Quand les ressorts de l’action sont détendus





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1 Cet article est une synthèse théorique de mon livre (Le temps de la fatigue. La gestion du mal-être au travail, Paris, Anthropos, 2000, coll. « Sociologiques », 390p.). Pour une présentation plus précise des enquêtes empiriques sur la fatigue de différents groupes professionnels (ouvriers, infirmières, travailleurs sociaux, conducteurs de bus et chauffeurs routiers), il est recommandé de s’y reporter.

2 Une recherche menée à partir de l’histoire des théories médicales de la fatigue et de la lecture de 25 manuels médicaux contemporains couramment employés montre qu’il n’existe aucun consensus sur la bonne façon d’aborder le problème ; un tiers des manuels allant même jusqu’à l’ignorer totalement pour se consacrer uniquement aux questions pouvant être traitées par des méthodes rigoureuses. Quant à de nombreux travaux psychologiques contemporains, notamment sur le burn out (cf. note 11), ils tendent, par un trop grand souci d’objectivisme, à réifier, naturaliser et individualiser, notamment par la procédure des tests, ce qui n’est bien souvent qu’une construction sociale et une sensation subjective (Loriol, 2000).

3 Le terme psychophysiologie, utilisé par les spécialistes de la fatigue au début du siècle, renvoie à l’idée que la fatigue, qu’elle résulte d’un travail physique ou intellectuel, peut être analysée comme un phénomène organique (suivant les auteurs, il s’agit d’une dépense d’énergie, à l’image de l’énergie électrique ou encore d’une combustion se traduisant le plus souvent par un « empoisonnement » du sang). Pour ces auteurs, il n’est pas possible d’étudier un effort qui serait purement physique car tout geste (à moins qu’il ne soit produit par une décharge électrique extérieure) suppose une impulsion (donc un effort) du système nerveux central.

4 L’acédie est une forme de tristesse, de fatigue et de désespoir qui frapperait le moine dont la foi faiblit. Pour Evagre le Pontique (346-399), l’acédiaque est « nonchalant » car il a « les ressorts de l’âme détendus ». Ce trouble, d’abord attribué aux seuls ermites et anachorètes, peut être lu comme une des première forme de discours sur la fatigue moderne, se distinguant de « l’usure ». Jean Cassien fait ensuite de l’acédie un des péchés capitaux (qui devient au XVIIIe siècle la paresse), puis Saint Thomas la rapproche de la mélancolie, qui va progressivement remplacer l’acédie dans les discours sur la fatigue.

5 L'auteur déplore le fait qu'il n'y ait pas de statistiques disponibles sur le lien entre suicide et neurasthénie. Il pose cependant que cette dernière est de même nature, mais d'intensité moindre, que la folie, ce qui lui permet d'étudier l'effet de la neurasthénie à partir des statistiques sur l'aliénation.

6 Le livre du physiologiste italien Angelo Mosso sur la fatigue rédigé en 1895 et publié chez Félix Alcan semble avoir influencé Durkheim et d’autres sociologues français. L’idée de Mosso, popularisée en France par André Liesse (1899), selon laquelle toute fatigue, qu’elle soit musculaire ou intellectuelle, peut être traduite en termes de « dépense nerveuse » - le deuxième type de fatigue engendrant une dépense plus importante -, se retrouve par exemple chez le philosophe et sociologue Edmond Goblot qui écrit, en 1925 : « Le travail intellectuel est aussi fatigant que beaucoup de travaux manuels. L'accoutumance est aussi nécessaire pour l'un que pour les autres. Un intellectuel ne supporterait pas une heure de la besogne qu'un terrassier supporte huit heures ; mais le terrassier supporterait-il une heure de lecture sérieuse ? Tout conférencier sait qu'une heure est le maximum d'effort intellectuel qu'on puisse demander à un auditoire adulte, même instruit et intelligent » (Goblot, 1967, pp. 32-33).

7 Cette « mauvaise fatigue » est une représentation sociale commune à de très nombreux discours médicaux ou profanes sur la fatigue. Elle doit être distinguée de la fatigue organique ou musculaire, de la fatigue symptôme qui accompagne de nombreuses maladies comme de l’usure ou du surmenage qui sont des notions plus stabilisées par la médecine, ce qui ne veut pas dire que la sociologie n’aurait rien à dire à leur sujet.

8 Le mana est une sorte de pouvoir, d’énergie impersonnelle ; tout mouvement, toute force, toute, qu’elle soit naturelle, humaine ou surnaturelle en découle. Le totem n’est que la matérialisation de cette force.

9 Dans un commentaire sur cette partie de l’œuvre de Durkheim, Marcel Mauss estime que « les idées que l’école de psychiatrie et de neurologie française […] a répandue sur la vigueur et la faiblesse, sur l’asthénie et la sthénie nerveuse et mentale » (Mauss, 1950, p. 292) trouvent ici une forme particulière d’application.

10 Cette idée n’est pas nouvelle. En 1586, le médecin anglais Timothy Bright écrivait, dans son Traité de la mélancolie, « Parmi les sens internes, je considère que l’imagination est celui qui consume la plus grande partie de ces esprit et le plus susceptible d’épaissir le sang, s’il fonctionne avec excès » (Bright, 1996, p. 242).

11 Le burn out ou « épuisement professionnel » est une entité clinique surtout utilisée par les psychologues anglo-saxons pour désigner la situation de travailleurs ayant perdu le sens de leur motivation professionnelle et de la relation au client. Caractérisé par une forte fatigue et divers troubles psychosomatique, cette entité serait distincte de la dépression et toucherait surtout les métiers relationnels (infirmières, travailleurs sociaux, etc.).



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