Histoire des arts 3 : Quand les lieux nous disent qui ils sont





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date de publication05.11.2017
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Histoire des arts 3 : Quand les lieux nous disent qui ils sont...

Vincent van Gogh, La chambre à coucher.


  1. Biographie.


Nom : Vincent Willem van Gogh.

Naissance : 30 mars 1853 aux Pays-Bas.

Décès : 29 juillet 1890 (à 37 ans) à Auvers-sur-Oise, France.

Nationalité : Néerlandais.

Activité : peintre, dessinateur

Mouvement artistique : Post-impressionnisme.


Autoportrait au chapeau de feutre gris, Vincent van Gogh 1887-1888.


En 1878 : s'installe dans la région minière du Borinage où il décide d'évangéliser les pauvres. C'est là qu'il peint ses premières toiles plutôt sombres et presque monochromes. ces œuvres expriment avec rudesse la pauvreté et la misère de ces mineurs.

Van Gogh s'installe à Paris et vit avec son frère Théo qui dirigeait une petite galerie de tableaux. Il fait rapidement connaissance des jeunes peintres de l'époque.

En 1888, Van Gogh part pour le Sud de la France où il peint des paysages et des scènes de la vie méridionale. Il persuade Paul Gauguin de le rejoindre. Après moins de deux mois de travail commun, leur relation se détériore gravement et s'achève par une dispute au cours de laquelle il menace Gauguin avec un rasoir. La même nuit, il se tranche une oreille. Quelques mois plus tard, il entre de plein gré à l'asile de Saint-Rémy-de-Provence.

En 1890, l'artiste quitte le Midi et rejoint son frère Théo à Paris. Il s'installe à Auvers-sur-Oise. Il travaille avec ardeur. Pourtant, le 27 juillet 1890, il se tire un coup de revolver et décède deux jours plus tard.

Les sept cents lettres que Van Gogh écrit à son frère Théo constituent un témoignage unique de la vie d'un artiste, et une précieuse documentation concernant une œuvre particulièrement fertile : environ sept cent cinquante tableaux et mille six cents dessins.

2) L'évolution de la peinture chez Van Gogh.
Tout au long de son œuvre, Van Gogh a fait une étude sur la couleur, et sur ce que celle-ci peut exprimer.

Au début, il n'utilisait pas de couleurs éclatantes mais il faisait déjà une étude sur la luminosité. (voir Les mangeurs de pommes de terre)

A Paris, il apprend le pouvoir de la couleur, grâce aux estampes japonaises qu'il découvre. A Arles (Sud de la France), il intensifie l'étude de celle-ci. Son rêve serait de créer un atelier du midi, réunissant plusieurs peintres qui exécuteraient des œuvres colorées. Il commence alors à employer des touches courbes, tourbillonnantes et des couleurs pures : le jaune, le vert et le bleu en particulier. On peut voir que dans toutes ses œuvres, même dans les scènes d'intérieurs, il règne une certaine luminosité. Dans ses tableaux, on peut voir qu'il a mis en place une signification des couleurs. Le rouge et le vert représentent les passions humaines (voir Café de nuit), le jaune est plutôt représentatif de l'amour, la foi, le triomphe et de la vie (voir Les tournesols). Le bleu dégage une impression de paix, le bleu profond évoque l'infini (voir Nuit étoilée). Et enfin, le noir sera un moyen pour Vincent de montrer son angoisse.

Les recherches qu'aura faites Van Gogh sur la couleur durant sa vie vont permettre de passer de la technique de l'impressionnisme à l'art moderne.










Les visages sont illuminés; il y a un jeu de clair obscur.

Van Gogh utilise du noir et se différencie des peintres de son époque, comme les impressionnistes qui considéraient que cette teinte n'était pas une couleur.

Le jaune prédomine. L'utilisation exclusive de cette couleur est fort originale pour cette fin de siècle. Elle est un symbole de vie pour Van Gogh et s'explique par le fait qu'il vénère le soleil.

"Dans mon tableau du Café de nuit, j'ai cherché à exprimer que le café est un endroit où l'on peut se ruiner, devenir fou, ou commettre des crimes".






3) La chambre à coucher.
Sur le thème de sa chambre, Van Gogh réalise trois peintures presque identiques. La première, conservée au musée Van Gogh d'Amsterdam est exécutée en octobre 1888 et détériorée lors d'une inondation survenue pendant son hospitalisation en Arles. Environ un an après, il fait deux copies : l'une est conservée aujourd'hui à l'Art Institute de Chicago ; l'autre, celle du musée d'Orsay, réalisée pour sa famille en Hollande, est de taille plus réduite. Van Gogh est heureux de son installation, « qui le réconforte » comme la musique réconforte. « Cela me fait du bien et chasse les idées anormales », écrit-il. Il désire montrer les preuves de sa stabilité à sa famille.
V
incent Van Gogh
: La chambre à coucher - Arles - Musée Van Gogh.
Ce que l’on voit

Un lit deux places en bois à droite de l'œuvre avec drap, deux oreillers jaunes et couverture rouge écarlate. Deux chaises en bois : une au chevet du lit, une à coté d’une porte sur la gauche au premier plan. Une table sous la fenêtre sur laquelle sont posés des accessoires de toilette (broc, cuvette bleue...). Un torchon accroché au mur à gauche de la table de toilette ainsi qu’un miroir au dessus de la table et des tableaux accrochés au dessus du lit dont un autoportrait de Vincent derrière le lit, accroché au mur, un portemanteau sur lequel sont accrochées trois chemises ou blouses bleues et un chapeau de paille jaune (seules traces de l'artiste). Une fenêtre avec des volets verts fermés. Deux portes lilas, au sol, du parquet en bois rouge ocre.
Ce que l’on perçoit

La chambre est bien ordonnée : tout est à sa place. Le mobilier semble être en bois brut. Le mobilier est restreint et simple, juste l’indispensable. Les murs ne semblent pas droits.

Comment cette œuvre est-elle réalisée ?

La lumière est diffuse, naturelle alors que les volets sont fermés. On ne peut pas identifier la source de lumière.

Le rouge écarlate de la couverture, le jaune, l’ocre du sol, le vert de la fenêtre sont des couleurs vives et chaudes de la Provence. Ce sont des couleurs qui évoquent la vie.

Les bords du lit et les planches du parquet (ou plutôt les briques carrées rouges) suivent la ligne qui va jusqu'aux volets et soulignent la perspective du tableau.

Cette chambre idéale apparaît destinée à deux personnes. Le lit présente un aspect de solidité, de sécurité et de calme. La vue du tableau lui-même, où le blanc est utilisé avec parcimonie, doit reposer la tête ou plutôt l'imagination. Le lit ne se trouve pourtant pas à angle droit avec le mur, les chaises sont présentées en vue plongeante. Le sol, qui n'est pas droit, paraît fuyant. Toute la place est laissée à la couleur.
Analyse sémantique

La chambre bien ordonnée, les couleurs et la lumière diffuse apportent une sensation de repos et de bien être. Cette chambre meublée modestement montre que le peintre n’est pas très argenté. Aucun matériel présent ne laisserait penser que cette chambre est celle d’un artiste peintre.
Quel rapport cette œuvre entretient-elle avec son temps ?

Vincent vient s’installer en février 1888 à Arles afin d’échapper à une trop forte stimulation artistique à Paris. Il souhaite trouver en Provence une lumière particulière (au moins pour travailler à l'extérieur).


Ce que Van Gogh dit lui même de cette œuvre.
Dans des lettres adressées à son frère Théo, Vincent explique ce qui l'incite à peindre une telle œuvre : il veut exprimer la tranquillité et faire ressortir la simplicité de sa chambre au moyen du symbolisme des couleurs.

Il dit : « C'est cette fois-ci ma chambre à coucher, seulement la couleur doit ici faire la chose, et en donnant par sa simplification un style plus grand aux choses, être suggestive du repos où du sommeil en général. Enfin la vue du tableau doit reposer la tête ou plutôt l'imagination ». Van Gogh veut ici développer la signification des couleurs, et le sentiment que celles-ci peuvent dégager. Dans cette œuvre, le bleu et le jaune prédominent. Le bleu donne une sensation de paix et de repos, alors que le jaune au premier plan évoque la vie et l'espoir.

Il décrit aussi : « les murs lilas pâle, le sol d'un rouge rompu et fané, les chaises et lit jaune de chrome, les oreillers et le drap citron vert très pâle, la couverture rouge sang, la table à toilette orangée, la cuvette bleue, la fenêtre verte », affirmant : « J'avais voulu exprimer un repos absolu par tous ces tons divers ».

Les deux autres versions...




Vincent van Gogh : La chambre de van Gogh à Arles - Cézanne - van Gogh - Seurat - Art Institute of Chicago, 1889




Vincent van Gogh : La chambre de Van Gogh à Arles - Van Gogh - Musée d'Orsay, 1889


Dans l'organisation, rien ne change. Les seules différences sont les couleurs et pour le dernier tableau ses dimensions.

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