Programme de l'option histoire-géographie en ts horaire





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date de publication04.11.2017
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Le Proche et le Moyen-Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la Première Guerre mondiale

Enseignement facultatif d’histoire-géographie en Terminale S
Question 2 : enjeux et recompositions géopolitiques du monde
Stéphane TONIUTTI, lycée Gustave Eiffel, Bordeaux

Programme de l'option histoire-géographie en TS
Horaire : 2 h / semaine pour 3 questions (à choisir parmi 4) comprenant chacune une étude obligatoire et une étude au choix.

Prévoir des heures pour se préparer à l'oral.

=> une trentaine d'heures pour le programme.

=> en théorie, 4-5 heures par étude.
Épreuve orale (20 mn) – 1 sujet parmi deux proposés par le jury à partir de la liste présentée.


  1. Le programme : contenu et démarches



A/ Extraits du BO n°8 octobre 2011 :






Donner quelques éclairages sur un espace du monde essentiellement perçu aujourd'hui comme un ensemble de « points chauds » (un « arc de crises ») et l'origine de dangers potentiels pour le monde entier («une poudrière »)




Approche géopolitique (« rivalités de pouvoirs ou d'influence sur des territoires et des populations »)





replacer les conflits actuels dans leur épaisseur historique

observer les conflits à différentes échelles, apprécier les facteurs géographiques dans les conflits




Il me semble intéressant de mener cette étude peut être menée en lien avec la question 3 : les cartes, enjeux politiques.

B. De nombreuses démarches sont possibles

  • Travail à partir d'une étude ponctuelle sur un des éléments : la Syrie ou le conflit israélo-palestinien (voir plus loin)

  • Travail de lecture critique des cartes (points de vue de cartographes d'origines différentes, par exemple...) : étude qui peut être alors menée en lien avec la question 3 : « les cartes, enjeux politiques »

Diversité des modalités de travail pour les élèves rendues possible

  • Par le fait qu'il s'agit d'un enseignement facultatif,

  • Par le type d'examen : dossiers thématiques qui peuvent donner lieu à

    • Des recherches individuelles ou en groupe,

    • Une restitution orale (entrainement pour l'examen) avec évaluation collective (grilles) ou auto-évaluation à partir de critères partagés,

    • etc...



Il est impossible de dessiner un tableau complet de la situation et d'apporter des explications exhaustives.

L'intérêt consiste davantage à montrer la complexité de la situation géopolitique.

  1. Les enjeux de la question :




  1. Nuancer ou corriger les représentations les plus répandues :

  • C
    e n'est pas un ensemble homogène, un bloc (comme dans la vision d'Huntington)

→ montrer que c'est un espace très hétérogène, très conflictuel, avec un enchevêtrement d'héritages multiples.


  • les conflits ne sont pas liés aux seules questions pétrolière ou religieuse. Même si ces facteurs ne sont pas absents, il s'agit aussi de conflits de puissances (Iran...), de contestation d'un régime (Syrie, Égypte, Bahreïn...), de nationalisme (Israël/Palestiniens, Turquie/Kurdes), sociaux (Égypte, Bahreïn, Palestine...), de contrôle des ressources (pétrole, eau, terres...), d'accès...




  • ne pas y voir que des manifestations d'un islamisme terroriste.



  1. Utiliser les démarches propres à l'histoire et à la géographie pour donner du sens et rendre la complexité des conflits.

  • Pas envisageable de faire « une histoire du Moyen-Orient de 1914 à nos jours » mais relier aux grands événements ou phénomènes du XX° siècle (et vus en 1°) : colonisation/décolonisation ; guerres mondiales ; Tiers-monde ; guerre froide et fin de la guerre froide ; émergence de l'islamisme ; mondialisations successives...




  • Montrer que les enjeux impliquent des acteurs et des espaces à plusieurs échelles.



  1. Une première approche : le problème de la dénomination « Proche-Orient » et « Moyen-Orient ».



Permet d'évoquer la géographie, l'histoire (colonisation...) et la représentation du monde (→ lien avec la question 3).
« Proche-Orient » et « Moyen-Orient » : appellations occidentales (britanniques et françaises) = une lecture européo-centrée de la géographie, répandue par l'occidentalisation du monde au XX° siècle.

Ne recouvrent d'ailleurs pas nécessairement deux ensembles distincts. Moyen-Orient désigne souvent un Proche-Orient élargi, en particulier pour les anglo-saxons (Middle East).

Le quotidien Le Monde distingue, lui, un Proche-Orient méditerranéen et un Moyen-Orient général (à l'anglaise) ou plus restreint autour du golfe Persique.
On peut retenir l'appellation Moyen-Orient pour désigner tout cet espace en distinguant des sous-ensembles

  • le Proche-Orient méditerranéen (Israël, Territoires palestiniens, Jordanie, Syrie, Liban, Turquie)

  • la péninsule arabique (Arabie Saoudite, Yémen, Oman, Émirats arabes unis, Qatar, Bahreïn,)

  • les États du Golfe (persique) : l’Iran, Koweït, Irak, Oman, Émirats arabes unis, Qatar, Bahreïn)





Cartes de wikipedia sur « Moyen-Orient » et « Proche-Orient » 
Mise en activité des élèves :
1) Observer les résultats d'une recherche d'images sur un moteur de recherche en ayant fait les requêtes « Proche-Orient » et « Moyen- Orient ».

Constater la diversité des réponses, la difficulté à trouver une délimitation claire.
2) Recherche d'explications à cette imprécision

ex : article du site « les clés du Moyen-Orient » : http://www.lesclesdumoyenorient.fr/Moyen-Orient-et-Proche-Orient.html
3) Ensemble, décider d'une délimitation en insistant sur son caractère « conventionnel » (il ne s'agit pas de limites politiques au sens habituel de « frontières », encore moins de limites naturelles mais de l'expression d'une certaine vision du monde).


  1. Constater ce qu'englobe le territoire ainsi délimité : quels États ? Quelles populations ? Quelles cultures ? Quels niveaux de développement ? Quels conflits ?…

+ Quelle situation dans le monde ?...

Le dessous des cartes : http://www.youtube.com/watch?v=CyGFIeEptaY (qu'est-ce que le monde arabe ?)



  1. A partir d’un exemple précis : la Syrie ou le conflit israélo-palestinien


La guerre du Golfe et les enjeux pétroliers ont été -un peu- étudiés en 1ère - L'épreuve orale portera sur une liste => permet de faire des choix parmi la multitude de conflits que présente la région.
4-a. La Syrie / S 'appuyer sur l'actualité et l'éclairer :
Une question fréquente des élèves est « pourquoi est-on intervenu en Libye et pas en Syrie ? »
Pays poudrière, lieu des tensions entre sunnites et chiites, allié régional de Moscou qui y loue une base navale (très ancienne recherche russe d'une ouverture sur la Méditerranée) et vend beaucoup d’armes, rempart supposé contre l’islamisme fondamentaliste, un pays auquel on ne peut pas toucher sous peine de rompre le fragile équilibre d’une région déjà très instable...
Permet d'évoquer et d'expliquer :

  • L'héritage colonial (frontières, séparation d'avec le Liban...). Foyer du nationalisme arabe contre les Ottomans puis contre les Européens, prolongé à l'époque contemporaine par le projet de « grande Syrie » (d'où interventions au Liban, Jordanie, Palestine...)

  • la question israélienne.

  • la complexité religieuse, ethnique, culturelles des populations.

  • Les différentes dimensions de la crise : politiques (revendications démocratiques), sociales, communautaires (domination alaouite, Chiites/sunnites)...

  • les intérêts des puissances étrangères (multiples acteurs de la crise actuelle : Syriens, ONU, Chine, Russie, Turquie, Iran, Ligue arabe, Israël...)

  • l'islamisme (régime longtemps soutenu comme un rempart contre l'islamisme)



Une démarche possible...
Partir des représentations des élèves sur ce sujet.
Puis exploiter des documents (fournis aux élèves et partagés entre différents groupes pour gagner du temps):













  • ...



Les élèves, en groupes, exploitent des documents différents, en font un compte rendu (avec une présentation des documents)
Mise en commun sur des croquis à différentes échelles : Syrie, Proche/Moyen-Orient, Planisphère

Pourquoi sous forme de croquis ?

  • approche géopolitique

  • on insiste sur la nécessité d'appréhender les événements à plusieurs échelles.

  • les élèves de T°S auront travaillé sur les croquis en 2° et 1°

  • les croquis peuvent être construits collectivement


Un « cours » (rappel des contenus essentiels) pourra être donné afin de faciliter la préparation de l'examen oral, mais il peut être fourni à la fin, sous forme de photocopies, pour libérer le maximum de temps pour les activités des élèves.



La Syrie
Un État multiconfessionnel
Un État policier aux mains d'une minorité (il s'agit d'une révolte à la fois politique et communautaire)
Le conflit interne présente des risques d'extension aux frontières conflictuelles de la Syrie

réfugiés (civils et combattants)

séparatisme kurde

plateau du Golan

la fragilité du Liban, longtemps dominé par la Syrie.





La Syrie dans le Proche-Orient
Un Proche-Orient bouleversé par le « printemps arabe » depuis 2011
La crise syrienne attise la division Chi'ites/Sunnites

Syrie : majorité sunnite mais pouvoir chiite (alaouites)
Le regard inquiet de « l'Occident »

  • 50% des réserves de pétrole

  • des accès stratégiques : Suez

Ormuz

Tartous : seule base russe en Méditerranée

  • la peur de « l'islamisme »

  • et du « chaos » : conflit israélo-palestinien

l'Iran à la recherche de la bombe nucléaire

Israël, puissance nucléaire.


L
La France, favorable au changement de régime, moteur de l'intervention en Libye mais ancienne puissance coloniale et pas capable ni désireuse d'intervenir seule. Crainte du chaos potentiel.
a Syrie, une crise internationale



États-Unis : inquiets du chaos potentiel, alliés d'Israël. Sortent de longues guerres en Irak et Afghanistan.





Comme la Russie, la Chine est hostile aux interventions militaires sous couvert de l'ONU aboutissant à un changement de régime (comme en Libye)




L'ONU, censée assurer la paix et protéger les populations mais paralysé par la division des cinq grands

La Russie, alliée du régime syrien

Fournisseur d'armes et détentrice d'une base navale en Syrie (Russes recherchent depuis très longtemps une ouverture sur la Méditerranée.)

4-b. Le conflit israélo-palestinien
I – Le conflit fut d’abord une guerre entre Israël et ses voisins arabes (1947 -années 1970)
A. Il prend source dans la confrontation de deux nationalismes, déjà présents au début du XX° siècle :
Nationalisme = volonté d'une nation (population considérant qu’elle possède une identité commune) d’avoir son État.

Il y avait un nationalisme arabe (rêve d’un « grand royaume arabe ») et un nationalisme juif le sionisme, mouvement nationaliste laïque né au XIX° siècle qui visait à créer un « Etat des Juifs » (pas un « Etat juif »).

La religion n’était souvent que l’un des éléments de l’identité nationale.
Depuis la fin XIX° siècle, 90% des Juifs vivaient en Europe. Soumis à des persécutions, surtout à l’Est => forte émigration vers les Amériques. Quelques-uns allèrent en Palestine (ottomane puis britannique), achetèrent des terres.

Forte émigration après 1945 (après la Shoah). Premiers affrontements sous le regard des colonisateurs britanniques. L’ONU pensait que le meilleur moyen était de partager la Palestine entre deux États. Les Juifs l’approuvèrent en majorité, les Arabes le refusèrent. Mais l’indépendance d’Israël eut quand même lieu en mai 1948.
B. La naissance d’Israël fut immédiatement suivie de plusieurs guerres avec les États arabes :


1948-1949

Guerre des Six Jours (1967)

Guerre du Kippour (1973)

La première guerre israélo-arabe éclata le lendemain de la naissance d’Israël. Les Palestiniens subirent une situation qu’ils ne maîtrisaient pas : ce sont les États arabes qui attaquèrent.

Israël l’emporta.

Egypte/Israël

Israël l'emporte en 6 jours.

Le jour du jeûne de Yom Kippour, les Égyptiens et les Syriens attaquèrent Israël par surprise.

l’armée israélienne les repoussa.

Pour les palestiniens ce fut la nakba : « catastrophe »

  1. l’État palestinien disparut (80 % du territoire de la Palestine d’avant 1947 annexés par Israël.) Jérusalem ouest proclamée capitale.




  1. Début de la diaspora (dispersion) des Palestiniens : 700 000 réfugiés (qui fuirent la guerre mais certains furent expulsés par les Israéliens)


Israël s’attacha alors à renforcer sa position :

  • Démographiquement en accélérant l’immigration juive (d’Europe, d’U.R.S.S. …) et en refusant le retour des Palestiniens réfugiés dans des camps situés dans les pays arabes voisins.

  • Militairement  en développant l’armée (Tsahal devient la plus puissant de la région) + BA et de très efficaces services de renseignement (le Mossad)

  • Diplomatiquement en faisant reconnaître Israël internationalement (admission à l’ONU en 1949)

Israël a triplé sa superficie aux dépens des voisins arabes : occupe...

  • bande de Gaza (prise à l’Égypte) 

  • plateau du Golan (pris à la Syrie)

  • Cisjordanie et Jérusalem-Est (à la Jordanie).

Ce sont les « territoires occupés ».

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté la Résolution 242 (1967) qui réclame la fin immédiate de l'occupation militaire israélienne sur ces territoires. Cette résolution, fréquemment invoquée depuis n’est toujours pas appliquée.
Les impacts de la guerre :

L’humiliation arabe, la perte de ressources (eau, terres agricoles) et d’un lieu saint (Jérusalem) par les Palestiniens.
L’impact dépasse le territoire israélo-palestinien : tous les Arabes se sentent concernés par le sort de la Palestine. Cela alimente un rejet de l’Occident et la montée de l’islamisme (qui y voit un moyen de rassembler les musulmans).
A l’inverse, guerres et terrorisme accroissent le sentiment d’insécurité d’Israël. L’engagement des U.S.A., alliés principal d’Israël, augmenta (aide et/ou pressions). Dès la fin de la guerre, Israël implante les premières colonies* dans les territoires occupés.


Pour les Arabes (Égyptiens en particulier) cela a lavé l’humiliation de 1967. Mais ont aussi pris conscience de la puissance d’Israël (soutenu par les États-Unis)
L’idée s’impose peu à peu que seule la création de deux États coexistant (Israël et la Palestine) peut assurer la paix.
(En réaction au soutien américain à Israël, les pays arabes décidèrent, le 17 octobre 1973, d’un embargo sur le pétrole à destination des états occidentaux. Cela amena le choc pétrolier de 1973.)



*Colonies : installation par l'État d'Israël d’habitations et de populations juives communautés de peuplement en Cisjordanie et à Gaza. Le gouvernement israélien, quant à lui, refuse le terme de « colonies » et parle le plus souvent d' « implantations ».

    • Pour les juifs ultra-orthodoxes : elles sont le juste retour des juifs sur le berceau du judaïsme.

    • Pour les laïcs favorables : elles sont un gage de sécurité et permettent d’accueillir les juifs immigrants

    • Aux yeux des Israéliens, les Arabes ayant refusé le plan de partage de 1949 et en l’absence de traité international fixant les frontières, ces « implantations » ne sont pas illégales.

    • Pour leurs opposants (Arabes ou Israéliens), il s’agit d’un moyen de s’approprier, morceler et rendre plus difficile la restitution des territoires occupés.


II- Depuis les années 1970, le conflit oppose surtout Israël aux Palestiniens.



  1. L’occupation de leurs territoires place les Palestiniens au cœur du conflit

tandis que les pays arabes se désolidarisant peu à peu. Certains entament même des négociations avec Israël (l’Egypte fait la paix avec Israël en 1978).
A partir de 1964, les Palestiniens s’organisent (création de l’OLP de Yasser Arafat) pour lutter pour la disparition d’Israël (Guérilla, terrorisme, usage des media : guerres d’images)... OLP (Organisation de Libération de la Palestine).

1987 : début de la première Intifada : soulèvement de la population des territoires palestiniens contre Israël (situation de guérilla pendant plusieurs années)



  1. A la fin des années 1980, des concessions eurent lieu qui aboutirent aux accords d’Oslo (1993).


L’impasse de la guerre

les pressions américaines (Clinton) sur Israël

+ volonté de certains de dirigeants (Rabin)

+ le discours de l’OLP évolue peu à peu (1988 : l’OLP accepta le plan de partage de 1947 ce qui équivalait à une reconnaissance du droit d’Israël à vivre « en paix et en sécurité »).
Bande de Gaza et Cisjordanie confiées à une « Autorité palestinienne » élue.  Cette autorité pouvait gérer la santé, l'éducation, les affaires sociales, la taxation, le tourisme et la culture (sauf en ce qui concerne les colonies juives, les emplacements militaires, les Israéliens et Jérusalem, les frontières).
Retrait des troupes israéliennes prévu (retrait de Gaza a eu lieu en 2005).



  1. Mais ces progrès furent depuis démentis dans les faits


Les raisons du conflit demeurent

  • Écart de développement entre les populations israéliennes et palestiniennes (ces derniers attribuent leur pauvreté aux Israéliens)

  • les mouvements radicaux palestiniens (Hamas) mènent des actions terroristes contre Israël au nom de la résistance à l'oppression (contre l'occupation, la colonisation, pour la libération de prisonniers, pour la reconnaissance d'un État palestinien)

  • => Israël considère que sa sécurité n'est pas assurée => construction d’un mur de séparation en Cisjordanie. 2008, Israël bombarde la bande de Gaza, poursuite de la colonisation de la Cisjordanie

  • Le contexte international après 2001 a aggravé les tensions. Attentats du 11 septembre et les interventions américaines, certains ont vu dans le conflit israélo-palestinien une illustration du « choc des civilisations » (islam contre occident). Dans un contexte de « lutte contre le terrorisme », Israël reçut un soutien encore plus important de l’Administration américaine (Bush) + menaces nucléaires iraniennes.



Récemment, l'Autorité palestinienne (présidée par Mahmoud Abbas) essaie la voie diplomatique pour faire reconnaître la Palestine comme un Etat (entrée à l'Unesco en 2011)

Quelques notes ...

I – 1914 – 1939 : Proche-Orient et Moyen-Orient, enjeu des impérialismes européens
Intérêts anciens des Européens pour la région

  • pétrole irakien, canal de Suez

  • visées anciennes de l'Europe centrale pour des débouchés vers le sud (Russie, Allemagne)


La Première guerre mondiale accroît l'interventionnisme anglo-français

  • protectorat britannique sur l’Égypte.

  • GB appuie le nationalisme arabe contre les Turcs (Lawrence d'Arabie en 1915-16)

  • déclaration Balfour (1917) : promesse d'un « foyer national pour le peuple juif en Palestine »


Fin de la guerre :  renforcement des impérialismes britannique et français

  • traité de Sèvres (1920)=> éclatement de l'empire ottoman.

  • Mandats de la SDN (préparés par les accords Syse Picot de 1916.

- (Irak, Palestine moins Transjordanie → GB)

- Syrie et Liban → France


  • La France, n'en ayant plus besoin, lutte désormais contre le nationalisme arabe : années 1920 : l'armée française réprime la proclamation d'indépendance syrienne. 1936 : gouvernement Blum accorde l'indépendance dans les trois ans mais chute => pas appliquée.




  • GB : s'appuie au contraire sur les nationalistes arabes mais à son profit (rêve de constituer un grand royaume arabe fournisseur de pétrole)

-1922 : place Fayçal (chassé de Syrie par les Français) sur le trône irakien. Indépendance en 1930 (mais maintien de troupes britanniques)

- indépendance de la Transjordanie (avec traité d'amitié)

- 1936 : indépendance de l'Egypte (mais présence de troupes le long du canal)

- Arabie (indépendante dès la fin de la guerre) : même politique mais échec (Hussein, protégé des Anglais, est chassé par Ibn Séoud en 1925 qui se tourna plutôt vers les Américains)

Les intérêts pétroliers prennent une place grandissante au Moyen-Orient =>Les impérialismes européens sont donc concurrents et voient arriver un nouveau rival : les États-Unis (à travers les compagnies pétrolières en Arabie, en Iran)
Palestine : les politiques à la fois pro-arabe et pro-sioniste génère des tensions de plus en plus vives en Juifs (de plus en plus nombreux et arabes)
Une nouveauté : « la Turquie moderne » d’Atatürk dont les frontières sont fixées par le traité de Lausanne (1923) : Anatolie + 23000 km² en Europe. La Turquie s'occidentalise et se veut un pont entre l'Occident et le Moyen-Orient.
La colonisation a dessiné les frontières actuelles.
II- 1945 - 1989 : le Moyen-Orient dans la décolonisation et la guerre froide.
Comme la 1°GM, le nationalisme gagne du terrain lors de la 2°gm.

=> Création de la Ligue arabe (1945) spécifiant que les États membres étaient indépendants et que tout État devenant indépendant avait le droit de s'y joindre. Manifestait la volonté d’affirmation d'une identité arabe face aux tutelles étrangère et au sionisme
Autre événement majeur de l'après-guerre : création d'Israël
Un enjeu de la Guerre froide.

III – Après la Guerre froide le Moyen-Orient apparaît comme un ensemble de « points chauds » et l'origine de dangers pour le monde (« poudrière »)
Dossier documentaire complémentaire dans un fichier joint.

Bibliographie, sitographie








  • ressources du Monde diplomatique

- Blog http://blog.mondediplo.net/+-Proche-Orient-+

- site « Cartographier le présent » (Centre international de cartographie de Bologne et Monde diplomatique)

- les Atlas du Monde diplomatique.





  • DVD et site de l'émission Le dessous des cartes, ARTE

DVD : Moyen-Orient, pivot géopolitique (2004 - indisponible)

des émissions peuvent être retrouvées sur Youtube :

Monde arabe, analyse géopolitique - YouTube

Un Cauchemar géopolitique pour l'Iran





  • Courrier international




  • Yves Lacoste, Géopolitique, Larousse, 2006

  • G. Mutin, Du Maghreb au Moyen-Orient, un arc de crises, Documentation photographique, juin 2002

  • Dan Smith, Atlas des guerres et des conflits dans le monde, Autrement, 2003

  • « Les collections de l'Histoire », La Syrie, mai 2012

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