Louis XIV et la révocation de l’édit de Nantes





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HISTOIRE DE FRANCE

AU DIX-SEPTIEME SIECLE

Louis XIV et la révocation de l’édit de Nantes.

Par Jules MICHELET

Volume 13

- Préface

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La grande prétention de ce règne est d'être un règne politique. Nos modernes ont le tort de le prendre au mot là-dessus. Le grand fatras diplomatique et administratif leur impose trop. Une étude attentive montre qu'au fond, dans les choses les plus importantes, la religion prima la politique.



Tout le siècle gravite vers la Révocation. De proche en proche on peut la voir venir. Dès la mort d’Henri IV, la France s’y achemine. Elle ne succède à l’Espagne qu’en marchant dans les mêmes voies. Ni Richelieu ni Colbert n’en peuvent dévier. Ils ne règnent qu’en obéissant à cette fatalité et descendant cette pente.

La conquête de quelques provinces qui tôt ou tard nous venaient d’elles-mêmes, l’établissement d’un Bourbon en Espagne qui ne servit en rien la France, ce n’est pas là le grand objet du siècle. — La centralisation, si impuissante encore, un majestueux entassement d’ordonnances (mal exécutées) n’est pas non plus ce grand objet. — Encore bien moins les petites querelles intérieures du Catholicisme. Dès 1668, le Jansénisme apparaît une impasse, une opposition volontairement impuissante, beaucoup de bruit pour rien. La clameur gallicane s’apaise encore plus aisément. Cette fière Église, Bossuet en tête, au premier changement du roi, fait amende honorable à Rome, se montrant ce qu’elle est, la servante de la royauté, rien qu’une ombre d’Eglise qui s’humilie devant une ombre.

La Révocation n’est nullement une affaire de parole. C’est une lourde réalité, matériellement immense (effroyable moralement).

L’émigration fut-elle moindre que celle de 1793 ? Je n’en sais rien. Celle de 1685 fut très probablement de trois ou quatre cent mille personnes. Quoi qu’il en soit, il y a une grosse différence. La France, à celle de 93, perdit les oisifs, et à l’autre les travailleurs.

La Terreur de 93 frappa l’individu, et chacun craignit pour sa vie. La Terreur de la Dragonnade frappa au cœur et dans l’honneur; on craignit pour les siens. Les plus vaillants ne s’attendaient pas à cela, et défaillirent. C’est la plus grave atteinte aux religions de la Famille qui ait été osée jamais. Elle eut l’aspect, étrange et inouï, d’une jacquerie militaire ordonnée par l’autorité, d’une guerre en pleine paix contre les femmes et les enfants,

Les suites en furent choquantes. Le niveau général de la moralité publique sembla baisser. Le contrôle mutuel des deux partis n’existant plus, l’hypocrisie ne fut plus nécessaire; le dessous des mœurs apparut. Cette succession immense d’hommes vivants, qui s’ouvrit tout à coup, fut une proie. Le roi jeta par les fenêtres ; on se battit pour ramasser. Scène ignoble. Ce qui resta, dura pour tout un siècle, c’est l’existence d’un peuple d’hilotes (guère moins d’un million d’hommes) vivant sous la Terreur, sous la Loi des suspects.

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Le déplorable dénoûment du règne de Louis XIV ne peut cependant nous faire oublier ce que la société, la civilisation d’alors, avaient eu de beau et de grand.

Il faut le reconnaître. Dans la fantasmagorie de ce règne, la plus imposante qui ait surpris l’Europe depuis la solide grandeur de l’empire romain, tout n’était pas illusion. Nul doute qu’il n’y ait eu là une harmonie qui ne s’est guère vue avant ou après. Elle fit l’ascendant singulier de cette puissance qui ne fut pas seulement redoutée, mais autorisée, imitée. Rare hommage que n’ont obtenu nullement les grandes tyrannies militaires.

Elle subsiste, cette autorité, continuée dans l’éducation et la société par la grâce, par le caractère lumineux d’une littérature aimable et tout humaine. Tous commencent par elle. Beaucoup ne la dépassent pas. Que de temps j’y ai mis ! Les trente années que je resserre ici m’ont, je crois, coûté trente années.

Non que j’y aie travaillé tout ce temps-là de suite. Mais, dès mon enfance et toute ma vie, je me suis occupé du règne de Louis XIV. Ce n’est pas qu’il y ait alors grande invention, si l’on songe à la petite Grèce (ce miracle d’énergie féconde), à la magnifique Italie, au nerveux et puissant seizième siècle. Mais que voulez-vous? C’est une harmonie. Ces gens-là se croyaient un monde complet, et ignoraient le reste. Il en est résulté quelque chose d’agréable et de suave, qui a aussi une grandeur relative.

J’étais tout jeune que je lisais cet honnête Boileau, ce mélodieux Racine ; j’apprenais la fanfare, peu diversifiée, de Bossuet. Corneille, Pascal, Molière, la Fontaine, étaient mes maîtres. La seule chose qui m’avertit et me fit chercher ailleurs, c’est que ces très-grands écrivains achèvent plutôt qu’ils ne commencent. Leur originalité (pour la plupart du moins) est d’amener à une forme exquise, des choses infiniment plus grandioses de l’Antiquité et de la Renaissance.

Rien chez eux qui atteigne la hauteur colossale du drame grec, de Dante, de Shakespeare ou de Rabelais.

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On a très justement vanté le caractère littéraire de l’administration d’alors. Ses actes ont une élégance de style, une noblesse peu communes. Tels diplomates écrivent comme madame de Sévigné. Tout cela est plein d’intérêt, et je ne m’étonne pas de l’admiration passionnée avec laquelle mes amis ont publié ces documents. La valeur en est très réelle. Toutefois ne l’exagérons pas. Derrière cette pyramide superbe des ordonnances de Colbert, derrière cette diplomatie si vivante et si amusante de Lyonne, etc., il y a bien autre chose, une puissance supérieure et souvent contraire, — le maître même, son tempérament, son action personnelle qui, par moments, se jette, brusque, sans ménagements, tout au travers des idées de Colbert, n’en tient compte, parfois même semble les ignorer. Exemple (1668) : au moment où le ministre organise laborieusement son grand système commercial et industriel, le roi, bien au-dessus de ces basses idées mercantiles, écrit en Angleterre, comme un Alexandre le Grand, que, « si les Anglais se contentent d’être les marchands de la terre et de le laisser conquérir, on s’arrangera aisément. Du commerce du monde, les trois quarts aux Anglais et un quart à la France, » etc. (Négoc. de la succ. d’Esp., Mignet, III, 63.)

On dira qu’il voulait tromper, amuser les Anglais. Erreur. Ce n’est point une ruse. Et ce n’est pas une boutade. Sa conduite y est conséquente.

Leibnitz, jeune et crédule en 1672, s’imagine que le roi est un politique, qu’on peut le détourner de sa guerre de Hollande par la facilité de conquérir en Orient. Il ne sait pas, ou ne veut pas savoir ce que le roi et Louvois avaient dit : « C’est une guerre religieuse. » Si elle eût réussi, elle commençait la croisade générale d’Angleterre et d’Europe qu’espérait l’Eglise de France.



Il faut des procédés très-divers pour étudier ce règne. Une fine interprétation est nécessaire pour lire certains mémoires. Mais, généralement, c’est par une méthode simple, forte, disons mieux, grossière, qu’on peut comprendre la matérialité du temps. Ne vous y trompez pas. Il s’agit, avant tout d’un homme, d’importance énorme, j’allais dire, unique, qui, dans les choses décisives, tranche, selon son humeur et son tempérament variable. Avec toute cette masse de documents politiques, on se tromperait à chaque instant, si l’on n’avait une boussole dans l’histoire minutieuse et datée attentivement des révolutions de la cour, mieux encore, dans le livre d’or où, mois par mois, nous pouvons étudier la santé de Louis XIV, racontée par ses médecins, MM. Vallot, d’Acquin et Fagon.

L’immutabilité de la santé du roi est une fable ridicule. Il faut en croire ces docteurs qui l’ont connu toute sa vie, et non pas Saint-Simon, qui ne l’a vu que dans ses dernières années où il était ossifié et ne changeait plus guère.

Nous sommes maintenant si cultivés, si raffinés, que nous revenons difficilement à l’intelligence de cette robuste matérialité de l’incarnation monarchique. Ce n’est plus dans notre Europe actuelle, c’est au Thibet et chez le grand Lama qu’il faut étudier cela. Du moins pénétrons-nous du journal des médecins, livre admirable, dont le positif intrépide n’atténue pas l’adoration. Le roi, de page en page, est purgé et chanté. Imbibons-nous encore de la légende de Dangeau si scrupuleux, si ponctuel à noter cette vie divine en tous ses accidents. Élevons-nous, si nous pouvons, aux amours extatiques de Lauzun pour son maître, lorsque disgracié il jure de ne plus se raser. Mieux encore, comprenons les dévotions de la Feuillade, qui, de sa statue, fit chapelle, voulut y mettre un luminaire. La Madone était détrônée.

Voilà nos maîtres. Eux seuls font bien comprendre le règne de Louis XIV.

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Ce qui donne une idée bien forte de l’ascendant de terreur qu’exerçait ce dieu en Europe, c’est la multitude de faits qu’on n’ose écrire pendant longtemps, même hors de France, et qui ne se révèlent que fort tard, vers la fin du règne. Les souvenirs de la Fronde, qui l’avait fait fuir de Paris, lui rendait la presse odieuse. Il la ménagea peu. Les faiseurs de brochure furent poursuivis à mort. En 94, l’imprimeur d’un pamphlet est pendu, sans procès, sur un simple ordre du lieutenant de police, et le relieur même est pendu. Nombre de personnes, pour la même affaire, sont mises à la question et meurent à la Bastille.

On savait que le roi avait les bras longs hors de France, et faisait enlever en pays neutres les gens qui parlaient mal ou qui agissaient contre lui. L’enlèvement de Marcilly en Suisse effraya tout le monde.



Ce qui domine, au reste, toute méthode, toute critique, ce qui me semble le point de vue supérieur et essentiel, c’est ce que j’ai dit tout à l’heure pour un des aspects de ce temps, et qui est vrai pour tous; c’est qu’à l’exception de la machine bureaucratique, qui est sa création propre, il achève et finit beaucoup de choses, mais n’en commence aucune.

Louis XIV enterre un monde. Comme son palais de Versailles, il regarde le couchant. Après un court moment d’espoir (1661—1666), les cinquante ans qui suivent ont l’effet général du grand parc tristement doré en octobre et novembre à la tombée des feuilles. Les vrais génies d’alors, même en naissant, ne sont pas jeunes, et, quoi qu’ils fassent, ils souffrent de l’impuissance générale. La tristesse est partout, dans les monuments, dans les caractères; âpre dans Pascal, dans Colbert, suave en madame Henriette, en la Fontaine, Racine et Fénelon. La sécurité triomphale qu’affiche Bossuet n’empêche pas le siècle de sentir qu’il a usé ses forces dans des questions surannées. Tous ont affirmé fort et ferme, mais un peu plus qu’ils ne croyaient. Ils ont tâché de croire. et y sont parvenus, à la rigueur, non sans fatigue. Cet attribut divin (commun au seizième siècle), à pas un n’est resté: La Joie! La joie, le rire des Dieux, comme on l’entendit à la Renaissance, celui des héros, des grands inventeurs, qui voyaient commencer un monde, on ne l’entend plus depuis Galilée. Le plus fort du temps, son puissant comique, Molière, meurt de mélancolie.

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HISTOIRE DE FRANCE

AU DIX-SEPTIEME SIECLE

Louis XIV et le Duc de Bourgogne.

Par Jules MICHELET

Volume 14

- Cour de Saint Germain

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En 1689, la France, attaquée par l’Europe, se regarde, et voit qu’au bout de dix années de paix, elle est ruinée. Qui a fait cette ruine? Deux choses qui arrivent au déclin des empires : le découragement général et la diminution du travail, la complication progressive de l’administration et des dépenses. Telle la fin de l’empire romain. Ajoutez-y l’amputation énorme que la France vient de faire sur elle-même.

En 1661, à l’avènement de Colbert, il n’y avait qu’une cour, toute petite, et qui tenait dans Saint-Germain. Depuis 1670, Colbert fut condamné à faire ce monstrueux Versailles. Lorsque Louvois le remplace comme surintendant des bâtiments, c’est bien pis. On bâtit partout. Au lieu d’une cour, il y en a dix, et Versailles a fait des petits.

Sans parler de Monsieur qui réside à Saint-Cloud, ni du Chantilly des Condés, tout le gracieux amphithéâtre qui couronne la Seine, se couvre de maisons royales. Le Dauphin maintenant est devenu un homme, et il a sa cour à Meudon. Les enfants naturels du roi, de la Vallière, de Montespan, fils et filles, reconnus, mariés, tiennent un grand état. Les Condés et les Orléans épousent ces filles de l’amour, les petites reines légitimées de France. Chacune devient un centre, a sa cour et ses courtisans. De Villers-Cotterêts à Chantilly ou à Anet, de Fontainebleau ou de Choisy à Sceaux, à Meudon, à Saint-Cloud, de Rueil à Marly, à Saint-Germain, tout est palais, tout est Versailles.

Ainsi de plus en plus, dans l’amaigrissement de la France, le centre monarchique va grossissant, se compliquant. Ce n’est plus un soleil, c’est tout un système solaire, où des astres nombreux gravitent autour de l’astre dominant.

Celui-ci pâlirait, si de nouveaux rayons ne lui venaient toujours. Versailles que l’on croyait fini, va croissant, s’augmentant, comme par une végétation naturelle. Il pousse vers Paris des appendices énormes, vers la campagne, l’élégant Trianon, les jardins de Clagny, l’intéressant asile de Saint-Cyr; enfin ce qui est le plus grand dans cette grandeur, le Versailles souterrain, les prodigieux réservoirs, l’ensemble des canaux, de tuyaux, qui les alimentent, le mystérieux labyrinthe de la cité des eaux.

Louvois, par son système d’employer le soldat, de le faire terrassier, maçon, put dépasser Colbert. Il gagea d’effacer le Pont du Gard et les œuvres de Rome, promit d’amener à Versailles, toute une rivière, celle de l’Eure. Des régiments entiers périrent à ce travail malsain. On venait de bâtir pour eux les Invalides. Ils n’en eurent pas besoin. Un aqueduc de deux cents pieds de haut, l’aqueduc de Maintenon, inachevé et inutile, fut le monument funéraire des pauvres soldats immolés.

Mais rien n’exprima mieux cette terrible administration que la merveille de Marly. Merveille en opposition violente avec le paysage, un démenti à la nature. L’aimable caractère de la Seine autour de Paris, c’est son indécision, son allure molle et paresseuse de libre voyageuse qui se soucie peu d’arriver. D’autant plus dur semblait son arrêt à Marly. Là, la main tyrannique de Colbert, de Louvois, de par le roi, la faisait prisonnière d’État, condamnée aux travaux forcés. Nulles galères de Toulon, avec leur gindre de forçats, n’étaient si fatigantes à voir et à entendre que l’appareil terrible où la pauvre rivière était contrainte de monter. Barrée par une digue, dans sa chute forcée, elle devait tourner quatorze roues immenses de soixante-douze pieds de haut. Ces grossières roue de bois avec des frottements étranges et des pertes de force énormes, mettaient en jeu soixante- quatorze pompes, qui buvaient la rivière, la montaient et la dégorgeaient à cent-cinquante pieds de hauteur. De ce réservoir à mi-côte, par soixante-dix-neuf autres pompes, l’eau montait encore à cent soixante-quatorze pieds. Est-ce tout ? Non, soixante-dix-huit pompes, par un dernier effort, la poussaient au haut d’une tour, d’où un aqueduc de trente-six arcades, haut de soixante-neuf pieds, la menait enfin à Marly. Un appareil si compliqué, d’aspect énigmatique, qui couvrait la montagne dans une étendue de deux mille pieds, embarrassait l’esprit. Les grincements, les sifflements de ces rouages difficiles et souvent mal d’accord, c’était un sabbat, un supplice. L’ensemble, si on le saisissait, était celui d’un monstre, mais d’un monstre asthmatique qui n’aspire et respire qu’avec le plus cruel effort, Quel résultat ? petit, un simple amusement, une cascade médiocre.

Le roi, au moment de Fontanges, quand la paix le relança dans les amusements, avait choisi ce lieu sans vue, obscur et dans les bois, pour s’y faire un libre ermitage, échapper à Versailles. Mais sa gloire l’y suivit. Il remplit tout de lui, et plus qu’à Versailles même. C’est l’avantage de ce lieu concentré. Marly n’est pas distrait ; il ne voit que Marly. Le roi n’y voyait que le roi. Le pavillon central (ou du Soleil) présidait les petits pavillons des douze mois. Maussadement rangés, six à droite, six à gauche, ils avaient l’air d’une classe d’écoliers qui, sous la main du maître, lorgnent de côté la férule et s’ennuient décemment.

Dispensé d’étiquette, on n’en était pas moins contraint. Le roi exigeait que devant lui on fût couvert ; eût-on mal à la tête, il fallait garder son chapeau. Il ne plaisantait pas ; il voulait qu’on fût libre, qu’on s’amusât et qu’on jouât. Grâce à ces pavillons divisés, chacun était chez soi. Mais on ne pouvait faire un pas sans être remarqué.

Colbert, Louvois, dans cet étroit espace, avaient entassé, étouffé je ne sais combien de merveilles, les beaux fleuves de marbre qu’on voit aux Tuileries, les renommées équestres qui en décorent la grille, les chevaux de Coustou (aujourd’hui aux Champs-Elysées) . Dans le pavillon du Soleil, les simples contemplaient dans un silence religieux un bizarre ornement qui avait un grand air d’astrologie ; je parle des globes énormes de Coronelli (maintenant à la Bibliothèque). Le roi avait dans l’un la terre et dans l’autre le ciel; il tournait à son gré la machine ronde.

Ses magiciens, pour lui, avaient fait l’incroyable. Dans les viviers de marbre, ou voyait les carpes royales se promener à travers les fresques et nager entre les peintures des grands maîtres. Des arbres de Hollande, tout venus, gigantesques, sur l’ordre de Louvois, avaient fait le voyage ; ils mouraient, d’autres revenaient. Plusieurs qui cependant avaient subi cette tyrannie, esclaves résignés, verdoyaient tristement.

Avec ces terribles efforts, ces laborieux enchantements, on serait mort d’ennui à Marly sans le jeu. On n’avait pas la ressource de la dévotion et des longs offices. Les filles du roi, désordonnées, rieuses, mais contenues sous l’œil de madame de Maintenon, s’étaient jetées sur la roulette, le grand jeu à la mode. La dame aux coiffes noires tâchait de détourner de ce païen Marly vers les pieux amusements de Saint-Cyr. Il fallut cependant le grand coup d’Angleterre, la dévote cour de Saint-Germain, pour changer le roi tout à fait, et décidément le tourner du profane au santissimo.


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