur la crédibilité de la victime. Dans le droit américain, et en matière criminelle en particulier, la présumée victime est généralement amenée à témoigner devant le jury composé de citoyens. Pour le procureur, il ne faut donc surtout ni que la défense puisse mettre en doute la véracité des accusations ni qu'elle puisse démontrer, aux yeux de ce jury, que l'accusatrice n'est pas fiable. Les révélations du New York Times sèment le doute sur la crédibilité de la femme de chambre. Cela ne signifie pas forcément qu'il ne s'est rien passé. D’ailleurs selon le New York Times, la victime présumée continue de dire qu'elle a été attaquée. Mais le procureur prendra-t-il le risque de l'asseoir face à un jury ?
MFI / RFI

similaire:

Affaire dsk : Lendemains de la levée de son assignation à résidence par la justice américaine icon1. Hivon, Maxime, «La justice américaine enquête sur Google Books»,...
«La justice américaine enquête sur Google Books», Le Figaro fr, 10/06/2009 | Mise à jour : 15: 57. 4

Affaire dsk : Lendemains de la levée de son assignation à résidence par la justice américaine iconUne ancienne cadre supérieure de France Télécom fait reconnaître...
«imputable à la société France Télécom». L'entreprise ne s'étant pas pourvue en cassation, le jugement est considéré comme définitif....

Affaire dsk : Lendemains de la levée de son assignation à résidence par la justice américaine iconVanessa Codaccioni : «Une nouvelle forme de justice d’exception»
«légitime défense étatique», qui justifie à son tour la justice d’exception. A une violence exceptionnelle – le terrorisme, la trahison,...

Affaire dsk : Lendemains de la levée de son assignation à résidence par la justice américaine iconHistoire de la fsu, tome 2/1997-2000
«Droit du sol», une indépendance accrue de la justice et la transparence de la police. Le premier ministre affirme qu’il n’y aura...

Affaire dsk : Lendemains de la levée de son assignation à résidence par la justice américaine iconScénario original
«tournée à l’américaine». Multipliant les performances, IL finit dans l’eau. De retour vers le bourg, IL est sollicité par des paysans...

Affaire dsk : Lendemains de la levée de son assignation à résidence par la justice américaine iconCosta Rica Nicaragua devant la Cour Internationale de Justice. Une...
Jamais dans l´histoire de la justice internationale un fleuve n´aura donné lieu à pas moins de trois requêtes différentes présentées...

Affaire dsk : Lendemains de la levée de son assignation à résidence par la justice américaine iconDsk et sa circonscription secrète ?

Affaire dsk : Lendemains de la levée de son assignation à résidence par la justice américaine iconNote d’intention par David Lescot
«nous bâtirons des lendemains qui chantent», ou «nous voulons chasser la guerre pour toujours», ou encore «nous marchons dans la...

Affaire dsk : Lendemains de la levée de son assignation à résidence par la justice américaine iconLitt & societe 2
«j’accuse» et intégrer un commentaire sur l’intérêt de l’affaire pour le journalisme et son évolution

Affaire dsk : Lendemains de la levée de son assignation à résidence par la justice américaine iconLe programme était très riche et très varié : des expositions comme «la justice et le crayon»
«justice et Révolution», des ateliers Histoire des arts comme «la justice dans le western», des spectacles, des enregistrements d’émissions...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com